1- les origines des sports modernes en Angleterre au 19ème siècle








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Les fouilles archéologiques.
Tout au long du 19ème siècle, les guerres coloniales et la culture humaniste permettent la mise à jour de vestiges de l’humanité jusqu’alors ensevelis :

- 1762 : l’anglais James Stuart publie Antiquities of Athens, résultat de ses fouilles à Athènes ;

- 1803 : expédition d’Egypte (Napoléon) ;

- 1829 : le corps expéditionnaire français du maréchal Maison entreprend des fouilles en Morée mettant à jour une partie du grand temple d’Olympie, rapportant la statue d’Héraclès au Louvre ;

- 1852 : Ernst Curtius (Université de Berlin) incite l’Allemagne à poursuivre le travail ;

- 1875 : les archéologues allemands reprennent les fouilles avec des moyens importants, rejoints par d’autres européens jusqu’en 1881.
Les historiens de l’art.
Les édifices, les objets et les statues découverts mobilisent les écoles d’art. Les écrits des historiens des œuvres antiques imposent peu à peu un modèle pédagogique et un canon corporel (athlète grec) :

- Hippolyte Taine (1828-1893) professe un cours d’histoire de l’art entre 1865 et 1869 à l’Ecole des Beaux-Arts, qu’il publiera en 1882 : « Philosophie de l’art », la quatrième partie du livre est consacrée à la sculpture en Grèce mettant en évidence la perfection du geste gymnastique, le corps parfait et orchestré, l’institution du gymnase, des jeux, des athlètes et de la beauté physique. Pour Taine, l’art est une école de formation de l’homme et de son caractère. Le jeune Pierre de Coubertin a suivi avec attention les cours à l’Ecoles des Beaux-Arts.

- 1755 : Johann Joachim Winckelman publie ses « Réflexions sur l’imitation des œuvres grecques en peinture et en sculpture ». Il préconise le retour à la simplicité des formes nobles et mesurées de la statuaire grecque. Cet art doit servir de modèle pédagogique afin de fonder l’idéal et le style d’une société à construire.

- 1768 : Lessing publie le « Laocoon », symbole de l’idéal antique (référence à Pline). Il se prononce en faveur d’une expérience sensible à l’art et rejoint les conclusions de Winckelmann. Les deux historiens influenceront grandement le traité d’éducation esthétique de Schiller (1795), véritable bréviaire de la « Lebensreform » en Allemagne à partir des années 1870, pépinière des mouvements de jeunesse, du Turnen et des pédagogies nouvelles (internats à la campagne, éducation artistique, école de la vie).

- 1840 : Thomas Carlyle (1795-1881) publie « Les Héros » s’inspirant de Schiller et considéré par la critique comme précurseur du fascisme. Il y allie les mythologies, la mystique religieuse, l’impérialisme et les pédagogies nouvelles. Le sport et les jeux producteurs d’héroïsme, soutenus par un canon du corps aryen.

- John Ruskin (1819-1900), critique d’art et réformateur social revendique lui aussi l’expérience esthétique comme principe de l’art, notamment dans la peinture impressionniste de Turner. L’alliance du beau et du bien doit alors servir un idéal éducatif. Ruskin sera proche de Matthew Arnold et membre du club alpin britannique. Il sera un des principaux animateurs de la réforme pédagogique, introduisant le sport à l’école.
La référence sociale à l’Antique.
Les vestiges redécouverts de la Grèce archaïque déclenchent une série de travaux anthropologiques, enquêtes sur l’origine de notre civilisation. S’y distinguent particulièrement le suisse J.J Bachofen (Le droit maternel-1861), l’américain L.H Morgan (La société archaïque), le français N. Fustel de Coulanges (La cité antique). Ces ouvrages mettent en perspective l’importance des canons et des pédagogies corporelles dans le berceau des civilisations, célébrés par les fêtes religieuses et dans l’organisation de la cité. Le stade antique, véritable temple, accueillait 30 000 spectateurs et s’inscrivait dans un calendrier religieux festif. La course aux armes, la vitesse, le pugilat, la lutte, le lancer du javelot, la longueur avec poids en pierre ou le lancer du disque composaient les épreuves.
Des projets de restauration des jeux.
Pierre de Coubertin ne fera que cristalliser une référence à Olympie déjà présente dans nombre de nations européennes :

- 1796 : l’Olympiade de la République (Paris).

- 1829 : lors de la proclamation de son indépendance, la Grèce envisage de restaurer les Jeux Antiques. Sous l’impulsion d’Evangelos Zappas d’Epinus, des jeux olympiques helléniques se déroulent en 1859, 1870, 1875 et 1889. Ils restent confidentiels.

- 1832 : Jeux Olympiques au Rondeau (Isère).

- 1834 : Jeux Olympiques Scandinaves en Suède dont la dimension reste nationale.

- dès 1888, Paschal Grousset (Ligue nationale d’éducation physique) lance l’idée de rétablissement des Jeux Olympiques.
Le socle de Pierre de Coubertin.
Le baron Pierre de Coubertin s’appuie sur un certain nombre d’évènements pour relancer les Jeux Olympiques :

- 1846 : Ecole française d’Athènes.

- 1867 : Association pour l’encouragement des études grecques en France.

- 1889 : lors de l’Exposition de Paris, Coubertin organise une exposition athlétique (congrès pour la propagation des exercices physiques dans l’éducation), y côtoie les spécialistes d’Olympie.

- 1890 : Coubertin est invité par le Dr W.P Brookes aux JO organisés depuis 40 ans au Pays de Galles.

- le 7 mars 1891 : le révérend père Henri Didon lors des premiers championnats des sports athlétiques au collège à Arcueil (en présence de Coubertin) invente la devise « citius, altius, fartius ».
Réunions préparatoires.
La réinvention des JO est une entreprise préparée en connexion avec le tissu politique et sportif :

- 1892 : Coubertin, secrétaire de l’USFSA, propose de fêter le 5ème anniversaire de l’union. A la fin de son discours, Coubertin annonce dans la plus grande indifférence sa volonté de rétablir les JO.

- En 1893, il part pour les USA et Londres afin d’exposer son projet aux clubs sportifs et représentants de l’Université.

- Le 15 janvier 1894, il envoie une circulaire aux sociétés sportives en France et à l’étranger : « il importe avant tout de conserver à l’athlétisme le caractère noble et chevaleresque qui l’a distingué dans le passé, afin qu’il puisse continuer de jouer efficacement dans l’éducation des peuples modernes le rôle admirable que lui attribuèrent les maîtres grecs ».

- Annonce par l’USFSA d’un Congrès en juin.
La rénovation olympique en 1894.
Le 23 juin 1894, le congrès proclame le rétablissement des JO. L’objet du congrès est au préalable l’étude et l’organisation internationale du sport. Au dernier moment, ce but se transforme en rénovation des Jeux. Pour convaincre, Coubertin tente de faire oublier la perspective militaire en mettant en avant le style de vie du Sportsman. Il s’appuie sur le patronage du Roi de Grèce, de son comité Zappas et de la société panhellénique de gymnastique d’Athènes. Il joue sur les compromis pour la proposition d’épreuves sportives permettant un équilibre entre les nations (athlétisme, gymnastique, tir, équitation, escrime, football, tennis, vélo). Coubertin fait reposer son discours sur le symbolisme (écoute de l’hymne à Apollon que l’on vient de découvrir à Delphes, épreuve du marathon primée par le linguiste Michel Bréal qui lui invente un trophée emprunt de la mythologie).
Le Comité Olympique.
Dimitrios Bikelas (Grèce), président ; Pierre de Coubertin (France), secrétaire général ; Général de Boutowsky (Russie) ; Colonel Balck (Suède) ; Professeur Sloane (Etats-Unis) ; Jiri Guth (Bohème) ; Fr. Kémény (Hongrie) ; C. Herbert (Angleterre) ; Lord Ampfhi (Angleterre), Callot (France) ; Professeur Zubiaur (Argentine) ; L.A Cuff (Nouvelle Zélande) ; Comte Lucchesi Palli (Italie) ; Comte Max de Bousies (Belgique).
Le comité s’accorde sur le statut de l’amateurisme (essentiel des 10 articles), les règles des épreuves, la nature des sports proposés, la périodicité et l’organisation générale des Jeux.
Quelques principes…
Les Jeux Olympiques se dérouleront tous les 4ans. C’est le CIO qui choisit les villes candidates et le lieu de déroulement des Jeux. L’amateurisme est au cœur de la restauration des JO. Au fil du temps, le spectacle s’organise :

- 1913 : Emblème et devise des Jeux (plus vite, plus haut, plus fort).

- 1914 : Drapeau olympique.

- 1920 : Serment de l’athlète.

- 1928 : Flamme olympique.

- 1936 : Relais de la flamme olympique.

Jusqu’en 1960, le nombre de sports présents aux Jeux Olympiques est de 30, favorisant les épreuves masculines. Jusqu’en 1952 (en dehors des USA), les JO se déroulent en Europe Occidentale.

La première édition : Athènes 1896.
La première édition des Jeux Olympiques modernes est un retour aux sources. Ils sont vécus par les Grecs comme unité et renouveau national. 295 athlètes prennent part à ces Jeux venus de 13 pays différents (USA, Allemagne, Grande-Bretagne, Australie, France, Grèce, Hongrie, Suède, Chili, Bulgarie, Danemark). Au programme, on s’affronte à travers 44 épreuves sportives choisies dans 9 disciplines : athlétisme, lutte, haltérophilie, tennis, gymnastique, natation, tir, escrime, cyclisme. 60 000 spectateurs assistent à l’évènement relayé par Le Figaro et le Times. Les athlètes américains se distinguent (longueur, triple saut, hauteur, disque, poids… 9 titres sur 11 possibles en athlétisme !). Le cyclisme et l’escrime sont dominés par les français. Le vrai héros de ces jeux est le grec Spiridon Louys, vainqueur du marathon.
Paris 1900.
Les jeux sont organisés dans le cadre de l’exposition universelle. On y compte 34 disciplines, 477 épreuves, 58 781 participants, 30 pays représentés. 3 disciplines sont façonnées pour les français : concours scolaires, exercices militaires et le tir au canon. 58 femmes participent à ces JO en plus des 1500 participantes à la fête scolaire de gymnastique. Les activités proposées sont très hétéroclites : athlétisme, automobilisme, aviron, aérostat, base-ball, bateaux à moteur, boules, colombophilie, cricket, croquet, cyclisme, équitation, escrime, exercices militaires, football, golf, longue paume, lutte à la corde, natation, pêche à la ligne, pelote basque, polo, rugby, sauvetage, sports scolaires, tir à l’arc, tir au canon, ball-trap, tir aux pigeons, tir, concours, water-polo, yachting à la voile, hygiène et physiologie.
Dans le cadre de l’exposition universelle, ces Jeux sont ceux de la modernité, laissant une large place aux sports mécaniques (vitesse sur route Paris-Toulouse-Paris, concours), 16 épreuves de ballons, bateaux moteurs.

Ces JO sont une transition importante en faisant appel aux sports scolaires et sociétés de gymnastique, ainsi qu’aux sports aristocratiques (escrime, tir, yachting, golf, équitation).

Les épreuves athlétiques qui marquent l’entrée dans les Jeux modernes dévoilent la suprématie des athlètes américains. Coubertin, par sa position à l’USFSA et son appartenance à l’aristocratie s’appuie sur les sociétés sportives scolaires et les sports de tradition noble.
Des Olympiades marquantes.
Les Jeux Olympiques donnent à voir une évolution du sport dans les sociétés à travers les performances humaines et technologiques, les incidents politiques, les spectacles produits, la variété des épreuves et des athlètes représentés. Si, chronologiquement, les Jeux de 1900 sont proches des jeux populaires et de l’esprit de l’exposition internationale de Paris, ceux de 1924 marquent l’avènement du professionnalisme, ceux de 1936 sont une opposition mythique, les Jeux de 1956 marquent la fin d’une époque, ceux de 1968 signalent le Black Power, ceux de 1976 marquent une saturation de la performance, l’Olympiade de 1988 nous fait rentrer dans les affaires, l’Olympiade de 1992 transforme les Jeux en spectacle inédit (la « Dream Team »).
Evolution de la participation aux JO d’été.
Année Lieu Nbr CNO Nbr participants

1900 Paris 24 997

1924 Paris 44 3089

1936 Berlin 49 3963

1956 Melbourne 67 3184

1968 Mexico 112 5530

1976 Montréal 92 6028

1988 Séoul 159 8465

1992 Barcelone 169 9367
Les sports et les Jeux d’été.
Sport Création FI Entrée aux JO

Athlétisme 1912 1896

Aviron 1892 1900

Badminton 1934 1992

Base-ball 1936 1992

Basket-ball 1932 1936

Boxe 1946 1904

Canoë-kayak 1924 1936

Cyclisme 1900 1896

Sports équestres 1921 1896

Tir 1887 1896

Tir à l’arc 1931 1900

Voile 1907 1900

Volley-ball 1947 1964

Escrime 1913 1896

Football 1904 1900

Gymnastique 1881 1896

Haltérophilie 1920 1896

Handball 1946 1936

Hockey sur gazon 1924 1908

Judo 1952 1964

Lutte 1912 1896

Natation 1908 1896

Pentathlon moderne 1949 1912

Soft Ball 1952 1996

Taekwondo 1976 2000

Tennis 1948 1896

Tennis de table 1924 1988
Paris 1924: entrée du professionnalisme.
Cette édition des JO est très médiatisée: retransmission pour la première fois par TSF, construction d’un stade de 60000 places à Colombes, 316 journalistes étrangers, 157 journalistes français.

Ces Jeux Olympiques ont été réclamés par Pierre de Coubertin afin de couronner son entreprise.

Pour la première fois, un village olympique est intégré au complexe sportif.

La piscine des Tourelles est le premier bassin à couloir spécialement conçu pour ces JO.

Géo André, médaillé olympique en 1908 et 1920, est porte drapeau de la France (20 fois champion de France d’athlétisme et international de rugby).

Des panneaux publicitaires sont affichés dans le stade.

On discute beaucoup sur le professionnalisme des américains, venant avec leurs coachs sur le stade et remportant 99 médailles sur les 433 distribuées.

Dans l’équipe d’athlétisme britannique, trois conceptions du sport s’affrontent :

- Le sport amateur du gentleman répondant à l’éthique de Cambridge et Oxford de la délégation britannique.

- Le chrétien musculaire figuré par E. Liddel vainqueur du 400m en 47’’6.

- Le sportif professionnel incarné par H. Abrahams qui bat les « locomotives américaines » en 10’’6 au 100m.

Le professionnalisme l’emporte et signe la fin d’une époque.
Ces olympiades sont marquées par la performance et l’apparition de grandes figures du sport international.

- Le lanceur Clarence « Bud » Houser remporte les concours des lancers du poids avec 14, 99m et du disque avec 46,15m.

- Le coureur Paavo Nurmi, s’alignant du 1500m au marathon tout au long de sa carrière. Le finlandais remporte à Paris le 1500m en 3’53’’6 et le 5000m au coude à coude en 14’31’’2. Il se distinguera sur 10000m en 1920 et 1928 (l’Or par deux fois !).

- Le nageur Johnny Weissmuller, remportant trois médailles d’Or, triomphant sur 100m en 59’’ devant « l’homme poisson » (l’Hawaïen Kahanamoku). Cette performance permettra à Weissmuller d’incarner « Tarzan, l’homme singe » au cinéma en 1932 (après avoir de nouveau gagné le 100m en 1928).
Berlin 1936 : La mythologie des Jeux.
En 1925 ont lieu à Francfort sur le Main des Jeux olympiques ouvriers devant 150000 spectateurs. A cette culture sportive s’adjoint la volonté de mouvement de « réforme de la vie » de bâtir un monde nouveau, appuyé sur le dynamisme de la jeunesse.

A partir de 1933, la politique des sports adossée à l’organisation d’état « la force par la joie » démocratise la pratique des sports et entreprend la réalisation de nombreux équipements (piscines, gymnase…).

De grandes figures du sport allemand émergent comme Max Schmeling (boxe), von Cramm (tennis), Bernd Rosemeyer (automobile). Le lendemain du KO du boxeur américain Joe Louis, le Dr Goebbels déclare à la presse : « Schmeling s’est battu pour l’Allemagne et a remporté la victoire. Le blanc a vaincu le noir, et le blanc est un allemand ! ».
Les Jeux de 1936 sont le premier spectacle sportif de masse : 3 700 000 spectateurs dans le stade et 300 millions d’auditeurs à la radio. Les appels au boycott n’ont pas été suivis.

L’idéal nazi est largement mis en scène : drapeaux à croix gammée surpassant le symbole olympique, défilé des athlètes au pas et salut au führer, statuaire imposante promouvant la « race aryenne », forte présence militaire.

La cinéaste Leni Riefenstahl réalise à la demande du Reich un film : Les Dieux du Stade. La première partie est un hymne à l’idéal grec aryanisé, présentant une analogie entre la pureté des origines du sport et la plastique des athlètes germaniques. La seconde partie du film présente les moments forts des Jeux, en particulier les finales et couronnement des athlètes.
Berlin est marquée par les répressions antisémites et le berceau du fascisme. Le parti nazi avait exigé en 1932 la participation exclusive d’athlètes blancs.

La cérémonie d’ouverture est une promotion de la culture germanique : hymne de Beethoven et de Richard Strauss, spectacle chorégraphique inspiré de la rythmique de Dalcroze et de la danse moderne de Laban. Concerts, opérettes, films et expositions accompagnent ces Jeux.

Dans ce contexte, les athlètes noirs américains en particulier, prennent ces Jeux comme un défi à relever. Jesse Owens, porte-parole emblématique des noirs américains déclarera plus tard à la presse être venu participer à ces Jeux pour « détruire le mythe de la suprématie aryenne », l’affrontement des « primitifs sortant de la jungle » aux « surhommes », fait de ces Jeux Olympiques un mythe.
Les défis entre ces athlètes donnent lieu à des manifestations massives du public. Les victoires allemandes sont saluées par des « Heil » et des chants de « Deutschland über alles ». A l’inverse, les victoires de Jesse Owens poussent Hitler à quitter le stade olympique en refusant de lui serrer la main.

Une télévision par câble installée sur le stade permet à 162 000 personnes de suivre les 8h quotidienne de reportage dans 28 salons de réception muni de petits écrans.

142 épreuves réparties dans 22 disciplines sont inscrites à ces Jeux Olympiques. On note l’apparition du basket-ball à 11, du canoë kayak et de l’épée électrique en escrime.

Ces Jeux sont marqués par de nombreuses histoires humaines : participation obligatoire du Coréen Ree Chung Sohn pour le Japon, vainqueur du marathon en 2h29m19s2.
La jeune américaine Marjorie Gestring devient la plus jeune championne, emportant la médaille d’Or au plongeon à 13ans !

Le français Louis Hostin est sacré en haltérophilie : 110kg au levé, 117.5kg à l’arraché, 145kg à l’épaulé jeté. Il conserve sa couronne, ayant battu pendant sa carrière, 18 records du monde.

L’anglais Jack Beresford s’impose en aviron. Il compte en 5 participations aux Jeux, 5 médailles dont 3 en Or.

Ces athlètes noirs américains restent les grandes vedettes de cette olympiade avec John Woodruff sur 800m, Cornelius Johnson en hauteur, Archie Williams sur 400m. La star reste Jesse Owens remportant la longueur, le 100m, le 200m et le 4x100m. Il égale sur 100m le record du monde en 10’’2.
Après l’avènement d’Hitler en 1933 et la diffusion des fascismes en Europe, les JO de Berlin sont très controversés. Les associations ouvrières appellent au boycott des Jeux Olympiques et organisent des Jeux internationaux ouvriers.

Les JO de Berlin marquent pour la première fois une implication réelle de l’Allemagne pour l’Olympisme. L’Allemagne se désintéresse des premiers Jeux, allant jusqu’à exclure des clubs les participants a leur retour. La ville de Berlin est retenue pour l’organisation de l’édition de 1916 qui n’aura pas lieu. Les allemands sont ensuite exclus des éditions de 1920 et 1924 pour motif d’agression. En 1932, la délégation allemande est très limitée en nombre.

L’organisation des Jeux Olympiques repose davantage sur une volonté de puissance nationale manifeste, comme le Turnen de Jahn.
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