I. Pourquoi parler d’action publique et non de politique publique?








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L’hypothèse d’une « classe capitaliste transnationale » (TCC = Transnational Capitalist Class) défendue surtout en UK et aux Pays Bas.


Ce serait une forme nouvelle d’hégémonie de ces grandes politiques transnationales qui seraient en capacité de contrôler le gouvernement. Leslie Sklair l’a beaucoup défendu, mais on lui a reproché que c’était plus philosophique que sociologique, car il apporte peu d’empirie et de preuves.
Première hypothèse :

Les réseaux domestiques, nationaux, demeurent plus développés que ceux transnationaux : les enjeux politiques et économiques seraient encore déterminés par des institutions nationales. Ces arrangements transnationaux sont le fait d’une petite minorité, qui serait comme un « inner circle » qui assure les relations entre les différents pays européens. + Le fait qu’il y a une centralité des banques et compagnies d’assurance.
Comparaison des densités, pour savoir la densité des réseaux nationaux mais aussi transnationaux de fait. Ces milieux d’affaires sont structurés sur des bases nationales.

Solidarités financières importantes entre les grands groupes, auxquelles les CA tiennent.

Aux Pays Bas au contraire, un mouvement libéral dans les 1980s a ouvert aux entreprises européennes. Les entreprises du CAC 40 sont les plus insérés en Europe. La faiblesse structurelle de la France se trouve en matière de PME, du fait notamment de l’importance des grands groupes justement.
Deuxième hypothèse : sur les 4 années seules 35 personnes sont les mêmes ( inner circle transnational). Absence cependant de grandes figures nationales ce qui montre la fragilité.

Profils financiers, et souvent pas des chefs d’entreprise de premier plan, plutôt des bras droits de grands patrons.
Troisième hypothèse : Proie des institutions financières.

Forte représentation des institutions financières au niveau transnational. Cette intégration financière qui émerge, montre qu’il y a un effet d’intégration monétaire.

La zone euro est une zone contrôlée par un faible nombre d’individus et est centralisée par les banques. Forme de capitalisme financier, pour contrôler les dynamiques de la zone euro.

Alternative : recapitaliser ou vendre. C’est donc un faux débat économique sur les nationalisations, car l’alternative est entre la nationalisation ou la vente à des entreprises étrangères.
Idées reçues à remettre en cause :

  • Idée selon laquelle ces entreprises multinationales seraient toute puissantes. Or le fait qu’il existe différents espaces nationaux montre précisément l’inverse : ces entreprises évoluent dans un univers qui met en concurrence différents milieux d’affaires. Il n’y a donc pas de monopole (mais cela ne veut pas dire qu’à terme il n’y en aura pas).

  • Idée que l’axe franco-allemand est déterminant ; or il s’appuie principalement sur EADS, et vu les crises qui l’ont ébranlé, on n’est pas sur que les relations franco-allemandes soient si florissantes.

  • Dans un contexte de crise, il n’y a pas nationalisation VS privatisation, mais nationalisation VS investissement direct de firmes étrangères en Europe. L’enjeu politique se pose au niveau du contrôle.


NOUVELLES RELATIONS INDUSTRIELLES EN EUROPE

GOUVERNANCE D’ENTREPRISE ET INEGALITES SOCIALES
Les relations industrielles peuvent se concevoir comme les relations professionnelles. Ce terme vient de la discipline nommée en anglais « industrial relations », car en UK les syndicats sont bien implantées dans les usines.
La théorie des syndicats : Hicks et Dunlop.

Cette théorie a émergé après la WWII, dans le contexte britannique. Dunlop a insisté sur ces systèmes de relations industrielles : il fait une analyse des acteurs en présence, en premier lieu les organisations patronales et syndicales, qui étaient dans et en-dehors des entreprises, sur des enjeux relatifs aux salaires, aux conditions de travail,... Un troisième acteur est l’Etat, c’est-à-dire les administrations d’Etat et les différentes organisations publiques qui interviennent dans ce dialogue entre syndicats et patronat (c’est-à-dire le dialogue social). L’Etat est conçu comme un arbitre : il est le garant de la négociation collective, donc de négociations systématiques, qui s’organisent par branches industrielles ; ils vont négocier des conventions collectives, qui dépassent le cadre d’une seule entreprise, puisque cela s’applique à l’ensemble des entreprises d’un même secteur. + constat de négociation sur les salaires.
On avait le même schéma en France, mais avec un univers syndical beaucoup plus fragmenté. De fait, l’Etat lui-même va garantir la représentativité des syndicats.
La question posée à travers la discipline des relations industrielles est la question de la capacité des travailleurs à faire valoir leurs intérêts dans leurs relations avec les employeurs.

Ces théories des relations industrielles vont se poser des questions en matière du pouvoir de négociation des rémunérations, et vont se demander à quelles conditions les syndicats vont pouvoir négocier en matière salariale et de conditions de travail. Il ressort deux constats basiques :

  • Une opposition possible entre la rationalité individuelle et le comportement collectif  paradoxe de Mancur Olson : théorie du free rider (passager clandestin), qui peut gêner les mobilisations collectives. D’ailleurs les taux de syndicalisation révèlent bien ce processus, puisqu’il y a eu une chute considérable : on se situe désormais autour de 6%.

  • Une opposition possible entre les objectifs des dirigeants des syndicats et la base des syndicats. On le trouve beaucoup dans la dynamique d’européanisation des mouvements, car on observe que négocier à l’échelle européenne est devenu un métier en soi, et c’est un métier qui tend à couper les dirigeants syndicaux européens des dynamiques des différentes bases syndicales, surtout que d’un pays à l’autre ces bases ne réagissent pas de la même manière.

 Le schéma traditionnel des relations industrielles va se retrouver à l’échelle européenne, mais de manière compliquée car on y multiplie les niveaux de négociation.

Cette multiplication est finalement une difficulté très importante pour les organisations syndicales, dont les conquêtes sont désormais limitées.
Un autre événement important dans ces relations, mis en avant par le chercheur Michael Piore, qui a insisté sur la segmentation du marché du travail, à travers deux distinctions analytiques :

  • Marchés du travail internes / marchés du travail externes. Le marché du travail interne va fonctionner selon un ensemble de règles qui vont être propres à chaque entreprise. De manière classique, les entreprises ont des politiques de rémunération, d’intéressement, de formation,… Dans la logique de la carrière dans l’entreprise, de promotion interne, on va avoir des salaires définis sur une base hiérarchique et plutôt rigides (avec une grille de salaire bien définie). Or certaines entreprises (multinationales, qui sont de fait bureaucratisées) ont un fonctionnement relativement comparable avec celui des administrations. Cela veut dire qu’il y a des organisations, des dynamiques, basées sur des relations contractuelles dans l’entreprise, mais en même temps cadrées par des conventions collectives assez fortes. Le mouvement syndical a beaucoup plus de prise sur ce marché du travail interne, car ils sont davantage représentés dans les administrations et grandes entreprises. A l’inverse, les marchés externes permettent d’accéder à des emplois de manière externe, c’est-à-dire qu’ils obéissent à des logiques de fixation des salaires qui se font via des formes de concurrence qui peuvent être exacerbées lorsqu’il y a crise (et donc les conditions sont moins intéressantes). D’autant plus que les syndicats ont peu de prise sur ces marchés.

  • Marché primaire / marché secondaire. Le marché primaire est celui des emplois stables, bien rémunérés, et défendus par les syndicats, tandis que le marché secondaire est celui des emplois précaires, peu rémunérés et peu défendus par les syndicats. On peut appliquer ce dualisme à toutes les organisations, y compris les organisations publiques (ex : IEP). Depuis quelques années, l’Etat a privilégié une dynamique de secondarisation du marché du travail, c’est-à-dire presque de précarisation, en privilégiant les emplois précaires. Si le marché secondaire, concurrentiel, prend le pas sur le marché primaire, on a une logique de remise en cause de la stabilité des emplois sur le marché primaire (ce qui explique que les syndicats notamment de la fonction publique se sont mobilisés sur ces enjeux là).

On retrouve cette même tendance de sectorisation dans la plupart des pays.

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