A 440 mètres d'altitude, le minuscule bassin de La Chambre, où l'on rencontre la première grande usine, correspond à un petit carrefour. Venant du Nord se








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date de publication09.07.2017
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A 440 mètres d'altitude, le minuscule bassin de La Chambre, où l'on rencontre la première grande usine, correspond à un petit carrefour. Venant du Nord se greffe la vallée du Bugeon qui, par la petite station de Saint-François Longchamp et le Col de la Madeleine (1993 m), donne accès à la Basse Tarentaise. Mais surtout, à quelques kilomètres de La Chambre, sur l'adret dominant le Bugeon, il ne faut pas omettre le détour par Montgellafry, où la visite de l'église propose un saisissant avant-goût de l'art baroque haut-mauriennais. Sur la rive gauche de l'Arc, on peut, à partir de La Chambre et en remontant la vallée des Villards jusqu'au Col du Gladon, atteindre l'Oisans et donc le Dauphiné. On constatera alors avec surprise que la "frontière" ne suit pas la ligne des cols, mais passe par la retenue de Grand Maison dans la haute vallée de l'Eau d'Olle. Comme son homologue du Bugeon, la vallée des Villards, draînée par le Glandon, procure un sérieux apaisement par rapport à la bouillonnante et bruyante vallée principale.

A l'amont de La Chambre débute ce que Louis CHABERT, Mauriennais de vieille souche, a baptisé "la Maurienne en accordéon", c'est-à-dire non plus un couloir au profil relativement régulier mais un chapelet d'étroits défilés entrecoupés de bassins que les torrents adjacents, déboulant dans l'Arc, ont élargi latéralement. Ainsi va se présenter, jusqu'à Modane, la partie médiane de notre percée alpine.

Non loin de La Chambre, une première gorge permet d'accéder au petit bassin de Pontamafrey, déjà mentionné à propos des catastrophes naturelles liées aux colères des torrents. On parvient aussitôt après au seul véritable évasement du tiers central de la vallée, la confluence de Saint-Jean de Maurienne.

Nous y marquerons l'arrêt un peu plus tard. Entreprenons tout de suite de grimper le plus haut possible au-dessus du charmant village de Jarrier jusqu'aux Chambeaux et, de là, considérons le panorama. Nous nous trouvons ici en haut d'un versant qui a acquis ses lettres de noblesse : réputé chez tous les Géographes alpins, l'adret de Jarrier est l'un des plus exemplaires par son orientation, l'étagement des zones d'occupation du sol et, surtout, la vue qu'il offre. Face à nous, vers l'Est, le trait de scie de la Maurienne, bien souvent sous la chape bleuâtre des fumées des usines. Etroit et profond, il ne s'élargit qu'à nos pieds au niveau du bassin de Saint-Jean. La petite sous-préfecture est l'un des chapitres essentiels de notre leçon de lecture du paysage : bâtie sur un robuste cône de déjections construit par l'Arvan qui a repoussé l'Arc en rive droite jusqu'au pied de la montagne, la cité illustre l'ordonnance classique d'un noyau ancien, central, regroupé autour de la cathédrale Saint-Jean Baptiste, en contrebas duquel l'urbanisation a progressivement glissé vers "la plaine", créant le quartier de la gare avant de s'étirer de part et d'autre de la Nationale 6 (qui aujourd'hui court-circuite le vieux centre). On observe ensuite l'évolution plus récente de l'habitat avec la conquête de ce versant presque aride de Jarrier, sur lequel se manifeste le phénomène contemporain de la rurbanisation. On perçoit nettement le tropisme des Saint-Jeannais vers ces hauteurs ensoleillées au-dessus du smog tenace dans la vallée, dès lors que vents ou brises ne soufflent pas.

De notre perchoir, dirigeons notre regard vers le Sud : se présente à nous, en toile de fond, la dentelle schisteuse des Aiguilles d'Arves qui ferme à l'horizon le "pays" du même nom, dont on ne soupçonne pas d'ici toute l'étendue. C'est la raison pour laquelle nous recommandons de se rendre à un second belvédère en montant à pied depuis Saint-Jean d'Arves sur le Mont Charvin. De ce nid d'aigle, qui n'est cependant qu'à 2204 mètres, la meilleure vue d'ensemble que l'on puisse avoir du Pays arvain réserve de prime abord l'inimaginable spectacle d'un espace tout entier buriné par l'érosion dans l'épaisse couverture des schistes lustres. S'il est un lieu, en Savoie, où l'érosion s'exprime en lettres capitales, c'est incontestablement ici. Au point que, lorsqu'à Grenoble l'Isère roule des eaux dont la teinte évoque le goudron, chacun dit : "ça vient du Pays d'Arves !". De notre point de vue circulaire apparaissent, outre la découpe unique des Aiguilles d'Arves et la profonde entaille d'érosion de la Combe Genin, le vaste replat à peine vallonné des Albiez et les croupes mollement ondulées, support des alpages comme des pistes de ski de Saint-Sorlin, de Fontcouverte/La Toussuire et de Villarembert/Le Corbier. Cette dernière station rappelle par ses tours qui choquent dans le paysage, le spectacle parfois affligeant des usines à ski rencontrées en Tarentaise.

Redescendant à regret de ce sommet, nous irons, avant de retrouver la Maurienne à Saint-Jean, jusqu'à Saint-Sorlin d'Arves. Là, parce qu'à l'écart de l'axe majeur, les traditions ont pu davantage se maintenir : observons à loisir les chalets qui abritent sous le même toit troupeaux et familles. On peut encore voir comment, dans la pièce principale, hommes d'un côté et animaux de l'autre se tiennent chaud pour mieux endurer les rigueurs de l'hiver. Et, soigneusement empilés sur la façade, toujours orientée vers le soleil, les grebons, briques de bouse de vache séchée, attendent de servir de combustible lorsque le thermomètre chutera.

Après cette incursion dans l'ambiance d'un autre temps, regagnons Saint-Jean par la route qui serpente au-dessus du fougueux Arvan. Avant de reprendre notre remontée du cours de l'Arc, contemplons au passage les arcades, réplique en miniature de celles de Chambéry, sous lesquelles les commerces participent à l'animation de la petite cité qui vit pour une bonne part au rythme de la grande usine d'aluminium du groupe Péchiney-International.

Dès que nous repartons vers l'amont, l'Ami Chabert nous avertit : "la course d'obstacles continue"… Passé Saint-Julien Montdenis et Saint-Michel de la Porte, tous deux localisés sur un petit cône au bas de l'adret, s'interpose devant nous l'incomparable verrou du Pas du Roc, qui est à la Maurienne ce que l'Etroit du Siaix est à la Tarentaise. Ne manquant jamais de comparaisons imagées, Raoul BLANCHARD a vu en lui "un pachyderme au dos arrondi par les glaciers qui s'écoulaient autrefois dans la vallée".

Juste à l'amont de la petite bourgade industrielle de Saint-Michel, on atteint le plus long défilé de tout le parcours qui, par Orelle, La Praz et Les Fourneaux, permet d'accéder à Modane. Ce passage, tellement profond et sombre qu'il paraît interminable, ne procure de place qu'au cours d'eau et à la route, la voie ferrée disparaissant en galerie. Cependant, à partir de Saint-Michel, on peut faire un crochet jusqu'à Valloire et Valmeinier pour comparer deux types de stations illustrant l'ancienne (Valloire) et la plus nouvelle (Valmeinier) génération. Depuis peu, les deux domaines skiables se rejoignent de part et d'autre du Crey du Quart, créant un complexe sympathique au-dessus des brumes de la grande vallée.

Modane marque le passage de la moyenne à la haute Maurienne. Symbole de la petite ville de pied-de-col, la cité vit avant tout au rythme de l'effet-frontière. On y est préférentiellement fonctionnaire, avant tout douanier ou cheminot. A deux niveaux différents, dans la vallée et à flanc de l'ubac, s'engouffre le trafic de transit vers l'Italie. A mi-pente, c'est l'axe routier qui pénètre dans le tunnel du Fréjus, plus bas la voie ferrée fait de même. Importante gare-relais, Modane voit cohabiter la SNCF et les FS italiens. L'ampleur des emprises ferroviaires n'a d'égal que le volume des marchandises y passant. Modane, reconstruite après le bombardement de 1943, est la première gare-frontière française mais est aussi connue par la puissante soufflerie d'Avrieux, point extrême du tiers central de la Maurienne.

La Haute Maurienne est un monde en soi. On a assimilé la moyenne à un accordéon et la basse à un couloir. Désormais, c'est à une succession de gradins que nous avons affaire. Composée de cellules montagnardes bien distinctes par des limites aisées à suivre et des spécificités physiques nettes, la haute vallée est la terre d'élection des particularismes humains.

Jusqu'ici, le parcours a permis de suivre tout au long de l'Arc l'aventure industrielle mauriennaise, héritée des "magiciens de la houille blanche" (L. Charbert). Quelques jalons nous la font revivre : en 1893, Paul Héroult termine la construction de l'usine d'aluminium de La Praz ; en 1905 il en sera de même à La Saussaz. Deux années plus tard, Péchiney entame les travaux de l'implantation de Saint-Jean…

Laissons l'héritage impressionnant d'un siècle de civilisation technicienne. La Haute Maurienne est, quant à elle, une terre d'art en même temps que, selon Marcel JAIL, le "Pays du Diable".

Dans notre cheminement, c'est d'abord l'architecture militaire que nous rencontrons. Construits sur une barre calcaire en travers de la vallée, les forts de l'Esseillon ont été établis au milieu du XIXe siècle par la monarchie sarde pour défendre le passage du Mont Cenis contre une hypothétique invasion française. En cours de restauration, ces ouvrages sont un jalon capital dans l'histoire des dernières années précédant l'annexion de 1860. Mais ils ne sont qu'un modeste avant-goût de ce qui attend l'amateur d'art dans la haute vallée.

Dans son décor d'une âpre beauté et sous un ciel dont la pureté n'a rien à envier à celui de Briançon, la haute Maurienne s'identifie au baroque. Région la plus riche des Alpes françaises en art populaire et en artistes de métiers, elle doit ce privilège à la conjonction de deux faits : à sa situation sur le grand axe du Mont Cenis, agrémenté de voies secondaires très parcourues ; à la longue tyrannie de l'hiver qui laisse aux habitants des loisirs tournés vers l'utilisation du bois. Peintures et sculptures constituent donc le dyptique de cette haute Maurienne qui est un véritable musée. Quand apparaît l'art de la fresque, c'est Lanslevillard qui s distingue à la fin du XVe siècle par les magnifiques "Vies du Christ et de Saint-Sébastien" que l'on admire dans la chapelle dédiée à ce martyr. Dans les années qui suivent, comme pour ne pas être en reste, Bessans nous offre au début du XVIe siècle la remarquable décoration murale de la chapelle Saint-Antoine, à propos de laquelle on dit que "si elle n'est pas la plus belle des Alpes, elle en est sans aucun doute la plus attachante". Aux XVIIe et XVIIIe siècles, c'est à une véritable explosion du baroque que l'on assiste. A cette exubérance, les paroisses de montagne s'abandonnent avec une extraordinaire prodigalité : sur 24 églises dignes de mention dans la vallée de l'Arc, deux seulement ne se trouvent pas en haute Maurienne ! L'art religieux s'inscrit dans le courant de la Contre-Réforme, destiné à briser l'offensive protestante. Au même moment, le regain du commerce sur la route du Mont Cenis a contribué à favoriser la diffusion des influences artistiques italiennes. Dans cette perspective, il y a lieu de souligner le rôle de relais de l'Abbaye de Saint-Michel de la Cluse, en Val de Suse tout proche.

L'art baroque mauriennais s'exprime pour une grande part dans la sculpture des grands retables derrière les autels. Généralement, les modèles des statues sont des habitants de la vallée et les artistes ont eu à cœur de traduire leur foi et leur piété dans la reproduction la plus fidèle possible des visages qui les entouraient. C'est donc un pur art local ; sa sincérité atteint la grandeur. Par opposition à la Tarentaise, où plusieurs retables sont l'œuvre de sculpteurs venus du Valle Sesia, sur le versant sud-ouest du Mont Rose, ici les artistes sont systématiquement du cru. La fierté de Bessans est d'avoir fourni à la haute vallée la dynastie des Clappier, originaire du hameau de Vincendières.

A Bessans comme ailleurs, l'art baroque témoigne de la régénérescence de l'église catholique vis-à-vis de la religion réformée. Il ne s'agit en somme de rien d'autre que d'une nouvelle création du monde par opposition à un dogme qui s'appuie sur la négation du culte de la Vierge et des Saints. On fixe à 1613 le point de départ de la grande période du baroque mauriennais à Lanslebourg, puis Lanslevillard, Aussois et Avrieux. Cet art savoyard épouse remarquablement le caractère des montagnards qui, depuis des temps immémoriaux adorent les couleurs parce qu'elles ont, selon eux, le pouvoir de contre-balancer le linceul neigeux d'un blanc immaculé qui va de pair avec l'hiver long et pénible.

Entre autres originalités de l'architecture baroque, mentionnons les églises à coupole sur le chœur, comme à Aussois ou Avrieux. Si les retables, on l'a dit, expriment le culte de l'autel, la fantaisie populaire y apporte une note toujours pittoresque à l'imagerie habituelle. Partout peut s'observer une certaine surcharge d'or dans les décors : c'est le signe de l'influence directe des vallées piémontaises mitoyennes. A Aussois, l'église Notre-Dame de l'Assomption, qui date de 1648, offre la plus belle poutre de gloire des églises baroques de Savoie et, à Bessans, la chapelle Saint-Antoine, déjà citée, fournit une synthèse très évocatrice du baroque haut-mauriennais au visiteur qui n'aurait hélas pas trop de temps.

Revenons à présent à la nature et aux paysages de cette haute vallée bien singulière. Au fur et à mesure de la progression vers l'amont, le paysage végétal naturel s'est constamment renouvelé : les châtaigniers ont, les premiers, lâché prise aux alentours de Saint-Jean ; les frênes nous ont quittés à Avrieux. A Bonneval, les feuillus se résument à quelques boqueteaux de bouleaux, de trembles, de sorbiers des oiseleurs et à des aulnes rampants. En contrepartie le conifère est devenu roi, mais dans cette zone interne et abritée des Alpes françaises, le pin sylvestre voisine avec le pin à crochets et fait bon ménage avec les mélèzes et les aroles.

Toutefois, dans ce monde qui semble béni des dieux, il y a lieu de se méfier des caprices de la "Lombarde". Ce vent venu de l'Est qui souffle à la manière d'un föhn sur toute la haute Maurienne peut provoquer de véritables cataclysmes lorsqu'il se déchaîne avec violence à l'époque de la fusion du manteau neigeux. Mais ce n'est pas la lombarde qui a fait assimiler ces hautes terres à un séjour du Diable !

Originaire du pays dont il fut sans doute le meilleur connaisseur, le regretté Marcel JAIL nous avertit de la surprise qui nous attend en arrivant à Bessans, la reine de la haute vallée :

"A Bessans, sur la place principale, un diable nous accueille comme "un totem indien. Ce patronage surprenant n'est pas dû à la légende "mais à des faits réels survenus à la fin du XIXe siècle. Un chantre-sacristin avait à se plaindre de son curé. Pour se venger, il sculpta un diable emportant ce dernier et le déposa sur la fenêtre de la cure. Depuis, la tradition de sculpter des diables s'est perpétuée en les représentant, peints ou non, de diverses manières".

Par son passé brillant et sa fidélité aux traditions, le beau village de Bessans voit se marier chez ses habitants qualités et défauts des Hauts-Mauriennais. Aucun autre village ne gagne autant que lui à être connu, visité, approfondi. Bien peu se révèlent aussi captivants et sans doute il n'y en a pas d'autres, dans cette sorte de bout du monde, où l'on ressente pareille impression de dépaysement. Malgré tout, les Bessanais ont tôt compris qu'un passé, aussi glorieux soit-il, ne pouvait tenir lieu d'avenir, même s'il le conditionne partiellement. D'où une orientation récente vers le ski de fond, à la faveur de la plaine presque parfaite dans laquelle la commune a fixé son chef-lieu. A cela s'ajoutent de nombreuses possibilités de randonnées pédestres et, depuis peu, en "mountain bike".

Après Bessans et son diable, l'étape suivante, la dernière mais pas la moins intéressante, est Bonneval-sur-Arc. Avant d'y parvenir, on remarquera au passage que les versants sont si raides et libèrent tellement d'avalanches qu'il a fallu enterrer la ligne électrique et équiper la route de plusieurs détecteurs.

Bonneval opère dans une sorte de splendide isolement un essor qui apparaît irrésistible. C'est avant tout un "style" que l'on a voulu créer ici, à l'initiative de Gilbert ANDRE, pour que le village soit représentatif de ce que l'on a appelé une "anti-station". En réalité, la démarche visait tout simplement à ce que Bonneval demeure Bonneval. C'est pourquoi, dès le départ, les Bonnevalains ont tenu à contrôler eux-mêmes le devenir de leur commune. L'homme du pays, le paysan, n'est plus, de la sorte, un spectateur mais un acteur : bien au-delà de son enrichissement, c'est sa promotion qu'il a obtenue. Mais préoccupantes sont inévitablement les rançons du succès : Bonneval, vedette de la haute montagne mauriennaise, au pied de l'Iseran, ne risque-t-elle pas de finir victime du triomphe qu'elle a elle-même généré ? Et Marcel JAIL de poser la question : "Bonneval ne deviendra-t-il pas le Saint-Tropez de la montagne ?".

Toujours est-il que le village continue de se complaire dans sa vocation de cas à part : ne prétend-on pas sur place qu'il y a Bonneval et la France, tant la Maurienne ne paraît pas exister pour les Bonnevalains ! En tout cas, s'il est un village à privilégier dans un parcours savoyard, c'est bien celui-ci à deux pas de la frontière italienne, tout comme la petite vallée, où notre périple dans la Maurienne riche et variée va s'achever.

La vallée d'Avérole est unanimement connue pour être la plus belle et la plus typique des vallées adjacentes de la haute Maurienne. Le hameau de Vincendières bénéficie de la meilleure conservation que l'on peut imaginer et nous ne craindrons pas de dire qu'il est l'un des plus pittoresques de toute la Savoie. Le décor est magnifique et le contraste absolument saisissant entre les paisibles maisons dominées par la chapelle dédiée à Sainte-Madeleine, les prairies pentues et la haute paroi du Mont Charbonnel qui se dresse d'un seul jet de 1800 mètres. Un peu plus à l'amont l'Avérole est comme une oasis dans l'austérité de la montagne : des arbres déjà rares et un peu rabougris, de multiples ruisselets qui serpentent partout, un chemin entre deux rangées de dalles, des maisons aux lichens roux dont les terrasses dominent le torrent et les chapelles, aussi riches les unes que les autres. Fantastique point d'orgue, cette vallée d'Avérole nous a menés pratiquement sur la frontière avec l'Italie.

On peut difficilement se trouver plus qu'ici au cour de la Savoie interne. Long, mais riche, le parcours aura été varié et émaillé de surprises. Il nous aura conduits vers les sommets de l'art savoyard. Quant au Faucigny, qu'il nous reste à arpenter, il nous dirige, lui, vers le sommet, temple orgueilleux qui toise tout le paysage alpestre : le Mont Blanc.

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