Theme: La civilisation carthaginoise








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date de publication08.06.2018
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Section: F1C1 / L.HG
THEME: La civilisation carthaginoise


Groupe 12

Adji Maïmouna Faye

Amadou Faye

Ibrahima Faye

Maimouna Faye

Adama Kâ

Abdoul Aziz dit Moulaye Guaye

Cheikh Tidiane Gueye

Seirigne Modou Gueye





Année universitaire 2012-2013


PLAN :

INTRODUCTION

I- L’ORGANISATION POLITIQUE 

1-L’institution 

2- L’armée 

II-L’ORGANISATION ECONOMIQUE

1-Le commerce

2-Les autres secteurs d’activités

II- L’ORGANISATION SOCIO-CULTURELLE

1-L’Organisation sociale

a-La Stratification de la société 

b- Les femmes 

2-L’Organisation culturelle

a-La Religion 

b-L’Art et l’artisanat

CONCLUSION

INTRODUCTION 

Depuis sa fondation en 814 AV JC, Carthage née de l’affaiblissement de sa métropole Tyr s’est progressivement agrandie sur le bassin méditerranéen. Au fil des siècles, cette ancienne colonie de la Phénicie a su faire éclore son propre génie dans beaucoup de domaines de la vie matérielle et immatérielle. Ainsi ce développement va lui permettre d’étaler son hégémonie commerciale et maritime sur la méditerranée occidentale ; point de départ d’une civilisation touchant tous les secteurs de la vie antique carthaginoise à savoir la politique, l’économie, le socio-culturel etc.

I-L’ORGANISATION POLITIQUE 

1-les institutions

L’organisation politique de Carthage était enviée par ses voisins : les Grecs et les Romains. Ces suffètes (magistrats) dirigèrent Carthage à l’issue de la révolution du Veme siècle qui précipita la chute de la royauté. Le type de gouvernement selon Aristote était de forme républicaine à l’image de Rome doté d’un sénat de 300 membres, d’un conseil de sénateurs élus par l’assemblée et de deux suffètes élus tous les ans. Les réunions du sénat se tenaient dans le temple d’Eshoum, d’autres aussi se déroulaient entre Bysre et les ports (grande place).

L’assemblée des citoyens était chargée d’élire des généraux qui devaient constituer un contre poids. Ces généraux étaient issus des plus grandes familles de la cité : les Hamonides et les Magonides ; ils exerçaient aussi le pouvoir militaire. Les suffètes quant à eux détenaient le pouvoir judiciaire et exécutif. Ils étaient chargés de porter les questions spéciales qui concernaient le gouvernement auprès des sénateurs pour statuer en majorité suffisante, le peuple décide en dernier ressort.

Le peuple participait dans une certaine mesure à l’élection de monarque, des suffètes et d’autres dirigeants. Mais il faut aussi noter que seuls les riches occupaient l’arène politique ce qui n’était pas du tout positif selon Aristote du point de vue de l’évolution démocratique qui constituait une vitrine pour les voisins : les Grecs et les Romains.

On peut sans exagération dire que l’organisation politique carthaginoise peut être comparée à certaines organisations politiques du XXIeme siècle.

2- l’armée

L’armée de Carthage fut l'une des forces militaires les plus importantes de l'Antiquité classique.

Même si pour Carthage, sa marine de guerre fut toujours sa principale force, l'armée acquit un rôle clé dans l'extension du pouvoir punique sur les habitants du nord de l'Afrique et du sud de la Péninsule Ibérique, principalement dans la période comprise entre le VIe siècle et le IIIe siècle (av. J.-C.) À partir du Ve siècle av. J.-C., Carthage mit en œuvre un ambitieux programme d'expansion vers la Sardaigne, les îles Baléares et l'Afrique du Nord. Pour cette raison, l'armée se transforma progressivement en une mosaïque multiethnique, car l'insuffisance de ressources humaines propres motiva la nécessité d'enrôler des contingents de troupes étrangères, principalement comme mercenaires. Ce fait transforma les forces armées de Carthage en un conglomérat d'unités puniques, alliées et de mercenaires. Cette composition de l’armée carthaginoise constituait elle-même son point faible : seuls les généraux et les officiers sont carthaginois, les mercenaires sont principalement recrutés parmi les peuples Libyens voisins. Ces mercenaires étaient payés après chaque combat, ils n’hésitaient pas à se révolter en cas de difficulté.

Quant à sa structure militaire, elle consista toujours en une armée combinée, qui disposait d'infanterie, d'artillerie, de chasseurs à pied, de cavalerie, ainsi que de sections d'éléphants de guerre et de chars de guerre. Le commandement suprême de l'armée fut initialement détenu par les suffètes jusqu'au IIIe siècle av. J.-C. À partir de cette date, ce sont des généraux nommés directement par le Sénat ou l'Assemblée qui reçurent cette charge.

L'armée de Carthage affronta, en de nombreuses occasions, les armées grecques pour la domination de la Sicile. Cela influença le développement des tactiques et des armes de Carthage, qui fonda son armée sur les unités de phalanges. La dispute de la Sicile se révéla infructueuse, et jamais Carthage ne parvint à conquérir la ville de Syracuse.

Néanmoins, la machinerie de guerre carthaginoise connut son défi majeur en affrontant les légions romaines au cours des Guerres puniques. Même si Carthage fut finalement battue, son armée obtint des triomphes remarquables sous le commandement d'hommes exceptionnels tels qu’Hannibal et Hamilcar Barca.

II-L’ORGANISATION ECONOMIQUE

1-le commerce

Le commerce des Carthaginois se faisait comme celui des Phéniciens : uniquement par voie d’échanges, le simple troc. Carthage ne commença à avoir des monnaies qu’au IVe siècle, pour son commerce avec les Grecs de Sicile. L’Etat était chargé de la protection du commerce. Des conventions diplomatiques et une surveillance rigoureuse écartèrent les marchands étrangers de presque toutes les côtes où la République avait des possessions.

La prospérité de Carthage était telle que les impôts y étaient presque inexistants (leurs levées étaient exceptionnelles ou circonstancielles) comme le commerce se faisait par échanges, les importations devaient compenser les exportations. Cependant les découvertes archéologiques ne nous ont guère instruits sur cette question : dans l’Afrique du nord, en arrière du littoral, les produits de l’industrie punique qui avaient pu résister au temps manquent presque entièrement. Cette industrie était de qualité trop inférieure pour faire concurrence aux produit grecs, là ceux-ci se vendaient en toute liberté, à Carthage même, ils étaient fort appréciés. En Sicile et en Italie, les Carthaginois vendaient surtout des esclaves noirs, de l’ivoire, des métaux et des bois précieux, des pierres fines, des tissus orientaux et toutes sortes de produits manufacturés. En Espagne, Carthage allait chercher le cuivre et les mines de Huelva et des environs furent exploités pour son compte. L’Afrique Centrale lui fournissait des défenses d’éléphants, de la poudre d’or et des dattes. Sur la côte occidentale de l’Afrique où elle avait près de trois cents comptoirs, elle tenait des marchés où elle échangeait contre les produits du Soudan et Congo des armes, des poteries, du sel. Les Grecs leur donnaient la réputation de vendre bibelots et verroteries en échanges de produits de valeur ou matières premières issues des régions qu’ils abordaient. En fin, ses navires allaient chercher le cuivre, l’étain et même l’ambre jaune dans les îles sorlingues ou les bords de la mer Baltique.

2- les autres secteurs d’activités 

Les Phéniciens d’Orient étaient d’excellents agriculteurs. Les Carthaginois, eux, aussi s’adonnèrent avec succès à l’agriculture. La réussite de ces derniers s’explique aussi par leurs prouesses en matière d’agriculture en Afrique du Nord, ce qui leur procura richesse et développement. Ces Carthaginois purent développer les techniques agricoles parmi les plus efficaces de l’antiquité. Elles furent reprises par les Romains à travers la traduction en latin du traité de Magon. Carthage sut développer son Hinterland tunisien, territoire dévolu à l’agriculture, supérieur en superficie à celui de Rome et de ses alliés réunis. On y développe outre la culture du blé, celle de l’amande, de la figue, de l’olivier, de la grenade (perçue comme un fruit punique par les Romains) de la vigne. Ces plantes étaient déjà présentes à l’état sauvage dans la région, mais les Phéniciens y apportèrent les plants qui leur permirent d’en faire une production d’exportation dans tout le bassin méditerranéen : on a trouvé des traces de produits agricoles punique en Grèce.

L’élevage était aussi très développé et reposait sur les bovins, les ovins, les équins et les volailles. Quand à la pêche, elle jouait un rôle important dans l’économie carthaginoise. Les côtes poissonneuses fournissaient une large contribution au ravitaillement de la ville : thon, sardine, l’anguille…

II- L’ORGANISATION SOCIO-CULTURELLE

1-L’organisation sociale

La société carthaginoise était très stratifiée : une aristocratie d’origine tyrienne devait détenir l’essentiel du pouvoir économique, politique et religieux ; le reste de la population se partageait entre une proportion inconnue d’artisans et de commerçants et un prolétariat hétéroclite composé d’esclaves.

a-Stratification de la société

L’aristocratie carthaginoise avait comme caractéristiques son origine tyrienne, sa fortune liée à des fonctions d’armateurs puis de propriétaires fonciers, son rôle dans les magistratures et un mode de vie particulier dans un habitat luxueux (au Cap Bon dans le quartier de Mégara). Au sein de cette aristocratie devaient se recruter les prêtres, qui formaient une classe très organisée mais ne jouaient aucun rôle politique. Le sacerdoce pouvait être également exercé par les femmes. Leur habillement est connu notamment grâce à la Stèle du prêtre à l’enfant ; le personnage identifié comme le célébrant porte une robe de lin et une coiffure particulière qui couronne une tête rasée. Les classes populaires sont méconnues, mais on suppose qu’elles étaient formées d’hommes libres et d’esclaves pouvant être attachés à une personne ou à l’Etat. En outre, on trouvait dans les cités carthaginoises un certain nombre d’étrangers issus de l’ensemble du bassin méditerranéen.

b-Femmes :

En dépit des personnalités fortes et des destins tragiques comme ceux de Didon- Elissa, Sophonisbe et l’épouse d’Hasdrubal le Boétharque, les femmes à Carthage apparaissent peu dans les sources disponibles. La société carthaginoise accorde une relative indépendance aux femmes : l’étude des stèles du Tophet de Carthage a mis en évidence des sacrifices effectués par des femmes en leur propre nom. De surcroit, il semble que nombre d’activités personnelles leur étaient ouvertes.

Le contexte du mariage est peu connu et l’on ignore si la polygamie était pratiquée. En revanche, des cas de mariages mixtes figurent dans des sources et se retrouvent peut être aussi dans des fouilles de sépultures multiples, avec un rite phénicien pour l’un des individus inhumés et africain pour un autre. Fille d’Hasdrubal Gisco, général carthaginois, elle poussa Syphax, roi de Numidie, sur ordre de son père afin de sceller une alliance entre Carthaginois et Numides.

2-L’Organisation culturelle:

La culture carthaginoise s’exprimait à travers la religion, l’art, l’artisanat et la littérature.

a- La religion :

Les Carthaginois adorent principalement deux grandes divinités : Tanit, déesse de la fertilité et Baal dieu du ciel. D’autres dieux sont l’objet d’un culte. On observe donc une certaine continuité religieuse, les anciens dieux phéniciens étant toujours vénérés chez les carthaginois, comme Astarté, déesse de la fécondité et de la guerre, Eshmoun, dieu de la médecine, et Melqart, dieu phénicien de l’expansion et de l’enrichissement de l’expérience humaine. Melqart adopte pour sa part les caractères du héros grec Héraclès. Ba ‘al Hammoun, originaire, de Phénicie, est aussi influencé par des rapports égyptiens ; Ammon était connu en Libye et pratiquement dans toute l’Afrique du Nord, et il fut assimilé à un dieu local dont la représentation était également un bélier. Ce dieu et son culte était en relation avec le feu et le soleil. A l’époque romaine, le culte de Ba’al a adopté des traits de Jupiter, dieu majeur du panthéon romain. Il avait toujours cours à l’arrivée du Christianisme. Quant à la déesse, Tanit, au nom africain Péné Baal c’est-à-dire « face à Baal », est la divinité de la Fécondité. Elle semble surtout liée à un rite agraire. Elle prend le pas sur Baal au Ve s., au moment où Carthage se tourne vers l’agriculture et semble renouer avec son contexte africain.

Les Carthaginois croient en l’existence de forces maléfiques contre lesquelles l’homme mène un combat inégal et en la possibilité d’agir à distance sur les choses. La maladie est considérée comme l’absence de protection divine et appelle l’intervention d’un guérisseur, en l’occurrence Eshmoun, le dieu guérisseur résidant dans le temple le plus riche, au sommet de la colline de Byrsa. Ils croient aussi que la vie se poursuit dans l’au-delà, et le mort, pour éviter qu’il devienne un esprit malfaisant, est l’objet de certains soins : lavé, épilé, maquillé, habillé et paré, enterré avec mobilier et provisions, dans une fosse pour les pauvres et dans un caveau bâti pour les riches. Ils pouvaient aussi, comme les Grecs, l’incinérer ou bien comme les Libyens, l’ensevelir, après lui avoir peint le corps en rouge, dans un sarcophage en bois ou exceptionnellement de pierres de marbres.

Les Carthaginois faisaient des sacrifices à leurs dieux. Ils immolaient à cet effet des animaux mais aussi des hommes. Vers la fin du IVème siècle avant J.C, un général carthaginois immola en un seul jour 3000 Siciliens captifs pour venger son aïeul battu 71ans plus tôt en Sicile. On sacrifiait aussi de façon abominable des enfants brûlés vifs. Ces offrandes étaient non seulement destinées aux dieux mais à conjurer un péril public, assurer des récoltes abondantes, la fécondité des femmes, la croissance du cheptel, les succès militaires. Ce culte carthaginois apparaît clairement dans l’art et l’artisanat puniques à travers ses stèles et ex-voto.

b- L’art et l’artisanat

Dans le monde punique, la limite est difficile à fixer entre art et artisanat ; aussi considère-t-on comme œuvres d’art tous les objets sacrés et profanes, magiques ou apotropaïques, en métal, pierres précieuses, terre cuite, ivoire ou os que sont les bijoux, amulettes, figurines et scarabées, auxquels il faut ajouter les masques et les stèles. Les masques sont des têtes avec ou sans amorce de buste, présentant parfois un aspect négroïde, et dont le visage plus ou moins grotesque contraste avec l’impassibilité ou la jovialité des protomés. Accrochés dans les demeures et dans les tombeaux, ils remplissent une fonction apotropaïque, mais peuvent aussi, être reproduits en miniature, pour servir de parures ou d’amulettes.

Quant aux stèles, en pierre ou en grès, de dimensions variables (entre 20cm et 1m), leur décoration comprenait en particulier un signe symbolique fréquent, nommé signe de Tanit qui était un emprunt égyptien. Parmi les autres symboles rencontrés, il y avait le caducée, l’idole en forme de bouteille, le disque surmonté d’un croissant, etc. Certaines stèles comportaient aussi des dessins animaliers (animal de sacrifice) ou même des représentations humaines. A coté de ces monuments monolithiques que sont les stèles, il faut faire mention aux ex-voto, décors épigraphiques à l’honneur des dieux. Mais c’est la céramique carthaginoise était certainement l’artisanat le mieux connu de cette civilisation de poteries puniques à travers toute la Méditerranée. La terre cuite servait à faire des vases pour la conservation des aliments. On a retrouvé un grand nombre de petits récipients qui pouvaient contenir de l’huile où baignait une mèche (lampe Carthaginoise), de petites statuettes de 10 à 20 cm de haut représentant généralement les silhouettes féminines. La sculpture voit alors une évolution d’un style hiératique, presque symbolique vers un style plus représentatif et idéalisant la perfection.

c- La littérature.

Carthage, ville riche et active, a laissé peu d’œuvres d’art et encore moins d’œuvres littéraires. Cependant les quelques inscriptions sur les monuments découverts et gravées par les Carthaginois dans leur langue, et le seul ouvrage punique sur lequel l’obscurité ne soit pas totale, à savoir le traité d’agronomie de Magon, sont révélateurs d’une certaine littérature punique.

La langue phénicienne a servi de lien et de fond linguistique et culturel commun aux phéniciens d’Occident dont le centre était Carthage : le punique. Pour faciliter leur opération commerciale, les Phéniciens avaient mis au point un système d’écriture particulièrement ingénieux et pratique. Les carthaginois ont conservé la langue et l’alphabet phénicien si commode que les libyens instruits préfèrent écrire le punique plutôt que l’alphabet libyque. L’avantage d’avoir une langue qui s’écrit facilement augmente le prestige de Carthage auprès des chefs libyens qui admirent son organisation et s’efforcent de l’imiter. Ils font instruire leurs enfants en Punique.

CONCLUSION:
Carthage, la seule cité phénicienne devenu un empire par le génie de ses dirigeants a connu un essor incontestable. Sa brillante civilisation atteste sa grandeur historique. Cependant au sortir des nombreuses guerres siciliennes et puniques avec tout son corollaire en terme de massacres humains et pillage économique l’empire ne parvenait plus à se redresser et ses jours lui étaient comptés. Son armée démotivée par des nombreuses défaites cuisantes et leur manque de patriotisme sont autant de facteurs qui ont participé à l’effondrement de cette belle civilisation. Rome, éternelle puissance rivale de la Carthage et «maîtresse du monde »profita de la troisième guerre punique en 146 av JC pour réduire en cendre la ville. Ceci marque l’effritement total de Carthage mais sa civilisation restera gravée dans la mémoire collective des historiens et fera toujours parti du patrimoine historique de l’humanité.
BIBLIOGRAPHIE :

Gilbert Charles picard : «l’administration territoriale de Carthage », mélanges A, paris 1966 

Gilbert Charles picard, Vie et Mort de Carthage, Hachette 1970

Manuel de 6ém, le monde de la préhistoire à la fin 6ém siècle avant JC EDICEF

Histoire de 6ém, l’Afrique et le monde

André Aymond et Jeannine Auboyer, histoire générale des civilisations, tome II, Rome et son Empire, PUF 1962

Webographie :

GOOGLE:

WIKIPEDIA:
RESUME : CIVILISATION CARTHAGINOISE
INTRODUCTION :

Ancienne colonie de la Phénicie, la Carthage qu’on peut situer comme étant l’actuelle Tunisie a rayonné de par sa civilisation. Elle s’est affirmée en 814 av JC sur le bassin méditerranéen en développant son propre génie d’où le rayonnement des institutions politiques, de l’armée, la marine, l’art, la religion etc…

Les institutions politiques

L’organisation politique de Carthage était louée par de nombreux auteurs antiques comme Aristote. Le gouvernement est composé d’un sénat et deux suffètes «juges ».Ce pouvoir des suffètes est civil et administratif. Ils sont assistés par « un Conseil des Anciens » qui avait le dernier mot sur toutes les décisions. Mais il faut ici signaler que ce sont de grandes familles riches et influentes comme celles des Magon ou des Barca qui se partageaient les charges de suffétes.Le pouvoir appartient aux riches.

L’armée

L’armée punique se composait de soldats de diverses origines : les mercenaires, citoyens engagés. Le commandement carthaginois était aux mains de militaires issus de grandes familles et désignés par l’assemblée du peuple. Les armées de terre possèdent des machines de guerre et des éléphants dressés aux combats. Hannibal barca demeure le général le plus connu à travers les guerres siciliennes et puniques.

La marine

La force principale de Carthage demeure sa flotte de guerre. Elle l’a employée contre Rome pendant les guerres puniques. Son importance était double ; dans la cadre de la sécurisation commerciales des voies maritimes et éventuellement pour une guerre navale.

Vie socio-économique

Les carthaginois ont exploré les côtes de la méditerranée, ils sont d’excellents commerçants. Ils sont aussi d’habiles agriculteurs. Ils ont appris aux Libyens l’art de cultiver céréales et arbres fruitiers: vigne, olive, amandier. Leurs animaux domestiques sont le bœuf, le mouton, l’âne, le cheval. Ville très colorée. Il y a des maisons à plusieurs étages, des boutiques débordantes de produits venus de tous les pays, des temples, une somptueuse bibliothèque.

Vie artistique et religieuse

L’art carthaginois est presque lié à un usage funéraire. Ceci est perceptible à travers les stèles et les sarcophages puniques. Pour la poterie utilisée hors contexte religieux, les fouilles ont livrées des céramiques à but alimentaire ou culinaire et des lampes à huile. Quant à la religion ils adoraient plusieurs dieux: Baal, maitre du ciel, Tanit mère de toutes vies, Eshmoun, le dieu guérisseur, Melqart, dieu de la force. Ils leurs élèvent des temples, des statues et des offrandes.

Autres aspects de la civilisation punique

Dans le souci de protéger la ville, l’architecture occupait une place importante avec des maisons fortifiées.

Conclusion

Comme toute vie humaine, la civilisation punique va connaître son déclin, après une longue et brillante de règne qui va du Veme au IIemesiècle a.J.C. Un déclin lié aux nombreuses guerres qu’elle a livrées contre les Grecs et les Romains. Malgré sa destruction, sa civilisation a survécu en Afrique du Nord.

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