I. ale dialogue ou la double médiatisation du discours I. A. 1Absence de discours commentatif








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III.CLes modalités de la représentation

III.C.1Le lieu

        • Du décor multiple au décor unique


Au XVIIème siècle, utilisation du décor simultané, trois toiles peintes (une au fond de la scène et deux sur les côtés) représentent 3 lieux assez proches.
        • L’espace scénique


Là aussi, l’unité de lieu entre en conflit avec le respect de la vraisemblance. Dans Polyeucte, l’action se déroule principalement dans une antichambre commune aux appartements de Félix et de sa fille, ce qui rend vraisemblable les rencontre amoureuses entre Pauline et Polyeucte ainsi que les entrevues politique entre Félix et Sévère.

Chez Racine, la sortie de l’espace scénique équivaut souvent à la mort cf. Andromaque, Iphigénie, Bazajet, Phèdre.
        • L’espace dramaturgique


Espace de l’action imaginaire (le palais de Thésée)
        • Le vêtement


Les comédiens jouaient en costume d’époque, d’où la rareté des allusions aux habits dans le texte sauf lorsque ceux-ci portent l’inscription du malheur

Que ces vains ornements, que ces voiles me pèsent ! (Phèdre, Phèdre I3)

III.C.2Actes et liaisons de scènes


Division héritée des antiques. Comme il est nécessaire de moucher les bougies toutes les ½ heures afin d’éviter que l’atmosphère ne soit trop enfumée, les actes ne doivent pas dépasser cette durée. Chaque acte doit se terminer sur un suspense, il doit

Laisser une attente de quelque chose qui se doive faire dans celui qui suit (Corneille, Premier discours)

D’Aubignac fixe les limites du nombre de scènes d’un acte, entre 3 et 8.

Les scènes doivent sembler s’enchaîner de façon non arbitraire (contrairement au théâtre médiéval) : liaison de vue, de présence ou éventuellement de bruit, ce que Corneille déconseille.

III.DLes personnages


Caricature des personnages types du théâtre dans L’impromptu de Versailles de Molière.

III.D.1Les rôles tragiques

        • Rois et héros


Selon Corneille, le roi peut n’être que roi s’il ne s’occupe que de la conservation de son trône (Auguste dans Cinna), que homme s’il ne s’occupe que de sa passion si celle-ci ne met pas l’état en péril (Grimwald dans Pertharite), juge s’il règle les intérêts des autres (Don Fernand dans le Cid) Ces fonctions peuvent être cumulées, ainsi Félix dans Polyeucte assume les trois fonctions.
        • Disparition du personnage protatique


De protase, personnage qui n’est là que pour écouter l’exposé de la situation. Il est inutile dans la tragédie classique car tous les perso connaissent la situation.
        • Le confident


Fonction d’écoute ; très importante dans la tragédie classique exemple, Œnone dans Phèdre, Elvire dans Le Cid. Sa présence limite la place des apartés. Corneille avait horreur des apartés qu’il n’utilise que dans Le Menteur. Dans Britannicus les deux confidents, Narcisse et Burrhus jouent un rôle dramatique essentiel de mauvais et bon conseilleur.

III.D.2Les rôles comiques


Que la nature [humaine] soit donc votre étude unique

Auteurs qui prétendez aux honneurs du comique (Boileau, Art Poéyique)
        • Le tableau des mœurs


Molière représente sur scène la société de son temps, d’où la difficulté selon lui :

Lorsque vous peignez des héros, vous faites ce que vous voulez[…] Mais lorsque vous peignez des hommes, il faut peindre d’après nature. On veut que ces portraits ressemblent, et vous n’avez rien fait si vous n’y faite pas reconnaître les gens de votre siècle. (“Dorante” (=Molière) La Critique de l’École des Femmes)

Molière ne tente jamais d’analyser les causes des défauts des hommes.

Devise de la Comédie : Castigat ridendo mores “C’est en riant qu’elle corrige les mœurs” (Santeul, contemporain de Molière)
        • Le jeu moliéresque


S’inspire des farceurs du Pont-Neuf et des Comédiens italiens dirigés par Scaramouche, mime incomparable. Dans la Commedia dell’arte, chaque comédien jouait toujours le même rôle, la représentation était un patchwork de passages appris et astucieusement combinés.

A partir de 1666 avec Le Misanthrope, le jeu change, le comique est moins farcesque. Malade, Molière exploite son physique pour l’Avare ou le Bourgeois Gentilhomme.
        • Comédie et farce


Dans la farce aucun perso ne nous apitoie, « Tel est le trait pertinent qui permet de différencier la farce de la comédie » ( MCH). Dès l’époque romantique, le public est sensible à cet aspect inquiétant du comique moliéresque
Quelle mâle gaieté, si triste, si profonde

Que lorsqu’on vient d’en rire ; on devrait en pleurer ! (Musset)
Après la mort de Molière, la farce tombe dans le discrédit. Il faudra attendre le XXème siècle pour qu’elle retrouve son prestige avec Chaplin, Les Marx Brothers, Ionesco ou Beckett.

III.D.3Vers une conception nouvelle des rôles


Rôles tragiques et comiques sont nettement différenciés dans le théâtre classique. Corneille exprime son scepticisme sur le bien-fondé de la répartition noblesse/tragédie, peuple/comédie.

Je ne crois pas que, bien que les personnes soient illustres, l’action le soit assez pour s’élever jusqu’à la tragédie. (Premier discours)

Pour lui c’est l’action qui détermine avec pertinence le caractère de la pièce, non le rang des perso.

Corneille, très en avance sur son temps, émet l’idée que la tragédie serait peut-être plus émouvante si la distance établie par le rang entre le héros et le spectateur était abolie. (MCH)

Dans Amphitryon de Molière qui n’est plus qu’une simple histoire d’adultère, l’absence d’Alcmène au dénouement, le silence d’Amphitryon marquent la défaite des Dieux en même temps que leur éviction de la scène des temps modernes.

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