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ACTIVITÉS RÉALISÉES ET PERSONNES RENCONTRÉES

1. Visite de la section de la nouvelle route entre Pâ et Gaoua

  1. Rencontres avec des personnes déplacées et dédommagées à Pana, Baplan et Gaoua

  • Une personne du village de Founzan

  • Deux personnes du village de Baplan

  • Trois personnes de la ville de Gaoua

  1. Rencontres avec les autorités impliquées

  • Directeur régional des Routes (Gaoua)

  • Contrôleur des chantiers

  • Maire de Gaoua





OBSERVATIONS ET COMMENTAIRES
1. Visite de la section de la nouvelle route entre Pâ et Gaoua
Durant la visite des chantiers, certains problèmes de nature environnementale ou sociale, qui correspondent en fait à des impacts environnementaux et sociaux, ont été constatés par l’équipe de mission. Les principaux impacts constatés, outre ceux relatifs au déplacement des populations qui sont traités à la section suivante, sont les suivants :


  • Les retenues d’eau peuvent causer des noyades et les gens ne sont pas conscients du danger potentiel;

  • Les champs inondés par les retenues d’eau et exploités pour les bancs d’emprunt ne sont pas compensés;

  • Les arbres ne sont pas tous récupérés avant la mise en eau;

  • Les ressources halieutiques des réservoirs peuvent faire l’objet d’une pêche abusive;

  • Les gens ne sont pas informés des impacts précis que peut avoir la mise en eau sur leur terre. En effet, certains ont ensemencé juste avant la mise en eau;

  • Au niveau des déblais, il y a parfois des matériaux trop friables et érodables;

  • Pour la construction d’un nouveau pont, un dépôt d’une large quantité de remblais sur les rives du cours d’eau de chaque côté du pont a été créé. Ceci représente une importante source d’érosion et de sédimentation surtout pendant la saison des pluies;

  • Au chantier de la retenue d’eau de Baplan, aucune déviation appropriée n’existe. Il y a plutôt un passage à gué au niveau de l’évacuateur d’eau;

  • Absence de mesures de sécurité au travail sur ce même chantier;

  • Inondation et dommages aux arbres en aval de la retenue;

  • Aucun contrôle d’accès au niveau des parcs d’engins;

  • Aucune signalisation, ni démarcation des voies au moyen de peinture sur la nouvelle route;

  • Présence de matériaux de démolition dans l’emprise de la nouvelle route dans la ville de Gaoua, ce qui représente un risque d’accident pour les enfants et un impact négatif sur le paysage.


D’autre part, l’équipe de mission a constaté que l’entrepreneur avait mis en place certaines mesures d’atténuation afin de minimiser les impacts sur le milieu naturel et les populations. Les principales mesures constatées sont les suivantes :


  • Réalisation de forages pour l’approvisionnement en eau souterraine;

  • Dédommagement pour les arbres plantés et les diverses plantations (vergers);

  • Encouragement des personnes dédommagées pour la perte d’arbres à replanter de nouveaux arbres;

  • Aucune exploitation de bancs d’emprunt dans les aires protégées;

  • Identification de bancs d’emprunts éloignés des habitations;

  • Protection des lieux de culte et des éléments sacrés (caïmans, fétiches, etc.);

  • Assistance accordée aux personnes déplacées pour transporter les fétiches;

  • Élargissement de la route (accotements) à l’entrée des villages.



  1. Rencontres avec des personnes déplacées et dédommagées à Pana, Baplan et Gaoua


Plusieurs personnes ont été déplacées le long du tronçon Pâ – Gaoua. Les plus importants déplacements ont eu lieu dans les villes et villages de Founzan, Baplan, Diebougou et Gaoua. Tous les déplacés rencontrés, soit deux femmes et quatre hommes, ont été dédommagés pour la valeur de leur habitation et les arbres coupés. Les montants reçus par les déplacés rencontrés allaient de 1 à 9 millions de francs CFA.
D’une façon générale, les personnes rencontrées ont mentionné trois aspects satisfaisants qui sont les suivants :


  1. Elles apprécient avoir été dédommagées ;

  2. Elles sont très satisfaites que la route passe dans leur localité ; et

  3. Elles apprécient que leur localité dispose d’une retenues d’eau.


Par ailleurs les insatisfactions portaient principalement sur les points suivants :


  • L’approche utilisée par les autorités pour informer les personnes affectées


D’après les personnes rencontrées, les populations n’ont pas été associées suffisamment tôt aux opérations. Un des déplacés a indiqué que les techniciens chargés des mesures avaient déjà commencé à travailler avant que les propriétaires n’aient été informés de leur visite.


  • L’implication des femmes dans le processus de dédommagement


Deux femmes veuves rencontrées ont mentionné avoir été excluses des procédures de dédommagement après la mort de leur époux. Toutes les discussions se sont poursuivies avec le petit frère du mari et la compensation lui a été remise. Elles ne savent même pas combien ce dernier a reçu en dédommagement.


  • Le mode de calcul


Aucune des personnes rencontrées ne sait quelles sont les hypothèses de calcul utilisées pour estimer les compensations qu’elles ont reçues.


  • La période du dédommagement 


Comme les dédommagements ont été distribués en mai pour les uns, et en juin pour les autres, il était trop tard pour construire de nouvelles habitations en banco, la saison des pluies étant une période inadéquate pour ce travail. D’autre part, ces mois sont les mois où les agriculteurs sont très occupés par les travaux champêtres, ce qui laisse peu de temps pour la construction.


  • La compensation accordée


Les interviewés estiment que les montants reçus sont insuffisants par rapport aux efforts à fournir pour la reconstruction.


  • Les délais de déguerpissement


À Gaoua, les populations estiment que les autorités auraient dû leur laisser plus de temps avant de procéder aux opérations de démolition. En fait, le principal problème est qu’aucune date n’avait été arrêtée pour le déménagement. D’autres ce sont plaints d’avoir dû déménager beaucoup trop rapidement, car les travaux n’ont commencé que des mois après le déménagement.

3. Rencontres avec les autorités impliquées
Les échanges avec le contrôleur des chantiers et le Chef de la Cellule de gestion de projet (CGP) ont permis d’appréhender les modalités de calcul et les procédures qui ont été suivies pour établir les compensations. Ainsi, l’estimation du dédommagement a été complétée sur la base des critères suivants :


  • la nature des matériaux utilisés dans la construction;

  • la surface occupée;

  • la nature des matériaux utilisés pour les fondations;

  • la hauteur;

  • le niveau de finition.


Selon ces critères, l’estimation va de 3 000 à 65 000 FCFA/m². La parcelle quant à elle n’est pas prise en compte. Cependant, lorsque 50% ou plus de la parcelle était expropriée pour les travaux, le Chef de la CGP et le contrôleur ont négocié avec les autorités locales l’octroi d’une nouvelle parcelle aux personnes touchées. Ces dernières ont donc eu accès à une nouvelle parcelle, mais elles ne pouvaient pas choisir où elles allaient se reconstruire.
Une fois que les estimations ont été faites par le contrôleur et le Chef de la CGP, ces derniers ont organisé des rencontres avec les autorités de chaque localité, soit le Préfet, le Maire, le Responsable administratif villageois et le Chef de village. C’est ce comité qui a informé les personnes affectées de la valeur des compensations et qui a procédé au paiement des montants dus. Les paiements pour la plupart ont été effectués en deux tranches en présence des autorités des différentes localités. Les états de paiement sont disponibles au niveau des autorités locales et au niveau de la CGP.
Le Maire de Gaoua a confirmé avoir été impliqué dans le processus de dédommagement des personnes affectées. Toutefois, il a déploré que la collaboration se soit établie aussi tardivement, puisqu’il n’a pas été associé à la réalisation des études. Selon monsieur le Maire, son implication plus précoce dans le projet aurait eu comme avantage de réduire les problèmes que connaissent actuellement ses citoyens (ex. bref délais de réinstallation). Il regrette aussi que son implication ne soit que partielle car il n’a pas en sa possession tous les documents lui permettant de bien comprendre le projet, tels que les études de base pour la construction et le bitumage de l’axe.


COMPTE RENDU DE MISSION SUR LE TERRAIN

Mardi 15 octobre 2002

Ouagadougou



OBJECTIF DE LA MISSION

Visite de l’aéroport de Ouagadougou et d’un passage à niveau à la gare ferroviaire et rencontre avec le Directeur technique de la SOPAFER-B.
ÉQUIPE DE MISSION 

  • M. Charles MORISSETTE, environnementaliste, chef de mission

  • M. Jean-François GYSEL, ingénieur en transport

  • Mlle Maria OUEDRAOGO, ingénieur en transport

  • Mme Solange TIBIRI, sociologue

  • M. Tidiane ZOUGOURI, environnementaliste


ACTIVITÉS RÉALISÉES ET PERSONNES RENCONTRÉES

  1. Visite de l’aéroport de Ouagadougou

  • M. Koama NIKIÈMA, représentant de la Direction générale de l’aviation civile

  1. Visite du passage à niveau de la gare ferroviaire

  2. Rencontre avec M. Ahmado OUEDRAGO, Directeur technique de la SOPAFER-B



OBSERVATIONS ET COMMENTAIRES



  1. Aéroport de Ouagadougou


Les sites visités à l’aéroport sont les suivants :

  • l’aire de stationnement des avions;

  • le dépôt de carburant;

  • l’esplanade extérieure de l’aérogare.


Au niveau de l’aire de stationnement qui ne peut accueillir que quatre avions gros-porteurs, la mission a constaté quelques dégradations dues aux pertes de lubrifiant et de carburant, lors du ravitaillement des appareils. Par ailleurs, le projet d’agrandissement de cette aire ne semble pas poser de problème sur les plans environnemental et social. Cet agrandissement ne serait d’un investissement temporaire puisqu’il est prévu de déménager l’aéroport dans un horizon de 10 à 15 ans. L’aéroport est maintenant encerclé suite au développement de quartiers résidentiels dans sa périphérie et il fait face à un problème de péril aviaire en raison de la présence d’abattoirs et de dépotoirs à proximité.
Le dépôt de carburant est caractérisé par une faible capacité de stockage, soit une réserve pour environ 10 jours, alors qu’il devrait pouvoir contenir suffisamment de carburant pour une période de trois à quatre semaines. Par conséquent, il arrive souvent que des camions-citernes soient stationnés pendant quelques jours à côté du dépôt avant de pouvoir y décharger leur contenu. De plus, ce dépôt est situé tout près de l’aérogare, de la Mairie de Baskuy, des habitations riveraines et d’un stationnement illicite. Le risque de catastrophe est donc réel. Il a aussi été constaté qu’il était possible de pénétrer dans l’enceinte du réservoir sans être contrôlé (barrière ouverte).



  1. Passage à niveau de la gare ferroviaire


Le passage à niveau visité est celui de la gare ferroviaire dans la Cité en Trois. Il s’agit d’un système manuel de barrières qui sont mises en place par deux employés avant le passage d’un train, afin d’éviter les collisions entre le train et les usagers de la route. Ce système remplace les barrières automatisées qui sont en panne et qui ne se sont pas avérées sécuritaires, puisque les usagers se faufilaient entre les demi-barrières.



  1. Rencontre avec le Directeur technique de la SOPAFER-B



La rencontre avec la Société de Gestion du Patrimoine Ferroviaire du Burkina (SOPAFER-B) visait à faire le point sur les projets ferroviaires inscrits dans le PST-2. Les discussions ont porté sur les infrastructures existantes et les nouveaux projets.
Concernant les infrastructures existantes, il a été question de la construction du pont ferroviaire de Zamo (province de Sanguié), qui s’est avérée nécessaire afin de pallier aux inondations de la voie ferrée causées par un changement des conditions hydrologiques dans le bassin du Mouhoun.
Les nouveaux projets concernent le terminal fruitier et à conteneurs de Bobo, ainsi que le terminal minéralier à Koudougou. Le site à Bobo a déjà été choisi et est suffisamment vaste pour accueillir les nouvelles infrastructures. Le site du terminal minéralier est situé à trois kilomètres de Koudougou, mais le projet d’extraction de zinc de Perkoua d’où proviendrait le minerai n’est pas encore en opération. Le terminal permettrait d’acheminer le minerai de zinc vers le port d’Abidjan.
Enfin, il était prévu dans le cadre du PST-2 la réhabilitation de gares ferroviaires. Toutefois, ces projets sont présentement en suspens compte tenu du faible trafic ferroviaire.


COMPTE RENDU DE MISSION SUR LE TERRAIN

Vendredi 11 octobre et mardi 15 octobre 2002

Axe Ouagadougou – Léo
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