Résumé Depuis quelques années, la gestion des risques est devenu un enjeu majeur du fait des évolutions sociologique et technologique de nos sociétés.








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Sidney-Aude Cormier Université Paris 1

Emilie Maehara Panthéon - Sorbonne

Amandine Poupard


Les missions

du risk manager



Février 2007

Master 2 Administration et gestion publique

Séminaire de Gestion financière dirigé par Arnaud Lacaze
Résumé

Depuis quelques années, la gestion des risques est devenu un enjeu majeur du fait des évolutions sociologique et technologique de nos sociétés. Les entreprises qui voyaient une part de leurs profits amputée par la concrétisation de risques de toutes sortes, préfèrent désormais investir dans un contrôle interne, leur permettant de rester compétitives sur le marché et de ne pas subir les retombées négatives du risque sur leur image.

Elles confient cette tâche à la profession nouvelle du risk manager qui met en place des outils visant à détecter les risques encourus par l’entreprise du fait de son activité et de sa stratégie, aussi bien a priori qu’a posteriori. Il réalise une cartographie des risques afin de les identifier et de les institutionnaliser, mais également de faciliter les décisions stratégiques des dirigeants les concernant. Sa mission comporte une veille stratégique du risque ainsi que la définition et le pilotage d’une politique de gestion des risques. Ainsi, de l’analyse à l’action, le risk manager est chargé de veiller à l’équilibre général de l’entreprise par une limitation des risques qu’elle encourt.

Le risk manager est également chargé de la communication autour de ces problématiques, dimension essentielle dans l’appropriation de la culture de prévention du risque et dans la gestion de crise.

Les missions du risk manager


Introduction : pourquoi manager le risque ?
Les crises relayées par les médias n’ont jamais été aussi nombreuses, alors que les risques n’ont jamais été aussi bien maîtrisés. Elles frappent les entreprises mais aussi les pouvoirs publics confrontés à de graves crises de sécurité publique depuis une vingtaine d’années. La gestion du risque apparaît ainsi comme un enjeu majeur nouveau qui refonde en profondeur la stratégie et la gestion de l’entreprise.



  • Qu’est ce que le risque ? 


Le risque est par définition une probabilité, et non un fait établi. Il est défini par Condillac comme « le hasard d’encourir un mal avec espérance si nous y échappons d’obtenir un bien » et par Le Petit Robert comme un « danger éventuel plus ou moins prévisible ». Le risque fait partie intrinsèque de la condition humaine, à fortiori dans les champs économique et financier. Les assureurs le définissent comme un aléa, l’éventualité d’un événement porteur de conséquences pécuniaires défavorables.
Du fait des progrès scientifiques et technologiques, le risque est devenu un enjeu de plus en plus prégnant. Certes, la sécurité progresse et les occurrences de réalisation des risques diminuent. Autrefois lié à une fatalité de mieux en mieux maîtrisée, le risque est aujourd’hui causé par l’ « erreur humaine » pour 70 à 80% des accidents1, le reste relevant de causes externes comme un environnement naturel défavorable, par exemple.
Mais avec les progrès techniques et la progression constante de la sécurité, le taux d’acceptabilité de réalisation des risques diminue.
Si les accidents sont plus rares aujourd’hui, chacun est d’autant plus insupportable qu’il peut générer des conséquences dramatiques du fait de l’accélération des progrès technologiques et de l’activité économique. Ainsi, l’avion est devenu le mode de transports le plus sûr, la proportion d’accidents par vol étant en diminution quasi constante depuis sa généralisation (entre 1986 et 2006, le nombre d’accidents au décollage a été divisé par 10 passant de 10 à 1 pour un million de décollages). Mais les catastrophes qui surviennent, de surcroît amplifiées par les médias, sont de plus en plus meurtrières du fait du doublement du nombre de passagers en dix ans (de 1 à 2 milliards, +100 millions entre 2004 et 2005).
Selon Orio Giarini, la technologie moderne a rendu aigu le problème de la vulnérabilité non pas parce que la technique est mauvaise mais justement parce qu’elle est très bonne. Plus une technologie est avancée et complexe, plus la marge d’erreur est restreinte, entraînant des conséquences dramatiques et des coûts élevés. Du fait de ces progrès scientifiques et technologiques, les catastrophes engendrent désormais des effets qui se prolongent dans le temps et dans l’espace. Les risques technologiques majeurs constituent une réalité nouvelle, qui a pour unique auteur l’homme, alors que dans le même temps, on constate un refus croissant du risque, comme le montre l’analyse sociologique du rapport du Conseil d’Etat de 2005 « Responsabilité et socialisation du risque ». Hans Jonas a quant à lui mis en valeur l’absence de droit à l’erreur dans certains domaines.



  • Quels enjeux pour l’entreprise ?


Dans ce contexte, l’entreprise doit donc gérer et assumer les risques, d’autant que leur réalisation et leur mauvaise gestion sont source d’une mauvaise publicité extrêmement nuisible à son image, comme en a témoigné la stigmatisation de Total suite à la marée noire provoquée par le naufrage de l’Erika.
Toutefois, certaines entreprises, afin de dégager des bénéfices plus importants, choisissent un fonctionnement au plus proche de leurs limites, et ce parfois au détriment de la sécurité. Le risque constitue même souvent une source de productivité nécessaire de l’entreprise comme dans le secteur de la finance. Au sein d’une entreprise, l’appréhension des risques dépend donc de la stratégie des dirigeants.
Pour autant, sécurité et rentabilité vont en général de pair au vu du coût généré par la réalisation d’un risque. Ainsi, pour une banque d’affaire, en cas de rupture du système informatique boursier, les pertes peuvent s’élever à plusieurs millions d’euros la minute, sans compter la restauration des lignes informatiques de transaction auprès des clients après la crise. Elle doit pour couvrir ces risques immobiliser en moyenne entre 7 et 12% de son chiffre d’affaires, ce qui est considérable. Cette mesure ainsi que l’obligation de mener des audits sur les risques ont ainsi été initiées par la profession elle-même, suite à des crises qui avaient engendré une perte d’argent colossale, non couverte par les assurances, ainsi que de nombreux procès.
Au sens large, la concrétisation des risques coûte chaque année aux entreprises entre 0,5% et 5% de leur chiffre d’affaire, ce qui peut représenter une part substantielle de leurs marges et avoir un effet sensible sur leur compétitivité.
En outre, les entreprises sont contraintes par la législation de prévenir les accidents du travail qui constituent une part essentielle des risques industriels (Article L 230-2 du Code du travail). On assiste à une véritable rupture culturelle puisque le chef d’entreprise peut être mis en cause pénalement du fait non seulement d’actes délibérés mais aussi désormais en cas de carence.
En plus de cette responsabilité juridique, l’entreprise a également désormais une responsabilité sociale liée à une prise de conscience accrue des consommateurs-citoyens sur les problématiques éthiques et environnementales. La gestion des risques prend dans ce cadre une valeur morale aux côtés de notions comme le développement durable, les investissements socialement responsables.
Ainsi, après l’âge de la fatalité et de la probabilité, les entreprises doivent désormais mettre en œuvre une véritable maîtrise du risque. Il s’agit d’évaluer et de gérer les risques internes et externes inhérents à toute activité économique en les identifiant, en les réduisant au minimum, en assumant la charge des risques acceptables, et en externalisant les autres, par exemple grâce à la contraction d’une assurance. Elles ont choisi d’investir en amont dans ce contrôle en créant la fonction de risk manager.



  • Le Risk Manager : une nouvelle fonction stratégique dans l’entreprise


La profession est très récente, puisqu’on ne recense à l’heure actuelle que 340 risk managers en France. Le métier apparaît dans les pays anglo-saxons dans les années 1990, marquées par l’augmentation concomitante des primes d’assurance et du nombre de mises en cause par voie de justice de grandes entreprises.
Il n’existe ainsi pas de profil type du risk manager, du fait de la rareté des formations initiales spécifiques. Généralement issu d’une grande école de commerce ou d’ingénieur, il dispose le plus souvent d’une expérience de terrain de plusieurs années dans le domaine de la banque ou de l’assurance, ou a effectué une partie de sa carrière dans un cabinet de consulting. On ne trouve pour l’heure ce poste que dans les grandes entreprises du fait de l’ampleur des risques notamment financiers auxquelles elles sont confrontées. Ces dernières peuvent également recourir à des grands cabinets de conseil pour cette fonction.
La mission principale du risk manager est d’assurer la sauvegarde de l’équilibre général de l’entreprise (et notamment de l’équilibre financier) compte tenu des occurrences auxquelles elle est soumise, entre sécurité et rentabilité. Il définit une politique interne prenant en compte la mission de l’organisation, ses contraintes réglementaires, ses enjeux techniques, sa culture et son style de management. Afin de mener à bien cette mission transversale, il doit avoir une vision globale et indépendante sur l’entreprise et les risques qu’elle encourt. C’est pourquoi, bien qu’il puisse occuper différentes places dans l’organigramme, il est le plus souvent rattaché soit à la direction générale, soit à la direction financière de l’entreprise.
Une gestion efficace du risque s’opère à travers deux étapes : l’analyse et le pilotage. Afin de minimiser les risques encourus par l’organisation, le risk manager doit entretenir une veille permanente afin d’identifier et de quantifier les risques, mais il doit aussi maîtriser le processus en instaurant des actions coordonnées dans l’entreprise pour contrer ces risques ou y faire face de la façon la plus pertinente. Ce processus s’inscrit donc dans la logique en 3 étapes développée par le contrôle de gestion et le management : analyser, décider, agir, et dans le chaînage vertueux de la roue de Deming (plan, do, check, act).



  1. L’analyse du risque :


La première mission du risk manager est l’analyse du risque. Pour cela, il identifie les différents types de risques auxquels est exposée l’entreprise (A), et quantifie ces derniers à l’aide d’un taux de probabilité afin d’évaluer leur impact éventuel (B).

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