I. ale dialogue ou la double médiatisation du discours I. A. 1Absence de discours commentatif








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II.BNouvel Essor


Déclin du théâtre au XIVème siècle (guerre de 100 ans, peste noire…) Après, explosion de formes comiques.

II.B.1Sermons joyeux et monologues


Sermons joyeux : Saint-Andouille, Saint Frappe-culz, tournent en dérision les sermons religieux avec un latin macaronique, plaisanteries obscènes.

Monologues : caractère dramatique plus marqué, Le Franc Archer de Bagnolet. Structure en deux temps, le plus souvent 1ère partie récitation : un soldat bravache qui se vante, 2ème partie jouée : le soldat est ridiculisé.

Parfois certains acteurs étaient dans le public pour lancer des commentaires.

II.B.2Les Farces


De 1440 à 1560.
        • Les parades


Deux perso qui se disputent et se battent. On retrouve cette structure chez Molière, le théâtre de Guignol, Beaumarchais Colin et Colette, Picasso et Cocteau Parade.
        • Le cocu ridicule


Topos de l’époque. On le retrouve chez Molière, L’École des Maris. La Farce du Cuvier : une femme ordonne à son mari de noter sur un rollet toutes les tâches qu’elle lui ordonne de faire. Elle tombe dans un cuvier et son mari “ne peut” la sauver car ce n’est pas écrit sur son rollet. Il finit par l’aider à condition de redevenir le maître. Le comique naît de plusieurs sources, “ne peut” l’aider, rapidité des ordres donnés par rapport à la lenteur du mari pour les noter.
        • Le benêt


Autre personnage type, répond de travers d’où coq-à-l’âne, quiproquos.
        • La Farce de Maître Pathelin


Guillemette, femme de Pathelin, laisse entendre qu’il est un avocat véreux. Pathelin berne le drapier Guillaume en jouant le mourant (mélange plusieurs dialectes comme s’il délirait d’où comique) Pathelin est à son tour berné par un berger qu’il défendait contre le même drapier : il lui a conseillé de répondre « Bée » à toutes les questions pour faire croire qu’il est idiot, le berger répondra de même au moment de payer Pathelin.
        • Les ressorts de la Farce


Perso figé dans un rôle. Le nom est une étiquette (Guillaume, le niais, Jacques, le sot). Tjrs un dupé. Du Bellay condamne ce genre dans Défense et Illustration de la Langue Française mais il survit jusqu’au XVIIème siècle.

II.B.3Soties et Moralités

        • La Sotie


Genre extrêmement carnavalisé. Théâtre engagé, de contestation. Pour les « sots » la sottise est une qualité supérieure et ils dénoncent ainsi les failles du système. Parfois dirigés par un meneur de leu, « La Mère Sotte » 1461, Les Gens nouveaux qui mangent le monde et le logent de mal en pis : satire de la corruption des juristes. Ce théâtre fut l’objet d’une censure sévère mais Malherbe en parle encore en 1625. Cette forme se retrouve chez Shakespeare. Son esprit se retrouve chez Rabelais, Voltaire, Jarry. Gide intitule certains de ses textes dont Les Caves du Vatican de soties.
        • Les Moralités


Affirment un caractère didactique. 1507, La Condamnation du Banquet de Nicolas de la Chesnaye. Aujourd’hui ce genre paraît froid du fait d’un large recours à l’allégorie.

Je hais l’art symbolique dans lequel la représentation perd toute spontanéité pour devenir machine, allégorie, effort vain et mal compris, car le seul fait de donner un sens allégorique à la représentation montre clairement que l’on considère déjà celle-ci comme une fable qui n’a en soi aucune vérité, ni imaginaire ni réelle, et qui est faite pour la démonstration d’une quelconque vérité morale. (Pirandello préface de Six personnages en quête d’auteur)

II.B.4Les Mystères


Ils constituent la lointaine origine du drame. Relatent la vie d’un saint en entier (le Miracle n’en montre que des épisodes) 1450, Le Mystère de la Passion d’Arnoul Gréban. Renaît au XXème siècle (Péguy Le Mystère de la charité de Jeanne d’Arc, Claudel L’Annonce faite à Marie) alors que le genre est mort en 1548 car ces représentations furent interdites.

II.B.5Le lieu théâtral au Moyen-Âge


Comme les scènes médiévales n’ont pas de coulisses, les acteurs pratiquent le « jeu simultané ». Le décor est sommairement représenté (une table et un lit pour figurer un intérieur) Cette utilisation de l’objet-emblème qui, à lui seul, situe le lieu de l’action, longtemps méprisé car le procédé n’est pas propre à l’illusion, retrouvera son efficacité scénique dans le théâtre moderne.
Conclusion

Le rire médiéval, dans toutes ses facettes, est indissociable des conditions culturelles qu’il faut reconstituer : la satire exige la connaissance des valeurs éthiques, esthétiques et sociales ; la parodie suppose celle des rites et des langages ; la fantaisie n’existe que par rapport à un univers cohérent qu’elle peut désorganiser (Daniel Poirion, Précis de Littérature Française du Moyen-Âge)

Ce théâtre se constitue en se démarquant par rapport à la littérature épique et romanesque. Il ne permet pas l’identification. Trop jeune pour réfléchir sur lui-même, il n’a pas de théoricien. Sauf, peut-être, un épisode de La Farce des Bateleurs :
Le Bateleur (qui fait l’éloge du métier de comédien) : J’y ai été, j’y ai été, au grand pays de badinage.

La Première femme : Avez-vous quelque beau personnage ? Car c’est ce qui nous mène.

Relation acteurs-spectateurs.

Enfin, c’est un théâtre né spontanément, qui ne se préoccupe pas de distinguer les genres. Au sein d’une même œuvre, les éléments comiques et sérieux peuvent se côtoyer.
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