I. Pourquoi parler d’action publique et non de politique publique?








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II. Pourquoi parler de nouvelle action publique ?



Il existe trois dimensions importantes pour lesquelles nous caractérisons cette action publique de « nouvelle » :


  • Nouveaux modes de coopération. Devant le phénomène d’interdépendance accrue, on peut se poser la question de savoir si la société n’a pas atteint un niveau de fragmentation qui la rend moins gouvernable.

Ex : Pour les préparations à « Marseille Provence 2013 » (nommant Marseille capitale européenne de la culture), les problèmes de coordination furent si importants que le Directeur Général a démissionné.


  • Nouveaux modes de négociation. Dans Le pouvoir périphérique, Pierre Grémion montre comment l’action publique territoriale se négociait dans les 50s-60s. il s’agissait d’une régulation croisée : une bonne partie des négociations opérées entre l’Etat et les collectivités s’opéraient à deux niveaux :

    • entre les préfets et notables au niveau local, avec des compromis locaux

    • lorsque ces mêmes élus (grâce au cumul des mandats, ils étaient bien souvent aussi à l’Assemblée) allaient négocier directement avec les autorités centrales.

Aujourd’hui, de nouveaux modes de négociation sont venus s’ajouter à ces anciens modes de négociation, reposant notamment sur des instruments incitatifs. Dans les relations entre les acteurs, via les instruments financiers, on va ainsi chercher à orienter l’action de telle ou telle chose vers un résultat prédéfini.


  • Nouveaux modes de légitimation des gouvernements. Cette logique de résultat est le troisième élément, et découle directement du second. Fritz Scharpf a résumé cette idée en parlant de légitimité par les outputs, c’est-à-dire ce qu’on évalue comme les résultats de l’action (alors que les inputs sont les moyens injectés). Cette mise en place d’instruments d’évaluation va orienter le questionnement sur l’action publique vers la mesure des résultats, ce qui peut parfois s’avérer absurde. Ex : Ministre des Sports en 2007, Mme Bachelot voyait son action publique évaluée en fonction du nombre de médailles remportées par la France aux JO.

(≠ avant, l’action publique était légitime en fonction du poids budgétaire ; c’était donc essentiellement une question de moyens)

CONCEVOIR

LA NOUVELLE ACTION PUBLIQUE
LES INSTRUMENTS EVALUATIFS ET INCITATIFS DU NOUVEAU MANAGEMENT PUBLIC

REFORMES HOSPITALIERES ET UNIVERSITAIRES


I. Principes et méthodes du New Public Management



Voir texte d’Yvon PESQUEUX.
Le New Public Management est un corps d’idées issues des USA dans les 70s, selon lequel l’accent est mis sur l’efficacité de l’action publique suivant une logique de résultats (outputs). Il s’agit du triomphe progressif d’idées alternatives au keynésianisme, avec l’Ecole de Chicago, menée par Milton Friedman, qui introduit dans l’analyse économique une rupture des modes de pensée.

On assiste donc à un changement de paradigme, le nouveau étant que l’ensemble des faits sociaux peut s’analyser à travers les instruments de la micro-économie, à travers des questionnements relatifs à l’équilibre entre offre et demande sur un marché.

 Gary Becker, disciple de Friedman, a traité tous les faits sociaux avec cette grille d’analyse entre offre et demande.

C’est l’idée qu’au fond, les organisations publiques peuvent être appréhendées comme des acteurs pourvoyeurs de biens, ce qui permet l’analyse des conditions de l’échange, en monétisant ce qui ne l’était pas. Par la suite, la question sera aussi de savoir s’il s’agit de la juste valeur, du bon prix.

A/ Les principes





  • l’analyse des produits plutôt que du processus.

  • avec pour objectif de réduire les dépenses publiques, et donc d’alléger le poids des dépenses de fonctionnement.

  • l’approche va donc s’inspirer de l’analyse néo-classique, assimilant les usagers à des clients, l’important étant ainsi de satisfaire une certaine qualité (puisque rapport qualité/prix).

  • avec des résultats qui se basent donc sur des indicateurs précis (ex : les salaires, l’impact des publications de l’enseignant,…). Mais cela pose des problèmes, notamment le poids des influences politiques, qu’il faut limiter au maximum si on veut optimiser l’activité des organisations publiques. Ainsi, on peut éviter l’électoralisme et le clientélisme, qui sont une distorsion, non conçus comme le mode normal (avec encore l’analyse coût/bénéfice).

  • pour plus de performance : plus de concurrence, puisque toute situation de monopole nuit à l’intérêt du consommateur.


 Pour réguler le pouvoir politique : besoin d’agences indépendantes chargées de réguler ce marché. (ex : beaucoup d’agences au niveau de l’UE)

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