Littérature économique. Le mot «économie»








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date de publication08.09.2018
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SUR LINVENTION
GRECQUE
DU MOT

ÉCONOMIE
(OIKONOMIA)


Socrate — Dis-moi, Critobule, donne-t-on à l'économie le nom d'art, comme à la médecine, à

la métallurgie et à l'architecture?

Critobule — Je le crois, Socrate.

Socrate — On peut déterminer l'objet de ces arts. Peut-on également déterminer celui de l'économie?

Critobule — L'objet d'un bon économe, si je ne me trompe, est de bien gouverner sa maison.

Socrate — Et la maison d'un autre, si on l'en chargeait, est-ce qu'il ne serait pas en état de la

gouverner comme la sienne? Un architecte peut aussi bien travailler pour un autre que pour lui : il

doit en être de même de l'économe.

Critobule — C'est mon avis, Socrate.

Socrate — Un homme qui, versé dans la science économique, se trouverait sans biens, pourrait donc

administrer la maison d'un autre, et recevoir un salaire comme en reçoit l'architecte qu'on emploie?

Critobule — Assurément; et même un salaire considérable, si, après s'être chargée de l'administration

d'une maison, il l'améliorait par son talent à remplir ses devoirs.

Socrate — Critobule, qu'est-ce que nous entendons par une maison? Est-ce la même chose qu'une

habitation? ou ce mot doit-il s'entendre même des biens que l'on possède hors de son habitation?

Critobule — Il me semble, Socrate, que tous nos biens font partie de la maison, quand même nous

n'en aurions aucun dans la ville où nous résidons.

Socrate — Mais n'y a-t-il pas des gens qui ont des ennemis?

Critobule — Sans doute; il en est même qui en ont beaucoup.

Socrate — Dirons-nous que ces ennemis fassent partie de nos possessions?

Critobule — Il serait plaisant, en vérité, qu'un économe qui augmenterait le nombre des ennemis de

sa maison vît encore sa conduite récompensée.

Xénophon, Economique, Chapitre I


Dans le dernier tiers du Vème siècle

avant J.-C. dans la Grèce antique est né

un genre littéraire et philosophique

nouveau, qui conduit au IVe siècle à la

prolifération d’ouvrages traitant de la

manière de gérer un grand patrimoine

rural et agricole. C’est l’invention de la

littérature économique. Le mot «

économie » (« oikonomia » en grec)

apparaît même pour la première fois

vers 380 avant J.-C. dans un texte de

Xénophon d’Athènes. On ne peut

comprendre l’apparition de cette

littérature sans comprendre son

soubassement dans les pratiques

concrètes qui l’ont précédée. En effet,

c’est à la fin du Ve siècle suite aux

Guerres du Péloponnèse, que la

commercialisation et la monétarisation

de l’économie va décoller. Mais cette

soudaine progression de l’invention du

phénomène économique est liée à des

transformations importantes dans le

phénomène guerrier. A la fin des très

sanglantes Guerres du Péloponnèse de

la fin du Vème siècle avant J.-C., le

modèle du citoyen-soldat de part les

transformations du phénomène

guerrier (grande bataille, machines de

guerre, etc) laisse place au modèle du

mercenariat qui va être utilisé par les

cités et les royaumes. Des personnes

vont vendre leur corps et leur activité

contre un solde. Ces gens vont alors

par le détour de cet argent désormais

finalité de leur activité, consommer, en
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achetant des produits (hormis le pil-

lage lors des campagnes militaires).

Ils vont contribuer à la progression

de la commercialisation et de la

monétarisation de la production

jusqu’alors cantonnée dans une

autoconsommation-base-de-la-vie

où l’échange marchand n’est que

complémentaire. Plus encore, quand

Alexandre le Grand à la fin du IVe

siècle défait les Perses, il fond le trésor

du vaincu ce qui va solvabiliser

d’énormes masses de mercenaires

qui vont dès lors consommer de

manière séparée de toute activité

autoproductrice.
Xénophon d’Athènes est un grand

aristocrate terrien déchu lors de la

guerre du Péloponnèse, qui devient

alors un simple mercenaire-soldat (un

« soldat » par définition touche une «

solde » en échange de son activité,

c’est une des premières formes du

travail-marchandise) et qui fit fortune

de cette manière ce qui lui permit à

la fin de sa vie de redevenir un grand

propriétaire foncier en achetant un

grand domaine à Scillonte (près

d’Olympie sur le territoire de Sparte).

Dans ce premier traité intitulé

L’Economique où apparaît donc pour

la première fois le terme “

oikonomia “, Xénophon nous parle

de son expérience sur son domaine

de Scillonte qu’il veut faire partager

à tous les grands propriétaires, et où

il a réalisé son idéal de grand

propriétaire exploitant : son but, lui

l’aristocrate ruiné, est de recouvrer

sa fortune monétaire et il va utiliser

son nouveau domaine pour réussir

cette unique fin. Ce traité se présente

alors comme un traité d’agriculture,

d’où il ressort que l’agriculture

devient rentable (retrouver sa fortune

et son statut d’antan) si le propriétaire

s’implique dans la gestion et sait

gouverner sa femme, son régisseur


Ischomaque — (...) L'amour seul de l'agriculture et du travail lui avait fait

chercher, comme il le disait lui-même, un champ où il trouvât, en

s'occupant, plaisir et profit; car l'homme d'Athènes le plus passionné

pour l'agriculture, c'était sans contredit mon père.

Socrate — Gardait-il son champ quand il l'avait défriché? ou le vendait-

il, s'il en trouvait un bon prix?

Ischomaque — Vraiment, il le vendait; et aussitôt, par amour du travail, il

en achetait un autre inculte qui exerçât son goût pour les travaux agraires.

Socrate — A t'entendre, Ischomaque, ton père avait pour l'agriculture le

même goût qu'un marchand de blé a pour son commerce; et comme

celui-ci l'aime avec passion, entend-il parler d'un pays qui regorge de

blé, aussitôt ses vaisseaux voguent sur la mer Égée, sur le Pont Euxin,

sur la mer de Sicile : il arrive, fait le plus de provisions possible, puis

s'en retourne par mer, après avoir chargé de ses marchandises le vaisseau

même qui porte sa personne. S'il a besoin d'argent, ce n'est pas au hasard,

ni au premier endroit qu'il les décharge : il n'apporte son blé, il ne le

livre que dans les pays où il entend dire que cette denrée est montée au

plus haut prix. C'est à peu près ainsi que ton père chérit l'agriculture.

Ischomaque — Socrate, tu plaisantes. Pour moi, je pense qu'un homme

qui vend ses maisons à mesure qu'il les bâtit, et qui ensuite en construit

d'autres, n'en est pas moins un vrai amateur de bâtisse.

Socrate — En vérité, Ischomaque, je pense, ainsi que toi, qu'on aime

naturellement ce dont on se flatte de tirer avantage
Xénophon, Economique, Chapitre XX

et ses esclaves. Tout un programme.

L’auteur rapporte une discussion fic-

tive avec le propriétaire d’un domaine

rural, Ischomaque, lequel raconte com-

ment il règle sa production et apporte

le plus possible de surplus au marché.

A Scillonte en effet, Xénophon a

pratiqué une agriculture orientée le plus
SORTIR DE L’ECONOMIE N°3 / 8

possible vers la commercialisation et

non pas seulement pour

l’autoconsommation familiale comme

à l’ordinaire dans les installations

agricoles (de manière générale dans les

installations agricoles grecques,

seulement 15% de la production était

échangée, le reste étant de

l’autoconsommation (1). Pour accroître

les capacités de commercialisation de

(1) Cf. Alain Bresson, L’économie

de la Grèce des cités. I. Les structures de

la production, A. colin, 2007)




son domaine il propose alors dans son

traité ce qu’il a pratiqué chez lui et qui a

bien marché : l’association de l’élevage

des bovins et des chevaux à la

polyculture. Il s’est inspiré là des «

paradis » perses qu’il a

connu en Asie Mineure

(actuelle Turquie), des

modèles d’ exploitations

agricoles tournés

complètement vers la

commercialisation, et qui

étaient tout à la fois manoir

résidentiel pour

l’aristocratie perse, très

grande exploitation et

réserve de chasse. Nous

sommes là dans le très

grande domaine. Ainsi

quand le mot « oikonomia

» apparaît pour la première

part entre le XVII et le XVIIIe siècle),

l’invention de l’économie politique. Le

moment où la politique se fait

économique et où l’économique se fait

politique. C’est d’ailleurs ce même

à écrire un deuxième traité d’économie,

les Poroi (traduit pas Moyens de se procurer

des revenus) pour influencer un homme

politique en vue, Euboulos, qui va se

retrouver au pouvoir. Vis-à-vis du

pouvoir, notre Xénophon

de l’époque est donc en

quelque sorte notre

Jacques Attali ou notre

Serge Latouche national :

l’éternel vendeur de salades

sur les étals de “

programmes politiques “

rafraîchis par des jets

automatisés de vapeur

d’eau. Dans ce nouveau

traité, les solutions

proposées pour redresser

les finances d’Athènes

peuvent se résumer de

cette façon : à l’empire

fois, le sens assigné à ce mot

pour sa première occur-

rence est donc celui de la

gestion de l’ « oikos », c’est-

à-dire ne nous y trompons

pas, du grand domaine

agricole que le maître de

maison doit acquérir et

administrer. Nous

connaissons également un

deuxième traité conservé

également sous le titre

L’Economique, issu de

l’Ecole d’Aristote, il se situe

dans la même lignée que le

traité de Xénophon (tout

en réfléchissant également

sur la distinction entre le

politique et l’économique),

c’est-à-dire un manuel de

bonne gestion pour un

propriétaire d’un grand

domaine.
Dans la suite de ce IVème

siècle, le mot « oikonomia

» va rapidement quitter le

sens que lui attribue les

manuels pour les
Ischomaque — Ma coutume, Socrate, est de sortir du

lit à l'heure où je puis encore trouver au logis les

personnes que je dois voir. Quand j'ai quelque affaire

dans la ville, je m'en occupe; cela me sert de prom-

enade. Si rien d'indispensable ne me retient à. la ville,

mon ser viteur mène devant moi mon cheval à la

campagne, et la promenade que je fais de la ville aux

champs me plaît cent fois plus que celle du Xyste. Dès

que je suis arrivé, je vais voir ce que font mes ouvriers,

s'ils plantent, s'ils labourent, s'ils sèment, s'ils font

rentrer les récoltes. J'examine leur méthode; j'y

substitue la mienne, lorsque celle-ci me semble

préférable. Mon inspection finie, je monte à cheval, je

fais manœuvrer l'animal comme à la guerre. Chemins

de traverse, collines, fossés, ruisseaux, je franchis tout;

et autant qu'il est possible, au milieu de ces exercices,

je prends garde d'estropier mon cheval. Quand j'ai

fait ma course, mon esclave laisse l'animal se rouler,

puis le ramène en portant à la ville les provisions du

ménage. Pour moi, je rentre à a maison, moitié en

courant, moitié en me promenant; puis je me frotte

avec une étrille; je dîne ensuite, de manière que, le reste

du jour, mon estomac ne soit ni surchargé ni souffrant

de la faim.

Xénophon, Economique, Chapitre XX

thalassocratique d’Athènes

désormais éclaté à cause

de la guerre, il faut y

substituer un système

cohérent et rationalisé de

relations économiques.

Nous avons là la première

économie politique de

l’histoire qui apparaît de

manière très claire et

directement en lien avec sa

transposition dans le

pouvoir. Pour équilibrer les

importations nécessaires

au ravitaillement de la ville

(300 000 personnes), il faut

d’après notre proto-

technarque d’une façon

déjà toute proto-

colbertiste, développer les

exportations (marbre et

minerai d’argent) grâce à

un des principaux atout de

la cité qui lui paraît la po-

sition centrale de son port,

le Pirée. Il préconise alors

aux hommes politiques en

vue trois innovations pour

procurer à la cité des

administrateurs agricoles des propriétés

de l’aristocratie grecque, pour connaître

une extension de sa signification au

domaine public pour parler de la

gestion financière des territoires royaux

et des territoires des cités. C’est en

quelque sorte, avant l’heure (quelque

Xénophon qui une fois de retour à

Athènes, voyant le trésor de sa chère

cité en 355 obéré par la « Guerre des

Alliés » dont elle vient de sortir (échec

de la seconde Ligue de Délos et fin

de l’hégémonie athénienne dans le

monde de la mer Egée), qu’il se décide

revenus nécessaires à ses dépenses : c’est

au Pirée qu’il faut attirer par des mesures

attractives les créateurs de richesses

monétaires, c’est-à-dire les métèques, car

plus il y en aura, plus l’impôt sur les

étrangers résidents donnera des revenus

à la cité ; Il faut aussi rationaliser et in-
SORTIR DE L’ECONOMIE N°3 / 9

tensifier l’exploitation des mines du

Laurion en vue d’une croissance des

exportations mais il propose aussi un

début de « nationalisation » : la cité doit

devenir propriétaire de la main d’œuvre

servile nécessaire, dont la location lui

procurerait un important revenu

régulier. Let’s Dance!
Cette extension du sens du mot «

oikonomia » du grand domaine

commercialisé de l’aristocrate aux fi-

nances publiques de la cité ou des

royaumes, s’observe également dans un

autre traité, le texte du Pseudo-Aristote,

Les Economiques vers 340 avant J.-C.

Nous avons là le premier manuel non

plus pour une cité mais pour un

royaume, et plus particulièrement pour

un administrateur d’une subdivision (la

satrapie dirigée par le satrape et son

administration, bref une sorte de

gouverneur régional) du territoire ad-

ministratif du royaume séleucide, où

on lui apprend comment lever des

impôts monétaires, comment dégager

les plus grands revenus des domaines

agricoles et établissement miniers et

artisanaux du roi, comment asseoir

richesses monétaires, va être

exactement repris en 1616 dans le Traité

d’oeconomie politique d’A. de

Montchrétien, où cet auteur définit le

mot économie comme les moyens

d’accroître la richesse du souverain et

la quantité de métal précieux qu’il

détient. Au XVIIIe siècle, le grand siècle

de la mise par écrit de la « science

économique », on va définir l’économie

de la même manière, comme la « sci-

ence des richesses ». Nous sommes là

dans une conception chrématistique de

l’économie. L’économie est un art,

c’est-à-dire au sens étymologique une

« techné », un savoir-faire pour acquérir

des « richesses » réduites à des richesses

monétaires, à leur production et à leur

accumulation dans des coffres, bref

tout ce qui concerne les affaires

d’argent, le négoce et l’entreprise.

L’économie n’est pas comme

aujourd’hui « l’ensemble des moyens

et des conditions de productions, de

consommation et d’échange » comme

on voudrait nous le faire croire,

réduisant par là la définition de

l’économie à un système où se
SORTIR DE L’ECONOMIE N°3 / 10

répondent mécaniquement et

naturellement “ production “, “

consommation “ et “ échange “

comme les trois bouts d’une même

ficelle à relier sur elle-même, mais la

science qui cherche à résoudre cette

question : comment créer plus d’argent ? Car

dans la définition actuelle, comme “ en-

semble des faits relatifs à la produc-

tion, à la distribution et à la

consommation des richesses dans une

collectivité “ (dictionnaire Le Petit Rob-

ert), on recouvre le sens originel du mot

“ économie “ comme savoir-faire pour

produire plus d’argent, pour mieux

naturaliser, substantiver sa définition

moderne. Comme si forcément depuis

tout temps, en tout lieu et par tous les

vents, la “ production “, la “ distribu-

tion “ (comprenons l’échange

marchand pour l’essentiel) et la “

consommation “, n’étaient que les

éléments séparés d’un même ensemble

formant le système naturel et

transhistorique de “ l’économie “.
Pour voir l’opération monstrueuse de

ce recouvrement généralisé, il suffit en-

core de voir, que comme au temps des

Jacques Attali de l’antiquité, les premiers

économistes du XVIIe et XVIIIe siècles

sont d’abord des hauts-fonctionnaires

d’Etat qui cherchent à accroître les

revenus du royaume et à optimiser ses

dépenses. Le concept d’ « oikonomia »

qui réapparaît à l’époque moderne

découle directement de sa signification

dans l’antiquité grecque. L’homme

d’Etat Adam Smith, influencé par les

idées d’un « ordre naturel » qui

imprégnaient son époque, propose lui

sa solution personnelle (dans son livre

d’ailleurs intitulé sans aucune

ambiguïtés, La Richesse des Nations) :

découvrir des « lois économiques » d’un

ordre naturel, pour les intégrer à la so-

lution qui reste de dégager le plus pos-

sible de revenus à l’Etat. Sa solution

est que si l’Etat favorise un « Marché

autorégulé » où chaque individu suivant

la pente de son intérêt égoïste créera le

plus de richesses monétaires possible,

dès lors le volume du prélèvement fis-

cal s’en trouvera accru. Finalement le «

libéralisme économique » dans sa

forme smithienne, est tout dévoué à la

croissance infinie des moyens

instrumentaux de l’Etat. Le libéralisme

économique comme notre actuel

antilibéralisme franchouillard, sont

deux formes possibles d’un même

culte à l’Etat et à la vie organisée par

un Marché (autorégulé ou régulé).
Une fois que cette économie en tant

que véritable nouveau mode de vie (2),

est bien installée dans nos vies (au terme

de trois siècles de “ modernisation “

dans l’hémisphère Nord, et encore un

bon siècle de plus pour “ développer

“ l’hémisphère Sud), point besoin de

garder la vieille définition grecque du

terme “ économie “, toutes nos vies

sont désormais des “ vies économiques

“. Sur les murs solides de l’ancienne

définition qui a réagencé entièrement

le monde au fil des siècles, l’opération

de naturalisation de l’économie peut

dès lors être lancée par sa définition

actuelle : “ ensemble des faits relatifs à

la production, à la distribution et à la

consommation des richesses dans une

collectivité “. L’activité vivante des

individus nous dit la propagande

idéologique, comme la propagande par

le fait qu’exprime aujourd’hui chaque

moment de notre propre vie

quotidienne, est dès lors saucissonnée

en “ production “, “ distribution “ et “

consommation “. Et les catégories

réelles comme idéelles de ce modèle

de vie là, sont désormais transposées à

l’ensemble de la planète comme à toute

l’histoire passée. Ad nauseam.

Clément

(2) C’est-à-dire une vie

individuelle saucissonnée en des

moments de travail-marchandise où

l’on se vend, un échange marchand

des produits de ce travail là séparée

de l’activité qui l’a crée, et la

consommation solvabilisée des

produits répondants aux besoins

réels comme fictifs : elle est pas belle

la définition naturalisée et

transhistorique de l’ “ économie “ !






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