Leçon 1 15 janvier 1964 Leçon 2 22 janvier








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22, il se gausse de ceux qui, à propos des rêves de ladite, peuvent lui dire :
« Mais, alors, ce fameux inconscient qui était là pour nous faire accéder

au plus vrai, à une vérité – ironise–t–il – divine, voilà que cette patiente, dans ses rêves, s’est donc ri de vous, puisqu’elle a fait dans l’analyse

des rêves exprès pour vous persuader que manifestement, elle revenait

à ce qu’on lui demandait, à savoir le goût des hommes ! »
FREUD ne voit à ceci aucune espèce d’objection :

« L’inconscient, nous dit–il, n’est pas le rêve ».
Mais ce que ça veut dire dans sa bouche, c’est ceci : c’est que l’inconscient peut s’exercer dans le sens de la tromperie, que ce n’est là pour pour lui,

en aucun cas, une objection.
Comment n’y aurait–il pas cette vérité du mensonge qui rend parfaite­ment possible…

contrairement au prétendu paradoxe d’ÉPIMÉNIDE le menteur

…qu’on affirme « je mens » ?
Simplement FREUD, à cette occasion, a manqué à formuler correctement ce qui était l’objet aussi bien du désir de l’hystérique que du désir de l’homosexuelle.
Et c’est par là…

qu’aussi bien vis–à–vis des unes que des autres,

de Dora que de la fameuse homo­sexuelle

il s’est laissé dépasser, que le traitement a été rompu. À l’égard de son interprétation, il est lui–même encore hésitant : « un peu trop tôt », « un peu trop tard ».
FREUD ne pouvait pas encore, faute des repères de structure…

qui sont ceux que j’espère, pour vous, dégager concernant la menée de l’expérien­ce analytique

…voir que le désir de l’hystérique

alors que c’est lisible d’une façon

éclatante dans l’observation

…que le désir de l’hystérique, c’est de soutenir le désir du père, de le soutenir par procuration dans le cas de Dora.
La complaisance si manifeste de Dora à l’aventure

du père, avec celle qui est la femme de Monsieur K., qu’elle le laisse lui faire la cour :

c’est exactement le jeu par où c’est le désir

de l’homme qu’il lui faut soutenir.
Aussi bien le passage à l’acte : la gifle de la rupture aussitôt que l’un d’entre eux – Monsieur K.– lui dit non pas :
« je ne m’intéresse pas à vous »,

mais

« je ne m’intéresse pas à ma femme ».
Ce qu’il lui faut c’est que ce lien soit conservé

à cet élément tiers qui lui permet à la fois de voir subsister un désir quand de toutes façons il lui faut être insatisfaite :


  • aussi bien le désir du père qu’elle favorise en tant qu’impuissant,



  • que son désir à elle, de ne pouvoir se réaliser qu’en tant que désir de l’autre.


De même c’est au désir du père…

justifiant une fois de plus la formule…

formule bien sûr originée dans cette expérience d’hystérique pour la faire situer à son juste niveau

…la formule que j’ai donnée, que :

le désir de l’hom­me c’est le désir de l’autre»

…que l’homosexuelle trouve une autre solution :

ce désir du père, le défier.
Relisez l’observation et vous verrez le caractè­re de provocation évidente qu’a toute la conduite de cette jeune fille qui, s’attachant aux pas d’une demi–mondaine bien repérée dans la ville, ne cesse d’étaler

les soins chevaleresques qu’elle lui donne.
Jusqu’au jour où rencontrant son père, ce qu’elle rencontre dans le regard du père, c’est la dérobade, le mépris, l’annulation de ce qui se fait devant lui et aussitôt elle se précipite par–dessus la balustrade d’un petit pont de chemin de fer.
Littéralement, elle ne peut plus concevoir, autrement qu’à s’abolir, la fonction qu’elle avait, à savoir de montrer au père comment on est, soi, un phallus abstrait, héroïque, unique et consacré au service d’une dame.
Ce que fait l’homosexuelle dans son rêve en trompant FREUD, c’est encore un défi concernant le désir du père :
« Vous voulez que j’aime les hommes, vous en aurez

tant que vous voudrez, des rêves d’amour pour les hommes ».
C’est le défi sous la forme de la dérision.
Je n’ai poussé si loin cette ouverture que pour vous permettre de dis­tinguer ce qu’il en est de la position de la démarche freudienne concer­nant le sujet en tant que c’est le sujet qui est intéressé dans le champ de l’inconscient :

la distinction de la fonction du sujet de la certitude par rapport à la recherche de la vérité.
La prochaine fois, nous aborderons le concept de répétition, nous demandant comment le concevoir,

comment à l’intérieur de cette expé­rience en tant qu’expérience décevante, c’est justement de la répétition comme répétition de la déception, que FREUD coordonne

son expérience avec un réel qui sera désormais,

dans ce champ de la science, situé comme essentiellement ce que le sujet est condamné

à manquer, mais que ce manquement même révèle.


05 Février 1964 Table des séances

Je voudrais d’abord vous annoncer…

annonce qui n’aura de valeur que pour ceux

qui sont au fait de mes habitudes, qui sont de m’absenter en général le temps de ce qui était autrefois deux de mes séminaires, pour aller vers ce mode de repos rituel passé dans nos habitudes qu’on appel­le les sports d’hiver, dont un certain nombre d’entre vous pouvaient s’attendre à ce que ça se passât à peu près à la même date

…j’ai le plai­sir de vous annoncer cette année

qu’il n’en sera rien, l’absence de neige m’ayant donné le prétexte de renoncer à cette obligation.
Le hasard des choses a fait que, de ce fait,

je puis également vous annoncer un autre événement que je suis bien heureux de porter à la connaissance d’un plus large public :

il se trouve qu’en déclinant auprès de l’agence de voyage cette occasion de lui remettre quelque numéraire, on m’a beaucoup remercié…

car en compensation, on avait reçu une demande de voyage de huit membres de la Société Française de Psychanalyse !
Je dois dire que, cet événement, j’ai d’autant plus de plai­sir à le porter à votre connaissance,

que c’est ce qu’on appelle une vraie bonne action, celle dont l’Évangile dit que la main gauche

doit ignorer ce que fait la main droite…
Huit des plus éminents membres de l’enseignement

sont donc à Londres pour discuter des moyens de parer aux effets du mien ! C’est là un souci très louable,

car c’est évidemment fait dans l’intérêt de la

Société Française de Psychanalyse de faire une communication qui n’a évidemment d’intérêt que pour ceux qui font partie de cette Société, je m’en excuse,

mais nous verrons que pour ceux qui, pour l’instant, la diri­gent, c’est un voyage très important.
La Société ne recule, pour leur soin, leur protection devant aucun sacrifice, à moins qu’alors…

je pense : peut–être par réciprocité

…la société anglaise aura couvert les frais de ce voyage comme nous avions l’habitude de couvrir ceux de ses membres quand ils venaient s’intéresser

de très près au fonctionnement de notre Société.
Ceci étant clos, j’ai donc passé à cela cinq minutes en raison de cette annonce que j’ai cru devoir faire, de façon que les chants de reconnais­sance couvrent quelques petits signes de nervosité apparus probablement en relation avec cette expédition…
La dernière fois, je vous ai parlé de ce concept

de l’inconscient. Je pense avoir mené à bien

au moins quelque chose qui vous donne soup­çon

de ce qu’il en est de la vraie fonction de ce concept qui est justement d’être un concept en relation profonde, initiale, inaugurale avec la fonc­tion du concept lui–même, de l’Unbegriff ou le Begriff de l’« 1 »  originel du concept, à savoir de la coupure.
Cette coupure, je l’ai profondément liée

à la fonction inaugurale – et comme telle – du sujet,

du sujet dans sa relation la plus initiale,

consti­tuante, au signifiant lui–même.
Il peut paraître… il paraît à juste titre nouveau que je me sois référé au sujet quand il s’agit de l’inconscient.
J’ai cru pourtant avoir pu vous faire sentir valablement que, de ce qu’il est du sujet,

de ce qu’il est de l’inconscient, cela se passe

à la même place : à cette place qui – quant au sujet – a eu par l’expérience de DESCARTES, une valeur

qu’on pourrait dire « archimédique », si tant est que ç’ait été là le point d’appui qui ait per­mis

cette toute autre direction qu’a prise la science,

et nommément à par­tir de NEWTON, réduisant en quelque sorte à un point, le fondement de la certitude inaugurale.
Que je donne cette fonction à l’inconscient…

tout en signalant cette fonction en quelque sorte pulsative que je n’ai cessé d’accentuer dans mes propos précédents, cette nécessité d’évanouissement qui semble

lui être en quelque sorte inhérente : tout ce qui un instant apparaît dans sa fente semblant être destiné, par une sorte de préemption en quelque sorte, à se refermer, comme FREUD lui–même en a employé la métapho­re, à se dérober, à disparaître

…que ce soit ce point auquel j’ai donné cette même fonction indiquant en quelque sorte l’espoir…

dont plus d’un pas déjà, a été franchi

…que ce soit par là que, dans une direction différente,

se renouvelle, se constitue…

cette sorte de cristallisation également tranchan­te, également décisive, également inaugurante, que celle qui s’est produite dans la science physique

…dans cette autre direction que nous appellerons

la science conjecturale du sujet.
Qu’on me laisse rappeler qu’il y a là

moins de paradoxes qu’il n’ap­paraît au premier abord.
Est–ce que FREUD dès le départ ne nous a pas dit…

ne s’est pas repéré dans ce matériel où il a commencé de s’avancer avec une hardiesse vraiment sans précédent quand il a compris que c’était dans le champ du rêve qu’il devait trouver, repérer confirmation de ce que lui avait appris son expérience de l’hystérique

…qu’est–ce qu’il nous dit alors, concernant nommément l’inconscient, lequel est affirmé comme constitué essentiellement non pas par ce que peut évoquer, étendre, repérer, faire sortir du subliminal, la conscience, mais ce qui lui est, par essence, refusé.
Comment FREUD l’appelle–t–il, sinon du même terme dont DESCARTES désigne ce que j’ai appelé tout à l’heure son « point d’appui » : des « pensées », Gedanken.
Il y a des « pensées » dans ce champ de l’au–delà

de la conscience.
Ce n’est pas là un argument !
Je vous l’ai articulé d’une façon plus précise,

à savoir qu’il est impos­sible de représenter ces « pensées » autrement que dans la même homolo­gie de détermination où le sujet du « je pense » se trouve par rapport

à l’articulation du « je doute ».
DESCARTES saisit son « je pense » dans l’énon­ciation

du « je doute », non dans son énoncé qui charrie encore tout de ce savoir à mettre en doute.
Dis–je que FREUD fait ce pas de plus…

qui nous désigne assez la

légiti­mité de notre association

…quand il nous dit d’intégrer, au texte du rêve,

par exemple, ce que j’appellerai « le colophon » ?

Quand il est mis en marge du texte du rêve le colophon
le colophon, dans un vieux texte, c’est cette petite main

indicative :

on l’imprime, on l’imprimait du temps où

l’on avait encore une typographie

…eh bien, il dit…

tenez–en compte, le colophon du doute fait partie du texte

…nous indique, par ce petit signe d’une façon renforcée…

comme il nous l’indique par tous ses propos concernant la façon de tenir compte de ce récit pourtant toujours possible à mettre en doute

qui nous est donné du rêve

…nous indique qu’il place sa certi­tude…

Gewissheit vous ai–je dit la dernière fois

…dans la seule constellation des signifiants, tels qu’ils résultent du récit, du commentaire, de l’associa­tion,

peu importe la rétractation.

Tout vient à fournir du signifiant sur quoi

compte–t–il pour établir sa Gewissheit à lui.
Car je souligne que l’expérience ne commence

qu’avec sa démarche, c’est pourquoi je la compare

à la démarche cartésienne.
Je ne dis pas qu’elle est « l’entrée dans le monde du sujet »…

soulignons du « sujet » comme distinct de

la « fonction psychique » à proprement parler,

ce mythe, cette nébuleuse confuse

…je ne dirai pas que FREUD l’introduit puisque c’est DESCARTES qui l’a introduite, mais je dirai que c’est à elle [ sa Gewissheit à lui ] que FREUD s’adresse, et pour lui dire ceci, qui est nouveau :
« Ici, dans le champ du rêve, tu es chez toi ».

« Wo es war, soll ich werden »
Ce qui ne veut pas dire je ne sais quelle ordure de tra­duction « le Moi doit déloger le Ça »!

Vous vous rendez compte com­ment on traduit FREUD en français quand il s’agit d’une formule comme celle–là, :

elle est égale à celle des présocratiques

pour sa structure, sa pro­fondeur, sa résonance !
Il ne s’agit pas du moi dans ce « …soll ich werden ».

Il s’agit de ce que le Ich est

sous la plume de FREUD, depuis le début jus­qu’à la fin, quand on sait, bien entendu, reconnaître sa place

…justement le lieu complet, total du réseau des signifiants, c’est–à–dire le sujet.
« Là où c’était… » depuis toujours : le rêve, et où les anciens reconnais­saient – quoi ? – toutes sortes

de choses, et à l’occasion des messages des Dieux.

Et pourquoi auraient–ils eu tort ?

Ils en faisaient quelque chose des messages des Dieux
Et puis, comme peut–être vous l’entreverrez dans

la suite de mon propos, il n’est pas exclu qu’ils y soient toujours,

à ceci près que ça nous est égal.
Ce que FREUD nous dit dans ce domaine, ce qui nous intéresse, c’est le tissu qui englobe ces messages, c’est le réseau où – à l’oc­casion – quelque chose est pris.
Peut–être la voix des Dieux se fait–elle entendre, mais il y a longtemps qu’on a rendu, à leur endroit, nos oreilles à leur état originel, dont chacun sait qu’elles sont faites « pour ne point entendre ».

Mais le sujet lui, est là pour s’y retrouver

« là où c’était… »…

– j’antici­pe – le réel… Et je justifierai

ce que j’ai dit là tout à l’heure.

D’ailleurs ceux qui m’entendent depuis quelques temps, savent que j’emploie volontiers la formule

« les Dieux sont du champ du réel. »
…« Là où c’était, le Ich

le sujet, non pas la psychologie

le sujet doit advenir. »
Et pour savoir qu’on y est, qu’on s’y retrouve,

il n’y a qu’une seule méthode, c’est de repérer le réseau.
Et un réseau – quand c’est un réseau – ça se repère comment ?


  • C’est qu’on retourne,

  • c’est qu’on revient,

  • qu’on croise son chemin,

  • c’est que ça se recoupe toujours de la même façon.


Et il n’y a pas, dans ce chapitre VII de La science des rêves, d’autre confir­mation à sa Gewissheit que ceci :

« Parlez toujours, Messieurs, sur ce caractère de hasard. Soit disant nous appuierions en priant

le sujet d’associer, en puisant, en recueillant dans ses propos, telle ou telle chose qui nous convienne. Moi, dans mon expérience, je ne constate là aucune figure, aucun arbitraire, ça se recoupe de telle façon que c’est cela qui échappe au hasard. »
Il faut peut–être encore que je revienne,

que je rappelle, que je martè­le… Je me contenterai de réévoquer, pour ceux qui déjà ont entendu mes leçons sur ce sujet, que la Lettre 52 à FLIESS qui commente

le schéma, le sché­ma qui sera dit plus tard,

dans la Traumdeutung : « optique ».
C’est–à–dire qu’il représente cette image, ce modèle, ce fait–modèle à l’image d’un certain nombre de couches qui seraient perméables à quelque chose d’analogue à la lumière qui changerait d’indice

de réfraction de couches en couches.
La seule différence entre les schémas de la Lettre 52

que quel­qu’un qui est au premier rang

a commenté lors d’une de nos dernières réunions et, puisqu’il nous est présent

…et le schéma auquel je vous prie de vous reporter, c’est que

et puis en plus c’est dit par FREUD !

…que ce lieu, où se joue l’affaire du sujet de l’inconscient,

n’est pas un lieu spatial, n’est pas une couche anatomique.
Sinon, comment la concevoir telle qu’elle nous est présentée, située entre perception et conscience

comme on dit « entre cuir et chair » :

un immense étalement, un spectre spécial étalé entre ces deux éléments…

qui seront plus tard, quand il s’agira d’établir la seconde topique, l’acception perception–conscience, Wahrnehmung–Bewusstsein

…seulement voilà, dans l’intervalle est la place, la place de l’Autre où se constitue le sujet.

Et dans le premier schéma, celui qu’il nous donne dans la Lettre 52, il nous dit qu’il doit y avoir un temps, une étape, où ces Wahrnehmungszeichen

auxquelles il y a lieu de donner tout de suite, d’après ce que je vous ai enseigné, leur vrai nom, à savoir des signifiants. Et celà même est précisé, car on nous dit que les Wahrnehmungszeichen

« traces de la per­ception », comment ça fonctionne ?

Par la nécessité, déduite de son expé­rience

que FREUD nous donne, de séparer absolument perception et mémoire : c’est à savoir que, pour que ça passe dans la mémoire, il faut d’abord que ça soit effacé dans la perception, et réciproquement

…alors, il nous désigne un temps où ces Wahrnehmungszeichen doivent être constituées dans la simultanéité : qu’est–ce que c’est, si ce n’est la syn­chronie signifiante ?
Et bien sûr, il le dit d’autant plus qu’il ne sait pas qu’il le dit cinquante ans avant les linguistes. Mais quand il y revient dans la Traumdeutung,

nous verrons qu’il va jusqu’à en désigner,

d’une façon non moins frappante, d’autres couches :

là ils se constitueront « par ana­logie ».

Nous retrouvons, semble–t–il, les contrastes,

les mêmes fonctions de similitude, si essentielles dans la constitution de la métaphore intro­duite

d’une diachronie. Bref, je n’insiste pas

car il me faut aujourd’hui avancer.
Nous trouvons dans les articulations de FREUD l’indication sans ambiguïté de ce dont il s’agit,

non seulement d’un réseau de signifiants

non pas constitué par des asso­ciations en quelque sorte de hasard et de contiguïté

…mais qu’ils n’ont pu se constituer de cette façon qu’en raison d’une structure très définie,

d’une possibilité également très définie de l’élément temporel, d’une diachro­nie constituante et orientée.
Le seul point que je voudrais encore accentuer,

vous faire remarquer ce qu’il indique qu’il y a…

avec un caractère vraiment, pour nous, de miracle

…au niveau de la dernière couche de l’inconscient,

là où fonc­tionne le diaphragme, à savoir où s’établissent ces pré–relations entre pro­cessus primaire et ce qui en sera saisi, recueilli, utilisé au niveau du

pré­conscient : « ça doit avoir, dit–il, rapport avec la causalité. »
Pour nous aussi ces recoupements nous assurent

de retrouver…

sans que nous puissions savoir si c’est

de là que nous vient notre chemin

…nos fils d’Ariane.
Parce que bien sûr, nous l’avons lu avant que de faire

la théorie que nous donnons du signifiant, mais nous l’avons lu sans tou­jours pouvoir sur l’instant, le comprendre.
Et si c’est par les nécessités de notre expérience que nous avons mis au cœur de la structure de

l’in­conscient cette béance causale, d’en trouver l’indication énigmatique, inexpli­quée dans le texte de FREUD,

c’est aussi là pour nous, l’indication que nous progressons dans le chemin de sa certitude.

Car voyons–le bien, ce « sujet de la certitude »

au temps où je vous arrête, il est divisé.

La certi­tude c’est FREUD qui l’a.
Et c’est dans cette direction que s’indique

ce qui est au cœur du problème que je soulève :

la psychanalyse est–elle…

sous–entendu : d’ores et déjà

…une science ?
Est–ce qu’on ne peut soulever une question

tant que FREUD…

ce qui est manifeste

…reste à ce qui distingue la science moderne

non pas de celle qui l’a immédiatement précédée…

dont je ne parle pas pour l’instant

…mais de la science à son orée.
On discute dans le Théétète de ce qui distingue

l’une de l’autre :

c’est que dans la science quand elle se lève, il y a la présence d’un maître.
Or, il est manifeste que de FREUD comme maître,

il est manifeste…

si tout ce qui s’écrit comme littérature analytique n’est pas une pure et simple

tur­lupinade

…il est manifeste qu’il est toujours utile,

et fonctionnant comme maître.
C’est même autour de cela que se pose une question :
« Ce pédicu­le
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