4. Interviews 37








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Dans le passé, les Hommes ont su, plus souvent que l’on ne le pense, s’adapter à des conditions climatiques extrêmes en développant des constructions audacieuses. Ces procédés ancestraux devraient logiquement nous apporter des leçons d’économie d’énergie. Voici décrits ci-dessous les plus exemplaires d’entre eux :
Le patio de l’architecture arabo-andalouse se compose d’une cour fermée ombragée ou couverte d’une canopée de toile. Pendant la nuit, l’air frais le remplit du bas vers le haut, permettant d’y baisser les températures excessives de la journée.
La yourte est une habitation démontable d’Asie Centrale et de Mongolie, formée d’une armature de bois et d’un couvert de feutre aspergé de lait de jument fermenté, afin de l’imperméabiliser, ainsi que de sangles tissées en laine. Cela lui permet de résister aux vents violents tout en isolant convenablement durant les rudes hivers et les étés torrides.
Les Inuits ont fait preuve d’adaptation et d’ingéniosité avec leur igloo typique, idéal pour combattre le froid polaire. Paradoxalement, cet hémisphère de glace, de part sa forme aérodynamique, limite la résistance (frottements) au blizzard sur ses parois extérieures tandis que la chaleur (feu) est conservée à l’intérieur par accumulation dans le dôme ainsi formé.
Les huttes Mongulu des Pygmées Akkas sont conçues de fines tiges courbées en forme de demi-sphères plantées dans le sol et recouvertes de larges feuilles, maintenues par des cordelettes d’écorces. Cet habitat écologique protège de la pluie incessante et de la chaleur tropicale.
Les moucharabiehs arpentent les fenêtres des maisons arabes pour diminuer la lumière et la chaleur excessive. Ces treillages, constitués de balustres de bobines et de baguettes retenues par des chevilles, réduisent les rayons du soleil, limitant alors l’excès de chaleur.
De l’Andalousie espagnole aux provinces chinoises de Shanki, les maisons troglodytiques sont armées pour le climat. Ces habitats, creusés à même la roche ou la montagne, bénéficient de l’inertie thermique naturelle importante de la terre qui leur garantit une température stable toute l’année.






2. Construction traditionnelle


En France, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, 550 000 logements sont à reconstruire. Le béton s’impose de part son faible coût de fabrication et sa facilité de pose, ne requérant pas de main d’œuvre qualifiée.
Encore de nos jours, la majorité des maisons françaises sont toujours conçues sur le même modèle avec ce matériau : une dalle de béton sur le sol pour des fondations solides, des piliers en béton armé servant de contreventements, du béton aggloméré et des parpaings en béton pour les murs.
Très facilement devenu leader pour la construction depuis les années 1950, le béton reste pourtant un isolant médiocre à la fabrication, de plus fortement émettrice en CO2. C’est pourquoi, désormais, il serait préférable de repenser la logique traditionnelle de construction, en commençant par choisir des matériaux plus performants.






3. Environnement







3.1 Problèmes


Depuis des millénaires, la planète Terre a subi de nombreux dérèglements, signes de son façonnement naturel et de ses transformations successives.
Cependant, selon les grandes pensées scientifiques contemporaines, l’impact sans cesse croissant de l’activité humaine de ces cent dernières années jouerait un rôle non négligeable dans les changements naturels les plus récents, pour ne pas dire actuels. Ainsi, les forts bouleversements climatiques observés depuis les années 1970, qui semblent n’aller qu’en s’accélérant, n’auraient pas dû se dérouler sur une période aussi courte (100 à 200 années environ) à l’échelle des 4,55 milliards d’années estimées de notre planète bleue. Ces inquiétudes sont accentuées par les études des précédentes périodes de transformations brutales des conditions environnementales, sur l’ensemble du globe, qui se déroulaient au minimum sur des dizaines de milliers d’années, voire des centaines de milliers. De tels changements radicaux sur la biosphère impliquèrent des séries d’extinctions de masse d’espèces végétales, puis d’espèces animales lorsque la chaîne alimentaire finit irrémédiablement par se rompre.
Bien qu’un élan global pro-écologie pour la protection de la planète se réveille peu à peu dans toutes les grandes sociétés responsables du Monde, c’est principalement cette notion de risque majeur pour l’espèce humaine, de plus en plus déterminée par son environnement d’évolution, qui participera aux réelles volontés de changements nécessaires de nos modes de vie et de consommation d’énergies de tous types.
Définitivement ancré dans la conscience collective, après l’avènement puis les désillusions de l’an 2000, l’impact de l’espèce humaine sur la Nature répondrait finalement, voire à peine, à la violence de cette dernière à chaque fois qu’elle ‘s’exprime’ aux Hommes. L’ère industrielle du début du XXème siècle, et ses conséquences, serait l’un des premiers causes concrètes d’un emballement général de la ‘machine naturelle’. Alors, la banquise fond trop précipitamment dans les pôles, les glaciers reculent dans les plus hauts massifs, la grande barrière de corail du Pacifique (écosystème marin indispensable) se détériore irrémédiablement, les grands courants marins modifient leur course, les cyclones s’aggravent en intensité et en fréquence, d’immenses incendies ravagent les forêts des zones tempérées (véritables ‘poumons’ de la planète) bien trop souvent pour qu’elles ne puissent se renouveler.
La France n’est pas épargnée. Située dans une zone géographique où le climat est tempéré, les phénomènes météorologiques extrêmes semblent s’y multiplier. Pour principaux exemples, de part leur traumatisme sur la population, sont notables les tempêtes de Décembre 1999 (près de 100 morts et 15 milliards d’euros de dégâts) et Janvier 2009 (des milliers d’hectares de forêts à nouveau, ou définitivement, détruites), mais également la canicule exceptionnelle de l’été 2003 avec de graves conséquences (10000 morts directes ou indirectes, records de pic d’ozone, augmentation des feux de forêts).

Comme rappelé précédemment, la planète a connu de grandes périodes de fortes glaciations mais également de grandes sécheresses. Mais le phénomène actuel semble, par sa rapidité et son ampleur, bel et bien dépasser tous ces épisodes de ces 400 000 dernières années.
Au cours du XXème siècle uniquement, la température moyenne sur la planète Terre a augmenté de 0,6 °C, suivant les zones géographiques. L’étude géologique et biologique des carottes de glace des différentes couches de l’Antarctique (depuis les années 1960-70) corrobore des relevés dans ce sens, et ce sur plusieurs centaines d’années en arrière (plus on creuse en profondeur, plus on remonte le temps). L’effet de serre, phénomène atmosphérique naturel de régulation de la température en surface de la planète par limitation de l’influence du rayonnement solaire, joue un rôle primordial dans le changement climatique global décrit actuellement. Le trou dans la couche d’ozone, principale conséquence du dérèglement du phénomène précité, est devenu la cause inévitable de l’élévation continuelle des températures sur l’ensemble du globe. A l’échelle de la Terre, cet équilibre pourrait se résorber de lui-même ou s’adapter à de nouvelles conditions d’évolutions. Mais à l’échelle de l’Homme, son adaptabilité s’avèrera inévitable pour parvenir à surmonter ces changements sévères, à plus ou moins long terme. Et ce tout en considérant que nos émissions de gaz à effet de serre deviendraient dés à présent nulles…






3.2 Engagements politiques


En 1992, le Sommet de la Terre de Rio marque une prise de conscience internationale qu’il est temps d’agir pour l’Environnement, en réduisant notablement les émissions de gaz à effet de serre. En 1997, le Protocole de Kyoto traduit cette constatation par des engagements communs. Les pays signataires s’engagent alors à réduire de 5% (en moyenne) leurs émissions respectives entre 2008 et 2012, dans l’objectif de redescendre aux niveaux atteints en 1990. Pour entrer en vigueur, ce protocole doit être ratifié par plus de 55 pays totalisant plus de 55% des émissions. De nombreux états (Union Européenne, Japon, Canada …) le ratifient en 2002, suivis par la Russie en 2004. Les Etats-Unis ont choisi de s’en retirer dés 2001. Le Protocole de Kyoto est finalement entré en vigueur en février 2005.
Plus localement, en France, le Grenelle de l’Environnement d’Octobre 2007 tente de mettre en place des mesures concrètes favorisant le développement durable. Six groupes ont travaillé sur des sujets divers, dont un qui nous intéressera tout particulièrement : « lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie ». 
Concernant les domaines du bâtiment, l’objectif est donc de réduire la consommation d’énergie et d’accroître l’utilisation des énergies renouvelables. D’un côté, il faut entreprendre des actions pour les rénovations énergétiques des bâtiments existants, et de l’autre encourager les constructions à très basse consommation ou à énergie positive. Plusieurs mesures s’étant déjà mises peu à peu en place, j’en décrirai les principales dans le paragraphe sur les « aides, normes et règlementations ».






4. Contexte économique


La « crise des subprimes » (été 2007 aux Etats-Unis) provoque un écroulement généralisé des valeurs de l’immobilier. Les banques consentent à des emprunts à taux variables pour des ménages modestes qui, lorsque les taux d’intérêts montent brusquement, commencent à ne plus pouvoir rembourser. Mais ces emprunts, dits « toxiques », ont déjà été revendus dans divers packages, provoquant ainsi une irrémédiable faille dans le système.
En octobre 2008, la faillite de Lehman Brothers, grande banque d’investissement américaine, marque le début d’une véritable crise mondiale. Depuis lors, la majorité de l’intégralité des établissements bancaires sont toujours en difficulté, et font appel aux états pour renflouer leurs propres caisses.
Le climat de tension générale s’aggrave avec l’affaire Madoff, un citoyen américain arrêté le 12 décembre 2008 pour fraude. Sa société gérait des fonds garantis à des taux de profit de près de 17% par an. Accumulant des pertes, il a alors mis en place un système pyramidal, où les dépôts des nouveaux investisseurs payent les intérêts des premiers ayant intégré la pyramide. Ce n’est que lorsque la majorité des clients souhaitent retirer leur capital, suite à la crise financière, que le système s’écroule sur lui-même. Cette malversation engendre des milliards de dollars de pertes pour des établissements financiers et de multiples actionnaires. En Janvier 2009, les annonces de fraudes se poursuivent avec l’affaire Stanford, ce millionnaire étant accusé d'une escroquerie portant sur 8 milliards de dollars. Quant à Arthur Nadel, il est accusé d’avoir fourni des informations mensongères aux investisseurs concernant l'historique du rendement de ces fonds, en surestimant volontairement de quelque 300 millions de dollars la valeur des investissements dans ces fonds.
Cet état de crise remet en cause le système financier actuel. Des plans de relances se mettent en place dans divers pays pour réamorcer l’économie mondiale, mais on ne peut pas encore prédire un retour à la normalité de la situation économique.
En France, une baisse de l’immobilier s’installe peu à peu, tandis que les banques demandent des garanties de plus en plus élevées pour accorder un prêt immobilier. Les français ont du mal à vendre leur logement, et le problème des crédits relais fait surface. La crise entraîne une baisse de la consommation, car les ménages font bien plus attention à leurs dépenses.
Ainsi, la priorité de la majorité des personnes, dans leur choix financiers, semble s’orienter vers un logement réellement plus économique, aussi bien pour la construction que pour l’entretien futur...
Chaque année la demande en électricité augmente en moyenne de 1.6% en France. Afin de satisfaire ces nouveaux besoins, la capacité de production doit s’accroitre, ce qui laisse entrevoir le formidable potentiel des énergies renouvelables. La dynamique du secteur pourrait relancer l’économie.






5. Vers la construction positive







5.1 Tenir compte de l’environnement


Tirer parti de l’environnement plutôt que de le subir, telle est la devise de la maison bioclimatique. Si notre soleil se comporte comme une gigantesque ampoule qui chauffe le globe, il existe aussi d’autres composantes météorologiques comme la pluie ou le vent.
C’est pourquoi un architecte ne devrait pas construire la même maison sur la Côte d’Azur que dans le Nord-Pas-de-Calais. Et bien plus encore, deux maisons dans le même quartier n’auront pas les mêmes caractéristiques de terrain. Par exemple, une maison entourée de bâtiments qui la protège du soleil et du vent ne présentera pas les mêmes caractéristiques bioclimatiques qu’une maison isolée sur une colline.
La première règle consiste à repérer les particularités géographiques (régions, ensoleillement annuel…) d’un lieu puis du terrain (hauteur, végétation environnante …) afin de profiter des avantages de l’implantation. Par exemple, il faut orienter la façade vers le sud (maximum d’ensoleillement) afin de réduire au maximum la facture énergétique.
Ce concept n’a rien de nouveau, comme on l’a vu précédemment. Nos ancêtres ont su adapter leur habitat à l’environnement pour créer le meilleur confort thermique possible. Sauf que la majorité des bâtiments récents sont construits sans prendre en compte cet environnement, en dépit du bon sens.






5.2 Structure d’une maison verte


La structure gros œuvre est la base de la construction de la maison. C’est pourquoi, il est important de choisir des matériaux à forte inertie thermique. Plusieurs possibilités existent en matière de construction écologique.


  • Le bois


Les qualités d'isolation et le faible coût de construction font du bois un excellent matériau. On l’utilise par deux techniques principales:
La maison à ossature bois, qui se bâtit à partir d’un squelette formé de petites poutres de bois verticales, séparées de 40 à 60 cm, entre lesquelles sont placées les matériaux isolants. Puis viennent les parois extérieures et intérieures, matérialisées par des panneaux de bois.
Souvent appelée chalet, une maison en bois massif est constituée de murs en bois montés par empilement de rondins (finitions lisse), de madriers (finition rectangulaire) ou de fustes (finition rustique). Derrière la paroi extérieure, on place l’isolant, puis des planches de bois pour la finition intérieure.



  • Structure isolante


L’utilisation de certains matériaux ne nécessite pas d’isolation supplémentaire des parois :
Composée de terre et d’eau, la brique monomur présente de multiples alvéoles. En hiver, elle absorbe la chaleur du chauffage et la rediffuse dans la maison. En été, elle régule, de manière naturelle, la température et permet de garder la fraicheur à l’intérieur de l’habitation.
La paille se révèle être un excellent choix : à la fois économique et facile à mettre en œuvre. Les ballots sont montés les uns sur les autres et assemblés avec un mortier à la chaux. Les joints sont épais afin d’obtenir une certaine solidité. Les faces, intérieure et extérieure, sont enduites de plusieurs couches de mortier. Ainsi on obtient un immense bloc coulé en place avec un ballot de paille à l’intérieur.
Composée d’un mélange de chanvre et de chaux, la brique de chanvre a une épaisseur de 10 à 30 cm. Les briques sont montées au mortier de chaux et de sable. La terre crue peut également être utilisée sous diverses formes (bloc de terre comprimée, pisé, adobes, torchis). Elle régule la température grâce à son inertie thermique.






5.3 Isolation


L’isolation est la base d’une rénovation, et une maison positive est forcément conçue avec une forte isolation. Une bonne isolation thermique permet de réduire les déperditions et d’améliorer le confort. L’hiver, les besoins en chauffage sont diminués, et l’été l’isolation assure une barrière contre la chaleur extérieure. De plus, une maison bien isolée nécessite moins de travaux d’entretien, et ses nuisances sonores sont diminuées. Enfin, une bonne isolation rime avec une bonne ventilation. Cela réduit les risques de condensation et améliore la qualité de l’air pour l’occupant. Ainsi, la maison sera à l’abri de l’humidité et des moisissures.
Les calories profitent du moindre point faible pour s’échapper. D’après le schéma ci-dessous, on peut identifier les principales sources de déperditions. Les parois non isolées sont froides l’hiver et chaudes l’été, ce qui provoque un inconfort. Il faut minimiser ces ponts thermiques.
Perte de chaleur d’une maison individuelle non isolée (source ADEME).



Le choix des matériaux est primordial. Pour choisir un produit isolant, on prend en compte sa résistance thermique (R) figurant sur l’étiquette du produit. Plus sa valeur est élevée, plus le matériau sera isolant. La résistance thermique d’un matériau isolant est d’autant plus importante que son épaisseur est grande, et que son coefficient de conductivité (lambda) est faible. Pour les parois vitrées, c’est le coefficient de transmission thermique U qui qualifie la performance isolante : plus U est faible, meilleure sera l’isolation.
L’isolation de la toiture est un objectif prioritaire, tout simplement parce que l’air chaud monte. Si les combles ne sont pas utilisés, on peut poser l’isolant directement au-dessus du plafond, en vrac ou en rouleaux. Sinon, mieux vaut poser l’isolant sur le toit. Plusieurs isolants naturels existent : chanvre, laine de mouton, fibre de bois, plumes d’oie, lin, coco, liège, laine de coton. Ils ne provoquent pas d’irritation (contrairement à d’autres matériaux).
Une toiture végétale peut apporter l’isolation recherchée. Elle se compose d’une couche d’étanchéité matérialisée par une membrane étanche. Une couche drainante (graviers, mousse..) est installée par-dessus, elle permet d’évacuer les eaux superflues issues du complexe végétale. Sur l’élément drainant, se trouve un filtre, il s’agit d’une membrane géotextile qui évite que le drainage ne se bouche. Enfin, se trouve sur le dessus un substrat constitué d’un mélange de minéraux à pores ouverts, dont la composition dépend du choix de la végétation. Ainsi, cette toiture verte améliore la performance thermique. Grâce à la photosynthèse elle augmente la production d’oxygène et diminue le taux de CO2. De plus, elle sert d’isolant phonique en atténuant les bruits venant de l’extérieur.
Les déperditions sont beaucoup moins importantes par le sol que par le toit, néanmoins l’isolation du sol apporte un réel gain de confort. En effet, les habitants sont en contact direct avec le plancher, et un sol froid pousse à augmenter le chauffage. Parmi les matériaux écologiques pouvant être utilisé on trouve : le bois, le chanvre, la laine de lin, la laine de mouton, le liège ou encore la ouate de cellulose.
Plusieurs techniques permettent d’isoler les parois de l’habitat ancien (déjà existant). L’isolation des murs par l’intérieur peut être utilisée quand le ravalement extérieur est en bon état. Si les enduits muraux sont défectueux, l’isolation par l’extérieur sera bien meilleure. Pour construire une maison, l’isolation des murs dans leur épaisseur semble une bonne solution. Cela permet de construire avec un seul produit, à la fois porteur et isolant.
Sur le même principe que la toiture, le mur végétal améliore les performances thermiques et acoustiques des parois. Constitué de matières organiques et d’acier, il régule les gains et pertes de chaleur de la maison, mais également l’humidité et la qualité de l’air. Modulable et utilisable partout sur différents types de supports (ossature bois, murs en pierre…), il offre une grande liberté de conception.
Une fenêtre mal isolée cause une déperdition d’énergie, mais procure aussi une sensation de froid pour l’habitant. C’est pourquoi l’isolation des fenêtres est une opération rentable tant en terme d’économie d’énergie que de confort. La qualité du verre est primordiale, il doit allier un fort pouvoir d’isolation thermique et profiter de la luminosité du soleil. Il est indispensable d’utiliser au minimum du double vitrage, voire du triple vitrage. Le procédé VIR (vitrage à isolation renforcée) permet d’augmenter nettement les performances du vitrage. Sur un vitrage à isolation renforcée, une fine couche transparente, souvent en argent, est déposée dessus. Cette couche peu émissive réduit les transferts de chaleur via les fenêtres ou les baies vitrées. De plus, le remplacement de l’air (contenu entre les vitrages) par l’argon ou encore mieux par le krypton apporte une amélioration de l’isolation.
Néanmoins, le vitrage ne fait pas tout dans l’isolation. La performance thermique d’une fenêtre dépend aussi de la nature de la menuiserie, de la qualité de la mise en œuvre de la fenêtre, et de la nature des fermetures (volets, persiennes). Il est important que le pourtour reliant le vitrage au cadre de la fenêtre soit bien étanche.
Comme dit précédemment, une bonne ventilation est essentielle dans l’isolation d’une maison.
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