«La gare est superbe et à l’air d’un palais des Beaux-arts…» avait écrit en 1900 le peintre Edouard Détaille. IL faudra cependant attendre 86 ans pour que








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date de publication10.07.2017
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Introduction :
« La gare est superbe et à l’air d’un palais des Beaux-arts… » avait écrit en 1900 le peintre Edouard Détaille. Il faudra cependant attendre 86 ans pour que cette vision soit concrétisée.

Située au cœur de la ville elle devait alors permettre à la Compagnie des chemins de fer d’Orléans d’avoir une gare en plein cœur de Paris. Néanmoins, encerclée de toute part par un tissu urbain particulièrement dense, elle ne pu s’adapter aux nouvelles technologies à cause d’un quai trop court. De nos jours, le Musée d’Orsay qui a pris sa place est toujours encerclé : Palais de la Légion d’honneur à l’ouest, quai Anatole France et la Seine au nord, la Caisse des dépôts de consignation à l’est et la rue de Lille au sud. On peut de plus noter qu’il ne peut certainement pas bénéficier de sous-sols importants de par la présence du RER. Le site est en effet particulièrement bien desservi par les transports en commun. Cela nous amène à nous demander comment on peut implanter un centre culturel d’une telle importance dans un milieu urbain. Car en plus d’apporter une contrainte évidente d’espace, le milieu urbain semble plutôt incompatible avec l’installation d’un centre culturel, de par la pollution qui le caractérise. La pollution atmosphérique peut mettre à mal les œuvres d’art ou même le bâtiment (qui est, dans le cas présent, lui-même une œuvre d’art) la pollution visuelle, tel que les publicités ou les dégradations, peuvent nuire au cadre et à l’attrait touristique qu’un pôle culturel se doit de représenter, et enfin la pollution sonore engendrer par le trafic des véhicules et le passage du métro semble être totalement inacceptable dans un musée, ou en règle général le silence est de mise.

On débutera donc cette réflexion en s’intéressant à l’aménagement de l’espace. Puis on s’attardera sur le milieu hostile que représente la ville. Enfin on étudiera de plus près la population de ce lieu.

I – Aménagement de l’espace



  1. L’extérieur


La première vue que l’on a du Musée d’Orsay est celle d’un grand bâtiment du XIXème siècle. En arrivant de la rue Bellechasse ou encore du quai Anatole France, s’offre à nous ce large bâtiment qu’est le Musée d’Orsay. Grâce à cette vaste esplanade devant la grande marquise et à son prolongement sur la voie piétonne de la Légion d’Honneur, le musée s’insère directement dans le réseau urbain (photo 1). C’est là que se trouve l’entrée. Pourtant, l’importance du bâtiment ne choque pas si l’on connaît son histoire.

La transformation fut difficile car elle devait s’opérer dans le respect du bâtiment et de l’environnement du projet. Il fallait redonner aux ouvrages leur apparence d’origine - la gare – tout en apportant des caractéristiques nouvelles, pour de nouvelles fonctions : celles d’un musée. Orsay fut un vrai défi d’un point de vue architectural car on n’avait encore jamais transformé une gare en musée. Délaissée depuis 1958, la gare devait être démolie en 1970. Mais l’opinion publique s’intéresse à l’architecture du XIXème siècle et en 1977, un projet d’étude de construction d’un musée du XIXème siècle dans la gare est lancé. Enfin, après 19 ans de débats et de travaux, le Musée d’Orsay s’ouvre au public.

Photo 1 Il y a plusieurs entrées, A, B, C ou D pour une meilleure répartition et une meilleure utilisation de l’espace. Le fléchage de ces entrées est inscrit sur la marquise de telle façon que le public

peut savoir vers où se diriger. L’entrée A est destinée aux visiteurs individuels sans ticket, l’entrée B aux groupes adultes, l’entée C à ceux qui possèdent déjà leur billet, qui ont des laissez-passer ou encore qui possèdent une carte du musée, et enfin à ceux qui sont prioritaires, c'est-à-dire les personnes handicapées et leur accompagnateur. L’entrée D est destinée aux groupes scolaires.

Toutes ces entrées sont donc situées sur le parvis du musée de part et d’autre de la marquise. Un kiosque accessible de l’extérieur est situé dans l’ancien bâtiment. Il est réservé aux visiteurs individuels et vend des billets à l’avance. Il est utile pour désengorger l’entrée A en faveur de l’entrée C. En effet, dès l’ouverture à 9h30, les visiteurs individuels sans ticket arrivent et une longue file s’allonge au fur et à mesure de la journée pour parfois atteindre la rue de Bellechasse alors que les trois autres entrées sont presque libres. Les barrières de queue n’existent que pour organiser la foule juste devant l’entrée et la marquise. La suite de la queue se place en accordéon, naturellement ou aidée par les agents de sécurité. Derrière la bouche de R.E.R – côté quai Anatole France – et à côté de la longue queue des visiteurs individuels, un snack offre ses services. Il est géré par le musée et dépend des horaires du musée.


Schéma thématique de l’esplanade du Musée d’Orsay

Enfin, une fois avoir fait le tour de l’esplanade en effectuant les deux heures de queue nous atteignons la marquise de verre et de fer forgé.


  1. L’intérieur


On commence par rentrer dans la marquise, petite mais lumineuse, qui sert simplement de hall de caisse, de contrôle Vigipirate et bien sûr de guide. Mais cette marquise, c’est aussi une transition vers l’intérieur même du musée, un billet vers l’exposition. Dès l’entrée, le musée met à la disposition de ses visiteurs un vestiaire qui est gratuit pour tous. Mais elle envoie aussi directement vers la boutique du musée. Si la marquise est une porte d’entrée vers l’histoire, c’est aussi une sortie vers le présent.

Enfin, une fois arrivé dans le musée, le premier regard surplombe le hall : le visiteur, situé en haut du grand escalier, découvre l’allée centrale sous une voûte à demi vitrée, donc à la lumière du jour rehaussée par quelques projecteurs.

Orsay fut aussi un défi d’un point de vue muséographique : il fallait cerner et présenter en un seul lieu tous les aspects du XIXème siècle, d’une grande époque artistique à plusieurs niveau (peinture, sculpture, arts graphiques, architecture, photographie, arts déco, musique). Il fallait là aussi faire du Musée d’Orsay un musée inséré dans son époque mais qui soit le reflet de son temps.

Photo 2 A l’intérieur, l’ancien jouxte le moderne. Une sorte de rue intérieure à été tracée dans le grand axe du Musée (Photo 2). Elle invite à s’y engouffrer pour visiter les nombreuses pièces qui ne sont pas visibles d’en haut. Toutefois, deux rampes latérales continues permettent la circulation des handicapés car ce lieu culturel doit être accessible à tous. Enfin, trois niveaux dessinent les parcours du musée. (Voir Annexe 2)

Enfin, le restaurant du musée est installé dans l’ancienne salle à manger de l’hôtel de la gare d’Orsay, au premier étage.

Mais, même si les lieux paraissent agréables, la ville est un espace limité et un milieu parfois hostile pour les visiteurs ou pour les œuvres qu’il faut pouvoir protéger en conséquence.

II – La ville : un milieu inhospitalier



  1. Un espace limité


La caractéristique principale de la ville est qu’elle offre un espace limité. Ainsi le Musée d’Orsay est « enfermé » dans son bâtiment. Son seul moyen d’expansion est son entrée ou acquérir de nouveau bâtiments. Il n’y a donc pas de possibilité nette d’agrandissement. Le bâtiment actuel a trouvé son expansion par une marquise située à l’entrée principale. Devant elle a été réaménagée en 2004 une esplanade. Elle appartient au musée car construite sur son terrain. Cette esplanade ne possède aucun espace vert, aucune verdure. Elle semble être avant tout pratique pour améliorer la fluidité des passages et des queues.

  1. Les nuisances


Une ville, surtout celle de Paris engendre énormément de nuisances qui semblent à première vue incompatible avec un milieu culturel : à savoir les nuisances sonores ( voitures…), la pollution atmosphérique, les tremblements dus aux moyens de transports souterrains ainsi que la pollution visuelle ( publicité) qu’on oublie trop souvent. A l’intérieur du musée, on ne ressent aucun tremblement dû au RER, on n’entend aucun bruit gênant venant de l’extérieur. Même le bruit généré par les visiteurs est combattu grâce à 40 000 résonateurs acoustiques. La gare d’Orsay à sa construction n’avait pas le souci du bruit. Pour la pollution atmosphérique risquant d’abîmer les œuvres, le musée a mis en place un système de climatisation permanent qui brasse et renouvelle l’air à une vitesse de 1 million de m3 d’air par heure.

Une certaine esthétique a voulu être conservée. Sur l’esplanade par exemple, les sorties de RER ont été habilement cachées sous l’esplanade sans pour autant les rendre inaccessibles. On peut remarquer qu’il n’y a aucune publicité visible depuis l’esplanade sauf un panneau, appartenant au musée où sont présentées les affiches des expositions temporaires en cours. Le musée a par ailleurs des accords avec certains journaux comme Zurban, le parisien et TV hebdo pour sa publicité dans Paris et l’Ile-de-France.

Un budget total de 7€ millions est destiné à la conservation du bâtiment et à l’entretien des œuvres. Chaque année, les œuvres sont bichonnées c’est-à-dire nettoyées puis celles qui demandent plus de soins sont restaurées plus en détail. Cette restauration est effectuée soit pas l’atelier du musée soit par le Centre de recherche et de restauration des musées de France et des restaurateurs privés.

III – Une fréquentation multiple



  1. Les publics


L’esplanade du musée voit passer chaque jour des milliers de personnes. C’est un espace très dynamique au niveau de sa fréquentation. La grande majorité vient pour visiter le musée (Annexe 1) mais il y a aussi ceux qui y travaillent. Pour une très faible partie, l’esplanade ne représente qu’un passage dans leur trajet.
On peut constater une certaine affluence le Mardi, jours où les autres grands musées comme le Musée du Louvre ou Beaubourg sont fermés. Les jours normaux même par mauvais temps l’esplanade ne se désemplie pas. En moyenne, un visiteur ne possédant pas de billet fait 1h30 de queue avant d’entrer dans la marquise. Une fois à l’intérieur il doit encore effectuer une queue moindre pour atteindre les caisses. Les groupes qui désirent visiter le musée sont obligés de réserver par écrit ou par téléphone afin que le personnel du musée puisse se préparer à les accueillir. Ils peuvent être accueillis du mardi au samedi de 9h30 à 16h et 20h le jeudi.

Les queues sur l’esplanade sont organisées et surveillées par des agents de sécurité appartenant à une société extérieure : CAVE-CANEM. Ils sont chargés donc de surveiller les queues mais aussi de répondre aux questions des touristes, de les renseigner sur la porte par laquelle ils doivent entrer, de guider les groupes etc… A l’origine, leur rôle était de suppléer les pompiers. Ils effectuent des rotations dans leur poste car certains sont plus fatiguant que d’autres. En effet lors d’un jour normal, les différentes portes ne sont pas fréquentées de la même manière : l’entrée A est la plus chargée, les hommes de la sécurité sont donc plus sollicités. L’entrée C arrive en deuxième du point de vue de sa fréquentation. Enfin les entrées B et D réservées aux groupes adultes ou scolaires sont fréquentées ponctuellement.

Il n’y a aucun artiste ou musicien sur l’esplanade. Ils sont chassés par la police qui passe régulièrement mais vont se placer plus loin. Une zone échappe à la surveillance de ces hommes, il s’agit de la zone qui va des escaliers au bord du Musée de la Légion d’Honneur. Là on trouve mendiants, vendeurs à la sauvette et artistes de rue. Sur le côté du musée donnant sur la Seine, qui n’est pas surveillé non plus, on peut trouver des vendeurs d’œuvres picturales en général.



  1. Comment se rendre sur l’espace ?


Les moyens de transports qui amènent à l’espace sont très nombreux. Il y a tout d’abords 8 bus (24, 63, 68, 69, 73, 83, 84,94), on peut noter que ces bus ne desservent pas le quart nord-est de Paris mais qu’ils dépassent le périphérique. On trouve aussi un arrêt des bus rouges sur les quais de Seine, une ligne de métro : la 12 où l’arrêt est Solferino, une ligne RER : la C dont l’arrêt porte le nom du musée. Il y a également une station de Batobus. Enfin pour ceux qui préfèrent la voiture, il y a deux stations de taxis, rue Solferino et quai Anatole France et trois parcs de stationnements : Deligny, Louvre, Montalembert. Une fois dans l’un de ces lieux, des panneaux de signalisations conduisent vers le musée. Ils ne sont pas toujours bien visibles notamment en venant de Solferino.

Conclusion :
Le bâtiment du Musée d’Orsay est déjà inscrit profondément dans le milieu urbain du fait de son ancienne fonction. En effet, une gare était un élément essentiel dans une ville du XIXème siècle, qui plus est dans la ville de Paris. C’est encore un élément vital dans notre XXIème siècle. De même, d’un point de vue culturel, le Musée d’Orsay est vu comme un temple de l’art du XIXème siècle. Pourtant, malgré son espace limité dans la ville de Paris, le Musée d’Orsay a su se faire une réputation d’une ampleur internationale et surtout il a réussit à s’intégrer dans l’espace parisien grâce aux différents moyens de transports mis en place pour que le maximum de personne puisse profiter de ce musée original, la première œuvre du musée étant le musée lui-même, c'est-à-dire le bâtiment.

Le Musée d’Orsay a donc su implanter sa vocation culturelle dans le milieu urbain, espace limité mais intelligemment utilisé.




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