I. ale dialogue ou la double médiatisation du discours I. A. 1Absence de discours commentatif








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III.ELe langage dramatique

III.E.1L’hypertrophie de la parole


Le langage occupe une place majeure dans le théâtre classique

Au théâtre, parler c’est agir (d’Aubignac, la Pratique du théâtre)

La particularité du théâtre français consiste peut-être en ce que tout y est dit (Jorge Lavelli, mise en scène de Polyeucte, 1986)

Le rythme ample, la majesté de l’alexandrin classique exerce sur le spectateur d’alors une véritable fascination, pour ce public pourtant si attaché à la vraisemblance, il n’apparaît pas artificiel que le langage fût si éloigné de la langue parlée. Le spectateur du XXème siècle, lui perçoit l’alexandrin comme un emblème de la beauté irréaliste de la scène.

III.E.2Tirades et stichomythies


Le goût des tirades est hérité de l’antiquité. Les stichomythies conviennent aux moments de forte tension cf. Le Cid

Rodrigue

Ô miracle d’amour !

Chimène

Ô comble de misères !

Rodrigue

Que de maux et de pleurs nous coûteront nos pères !

Chimène

Rodrigue qui l’eût cru ?

Rodrigue

Chimène, qui l’eût dit ?

Chimène

Que notre heur fût si proche, et si tôt se perdît ?
Ressemble à un chant d’amour.

III.E.3Le récit


Corneille prend toujours soin d’en justifier la nécessité. Il doit être également motivé sur le plan psychologique
        • La place du récit


A l’exposition, le récit joue un rôle explicatif, cf. récit d’Oreste à Pylade dans Andromaque. Il se situe rarement au milieu de la pièce, dans Horace il est fragmenté pour ne pas trop ralentir l’action.

Les plus longs récits se situent en fin de pièce, ils content souvent une bataille, cf. récit de Rodrigue de sa victoire sur les Mores dans le Cid. Un des récits le plus célèbre est celui que fait Théramène de la mort d’Hippolyte dans Phèdre.
        • Les types de récits


Dans Phèdre, récit de récit. Hippolyte narre le récit que lui faisait Théramène des exploits de Thésée, cela souligne la dette symbolique d’Hippolyte à son père. Chez Racine, le perso qui raconte est dans un état subhallucinatoire.

Récit de songe : souvent ils ont une fonction de prolepse (rêve prémonitoire) cf songe d’Athalie, songe de Pauline dans Polyeucte. Le confident tente généralement de détromper le héros quant à l’interprétation du songe.
        • Récits et jeux de scènes.


Chez Molière, le temps du récit (par exemple la lecture d’une lettre) est l’occasion de montrer les réactions mimées des perso. L’École des femmes, Arnolphe se décompose au fur et à mesure qu’Horace lui lit la lettre qu’il a reçue d’Agnès et qui le transporte de joie, contraste de l’attitude des deux perso (Horace ne s’aperçoit pas du changement d’humeur d’Arnolphe) d’où comique.

III.E.4Le monologue


Pour qu’il apparaisse naturel, les auteurs lui donnent souvent la forme d’un dialogue fictif.
        • Le monologue cornélien


Il est généralement le temps de maturation nécessaire à la décision. Sa place dans l’architecture d’ensemble de la pièce est chargée de signification.
        • Les stances, une forme particulière de monologue


Forme très à la mode au théâtre de 1630 à 1660. Corneille y a souvent recours tandis que Racine ne les utilisent que pour La Thébaïde. Constituées de strophes régulières construites sur un même modèle rythmique.
        • Le monologue racinien


Lui donne la plupart du temps l’aspect d’un dialogue fictif. Il saisit le personnage de l’intérieur ce qui permet au spectateur de pénétrer l’intimité du perso. La distance qui sépare le public du héros tragique est momentanément abolie, ainsi Thésée redevient-il père plus que roi lorsqu’il vient de maudire son fils et qu’il est au comble du désespoir.
        • Polyphonie des monologues moliéresque.


Ils sont souvent l’occasion d’un jeu sur l’artifice de la situation théâtrale. Exemple, monologue d’Harpagon qui a perdu son argent et qui s’adresse au public

Que de gens assemblés ! Ils me regardent tous et se mettent à rire…

La tragédie, plus illusionniste que la comédie au XVIIème siècle, feint d’ignorer totalement la présence du public.

Dans Amphitryon, Sosie imite la voix d’Alcmène, dans le Malade Imaginaire, Argan utilise plusieurs registres, ces monologues sont polyphoniques.
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