Littérature et Poésie du XVI








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131. Louÿs (Pierre). Manuscrit autographe, intitulé « Le poète Antoine du Saix » (1537) ; in-4, 9 ff. recto. Il s’agit du premier chapitre de l’ouvrage de Pierre Louÿs « Études sur les Livres Anciens » Préface de Paul Chaponnière, édité par E. de Boccard à Paris, s.d. (circa 1920).

Nous avons noté d’infimes variantes avec le texte imprimé (certificat d’authencité délivré en 1971). 1200 / 1800

132. Luka (Mme R. Kula, dite Madeleine. 1894-1989), peintre, poète, illustratrice. 10 pièces : 1- Poème manuscrit, in-4, 1 p., avec ratures, daté de Muffliers, 18 août 1959, dédié au père Barenton. 2- 4 L.A.S., in-4, 2 ou 4 pp., 1975-1977. 3- 3 cartes-photos manuscrites au verso. 4- Dessin original, projet de couverture pour la revue Laudes. 5- Poème tapuscrit sur Picasso, texte manuscrit en marge signé Madeleine Luka. 150 / 250

133. Lyautey (Louis Hubert, 1854-1934), Maréchal. L.A.S. (avec une rature) Fez, le 27 juillet 1911, à Monsieur le Gouverneur Général (de l’Algérie), in-8, 3 pp. ½, papier en-tête de la Résidence Générale : « Je ne veux pas vous envoyer cette lettre officielle sans vous adresser mon salut de « voisinage ». Vous remercier de tout ce que donne l’Algérie [...]. Que n’avons-nous deux Algéries où puiser, puisqu’elle est le seul réservoir qui nous donne ce qu’il nous faut ici, dès lors que l’armée chérifienne s’étant effondrée a brusquement arrêté mes possibilités de mouvement local... ». Lyautey évoque le soulèvement du 17 avril 1911 à Fez, où le sultan Moulay Hafid fut encerclé et qu’une colonne française, avec des renforts venus d’Algérie, réussit à dégager. 250 / 400

134. Lyon. Lot de 12 documents : Lettres ou Cartes A.S., et dessin original : Edouard Herriot (2 C.A.S. de 1931 et 1932) ; Ennemond Trillat (5 juin 1959) ; Dr Edmond Locard : épreuve d’une page de la préface de Nous autres les gones de Mgr Joseph Lavarenne, avec le passage supprimé à la demande de Mlle Lavarenne, sœur de l’auteur ; Philippe Burnot, peintre et graveur ; P. Duvivier, éd. du Tout-Lyon ; L. Riotor, écrivain, homme politique ; Justin Godard, homme politique, écrivain, historien ; Henri Lechat, historien de l’art ; Joseph Jolinon, écrivain ; dessin original à l’encre de chine et lavis, signé Drevet, paru dans Marie Bourgogne de J. Jolinon ; Marius Audin, imprimeur, directeur fondateur des « Lectures ». 150 / 300

135. Mac-Mahon (Patrice Maurice, 1807-1893 ; duc de Magenta), Président de la République. L.A.S., in-12, 2 pp., au duc de Castries, son beau-frère, enveloppe avec cachet et papier à en-tête de la Présidence de la République, du 25 mai 1875 : il lui demande de venir le lendemain à l’Elysée régler avec lui le recrutement d’un cocher que le duc de Castries a désigné (qui devait être de toute confiance). Signé « Maurice ». 120 / 180

136. Marinetti (Filippo Tommaso. 1874-1944), écrivain et fondateur du mouvement du Futurisme. L.A.S., en-tête « Poesia Rassegna Internazionale », marque ronde illustrée d’une femme nue qui se baigne ; de Milano, s.d. (le cachet sec de la Poste semble indiquer février 1909), in-8, 1 p., adressée à « Mon cher Maître » (probablement un peintre) à qui il demande son avis et son adhésion totale ou partielle au « Manifeste du Futurisme ».Minuscule déchirure sans perte au pli des 2 feuillets, renforcée au dos ; beau document. 400 / 700

137. Martin du Gard (Roger, 1881-1958), écrivain. L.A.S., in-8, 2 pp. de Bellême Orne (cachet sec), le 2 septembre 1953, à Pierre Minet (poète et écrivain, 1909-1975) qui l’a sollicité pour entrer à la NRF ; il a alerté Claude Gallimard mais il ne doit pas s’illusionner sur son influence au sein de cette maison. « Je regrette d’ailleurs que vous n’ayez pas vu Gaston ou Claude directement [...]. Le vrai bon truc, je crois, ç’aurait été d’obtenir un délai de vos pilonneurs, de terminer votre nouveau roman, de l’offrir à la NRF, et, à ce moment, de demander cette avance de 90 000 Frs pour le rachat de La Défaite ».En 1947, Pierre Minet publia au Sagittaire La Défaite, confessions qui fut un échec ; il semblerait qu’il n’ait plus rien publié d’important ensuite. 100 / 180

138. Massenet (Jules, 1842-1912), compositeur. Importante L.A.S., in-8, 4 pp., de Paris, le 28 mars 1890, à M. Chevalier directeur de l’Opéra de Nantes : « la date du vendredi 25 avril est donc fixée ! [Massenet donne ensuite ses instructions pour le travail préparatoire, en six points] [...] Avez-vous un bon harpiste... ? Mlle Sybil Sanderson chanterait... avec orchestre à l’air de la Reine de la Nuit (flûte enchantée)... au piano (si vous pouviez faire placer mon piano à queue sur l’estrade) [...]. En supposant que le dernier numéro chanté ait du succès, je pourrais accompagner UNE SCENE D’ESCLARMONDE EN PLUS du programme, cela se fait quelques fois pour remercier le public de son accueil [...]. Amitiés à l’avance à tous mes amis de Nantes ».Massenet avait composé Esclarmonde pour la cantatrice américaine Sybil Sanderson qui était sa muse, en 1889 ; quelques mois après, il devait la présenter à l’Opéra de Nantes. 250 / 450

139. Mauriac (François, 1885-1970). Manuscrit autographe signé, raturé, avec 3 lignes supprimées et variantes, petit in-4 de 4 ff., intitulé « La Guerre ». Article d’une rare lucidité sur Hitler, sur la France, sur la guerre et les hommes : « D’un charnier à un autre charnier, l’humanité n’apprend rien, ne retient rien. La nouvelle guerre est toujours la plus stupide, la moins excusable. Nous y courrons les yeux ouverts. François Mauriac ».Une mention au crayon indique «Temps Présent», nom de la revue créée par Mauriac en 1937. Texte très fort. 600 / 1000

140. Maurras (Charles, 1868-1952). 2 L.A.S. de 1934-1935 ? (in-8, 4 pp.) et du 5 février 1937 (in-8, 2 pp.). Dans la première, il remercie un docteur et ami de son hospitalité à Orthez et depuis il est débordé ; il lui parle d’une liste de médecins francs-maçons puis d’un projet de réunion à Lyon, conférence littéraire et banquet... Dans la seconde lettre, Maurras demande comme un grand service de lui envoyer la « Brinvilliers » qu’il a publiée autrefois en 1891 dans La Plume. Ce texte faisait partie du volume Les Ogresses de Paul Arène, Maurras en avait fait une traduction en provençal. 180 / 300

141. Mercœur (Elisa, 1809-1835), poétesse. Poème autographe signé, in-fo, 1 p. (déchirée sans perte, restaurée au dos), de 25 vers, « Rue du Bac, 43 », adresse d’Elisa Mercœur, c’est là qu’elle devait mourir en 1835, à peine âgée de 25 ans ; destin tragique pour celle qui fut une enfant précoce et qui connut un succès fulgurant dès l’âge de 16 ans ; à 18 ans à peine, elle publiait à Nantes ses Poésies, financées par une souscription fort réussie.Émouvant document. 200 / 400

142. Mérimée (Prosper, 1803-1870). L.A.S., in-8, 1 p., s.l., s.d. (dimanche), à l’administrateur de la Comédie Française : il lui demande s’il peut accorder sa protection à son ami M. Damas, secrétaire de la légation du Portugal, afin que le caissier accepte son argent pour un billet de la première représentation de Fianina. 100 / 200

143. Michelet (Jules, 1798-1874), historien. L.A.S., in-8, 1 p. et adresse au dos (de Caen, 31 juillet 1845), à Mr Tillard (Léon), avocat à Bayeux: Michelet lui annonce qu’il va à Cherbourg et qu’il va passer quelques heures à Bayeux où il couchera peut-être... « Je ne verrai que vous, si vous y êtes. Ne parlez à personne de mon passage à Bayeux, cela m’épargnera des visites. Mille compliments affectueux. J. Michelet » et il ajoute en dessous « Ne me sacrifiez pas les courses, je vous prie, si votre intention était d’y aller ». Cachet de collection SSP. 200 / 400

144. Mistral (Frédéric, 1890-1914). L.A.S., in-8, 3 pp., sur papier bleu (pli renforcé au dos), Maillane, 19 mai 1860, à M. Eugène Long (morceau d’enveloppe timbrée et cachet postal collé en p.4) : « Mon ami Roumanille vient de me transmettre la délicieuse traduction que vous avez faite de ma chanson de MAGALI, et je m’empresse de vous adresser mes remerciements et mes félicitations. J’avais déjà reçu plusieurs traductions en vers de cette pièce, mais aucune n’a su vaincre comme la votre, la difficulté du rythme et serrer le texte d’aussi près ; à bien dire, votre traduction est si parfaite qu’elle est une véritable création. Eh ! Mon Dieu ! Je n’ai été moi-même qu’un traducteur : j’ai trouvé Magali tout en haillons dans nos traditions populaires, je n’ai fait que la vêtir [...] Ce qui m’a ravi, dans la forme nouvelle que vous venez de donner à ce motif, c’est que les rares occasions où la langue française vous force de vous écarter tant soit peu du texte, vous superposez victorieusement l’original. // ex : j’irai cueillir, moi papillon, // ton vermillon, //prendre cet anneau qui vous enchaine //ah ! tu me mets le ciel au cœur... ». 200 / 400

145. Monfreid (Henry de, 1879-1974), aventurier, écrivain et peintre. L.A.S., in-4, 1 p. et adresse au verso, de Paris 11 juin 1958, à Jean Tenant : « J’ai lu avec intérêt l’article que vous a inspiré mon livre Le Sang du Parjure et je vous en remercie, non point pour l’éloge qui me flatte forcément, mais pour le plaisir que me consent votre sensibilité et un esprit compréhensif si rare de nos jours... ». 150 / 250

146. Montherlant (Henry Joseph Frédéric Millon de, 1895-1972). 2 L.A.S., in-4, 1 p. chacune. 1- D’Alger, le 26 décembre 1934 (à Louis Brun): problème de son contrat d’édition et du paiement de ses droits d’auteur. 2- Du 13 décembre 1954 : « J’ai été intéressé par votre article sur Port-Royal. Je trouve très bien que vous ayez rappelé que le jansénisme fut LE COTÉ GAUCHE du XVIIe siècle ; cela reprend ce que j’ai dit souvent ; que ce fut l’affaire Dreyfus de ce siècle. Je n’ai pas eu d’idées perfides en mettant la lumière sur le doute religieux de la sœur Angélique ; j’ai été au point le plus pathétique de l’histoire, comme l’aurait fait tout dramaturge. Ma note « Du côté de la souffrance » est en accord avec votre [...] : c’est la persécution qui a apporté la postérité à Port-Royal... ».Précisions fort intéressantes pour une bonne approche de ce célèbre ouvrage de Montherlant. 600 / 1000

147. Moréas (Joannis Papadiamantopoulos, dit Jean, 1856-1910). L.A.S., in-12, 3 pp. de Paris le 20 septembre 1903 : « Très chère Iphigénie [à la comédienne qui tint ce rôle dans la pièce de Moréas Iphigénie à Aulis]. J’ai lu votre lettre avec dilection. Vous avez non seulement la Beauté et le Don tragique, mais un esprit du diable [...]. Je suis enchanté de savoir que le portrait vous représente bien dans le seul rôle digne de votre talent... ».Le Iphigénie de Moréas est encore joué de nos jours, à Athènes, à l’Odéon, etc. 150 / 300

148. Musiciens. Important lot de 41 pièces autographes en grande majorité des L.A.S. de : P. Berthier ; Nadia Boulanger ; A. Bruneau ; Pablo Casals (photographie) ; A. Cortot ; Daniel-Lesur ; E. Darnais ; G. Delerue ; C. Delvincourt ; T. Dubois ; J.-L. Florentz ; B. Godard, compositeur : L.A.S. (in-8, 4 pp.), du 18 octobre 1887, à M. Colonne (des Concerts Colonne et Lamoureux) : il le remercie de faire jouer Scènes poétiques mais il aimerait « mieux voir sur [leur] programme [sa] Symphonie Orientale qui est une oeuvre beaucoup plus intéressante et beaucoup plus à effet (dans une grande salle) que les Scènes Poétiques » ; A. Guilmont ; Reynaldo Hahn ; Vaclav Holzlenecht ; Ch. Lecocq (3 lettres) ; Mgr Maillet ; Victor Massé ; Mauranne ; Meyerbeer ; Darius Milhaud ; Yves Nat ; Carl de Nys ; Raffi Ourgandjan ; E. Paladilhe ; P. Paray ; G. Pierné ; R. Planquette ; H. Rabaud ; Ernest Reyer (2 lettres) ; G. Ropartz ; A. Roussel ; Florent Schmidt (2) ; Elisabeth Schwarzkopf ; A. Thomas et F. de la Tombelle. 400 / 700

149. Musset (Alfred de, 1810-1857). L.A.S., in-8, 1 p., de (Paris) 6 rue du Mont-Thabor, samedi 6 août (sans précision), à un « cher Comte » : il lui demande de bien vouloir lui fixer un moment pour venir le voir et causer avec lui.Petit manque angulaire au second feuillet blanc. On ajoute un morceau de l’enveloppe avec l’adresse de Musset «de l’Académie Française, quai Voltaire 21 (bis)» ; le portrait gravé par Pollet d’après Ch. Chandelle. 150 / 230

150. Napoléon Ier (Bonaparte, 1769-1821), Empereur des Français. Apostille « accordé » et signature « NP » sur une demande signée de Clarke, comte d’Hunebourg et tout nouveau Ministre de la Guerre, d’autoriser le Sr Dugazon à entrer au service du Roi de Naples ; du 26 août 1807 ; in-folio, 1 p., apostille datée de St Cloud le 29 août 1807.Bel état. 700 / 1200

151. Napoléon III (Charles Louis Napoléon Bonaparte, 1808-1873). Apostille et signature autographe de la main de l’Empereur en date du 18 juillet 1865, sur une demande de grâce : « Proposer pour la grace s’il n’y a pas de fortes raisons contre. Napoléon » ; cachet du cabinet du Ministère de la Justice et des Cultes du 19 juil. 1865 ; in-folio, 1 p. (absence de la deuxième page, blanche). 300 / 600

152. Neufchateau (comte Nicolas-Louis-FRANCOIS de, 1750-1828). L.A.S., in-4, 3 pp., de Paris le 5 septembre 1818, papier à en-tête de la Société Royale et Centrale d’Agriculture avec fleuron emblématique gravé, adressée à M. Degouvenain, membre de l’Académie de Dijon ; importante lettre : François de Neufchateau, après avoir mené une carrière politique qui le vit Ministre à plusieurs reprises, s’attarda aux problèmes économiques et fut un des fondateurs de la Société d’Agriculture ; il présida la Société Centrale d’Agriculture jusqu’à la fin de sa vie ; il écrit à Claude-Antoine Degouvenain, membre de l’Académie de Dijon, qui consacra sa vie à étudier la fermentation et réussit à fabriquer des vinaigres supérieurs à tout ce qui se faisait à l’époque ; Neufchateau, fort intrigué par cette fabrication et en voyant tout l’intérêt économique général, tente, dans ce courrier, de lui arracher quelques renseignements d’ordre scientifique.Très intéressant. 300 / 600

153. Noailles (Anna-Elisabeth, née Princesse Bibesco Bessarade de Brancovan, 1876-1933). L.A.S., in-4, 2 pp., daté de mercredi soir (?), adressée à un auteur ou éditeur d’un ouvrage intitulé « De qui est-ce » : elle proteste car son nom se retrouve dans un texte qu’elle qualifie de « charmante facétie » qui n’est pas d’elle ; « vous admettrez comme moi, qu’il est IMPOSSIBLE que de tous les auteurs que vous citez, je sois le seul qui ait le surprenant privilège de ne devoir sa personnalité qu’à votre talent ».Intéressante anecdote ! 150 / 250

154. Nodier (Jean Charles Emmanuel, dit Charles. 1780-1844), écrivain et critique. 3 pièces. 1- Note autographe, in-8, 1 p. oblong intitulée « Catalogue des livres de la Bibliothèque de M. Leber. Tom. 1er », s.l., s.n. (imprimé en 1839) : « Au point de décadence où sont parvenus les arts les plus élevés de la pensée [...] c’est une heureuse direction de l’esprit que celle qui porte tant d’amateurs à faire le catalogue raisonné de leurs livres [...]. La philosophie du dix-huitième siècle avait dit : LES DIEUX S’EN VONT. La Révolution Française, si formidable écho, a crié : LES ROIS S’EN VONT. La civilisation, perfectionnée au plus haut degré par une révolution de plus, sait maintenant, à n’en pas douter, que TOUT S’EN VA, et comme la littérature est l’expression de la société, c’est elle qui ouvre la marche ». 2- Poème autographe de 6 vers, in-16, recto-verso, brouillon au recto et mise au propre au verso, les deux signées. 3- Poème autographe signé de Th. P. de Colombey « À Charles Nodier lors de son passage à Bruxelles, mai 1835 », petit in-4, 2 pp. 250 / 450
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