Rapport N° 01








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date de publication23.12.2016
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Etude de Faisabilité pour l’Abattoir de Nouakchott C3-1.11frise bas et côté droit bleue

frise droitRapport N° 01frise rouge

PACSEP AT

TERMES DE REFERENCE

(Réf : …)

Contexte économique et institutionnel

Contexte économique


La République Islamique de Mauritanie couvre plus d’un million d’hectares dont 75% de terres désertiques ou semi-désertiques. Le pays compte 3 millions d’habitants, concentrés pour la plupart dans la capitale Nouakchott (25%) et le long du fleuve Sénégal. La population croît au rythme de 2,4% par an. 43% de ses habitants ont moins de 15 ans. Le pays compte 1, 2 million d’actifs, dont 43% sont au chômage.

L’économie mauritanienne se caractérise par une base de production étroite et un faible niveau d’industrialisation. Les exportations sont concentrées sur les ressources halieutiques, le fer ainsi que le pétrole, le cuivre et l’or.

Le pays a connu entre 2005 et 2009 une croissance supérieure à 4% par an et une augmentation moyenne du PIB par tête de 2% par an, compte tenu de l’accroissement démographique

L’industrie minière représente près de 75% des exportations mais moins de 3% de l’emploi. Près d’un Mauritanien sur deux vit en dessous du seuil de pauvreté et l’insécurité alimentaire reste présente. Dans le même temps la part de l’agriculture dans le PIB est passée de 36% à l’indépendance à 16% pour les années 2005-2009.

Cependant, l’élevage est une activité importante. Le cheptel animal compte 16 millions de têtes dont 80% d’ovins-caprins, 11% de bovins et 9% de camelins. Le cheptel génère une production annuelle moyenne de près de 100 000 tonnes de viandes rouges dont 44% de viande ovine/caprine, 24% de viande bovine et 32% de viande cameline.

Stratégie économique de la Mauritanie et relations avec l’Union Européenne


Le Gouvernement mauritanien revu en 2010 les documents stratégiques tels le CSLP III pour la période 2007-2015, la stratégie commerciale 2007-2015 et la stratégie de développement industriel 2007-2015. Ces stratégies ont contribué à la définition du Plan APE pour le Développement (PAPED).

Le Projet PACSED vise à venir en appui pour la validation et le cas échéant la mise à jour de ces trois documents et apporte un soutien à leur mise en œuvre.

Le développement de la filière viandes rouges est une priorité nationale.

Le ProJET PACSEP

Objectifs


Objectif global : Le Projet d’Appui au Commerce et au Secteur Privé (PACSEP) vise à contribuer au renforcement de la compétitivité de l’économie mauritanienne et à faciliter son insertion dans l’économie régionale (Afrique de l’Ouest et Union du Maghreb) et mondiale. Il vise à donner les outils indispensables pour que la Mauritanie puisse tirer un maximum d’avantage de l’APE entre l’UE et l’Afrique de l’Ouest.

Le PACSEP a trois objectifs spécifiques :

Renforcer les institutions en charge de l’intégration régionale et des départements sectoriels impliqués dans les APE ;

Faciliter le commerce et l’accès au marché régional et international à travers les programmes d’appui à la promotion des exportations des secteurs concernés ;

Faciliter la mise en œuvre d’un programme national de mise à niveau et d’amélioration de la compétitivité des entreprises / secteurs à valeur ajoutée.
Le Programme PACSEP comprend une équipe d’assistance technique qui vient en appui au Bénéficiaire et une enveloppe budgétaire permettant de prendre en charge des investissements spécifiques.

Contexte de la mission


Au vu des investigations menées dans les pays voisins, les besoins en viande rouge sont importants et pourraient générer un revenu supplémentaire appréciable pour les éleveurs mauritaniens. De plus, les prix de la viande mauritanienne sont compétitifs par rapport aux pays voisins et le bétail bénéficie de conditions naturelles propres à séduire les consommateurs : le mode d’élevage est biologique, l’alimentation est à base de fourrages naturels et vierge d’hormones, de dioxine et d’ESB.

En regard de ces avantages comparatifs, la filière viandes rouges accuse aujourd’hui des faiblesses : la productivité est encore faible, les infrastructures (notamment les abattoirs et le transport) sont insuffisantes et les circuits de commercialisation sont désorganisés. En conséquence de cet état de fait, la préparation, la conservation et le mode de commercialisation des viandes rouges fait planer de sérieux risques sanitaires sur les consommateurs et interdit pour le moment un développement sur les marchés d’exportation.

L’Abattoir national de Nouakchott n’a pas aujourd’hui les capacités suffisantes pour traiter toute la viande arrivant sur le marché de Nouakchott. Les autorités mauritaniennes ne sont donc pas actuellement en mesure de lutter efficacement contre l’abattage et le transport clandestins, ni d’assurer un respect des normes sanitaires de découpe, de conservation et de transport. En conséquence, la population reste soumise à un risque sanitaire.

La Mauritanie considère comme priorité nationale la mise en place d’infrastructures nécessaires à une préparation, à la conservation et au transport des viandes. Prendre les mesures e protection du cheptel conformes aux normes internationales est la deuxième priorité en matière de chaîne viandes rouges. De telles mesures permettront d’abord de rendre les viandes rouges commercialisables sans risques pour les consommateurs mauritaniens, puis sur le marché intérieur et d’ouvrir la porte des exportations vers les pays voisins et les pays du Proche Orient. L’Union Européenne au travers du Programme PACSEP soutient ces réformes.

La première mesure dans ce contexte est la mise à niveau de l’Abattoir National de Nouakchott afin de :

  • Porter sa capacité journalière d’abattage à 300 têtes de gros bétail et de 500 têtes de petits ruminants pour couvrir les besoins de Nouakchott, en progression constante.

  • Lui adjoindre des infrastructures modernes :



    • Un bloc sanitaire avec lazaret et chambres froides

    • La construction et l’équipement d’ateliers de découpe

    • La construction et l’équipement de locaux et pour le conditionnement et l’exportation de viandes et sous-produits

    • Une chaine frigorifique

  • Optimiser la chaîne de travail par des recommandations organisationnelles.

Objet


La présente mission s’inscrit dans les objectifs spécifiques du PACSEP :

Faciliter la mise en œuvre d’un programme national de mise à niveau et d’amélioration de la compétitivité des entreprises,

Composante 3 : Appui à la mise à niveau et à la diversification des filières à fort potentiel

Résultat 3.1 : Structuration et mise à niveau de la filière viandes rouges.

Activité C3-1.1 : Réhabilitation et renforcement des capacités au niveau de l’Abattoir de Nouakchott.

C3.1.1.1 : Etude de faisabilité d’une extension et d’une mise à niveau de l’Abattoir de Nouakchott.

Bénéficiaire de l’AT CT : Le Bénéficiaire est le Ministère du Commerce. Le groupe cible est l’Abattoir de Nouakchott.

Imputation : Budget AT.

L’objet de la présente mission est d’évaluer les besoins prioritaires en bâtiments et en équipements et de faire des recommandations sur leur localisation pour la mise à niveau de l’Abattoir de Nouakchott, et nécessaires pour :

  • Porter la capacité d’abattage à 300 têtes de bétail par jour au moins ;

  • Assurer la mise aux normes internationales en vigueur du traitement des viandes par l’Abattoir, afin d’assurer la sécurité sanitaire des consommateurs.

En recherchant la solution la plus économiquement avantageuse en fonction des technologies existantes, des équipements disponibles sur le marché et de la complexité du projet.

DEROULEMENT de la mission ET DELIVRABLES


La mission de l’expert sera divisée en deux étapes :

Etape 1 :

  • Au démarrage de la mission, une réunion de briefing du consultant sera organisée  par le chef d’équipe du PACSEP ;

  • Recueil des informations sur le fonctionnement actuel de l’Abattoir national de Nouakchott. Identification des besoins exprimés par la Direction de l’Abattoir  pour l’extension et la mise aux normes de l’Abattoir ;

  • Visite de l’Abattoir. Examen critique de la localisation, des installations existantes et de leur fonctionnement, de l’ensemble des procédés au regard de l’efficience des équipements et de l’organisation du travail, ainsi que du respect des normes sanitaires ;

  • Calcul de la capacité optimale par rapport au nombre estimé d’animaux effectivement abattus à Nouakchott et de l’évolution de leur nombre dans les cinq années à venir ;

  • Recueil de toute information complémentaire pertinente auprès des ministères de tutelle et des autres institutions concernées ;

  • Etude d’impact et environnementale (nuisances, respect des niveaux sonores, mesure de la pollution induite, traitement des eaux usées et identification des solutions simples et avantageuses en matière d’environnement ;

  • Remise d’un rapport d’état des lieux et proposant la solution préconisée. Ce premier rapport inclura au minimum :

    • Comparaison raisonnée et chiffrée des solutions possibles pour l’extension et la mise à niveau de l’Abattoir ; coût et avantage de chaque solution au regard de l’efficience, du coût, de l’impact, de l’environnement et de la rentabilité des investissements ;

    • Proposition de l’organisation optimale ;

    • Identification de la solution économiquement la plus avantageuse et compatible avec les normes d’environnement et de réduction des nuisances / traitement des eaux usées ;

    • Evaluation du temps d’indisponibilité éventuel des équipements actuels durant l’installation de nouveaux équipements ;

    • Proposition et justification de la solution retenue ;

    • Fournir un aperçu graphique de la nouvelle installation dans son environnement ;

    • Après validation du premier rapport par les partenaires du projet, organisation technique (contenu) et animation d’un atelier de validation – recueil et incorporation des observations ;

Etape 2 :

  • Dès la solution préconisée retenue / amendée, Mener et fournir une étude de faisabilité chiffrée :

    • Identifier tous les composants techniques de la réalisation, en fournir les spécifications techniques et les coûts après vérification de leur disponibilité sur le marché ;

    • Evaluer les coûts respectifs des équipements, chiffrer le coût de la maintenance, évaluer les besoins en formation des personnels pour faire fonctionner et maintenir les nouveaux équipements, évaluer le coût de cette formation ;

    • Etablir une liste des équipements prioritaires ;

    • Fournir une étude de faisabilité complète comprenant l’ensemble des éléments (bâtiments, organisation de la chaîne de travail, équipements, rentabilité) ;

    • Après validation par les partenaires du Projet, organisation (contenu) d’un deuxième atelier de validation, exposé des résultats de la mission, recueil des avis des participants et validation / amendements;

  • Délivrance d’un rapport final contenant en annexe tous les délivrables intermédiaires : pré-rapport, matériaux d’atelier (présentations, rapports d’évaluation par les participants et par le Bénéficiaire) et rapport final.

Résultats attendus 


Le consultant s’engage, dans les délais impartis, à remettre les délivrables suivants :

  • Un diagnostic de l’Abattoir et une proposition technique pour son extension et sa mise à niveau ;

  • Un atelier de validation de la proposition ;

  • Une étude de faisabilité technique et financière (chiffrage)

  • Un atelier de validation final ;

  • Un rapport final contenant en annexe l’ensemble des délivrables de la mission.

Profils requis pour la mission


Un expert en études de faisabilité :


  • Diplôme universitaire (ingénieur BTP, architecte ou équivalant) ;

  • Au minimum 7 ans d’expérience professionnelle comprenant au moins trois études de faisabilité dans des domaines proches ;

  • Expérience prouvée dans la conception, l’équipement, le coût et la rentabilité d’abattoirs ;

  • Expérience d’évaluation économique de projets d’investissement public dans le domaine ;

  • Connaissance professionnelle de la Mauritanie serait un plus ;

  • Excellente qualités de présentation et de communication écrite et orale ;

  • Connaissance approfondie du français.

Langue de travail


La langue de travail pour cette mission est le français

Déroulement de la mission


La mission se déroulera en deux étapes :

  • Identification sur le terrain, pré-rapport, premier atelier de validation et incorporation des observations dans le pré-rapport ;

  • Préparation de l’étude de faisabilité, organisation de l’atelier de validation et rapport final.

Période et calendrier d’intervention


Période : le plus tôt possible

Nombre de jours à Nouakchott

Nombre de jours domicile

TOTAL

19

6

25

Le consultant sera installé dans les locaux du Projet, où un bureau pourra lui être alloué. Il disposera de la logistique nécessaire (équipement informatique, véhicule, …) pour mener à bien sa mission.

Rapports et travaux à remettre


Rapport intermédiaire contenant l’analyse de situation, la proposition technique et le résultat de l’atelier de validation : J + 15

Rapport définitif contenant l’ensemble des délivrables : J + 35 au plus tard.

Les différents livrables seront remis en version papier (6 exemplaires) et électronique.

Responsabilité et confidentialité


L’Expert observera, durant et après la mission la plus stricte confidentialité à l’égard des tiers concernant les informations dont il aura connaissance à l’occasion de sa mission. Tous les documents préparés durant la mission sont confidentiels et sont la propriété du Bénéficiaire. Ils ne sauraient être rendus publics par l’Expert.

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