I. ale dialogue ou la double médiatisation du discours I. A. 1Absence de discours commentatif








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III.FNature du plaisir tragique

III.F.1Pas de sang sur la scène

        • Les bienséances


Il est interdit de montrer du sang sur scène au XVIIème siècle, ce qui ne correspond pas aux préceptes d’Aristote qui voit dans l’événement pathétique la source essentielle du plaisir. Cet événement est

Une action qui fait périr ou souffrir, par exemple les agonies exposées sur scène

Le goût change à l’époque classique

Ce n’est point une nécessité qu’il y ait du sang et des morts dans une tragédie : il suffit que l’action en soit grande que tous les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées et que tout s’y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie. (Racine, préf. de Bérénice)

Ce goût s’oppose à celui de l’époque précédente, notamment au théâtre élisabéthain, la scène shakespearienne est, selon Voltaire « un lieu de carnage ».
        • Le corps occulté


La mort n’a lieu qu’en coulisses. L’Athalie de Racine se tue sur scène mais expire en coulisses.
        • Le récit-écran


Si la vue du sang déplait, son évocation dans le discours est une source de pathétique fort appréciée. Le mot sang est maintes fois évoqué dans le récit de Théramène de la mort d’Hippolyte. C’est par son regard que le spectacle effroyable est offert aux spectateurs.
        • L’épée, objet emblème


L’objet ensanglanté, fréquent dans la tragédie, fonctionne comme une métonymie de la mort. (MCH)

Chimène

Ôte-moi cet objet odieux (= l’épée qui a servi à tuer son père)

Qui reproche ton crime et ta vie à mes yeux

(Corneille, Le Cid)
L’épée contient toujours une menace de mort imminente lorsqu’elle apparaît sur scène, cf dans Phèdre lorsque celle-ci supplie Hippolyte de la tuer.

III.F.2Un plaisir paradoxal


L’action comique et tragique ont en commun d’être des situations d’échec. Mais le tragique est la destruction d’une force considérée, partiellement du moins comme bonne. Dans la comédie, le plaisir ressenti est une « fantaisie de triomphe » selon l’expression de Charles Mauron, dans la tragédie, c’est 

le plaisir de pleurer et d’être attendri (Racine préf. de Bérénice)
        • Les deux ressorts tragiques, pitié et crainte


La catharsis, cf Aristote qui raisonne déjà comme Freud en termes d’économie libidinale. Il faut également faire intervenir le processus dénégatif mis en jeu par l’illusion.

Le plaisir de la tragédie procède de ce que nous savons bien que c’est une fiction […] Si nous arrivions à croire un moment les meurtres et les trahisons réels, ils cesseraient à l’instant de nous causer du plaisir. (Stendhal, Racine et Shakespeare)

Pour être parfait, le personnage doit avoir les qualités propres à susciter pitié et terreur, c’est pour cela que Racine considère Phèdre comme un personnage parfait puisqu’elle n’est selon lui

Ni tout à fait coupable, ni tout à fait innocente
        • Un nouveau ressort tragique, l’admiration de la vertu


Ce principe, en excluant de la scène toutes les personnes tout à fait vertueuses, bannit en principe les personnages de martyrs. Or Polyeucte et Rodrigue qui inspirent la pitié mais non la crainte (que leur châtiment s’abatte sur nous puisqu’il est immérité) ont néanmoins beaucoup plût. Pour Corneille l’admiration de la vertu peut être un ressort du plaisir ressenti. Les deux dernières pièces de Racine, Esther et Athalie qui offrent une opposition très marquée entre les bons et les méchants, montrent que les goûts du public commencent à changer.


IVLe drame



Naissance à la deuxième moitié du XVIIIème siècle. C’est de lui que naîtra la « pièce » contemporaine.

Son esthétique où prédomine le goût du spectacle a définitivement ruiné l’esthétique classique de la pureté. (MCH)
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