Pays des Philistins, anciens habitants de la Bande de Gaza. Subit beaucoup de dominations étrangères. Elle était répartie entre plusieurs circonscriptions dans








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date de publication24.12.2016
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La problématique.

Le pays : Palestine > pays des Philistins, anciens habitants de la Bande de Gaza. Subit beaucoup de dominations étrangères. Elle était répartie entre plusieurs circonscriptions dans l’Empire ottoman. Juifs, chrétiens et musulmans vivaient sur un même pied d’égalité et se côtoyaient pacifiquement, bien qu’il y eut des heurts violents entre Juifs et Arabes.

Dimension de la problématique.

Le problème fut souvent aggravé par des approches erronées ou non. Il faut tenir compte des antécédents historiques, ainsi que des responsabilités multiples, tant des protagonistes que des grandes puissances.

Attention, antijudaïsme différent de l’antisémitisme. Pas de racisme sans l’idée d’une race inférieure. Point de départ : énorme malentendu entre Juifs et chrétiens, à partir de Jésus-Christ qui prêcha d’abord dans son propre peuple et qui fut mal accueillit par beaucoup. Les causes : - il prétendait être fils de Dieu, - prétendait que celui-ci est un esprit, -qu’il peut être adoré partout et par tous, et pas qu’à Jérusalem.

Cela dérangeait « les marchands du Temple » (ceux qui se faisaient de l’argent grâce au commerce à proximité du Temple) et faisait penser que ça ne pouvait être qu’une FAUSSE religion . Les coutumes et usages juifs ne furent pas imposés aux néophytes (nouveaux chrétiens)-> vexation des Juifs. En 313, Constantin permet la liberté de culte. En 325, Théodose impose le christianisme. D’où la difficulté d’être Juif : interdiction aux emplois publics (seulement le commerce, banque, finance,…) ; au Moyen Age, interdiction de posséder des terres. Protection des Juifs par de nombreux souverains, en Pologne, dans l’Empire ottoman, à Rome (protégés par le Pape). En Russie, bouc émissaire, persécutions mais pas de façon constante.

Emancipation des Juifs avec la Révolution française et l’idée des Lumières (plus de tolérance) qui décréta qu’ils étaient des citoyens comme les autres. Révolution française>< à l’Eglise d’où catholiques >< Juifs (favorisés par la Révolution française)

Avec la Révolution industrielle, nombreuses jalousies car ils avaient réussi à faire fructifier les domaines qui, autrefois, ne rapportaient pas. Et car certains pratiquaient l’usure à des taux exhorbitants.

A partir du XIXe siècle, théorie de la hiérarchie des races. Mouvement des nationalités. Le Juif semble en retrait, garde ses traditions,… au lieu de partager cette fièvre pour la nation. Avec les progrès de la science-> « essai sur l’inégalité des races humaines » par Gobineau, en 1853. Celui-ci était persuadé que certains peuples (Perse, Rome, Grèce, Inde, Chine) qui ont érigé de si grands empire, ont apporté tant et qui se situent donc au-dessus dans la hiérarchie. Enrichissement de l’apport étranger qui finit par abrutir puis anéantir ces grandes civilisations.

Développement du racisme biologique par Chamberlain, appliquant les théories de Darwin sur les hommes. Racisme biologique : loi du plus fort, et comme les Juifs sont dans la race inférieure, ils se font battre. C’est lui qui nommera Hitler « le grand simplificateur ». Le Juif était considéré comme un Révolutionnaire.

Problèmes dans l’Empire austro-hongrois : Haine nationaliste. Les populations sont anti-juives, les souverains eux sont protecteurs. Possession de certains Juifs de hautes fonctions dans le commerce et la banque.

Le sionisme se développe le plus en Russie, avec les persécutions et pogroms.

Dimension économique et sociale du problème.

Dans le cadre de l’Empire ottoman, de plus en plus de colonies juives s’établissent. -> Problème pour les paysans arabe suite à l’achat de terre par des organisations sionistes. Beaucoup se retrouvent sans travail, les sionistes ne voulant pas d’eux comme main-d’œuvre. Dans la guerre d’indépendance d’Israël (1848-1949) amplification de ces pertes territoriales -> exode de paysans palestiniens. Suite à la guerre des Six Jours (1967), Israël mène une politique de colonisation dans les territoires palestiniens qu’il occupe désormais. Problèmes économiques suivants : accès et débouchés, relations avec l’Etat hébreu, accès à l’eau, emploi,… Les sionistes allèrent jusqu’à brûler des fermes arabes.

Dimension politique et territoriale.

- Point de vue juif : Droit imprescriptible à reprendre possession d’une terre promise et donnée par Dieu au peuple juif. Les ultra-religieux revendiquaient le Grand Israël, càd de la Méditerranée à l’Irak. -> Forme d’impérialisme voire xénophobe du sionisme qui lit la Bible comme un cadastre. Comme Israël a augmenté son territoire par ceux des Palestiniens, il possède une monnaie d’échange dans les négociations pour sa reconnaissance en tant qu’Etat. -> Plus une annexion territoriale mais bien d’une occupation territoriale.

- Au plan international : l’attitude des grandes puissances dont le point de vue diffère. Avant la fin de la première guerre mondiale, GB avait fait des promesses contradictoires : indépendance aux Arabes, établissement d’un foyer aux Juifs. Avec la France, décide du démembrement de la Syrie. Après la guerre, émotion générale qui soutint alors le mouvement sioniste. Révision par beaucoup de leur position à l’égard du peuple juif, suite à la Guerre des Six Jours. -> Israël, Etat xénophobe impérialiste, impitoyable -> principale puissance de la région.

- Point de vue arabe : Refus par principe de toute scission du pays qu’ils habitent depuis des siècles, sans que cela ne soit contesté, jusqu’au XXe siècle. Création de l’Etat d’Israël -> agression de l’Occident et reprise de la colonisation.

Mais la Palestine fut tout de même partagée en deux : - la Cisjordanie, plus bourgeoise, aisée et laïque ; - la Bande de Gaza, plus démunie et plus pieuse.

-Point de vue des Etats arabes voisins et autres : Manifestent soit -de l’indifférence, - des positions divergentes en fonction de leurs propres intérêts économiques et politiques, - ou aussi en fonction de leurs relations avec les grandes puissances (GB, France, USA, URSS ou l’Union européenne).

Beaucoup de nationalismes égoïstes de la part des Etats arabes, bien qu’ils semblent être du côté Palestinien dans la guerre des Six Jours. On une position fragile car les autorités sont peu populaires -> se méfient de la montée en puissance de divers groupes extrémistes et populistes, religieux ou non, appuyés ou téléguidés par des Etats arabes rivaux. La défaite de 1967 contribua au rejet de l’Occident et la montée de l’islamisme.

* La question de l’accueil des réfugiés palestiniens. Etats arabes voisins, très réticents, voire hostiles, dans l’accueil car :

1/ Position de principe : revient à reconnaître l’Etat d’Israël (et même de ses conquêtes) ; 2/ Point de vue économique et financier -> risque de graves problèmes pour l’économie nationale ; 3/ Point de vue social et politique : hébergement de personnes incontrôlables, voire terroristes -> risque de troubles sociaux (population indigène serait influencée) et d’instabilité politique menaçant le régime en place du pays ; 4/ point de vue international et diplomatique : accepter ces réfugiés = choisir un camp d’où des conséquences prévisibles : isolement international, mesures de rétorsion ; sanctions économiques ; position inconfortable face à la communauté internationale.

Grandes étapes de la problématique.

1. Antijudaïsme européen et essor du sionisme politique. 2. Des promesses intenables. L’organisation de la tutelle franco-britannique sur la région (1915-1922). 3. A partir du mandat britannique (1922-1948) et de la création de l’Etat d’Israël (1948), le conflit prend la forme d’un duel pour la possession d’une même terre entre deux Nations différentes au plan ethnique et religieux. 4. Nouvel enjeu : récupération des territoires palestiniens occupés par Israël. Opposition l’Etat d’Israël qui revendique sa reconnaissance par les Palestiniens et les Etats arabes voisins. 5. Le temps des accords négociés. Ouverture à Madrid d’une conférence poursuivie à Washington, aboutissant aux accords d’Oslo. -du côté de l’OLP : Abandon en 1988 du terrorisme; création de l’Etat palestinien ; et acceptation de la résolution 242. - du côté d’Israël : Dissidence dans les deux camps. Beaucoup exigeait des négociations, terrorisme et occupation des territoires occupés coûtant cher à l’Israël en argent et en vies.

-au niveau international : fin de la guerre froide (1989-1990) après laquelle les USA restent la grande puissance mondiale. Ils feront pression en faveur de la paix, entre autre pour des raisons de politique intérieure.

Problème non –résolus : -1) le problème du retour des réfugiés ; 2) le statut de Jérusalem ; 3) les nombreuses colonies juives dans les territoires palestiniens occupés ; 4) la division territoriale (Cisjordanie isolée dans la Bande de Gaza) ; 5) le jeu des puissances régionales soutenant des mouvements extrémistes ; 6) la pression exercée dans les deux camps par des mouvements et des partis extrémistes, ainsi que par l’opinion publique et des élections ; 7) problèmes économiques, y compris dans les relations avec Israël.

1860 : création de l’alliance israélienne. 1896 : Publication de « l’Etat Juif » de Théodore Hertzl, fondateur du sionisme.

Début de colonisation, de l’établissement en Palestine des Juifs. 2 novembre 1914, rentrée en guerre, et constatation d’un grand nombre de Juifs en Palestine. Mai 1916, entente et partage entre Anglais et Français pour reconnaître un Etat arabe sous leur tutelle, secrètement -> colonisation atténuée, déguisée.

En 1916, entrée en guerre arabes >< Turquie. 2 novembre 1917 : lettre de Balfour, premier ministre britannique, adressée à Rotschild, issu d’une famille de banquier riche et juive, qui soutient financièrement le sionisme.

10 novembre 1917 : Les britanniques s’emparent de Jérusalem >< aux Allemands et aux Turcs.

Nombreuses réunions avec des associations catholiques et musulmanes établies à Jérusalem, sous le mandat britannique. Foyer national n’égal pas un Etat Juif. En 1920, création de la milice juive « Haganah » pour défendre et favorisée l’implantation juive. Elle va condamner l’action d’autres groupes Juifs terroristes, alors qu’elle le deviendra elle-même.

Conseil suprême musulman, installé en 1921, présidé en 1922 par Moufti, exerçant des fonctions religieuses et politiques. En 1921, établissement d’une administration un peu autonome. ATLAS p.128

La Transjordanie (à l’Est du Jourdain) sera exclut du champ de la déclaration de Belfour. NB : ouest du Jourdain = Cisjordanie.

En 1928, gros accrochages entre Juifs et Palestiniens. En 1930, plus de terres libres pour les Juifs. -> achats de terres arabes par les Juifs.

L’immigration va se renforcer, car après 1933, les Juifs se doutent des futures persécutions, et se réfugient en Palestine.

1935 : les personnes qui ont quitté la Haganah se rassemblent et forme l’organisation « Irgoun », encore plus violent que la précédente. 1936 à 1939 : énorme rébellion en Palestine, aboutissant à :

1939 :• Premier livre blanc. Publication qui émane le plus souvent d’un gouvernement, qui expose une situation problématique en proposant des solutions. -> Grand nombre de livres blancs pour la Question palestinienne. ex : Livre blanc britannique qui limite l’émigration juive. • Création d’un Etat palestinien indépendant qui est envisagée dans les 10 ans -> plaît aux arabes, mais ceux-ci se méfient de Londres. Et les sionistes ne veulent pas du tout. De là, rupture entre sionistes et Anglais, de plus en plus grâve : Mouvement terroriste sioniste qui frappa aussi bien les arabes que les Anglais.

Novembre 1941 : Mufti est reçu à Berlin par le ministre des affaires étrangères de Hitler. De la guerre, il y eut des contacts entre Nazis et arabes.

1943 : Indépendance du Liban, qui résulte de cette scission et qui n’aurait pas du avoir lieue, la Syrie devant normalement aller jusqu’à la mer.

Politique d’extermination à l’égard des Juifs dans le monde entier détruisit environ la moitié des Juifs.-> Emotion du reste de la population envers le peuple Juif, après la guerre, et on envisage de laisser les Juifs s’installer en Palestine.

1945 : Création, au Caire, de la Ligue arabe. But : défendre les droits des arabes en Palestine.

29 novembre 1947 : Vote de la Résolution 180 à l’ONU, qui approuve un partage de la Palestine en deux avec Jérusalem comme ville internationale (càd ni juive, ni arabe). -> début d’une véritable guerre entre eux. « La Palestine doit constituer un Etat arabe unitaire ». Et les Juifs pourraient accéder à une certaine autonomie. -> On constatera le contraire

A quelques heures d’intervalles : Proclamation de la création de l’Etat d’Israël= Nakba = catastrophe pour les Palestiniens. Pourtant, le mouvement sioniste reste en vigueur, dont certains s’en détachent, trouvant qu’ils étaient trop nationalistes anti-arabes et impérialistes.

Invasion des Etats de la Ligue arabe le lendemain ->1948-1949 : Première guerre israélo-arabe : Irak, Jordanie, Liban, Syrie et Egypte >< Juif. Janvier 1949 : Cesser le feu imposé par l’ONU qui fut accepté des deux côtés, mais pour Israël, à la condition qu’il garde les territoires conquit à cette occasion. -> Bande de Gaza sous administration militaire égyptienne (appelé auparavant territoire des Philistins).

Ce qui reste de la Palestine arabe est la Cisjordanie qui sera annexée au Royaume de Jordanie en 1950. Territoire qui, à la base, était aloué aux Palestiniens mais Abdallah, roi de Jordanie, va l’annexer pendant la guerre israélo-arabe, ce qui lui sera reproché en juillet 1971 : il sera assassiné.

La ville de Jérusalem sera coupée en deux. -> Gros problème des réfugiés palestiniens, en août, qui partent alors dans les pays alentours pour se réfugier, où ils ne sont pas toujours bien accueillis.

Décembre 1948 : libre retour des réfugiés (plus ou moins 600 000 réfugiés étaient partis). -> Solution prévue par l’ONU.

1956 : 2e guerre israélo-arabe dans laquelle Nasser, Président de l’Egypte, va mourir.

1964 : Création de l’OLP, présidé à partir de 1969 à 2004 par Yasser Arafat. 1967 à 1989 : Opte pour le terrorisme. Sera admise seulement après environ 1988 comme représentante du peuple arabe.

Solutions de paix proposée à Jéricho, accueillie par des insultes des arabes.

1967 : 3e guerre, commencée par Israël >< Egypte, Jordanie, Irak et par après, Maroc, Tunisie, Algérie et Soudan. -> Nouvelle lignée de défense arabe et réaction israélienne par cette guerre.

10 juin 1967 : Cesser le feu imposé par l’ONU et Israël a gagné à nouveau des terres.-> Début de l’établissement de colonies juives en Cisjordanie : entreprise pour empêcher l’établissement d’un Etat palestinien.

22 novembre 1967 : Résolution 242, à l’ONU. Réclamation d’un juste règlement pour les réfugiés et le retrait des territoires occupés lors du récent conflit.

1967 : Guerre des Six Jours. Israël étant soutenu par les USA, la France voudra donc équilibré et soutiendra les arabes.

1973 : Guerre du Yom Kippour. Etats de la Ligue arabe étant à l’origine de cette guerre. 4e guerre israélo-arabe, partiellement victorieuse pour l’Egypte et la Syrie.

1979 : Traité de Washington entre Egypte et Israël.

1982 : 5e guerre israélo-arabe, invasion du Liban, où se trouvaient les forces de l’OLP, qui sont alors allé à Tunis. 400 000 Palestiniens restent dans les camps de réfugiés. Restitution du Sinaï. Massacre de Sabra et de Chatila (plus ou moins 1000 morts), avec la neutralité bienveillante des troupes israéliennes qui s’y trouvaient.

De là, souhait de plus en plus de gens de trouver une solution pacifique, et même du côté israélien. On voulait la paix que ce soit par équité, par souci pacifique (la paix à tout prix), etc. Mais la situation reste bloquée.

Décembre 1987-1994 : Première Intifada : soulèvement spontané de la population palestinienne. Manifestations, grèves,…

1988 : Proclamation de l’Etat palestinien et acceptation de la Résolution 242 (reconnaissance implicite de l’Etat palestinien ; reconnaissance de l’existence de l’Etat israélien-> droit à cet Etat d’exister). De là, des négociations sont possibles (reconnaissance de la possibilité de l’existence de deux Etats sur ce territoire).

1991 : Conférence à Madrid, poursuivie après à Washington. Beaucoup de choses avaient eu, dès lors, l’occasion de se débloquer.

Bien que depuis 1988 l’OLP avait arrêté ses actions terroristes, le Hamas et le Hezbollah reprirent la relève.

Septembre 1993 : accords d’Oslo. Autonomie de Gaza et Jéricho, à titre d’essai, à condition que les Palestiniens reconnaissent l’Etat d’Israël, qu’ils renoncent solennellement au terrorisme et à la violence, s’engage à maintenir l’ordre dans les territoires occupés,etc.

1994 : accords avec la Jordanie, qui prévoit de restituer un petit territoire du Sud.

1997 : Autonomie de la Cisjordanie, suite aux accords de Taba. La Cisjordanie ayant déjà été évacuée en 1995 par les troupes israéliennes.

Septembre 2000 : 2e Intifada.

2002 : Offensive en Cisjordanie. Ligne de séparation entre Cisjordanie et Israël.

2004 : la construction de ce mur est condamnée par la cour internationale de justice.

2006 : 6e guerre israélo-arabe. Invasion du Liban par les Israéliens. L’ONU exige la cessession des hostilités.

2007 : Victoire du Hamas, dont les milices ont pris le contrôle de la bande de Gaza.

Problématique en elle-même : il y a eu des fausses explications, et il y en a toujours ; des antécédents historiques (tous ont une responsabilité dans le conflit) ; les autorités locales. Les arabes voient plus clair que les Occidentaux.

A. Conséquences politiques de la guerre.


Facteurs de la poussée démographie : Il y a des progrès du mouvement démocratique, qui s’est développé surtout à partir de 1848.

1er courant : libéral (1ère secousse avec la GB, naissance des USA, Révolution française). -> Tout ça est acquis dans les parties occidentales. La bourgeoisie fut la grande bénéficiaire du libéralisme et de la Révolution française, celle-ci ayant remplacé la noblesse.

-> Lutte pour le suffrage universel, l’égalité, qui aboutira de plus en plus.

Forte poussée de solidarité (au niveau des armées, tout le monde était dans le même bain, les soldats côte à côte) -> progrès de la démocratie, suite aux deux guerres mondiales. Renforcement de la perception de la solidarité vis-à-vis des mutilés, des gueules cassées, des orphelins ou veuves de guerre,… Une vague a été soulevée par l’intervention des USA, par les pressions de ces derniers. Victoire des Républiques sur les Monarchies.

Les conséquences elles-mêmes : 1. Au plan interne :

a) Système politique : 1/ Extension du système républicain et démocratique. Les 4 grands Empires qui s’écroulent font place à des Républiques. Même que l’Autriche-Hongrie se divisa en un grand nombre d’empires. -> Empire plus démocratique.

2/ Adoptions d’institutions sur le modèle de la France. (ex :La Tchécoslovaquie et la Turquie) Ces gens ont pour de bonnes raisons les yeux tournés vers ce que la France a réalisé depuis 1789 (Révolution française de 1789 à 1799).

b) Modifications au niveau de la participation au pouvoir. (Revoir l’évolution du régime électoral belge)

A. Par l’élargissement du corps électoral (= ensemble de personnes qui votent, 18 ans, et peuvent être élu, 21ans). Elargissement qui se fera de deux manières :

1) Suppression des dernières barrières au suffrage universel pur et simple.

Rappel : Beaucoup étaient opposés au suffrage universel pur et simple:

- On avait plutôt opté pour le suffrage censitaire car il semblait normal que ceux qui payaient le plus d’impôts puissent savoir à quoi leur argent était utilisé, et donc que ce soit eux qui puissent voter. On craignait la dictature des ignorants, des imbéciles.

- On donnera donc une certaine souplesse en rendant le suffrage universel au vote plural, càd que les censitaires et capacitaires (parton de grandes entreprises, de ceux qui exercent une grande fonction comme archevêque, père de famille, propriétaire, ceux qui possèdent un grand diplôme,…) peuvent obtenir une, voire deux, voix supplémentaires. -> mis par terre en 1920.

- Les socialistes craignaient que si on laisse les femmes votées, celles-ci étant considérées comme juste bonnes à la cuisine, à élever et faire les enfants et à aller à l’église, qu’elles voteront alors pour le parti catholique. Tandis que les catholiques craignaient qu’on vote plutôt pour les socialistes, vu leur message. -> peur de perdre des voix.

On observe donc de plus en plus de souplesse qui aboutiront au suffrage universel pur et simple. Mais d’abord on rendit l’enseignement gratuit et obligatoire. On abaisse aussi les cens petit à petit, l’âge électoral,…

1920 : Droit de vote pour les femmes aux USA, en Allemagne et en Belgique, seulement pour les élections communales.

1928 : Droit de vote pour les femmes en GB.

1. OU Représentation proportionnelle (qui n’est en réalité qu’une façon de parler).

OU Système de représentation majoritaire (de 1831 à 1899). C’est-à-dire que c’est la majorité qui l’emporte sans qu’on ne tienne compte des minorités. Il n’y a donc qu’un seul gagnant, tandis que les candidats ou les listes qui n’ont pas eu la majorité sont éliminés.

C’est une élection à deux tours.

Liste : deux partis (voire plus) peuvent se regrouper et former une liste.

Premier tour : Il n’y a que la liste majoritaire, c’est-à-dire la moitié des voix plus une, qui envoie alors des représentants au parlement.

On compte le nombre de voix par arrondissements. Mais si aucun candidat n’est arrivé à la majorité plus une ->système de ballotage->il faut donc recommencer.
Second tour : organisé pour les sièges qui restent à pourvoir au Parlement. Ainsi, retour de ceux qui ont été évincé du premier tour et qui ont eu le plus de voix au premier tour. On arrête ensuite le seuil des candidats au double de nombre de sièges qui restent -> faut être majoritaire au niveau de l’arrondissement.

Avantage : permet de constituer des gouvernements homogènes.

Inconvénient : l’alternance d’où le risque que les suivants détruisent tout ce que les précédents ont constitués.

  • On ne doit alors plus perdre de temps pour négocier (>< au système proportionnel).

Chaque liste va obtenir autant de sièges que son nombre de voix contient de fois le quotient du … ?

! Il ne faut pas plus d’un représentant pour 40 000 habitants.

  • Simplification : plus qu’un tour et démocratisation (minorité prise en compte).


2. Système de l’apparentement.

On s’est aperçu qu’il restait toujours des sièges à pourvoir -> fait éclater le cadre de la circonscription -> Début du comptage normal au niveau de l’arrondissement, puis on va grouper en sautant les limites de l’arrondissement. Ainsi, des partis vont conclure des alliances en additionnant leurs voix et en attribuant leurs voix et leurs sièges.

2. Au plan externe.


Plusieurs circonstances entreront en vigueur par la Société des Nations :

  • Primauté de droit (absolu) sur la force.

  • Parlement international -> chaque représentant est l’élu de sa nation. Paix et guerre doivent se faire sous le contrôle des peuples.

  • Fonctionnement de la SDN, d’un Parlement national : discussion publique, délibérations, élections.

Faiblesse de la SDN : l’unanimité obligatoire et le fait que les USA n’en fassent pas partie (déçu de la paix revancharde suite au Traité de Versailles) -> facteurs d’affaiblissement de la SDN.

Retour aux USA de leur politique d’isolationnisme mais sortiront dans la deuxième guerre mondiale.

3. Domaine économique et social.


Progrès, législation nationale. Progrès dans le sens de la démocratisation. En 21, semaine de 48h, journée de 8h. Fondation du Bureau International du Travail (BIT) créé pour essayer d’harmoniser la législation à l’échelle de l’Europe. Trop de grandes différences d’un pays à l’autre peuvent être des germes de guerre -> on s’en est rendu compte.

B. Conséquences économiques.


De cette guerre vient l’évincement des européens -> montée en puissance des USA et au détriment des européens. Les USA étaient la première puissance économique et commerciale -> Premier créancier du monde. Stade de la production de masse. Leur économie a été stimulée : activités bancaires, commerces d’armes,… Applications de nouvelles méthodes (folie d’inonder le marché pour le travail à la chaîne) (-> par Ford.)

1. Conséquences sociales et culturelles.

2. Point de vue des mentalités : plan politique, social, idéologique et vision de l’avenir.

1/ Plan politique : deux possibilités contraires :

OU personne qui prône un nationalisme exacerbé, revanchard.

OU pacifisme internationaliste.
2/ Plan social : - sentiment renforcé d’égalité, de solidarité (attention au rôle de la mode, radio, tv qui offrait un message commun dans toutes les maisons => égalisation ; …) Solidarité qui amène au suffrage universel. Sentiment d’égalité est lié au brassage de population que la guerre a amené + sentiment solidaire >< ceux qui ont profité de la guerre pour s’enrichir.

  • Emancipation de la femme petit à petit. Celles-ci ont du prendre bcp d’initiatives pendant la guerre, elles sont devenues des « maîtres de ménage », travaillaient dans les usines d’armements où elles ont fait un travail remarquable. => Changement de pensée vis-à-vis d’elles.

3/ Plan idéologique : valeurs, mentalités,…

La guerre a suscité une terrible crise des valeurs (internes), l’ébranlement de certaines notions (progrès, grandeur, civilisation occidentale avec sa supériorité incontestable)-> peuples qui se disaient chrétiens.

Remise en cause de l’ordre social, la mentalité fortement intolérante.

Guerre qui favorise le sens du relatif : mettre en relation, faire des liens. Attention de ne pas minimiser ! Pose des questions sur le sens de la vie. On verra fuser différentes façon de penser et deux courants principaux vont apparaître : le scepticisme et le relativisme (càd qu’on relativise tout « c’est pas grâve », c’est lié, c’est en relation avec,…).
NB : l’opposé du relatif est l’absolu qui prétend détenir la vérité. Il n’y a dès lors pas à modifier sa façon de penser, de se comporter en fonction des situations, des personnes,… -> refus de relativiser.
Les gens avaient été matraqués par des propagandes, des mensonges, des censures,…

Priorité à l’intuition plutôt qu’à des règles admises.

Critique du matérialisme (« avoir » au détriment de l’ « être »), du mercantilisme.
4/ Là aussi on trouve des approches variées : - pessimisme alimenté par l’absurdité de la guerre, - nostalgie,

- regret de « la belle époque »,

- optimisme de ceux décidé à construire un monde nouveau et meilleur. Il faut s’évader et profiter de la vie -> soif de jouissance et d’évasion.
3. La religion.

Ouverture à la modernité renforcée par la guerre. Modernisation du catholicisme dans sa relation au monde :

- Critique du conformisme. Avant conception plus absolue de la vérité. On critique une religion caricaturale limitée à ses traditions.

- Actions de la papauté -> important et relativement nouveau !

Concordat entre la nouvelle Italie et la Papauté en 1939.
1) Ouverture et normalisation d’un certain nombre de choses.

a/ En ce qui concerne les groupes sociaux, entreprises de l’Eglise auprès des jeunes (mouvement de jeunesse), laïques, ouvriers,…

-> Implication beaucoup plus active dans la société.
b/ Vis-à-vis des Etats : Action de la Papauté. Action de Pie XI (1922-1939) : il fera le Concordat avec Hitler et beaucoup d’autres (il en signa de nombreux). Acceptation de la séparation entre Eglise et Etats.
c/ Action de la Papauté : notamment vis-à-vis des pays de missions et des autres églises chrétiennes. On va former un clergé indigène. Jusque-là l’Eglise avait tardé à intégrer des personnes de ces pays car elle voulait attendre qu’ils soient bien formés. Prise en main par elles-mêmes de ces Eglises. -> Retour à une éthique solidement ancrée dans la religion.

ex : Promouvoir un retour fondamental de la civilisation, dans le respect des droits de l’homme, mais dans le respect des droits de Dieu.
! Au niveau de l’ouverture et de la normalisation, il s’agit de parler des autres Eglises chrétiennes (dans l’ordre : catholiques, orthodoxes puis protestantisme).

-> Début du mouvement œcuménique, càd qui vise à la réunion de toutes les Eglises chrétiennes. Très important notamment en Belgique (l’Archevêque fera des réunions internationales pour réunir ces chrétiens catholiques, orthodoxes ou protestants).

2) Activités culturelles : Art et littérature.

Ces périodes-là sont qualifiées de « années rugissantes » aux USA (1920-1929). On a une sorte d’effervescence extraordinaire suivie par tout le monde -> basculement total des USA dans le 20e siècle.

« Années rugissantes »=

- Développement des banlieues, urbanisation.

- Stade de fabrication de masse, production à la chaîne -> baisse des prix.

- Essor prodigieux de la voiture, de la radio,…

- Avènement de la société pessimiste (société qui se refuse obstinément de dire non -> tolérance excessive).

- Début de l’aviation.

- Emancipation des femmes.

- Recul parallèle de la mentalité puritaine.

- Développement du jazz.
Les USA font alors de plus en plus figure de première grande puissance au détriment de l’Europe. De là =

1. Celui qui représente la nostalgie des temps disparus : veulent renouer avec la tradition, revenir à la nature,…

2. L’hédonisme : jouissance du temps présent. Personnes qui vont essentiellement penser à « se faire plaisir » -> excuse de sortir d’une guerre mondiale. Goût du confort, du luxe, refus des solutions standardisées anonymes (ex : l’architecture, cité jardin,…).

3. Manifestation de la volonté de reconstruire un monde nouveau où l’art va utiliser les sciences, les techniques, etc… pour construire une société plus égalitaire.

4. L’évasion. Fondé sur la révolte devant l’absurdité de la guerre -> volonté de changer l’homme, la société.

Amène le courant du « surréalisme ».

Premier changement de la société : aller au-delà du rationnel, du conventionnel.

Premier aspect : changer l’homme, sortir des conventions… Refus d’être asservi à la raison, qui est détrônée par l’imaginaire, et prône le plaisir.

Autre illustration : l’art abstrait (Attention, ce n’est pas une conséquence de la guerre car il existait déjà avant mais il connaît après un essor considérable).

Deuxième aspect : Aller au-delà du cadre de l’Europe qui a énormément déçu avec la Guerre et dont certains commencent à douter. Fin de la suprématie de l’Europe -> par l’avènement des USA. -> Recrue des sens de l’exotisme, ouverture profonde vers les pays extérieurs.

-> Art, danse, le primitivisme (revenir aux sources, à la simplicité, à l’innocence perdue). Idée de vouloir retrouver la pureté.
Point de vue linguistique : à partir de 19, Traité de Versailles. L’Anglais commence à supplanté le Français (politique, marché, etc.) Lui-même plus tard supplanté par l’anglo-américain.
5. Crise morale. Décompression et défoulement, par réaction aux épreuves, aux privations, aux idéaux mis en valeur pour surmonter, survivre,… (Oubli de soi, sacrifice pour la guerre, patriotisme,…)

Recherche du bonheur dans le bien-être matériel, la jouissance du présent, la possession, … Sentiment que la page est tournée, qu’il faut vivre avec son temps, valorisation du corps qu’implique la recherche du plaisir. -> Valorisation du corps, forme physique, mode,…

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