Service agréé et subsidié par la Communauté française de Belgique








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BREVE CONTEXTUALISATION :

Le début de l’année a été marqué par des changements dans l’équipe d’animation, en raison d’une part de l’écartement d’une animatrice et d’autre part, d’un crédit temps pris par une seconde dans le but de terminer ses études.

Les activités habituelles (du mercredi après-midi et durant les vacances scolaires) se sont toutefois poursuivies dans un esprit de continuité avec ce qui se faisait précédemment, tout en gardant une certaine diversification dans celles-ci.

Notre public concerne les jeunes âgés de 8 à 18 ans issus du quartier d’Helmet ou, de manière plus générale, de Schaerbeek. De par nos missions d’aide à la jeunesse, nous travaillons particulièrement avec des jeunes en difficulté sur le plan social, économique, scolaire, etc.

Aussi, les activités que nous proposons permettent à certains jeunes de côtoyer l’équipe psychosociale et accéder ainsi à un suivi individuel si le besoin s’en fait sentir. En effet, les animateurs travaillent en collaboration avec les intervenants psychosociaux pour les situations qui le nécessitent.


  1. CONSTATS :

Nous savons que le quartier d’Helmet est particulièrement démuni en termes d’infrastructures culturelles et sportives ; une situation aggravée par le peu de mobilité des habitants du quartier.1 En conséquence, peu d’enfants et de jeunes ont accès à ce genre d’activités. Ainsi, notre service y répond en organisant des activités sportives et culturelles tant à l’intérieur du quartier qu’en dehors.

Au-delà de ce manque d’infrastructures, nous constatons également qu’il n’est pas toujours facile pour les familles à faibles revenus ou émargeant au CPAS de financer des activités ou un stage à leurs enfants.

En observant les alentours du service, nous remarquons que beaucoup de jeunes sont là, sur un bord de fenêtre, pied contre le mur, à regarder les gens passer, ou tapent dans un ballon pour le faire rebondir sur le mur. Chaque année, ces jeunes nous font part de leurs envies et nous demandent d’organiser des activités avec eux.

Nous tentons donc de prévoir des activités qui peuvent les détacher de leur quotidien et de leur quartier.



  1. OBJECTIFS :




  • Ouvrir aux jeunes l’accès à des activités culturelles et sportives ;

  • Favoriser la mobilité des jeunes ;

  • Favoriser une dynamique de groupe ;

  • Renforcer le lien social ;

  • Développer l’esprit critique ;

  • Créer un espace de rencontre et d’expression ;

  • Apprendre à vivre ensemble ;

  • Sortir du quotidien ;

  • Découvrir de nouvelles choses.



  1. ACTIVITES ET STAGES :

Nous organisons des activités hebdomadaires ou mensuelles telles que :

  • Un atelier « Breakdance » : tous les jeudis, de 17h à 18h30 pour des jeunes entre 8 et 16 ans.

  • « Activ’AMO » : tous les mercredis après-midi de 14h à 17h30 pour les 8-12 ans.

  • Une activité « Piscine » : tous les vendredis de 15h30 à 17h30 pour les 8-12 ans.

  • Des « sorties culturelles » : ponctuellement avec les moins de 12 ans.

Nous organisons également des stages en résidentiel ou non durant les vacances scolaires (Carnaval, Pâques, juillet-août, Toussaint et Noël).

A/ L’atelier « Breakdance » 
Depuis sa mise en place en 2010, le projet s’est bien ancré au sein de notre service. En 2012, il y a eu 23 séances de breakdance qui se sont déroulées de décembre à juin, et notre groupe comptait 10 participants. Malgré quelques absences et abandons de la part de certains jeunes, nous sommes arrivés à monter un groupe solide.
Déroulement de l’atelier :

Le premier quart d’heure est consacré à un échauffement intensif minimum. Ensuite, durant trente minutes, nous nous appliquons à l’apprentissage des mouvements de base qui serviront ultérieurement pour les chorégraphies.

Après une courte pause de cinq minutes, les jeunes apprennent une chorégraphie ou retravaillent un enchainement. Fabian, qui anime l’atelier, met également en place des petits jeux qui favorisent l’apprentissage de certains mouvements de breakdance.

Durant le dernier quart d’heure, les enfants forment un cercle dans lequel chacun à leur tour, ils exécutent une « danse freestyle ». Et enfin, le cours se termine par des exercices d’étirement.
Bénéfices :

L’année 2012 a été particulièrement bénéfique pour les jeunes inscrits au break, notamment par le fait qu’ils ont pu réaliser plusieurs spectacles. Cela leur a permis de se valoriser en montrant leur savoir-faire. Aussi, l’idée était de susciter l’attention dans le quartier afin d’ouvrir l’atelier à d’éventuels autres intéressés.

Cette année a donc été marquée par une première démonstration lors de la Fête des Voisins et une représentation lors du rassemblement des « Super voisins » qui a lieu chaque année aux Halles de Schaerbeek. Il s’agit d’un regroupement d’artistes dont le principe est le suivant : les habitants, voisins, issus des diverses communautés à proximité des Halles, sont invités à rejoindre des artistes dans un projet de création dont ils deviennent les acteurs.

Tous les âges et sensibilités y sont conviés. Nos petits voisins d’Helmet ont présenté leur chorégraphie avec l’aide de Fabian, l’animateur de l’atelier. Tous les parents étaient présents et l’ambiance au rendez-vous. Si nos petits breakeurs faisaient part de leur stress, force est de constater qu’ils ont su le gérer. Les enfants en gardent un très bon souvenir et nous donnent déjà rendez-vous en 2013.




Y… 10 ans :

  1. Comment as-tu découvert cette activité ?

« …L’année passée j’ai découvert qu’il y avait des cours de danse à la Gerbe et j’ai voulu m’inscrire mais il y avait plus de place. Et donc on m’a dit de venir l’année prochaine et je suis venue et maintenant ça fait 5 mois que je suis inscrite et que je suis une B-girl lol… »

  1. Pourquoi veux-tu faire cette activité et pas ailleurs ?

« …Je me suis inscrite à la Gerbe car je fais l’école des devoirs dans cette association et il y a mes amis qui sont là aussi et aux cours de breakdance je suis pas toute seule… »

  1. Qu’est-ce que tu trouves de chouette dans cet atelier ?

« …J’aime beaucoup la danse, c’est chouette d’écouter la musique et de danser on se défoule c’est super. On apprend des chorégraphies, on fait des petites battle entre nous et le professeur nous dit qu’on progresse ça fait du bien et ça nous rend plus fort… »

  1. As-tu fais des progrès ?

« …J’ai fait des progrès car avant je ne savais pas faire le « six-step » et maintenant je sais le faire, je fais des poses bizarres mais qui donnent bien et j’arrive à les tenir plus longtemps… »

  1. Qu’est-ce que ça t’a apporté ?

« …Ca m’apporte de la confiance, maintenant j’arrive à danser devant tout le monde car au début je n’osais pas montrer de peur que les autres se moquent de moi mais Fabian nous met vite en confiance et donc ça nous aide un peu… »



B/ « Activ’AMO »
Cette année 2012, nous avons décidé d’inscrire les enfants par trimestre. Autrement dit, nous leur demandons de s’engager à venir tous les mercredis et ce, durant les trois mois d’inscription. Cela permet un plus grand roulement au niveau des inscriptions, et de toucher ainsi un public plus large. Nous pouvons accueillir 12 enfants par trimestre et nous constatons que les inscriptions se remplissent à une très grande vitesse.

En fonction des demandes et envies des jeunes, nous rassemblons les idées et tentons de mettre en place ces activités. Les animateurs essayent également de regrouper les activités et définissent un thème par mois.
1er trimestre (de septembre à décembre) :
Thème du mois de septembre : la capoeira
Il est intéressant de voir les enfants se défouler sur une discipline qui change de leur quotidien. Ils ont ainsi pu découvrir un sport, une culture, et des chants brésiliens.

Les objectifs principaux de cette activité ont été de développer des qualités d’écoute, d’expression, de coordination motrice, d’extérioriser des émotions, des sentiments et d’acquérir une certaine maitrise de soi et de ses pulsions. Nous constatons que la plupart des enfants inscrits à l’activité ont ce besoin de pouvoir se défouler.


Thème du mois d’octobre : jeux d’aventure
Le mois d’octobre fut un mois très sportif pour les jeunes : Fort-Boyard, courses d’orientation au stade Fallon, un grand jeu de l’oie, etc. Pour certaines de ces activités, nous avons fait appel à un animateur extérieur de l’asbl Meltingsport.

Les enfants ont beaucoup aimé ce genre d’activités. Nous remarquons que leur attention et leur enthousiasme sont d’autant plus importants lorsque nous les soumettons à de nouvelles activités. Nous observons aussi que certains enfants font preuve de nervosité lorsqu’ils perdent une épreuve.

Thème des mois de novembre et décembre : projet « hivernescence »

Le projet Hivernescence a été mis en place avec la collaboration de Tamara et Marie du « Cercle Déchets d’Œuvre ». Il se décline sous forme de plusieurs activités :

- Atelier de Récup'Art dans les asbl et les écoles ;

- Atelier intergénérationnel avec les habitants du quartier ;

- Mise en place d'évènements culturels, citoyens et artistiques sur la place publique.
Les enfants ont ainsi réalisé des décorations d’arbre de Noël avec des produits récup’. Ils ont également eu l’occasion de partager ces activités avec les personnes âgées du home Pater Baudry à Schaerbeek. Les décorations étant finies, ils ont pu orner les nombreux sapins publics du quartier Helmet. Le projet a été très apprécié.
2ième trimestre (de janvier à mars) :
Thème du mois de janvier : ateliers divers
Patinoire, musée des sciences naturelles et séance de cinéma au Vendôme.

Thème du mois de février : escalade

Les séances d’escalade se sont déroulées à la salle ‘Terre Neuve’ à Bruxelles. Ce sport a été une vraie découverte pour certains.

Thème du mois de mars : arts martiaux et jeux sportifs
Les enfants ont été surpris par la venue d’un maître en arts martiaux. Ici, on parle de discipline, de respect des règles et des autres. Les jeunes ont pu s’essayer à la pratique d’un art martial nommé le « kali », discipline venant des Philippines et utilisant des armes et techniques à mains nues.
3ième trimestre (de avril à mi-juin) :
Thème du mois d’avril : activités extérieures au parc Georges Henri
Il n’y a eu que deux mercredis d’activité durant le mois d’avril, suite aux deux semaines de vacances de Pâques.

Thème du mois de mai : Culture et cinéma
Nous avons réalisé les activités suivantes :

  • Cinematek : « L’envolée sauvage » ;

  • Magic Land théâtre : « Titto et le roi du tango » ;

  • Bip Expo : jeu de l’oie sur Bruxelles ;

  • Cinématek : « Cœur de Dragon ».

Bip expo a été une activité très intéressante et enrichissante pour les jeunes. Il s’agissait d’une exposition sur la région de Bruxelles, agrémentée d’un quizz (sous forme de jeu de l’oie) auquel ont pu participer les enfants. Ils ont ainsi abordé des sujets tels que les différentes communes de Bruxelles, l’histoire de la ville, l’environnement, le multiculturalisme, l’architecture, les institutions culturelles, etc.

Thème du mois de juin : « Corps et Graphie » et piscine au Neptunium

Spectacle de cirque à la Balsamine, animation peinture avec l’asbl « Corps et graphie » et piscine au Neptunium. Le mois de juin fut assez court en raison des sessions d’examens.
Evaluation :
Les évaluations se font une fois par mois entre les animateurs. Nous avons rencontré quelques difficultés avec certains jeunes dans le groupe, par rapport notamment à leur comportement souvent irrespectueux envers les autres enfants ou les adultes (violences verbales, insultes, moqueries, etc.).

Nous pouvons constater, cette année, une certaine régularité dans le nombre d’enfants inscrits. En effet, les 12 places disponibles étaient à chaque trimestre remplies. De septembre à juin, 18 enfants se sont inscrits à l’activité. Sur ces 18, 9 ont été inscrits pour toute l’année, les 9 autres n’ayant été inscrits que pour un trimestre.
C/ La « natation »
Les cours de natation se donnent à la piscine Neptunium. 15 enfants sont inscrits pour l’année. Cependant, nous remarquons que cela semble difficile pour eux d’être présents toutes les semaines. Généralement, ils sont entre 10 et 12 à l’activité.


M… 10 ans :

  1. Comment as-tu découvert cette activité ?

« …Un jour ma mère m’a parlé des activités qu’une association organisait. Ma maman cherchait des cours de natation pour moi parce que j’avais peur de l’eau, de sauter,… Et donc ma maman à téléphoné chez vous pour m’inscrire et c’est comme ça que je connais la Gerbe AMO… »

  1. Pourquoi veux-tu faire cette activité à La Gerbe et pas ailleurs ?

« …Si je faisais ailleurs, je m’ennuierais parce qu’il y a mes amis ici et mon cousin et donc je m’amuse beaucoup. Et la natation ça m’aide à perdre quelques kilos… »

  1. As-tu fais des progrès?

« …la 1er fois j’avais peur, et depuis que je viens, j’ai moins peur et je trouve que j’ai progressé maintenant j’arrive à sauter du tremplin c’est trop bien… »

  1. Qu’est-ce que l’activité t’a apporté ?

« …J’ai moins peur, et j’ai un peu plus confiance quand je nage… »


  1. Qu’est-ce que tu trouves de chouette dans cette activité ?

« …Je trouve que la natation c’est chouette parce que je suis avec des autres enfants que je connais et quand on a fini les cours on peut s’amuser pendant 15 minutes et là je me défoule s’est super… »


F…. 10 ans :

  1. Comment as-tu découvert cette activité ?

« …J’ai découvert la Gerbe AMO grâce à mes frères qui étaient déjà venus faire des activités… »

  1. Pourquoi veux-tu faire cette activité à La Gerbe et pas ailleurs ?

« …J’aime bien faire des activités à la Gerbe, c’est chouette, les activités que vous organisez ne sont pas trop cher ça reste correct. Je viens aussi à la Gerbe parce que je connais plein d’autres enfants qui font les activités chez vous et donc je ne me sens pas seule alors qu’ailleurs je ne connais personne… »


  1. As-tu fais des progrès ?

« …Oui, l’année passée j’étais déjà inscrite et j’ai obtenu mon brevet. J’ai appris beaucoup de choses. Je me sens mieux dans l’eau… »

  1. Qu’est-ce que l’activité t’a apporté ?

J’ai appris à nager, j’aime beaucoup la natation. J’ai plus confiance en moi car quand je pars en vacance au Maroc je nage dans la mer et j’ai moins peur… »

  1. Qu’est-ce que tu trouves de chouette dans cette activité ?

« …Ben j’aime beaucoup la natation et il y a mes amis donc je ne me trouve pas toute seule C’est vraiment chouette de nager auprès de personnes que je connais parce qu’on se fait des défis ensemble, on s’amuse après la leçon de nage… »

Grâce au maître-nageur, les enfants apprennent les différentes techniques de nage dans le but d’obtenir le brevet de 25 mètres à la fin de l’année scolaire. 9 enfants ont obtenu leur brevet en juin 2012. En ce qui concerne les autres, il s’agit soit d’enfants qui sont venus de manière trop irrégulière, soit d’enfants dont l’intérêt d’apprendre à nager n’était pas le leur.


D/ Les « sorties culturelles »


  • Le 17 août 2012 : sortie au théâtre de Galafronie pour les 6-9 ans




  • Le 22 août 2012 : sortie au Musée des Sciences Naturelles pour les 6-9 ans

Visite de l’exposition « Sensation ».


  • Le 24 novembre 2012 : sortie expo graff et démonstration de danse Hip-Hop pour les 8-12 ans


E/ Les stages :

Carnaval (du 20 au 24 février 2012)
Nombre de participants : 12 enfants inscrits ;

Tranche d’âge : 8-12 ans.
Durant une semaine, les enfants ont eu l’occasion d’investir la fête du Carnaval en découvrant différentes traditions. Ils ont ainsi participé au défilé du Cortège à la Calamine, non loin de la frontière allemande, où ils ont pu admirer de nombreux chars décorés et ramasser bonbons et friandises. Nous sommes également allés aux musées du masque et du carnaval à Binche ainsi qu’au Musée du Moulin à Evere où chaque enfant a pu créer sa maison en pain d’épices.
Pâques (du 2 au 6 avril 2012)
Nombre de participants : 14 jeunes ados ;

Tranche d’âge : 13-18 ans.
Nous avons proposé aux adolescents une semaine de stage en résidentiel au Domaine Provincial de CHEVETOGNE, au sein d’une nature harmonieuse, dans une maison forestière rustique restaurée et nichée au cœur des bois. Au programme :


  • Activités sportives,

  • Visite des grottes de Dinant,

  • Visite du domaine de Chevetogne,

  • Pièce de théâtre à Ciney.


Juillet (du 2 au 6 juillet 2012)
Nombre de participants : 13 enfants inscrits ;

Tranche d’âge : 8-12 ans.
Une semaine d’activités mêlant découvertes scientifiques au PASS à Mons, activités sportives et découverte de la réserve naturelle du Zwin à Knokke.
Juillet (du 9 au 12 juillet 2012)
Nombre de participants : 15 adolescents ;

Tranche d’âge : 13-18 ans.
Suite à la demande des jeunes, la Gerbe AMO a organisé une semaine de stage en résidentiel à Oostduinkerke. Nous avons pu disposer de la maison « Les Petits Oiseaux » à 5 minutes à pied de la plage.

Août : rue ouverte (du 27 au 31 août 2012)
Nombre de participants : plus ou moins une cinquantaine d’enfants par jour (plus les parents, des grands-parents, …) ;

Tranche d’âge : tout âge.
Pour la première fois, les adolescents du quartier ont assuré la sécurité de la rue et nous ont aidés à poser et ranger le matériel chaque jour. Au niveau des activités : basket, Uniock, mini-foot, atelier peinture, atelier perle, atelier calligraphie, etc.

Toussaint (du 29 octobre au 2 novembre 2012)
Nombre de participants : 11 enfants inscrits ;

Tranche d’âge : 8-12 ans.
Nous avons organisé un stage axé sur le thème d’Halloween : création de masques, confection de pâtisseries monstrueuses, sortie à la Citadelle de Namur où une animation Halloween attendait les enfants. Et le dernier jour du stage, les parents ont été invités à venir déguster les pâtisseries réalisées par les jeunes. La venue des parents au goûter final reste un moment très attendu par les enfants qui racontent leur stage et montrent leurs créations.

Noël (du 26 au 28 décembre 2012)
Nombre de participants : 7 jeunes inscrits ;

Tranche d’âge : 12-16 ans.
Les jeunes ont eu l’occasion de participer à la visite du Fort de Breendonk, à une journée sportive, à un atelier sur la sensibilisation de l’impact des déchets dans les océans présenté par une animatrice extérieure (WWF). Et nous avons terminé la semaine par une matinée à la patinoire et une sortie cinéma.

CYBERAMO
« Quand tout est montré, il n’y a plus rien à penser » (Ph. Meirieu)

CyberAMO est un projet qui a vu le jour en 1994, soit à une époque où l’informatique « domestique » était fort peu répandue dans l’environnement familial. Les ordinateurs coûtaient une fortune, peu de personnes savaient les utiliser et les applications n’étaient guère nombreuses. Pour rappel, à cette époque, un PC puissant disposait d’un disque dur de 450 Mo (soit mille fois moins qu’un PC portable d’aujourd’hui et totalement insuffisant pour stocker un Windows XP par exemple), de 20 Mo de mémoire vive (soit 200 fois moins qu’un banal PC actuel), un CD coûtait l’équivalent de 5 euros, une imprimante 400 euros, la carte graphique avait une capacité de 4 Mo et travaillait en 256 couleurs et Windows se chargeait avec des disquettes ... (les premiers logiciels éducatifs que nous avons utilisés se trouvaient également sur des disquettes de .... 1,44 Mo (en comparaison, un DVD simple couche a la même capacité que .... 3.264 disquettes).
Y avait-il des demandes individuelles ? Clairement, la réponse est négative. Pourquoi alors un atelier informatique ? Nous nous sommes notamment basés sur une analyse tant des besoins futurs que sur la certitude d’un usage (et donc aussi d’une présence) de plus en plus important de l’outil informatique dans toutes les sphères de l’activité humaine, en ce compris la sphère scolaire. Ce qui nous avait fait écrire de manière sans doute un peu péremptoire que celui qui ne saura pas utiliser les ressources de l’informatique sera l’analphabète de demain. A voir la place qu’occupent aujourd’hui les NTIC dans notre environnement quotidien ne laisse planer aucun doute sur leur nécessaire maîtrise minimale ainsi que leur accès.

Ce développement spectaculaire de cet outil est parfois et non sans raison assimilé à un envahissement voire à un asservissement : comment faire une recherche sans Wikipédia ? Impensable ! Dans d’autres cas, des documents (voire des offres d’emploi) ne sont plus disponibles que via Internet. Sans parler d’un certain effet Big Brother : des travailleurs, des citoyens peuvent être suivis à la trace, chronométrés dans leur tournée, analysés dans leurs habitudes de consommation. Si cet aspect des choses échappe au périmètre du projet CyberAMO, il n’en reste pas moins vrai que des effets pas vraiment heureux sont clairement perceptibles dans les comportements des jeunes que nous rencontrons (cfr les extraits de nos rapports d’activités précédents).
Pour en revenir à notre point de départ, il nous était donc apparu plus qu’opportun de permettre à la fois l’accès à l’outil informatique et à l’apprentissage de ces nouvelles technologies. Tant sur le plan disons de l’épanouissement personnel que sur le plan de l’égalité des chances dans le cursus scolaire. Car il n’a en effet pas fallu attendre bien longtemps pour que certaines exigences soient dictées par le monde de l’enseignement quant à par exemple la forme de travaux : travail rédigé avec un traitement de texte, insertion d’illustrations trouvées sur Internet, mise en page impeccable, etc ... Pour les enfants, les jeunes issus de familles, nombreuses il n’y a pas encore si longtemps, où ordinateur et Internet étaient absents, il y avait là une discrimination. On parlait d’ailleurs fort justement de « fracture numérique ». Nous verrons plus loin que ce concept de fracture numérique a évolué et qu’il recouvre aujourd’hui des notions différentes.
Une autre facette de notre analyse portait sur l’intérêt pédagogique que représentaient l’outil informatique et les logiciels éducatifs dans nos activités de soutien scolaire : nous pouvions individualiser des programmes d’aide ou de renforcement, programmes d’aide présentés sous une forme ludique nettement plus attractive que la traditionnelle activité papier-crayon.

Et ensuite ...
Ainsi que nous l’avons écrit plus haut, l’informatique a progressivement envahi notre quotidien. Il y a bien sûr la sphère scolaire mais aussi ce qui touche à l’obtention de documents, d’informations : offres d’emploi, logements à louer, candidatures à envoyer, inscriptions en ligne, ...
D’autres « besoins » sont aussi présents et nous songeons en particulier à l’incroyable développement des réseaux dits sociaux. En l’espèce, nous avons sciemment choisi de mettre le mot besoins entre guillemets tant il nous apparaît qu’il s’agit bien plutôt d’un besoin créé de toutes pièces appelant des millions d’internautes à se conformer à une norme sociale (il faut être un homme des cavernes, un plouc ou un débile pour ne pas avoir son « profil » Facebook ou autre).

De plus, l’appellation « réseau social » a de quoi faire sursauter ; on pourrait même parler d’usurpation de titre tant le sens de « réseau social » apparaît détourné de sa véritable signification pour qui se penche quelque peu sérieusement sur ce que ces termes recouvrent. Un réseau, ce sont des personnes que l’on connaît, avec qui on travaille, on parle, on agit et pas des « profils », des « amis virtuels ». Si d’aucuns reconnaissent des qualités à ces « réseaux sociaux », il n’en reste pas moins vrai que dans notre pratique, nous constatons plus de défauts que de qualités : jeunes angoissés à l’idée de ne pas avoir reçu de message(s), vite vite se connecter pour voir si ..., répondre au plus vite, être disponible, être joignable partout et en tout temps, ... Plus fondamentalement et quoi qu’en pensent des « spécialistes », les réseaux sociaux (notamment eux)

  • sont un fil à la patte, une contrainte : si tu n’es pas connecté, tu manques l’info, tu es exclu

  • instituent la permanence de soi à l’autre

  • servent de refuge, de protection face à l’inquiétante situation de se retrouver seul avec soi-même, c’est à dire de se retrouver en situation de penser, de se penser. Sans rentrer dans des considérations oiseuses, contentons-nous de reprendre ici ce qu’Hannah Arendt écrivait dans son livre « La vie de l’esprit » en citant Aristote : la pensée ne peut émerger qu’en se retirant du monde des phénomènes, en n’étant plus soumis ou si peu à la dictature des sens et en s’engageant dans un dialogue entre soi et soi-même (le « deux en un » d’Aristote).

  • polluent les relations vraies, celles où deux êtres bien réels se rencontrent : qui n’a pas vu une conversation être interrompue par « l’irruption » d’un message ?


En conséquence de quoi, l’accès aux « réseaux sociaux » est bloqué à CyberAMO.

Et donc ...
Au départ donc, CyberAMO entendait principalement répondre à la problématique de la « fracture numérique » à une époque où l’informatique était très peu présente dans la sphère familiale du public de notre service. Au fil du temps, cet outil s’étant démocratisé en plus de campagnes fédérales en favorisant l’accès, la question de l’accès s’est fortement réduite.
Dès lors, pourquoi encore un tel espace ? Tout d’abord, le fait que s’il y a eu réduction de la fracture numérique, celle-ci n’a pas entièrement disparu. Mais il y a aussi la persistance d’une problématique qui tend dorénavant à prendre le pas sur la simple question de l’accessibilité : comment utiliser ces appareils et les ressources des outils informatiques. Force est de constater que bien qu’il y ait des cours d’informatique dans les écoles, les compétences acquises par les jeunes qui fréquentent notre service sont plus que lacunaires dans des domaines de base comme : mettre en page un document Word, insérer une illustration (ne parlons pas d’un graphique), organiser une recherche, utilisation abusive et ad libitum du copier/coller, sélection au vogelpik du premier site affiché par Google, etc.
En ce qui concerne ce dernier point, il nous faut (et nous ne sommes pas les seuls à le faire) tirer la sonnette d’alarme (du moins en ce qui concerne le public que nous rencontrons) : nombreux sont en effet les enfants, les jeunes qui, pour une recherche, se contentent d’un copier/coller, clic clic, impression et l’affaire est dans le sac. En caricaturant, c’est la « machine » qui a fait le travail. Sans qu’il y ait démarche du jeune (lecture) pour s’approprier, intellectuellement parlant, le contenu du document trouvé. Sans compter les risques liés à ce mouvement unique : informations erronées, vocabulaire élaboré et jargonnant, ...
Mais il existe aussi des effets néfastes sur le long terme : un élève habitué à se contenter d’un copier/coller n’apprend pas à résumer, à compiler des informations provenant de sources différentes, à sélectionner les informations pertinentes. Et quand il se retrouve face à des exigences de ce type (fin du Secondaire, Enseignement Supérieur, ...), c’est la catastrophe. Car ... quand tout est montré, il n’y a plus rien à penser ...
De sorte que, de plus en plus, nous sommes amenés à faire un accompagnement méthodologique avec les usagers de CyberAMO.


« L’esprit, c’est comme un parachute ; s’il reste fermé, on s’écrase »

Frank Zappa



La Parentalité :
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