4. Interviews 37








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La VMC double-flux permet de limiter les pertes de chaleur inhérentes à la ventilation : elle récupère la chaleur de l’air extrait de la maison et l’utilise pour réchauffer l’air neuf filtré venant de l’extérieur. Un ventilateur pulse cet air préchauffé dans les diverses pièces de l’habitat par le biais de bouches d’insufflation. Cet équipement permet de réaliser des économies de chauffage importantes: en récupérant jusqu’à 70 % (90 % dans les systèmes haute performance) de l’énergie contenue dans l’air vicié extrait et  en profitant de la chaleur dégagée par la cuisson ou la toilette.






5.3 Produire de l’énergie




  • Structure de la production d’électricité


Avec 570,852 TWh d’électricité produite en 2007, la France est le deuxième plus gros producteur européen derrière l’Allemagne. Une des particularités de la France est la part prépondérante du nucléaire. Les énergies renouvelables représentent seulement 12,81% de la production totale.
Structure de la production d’électricité française en 2007 (source Energies Renouvelables).


Les énergies renouvelables sont qualifiées d’énergies « flux », par opposition aux énergies « stock » constitué de combustibles limités (nucléaire, fossile, déchets non renouvelables). Non seulement ces dernières engendrent des effets néfastes sur notre planète, mais en plus, elles ne suffiront plus à satisfaire notre besoin croissant en électricité. Selon les estimations, elles seront épuisées dans une soixantaine d’années, si on continue à les utiliser de la même manière. Il apparaît donc important de se pencher vers ces nouvelles sources d’énergies, encore trop peu exploitées dans notre pays.



  • L’éolien


Les aérogénératrices modernes, appelées couramment éoliennes, permettent une production électrique décentralisée, sans aucune émission de gaz à effet de serre.
Une grande éolienne est constituée d’un mât de 50 à 110 m de haut. À son sommet se trouve une nacelle équipée d’un rotor à axe horizontal, à trois pales. Le vent fait tourner les pales, d’un diamètre de 40 à 120 m, entre 10 et 25 tours par minute. L’énergie mécanique produite est transformée en énergie électrique dans la nacelle grâce à une génératrice, sur le même principe que les barrages hydroélectriques, ou plus simplement la dynamo d’une bicyclette.
La production d'une éolienne dépend donc de la vitesse du vent, du rendement de son rotor et de la surface déployée via ses pales. Certes, mieux vaut habiter une région suffisamment ventée pour avoir de l'électricité en quantité intéressante mais on peut utiliser l’éolien dans toute la France grâce aux nouvelles éoliennes qui offrent un rendement nettement meilleur (productives avec un vent de 3 m/s seulement). De plus, les génératrices nécessitent peu d'entretien.



  • Le solaire


L’énergie la mieux répartie dans le monde, le soleil, peut être utilisée de deux façons différentes : la conversion thermique et le photovoltaïque.
Le solaire thermique convertit le rayonnement solaire en énergie calorifique grâce à des capteurs solaires. Ils se composent d’un absorbeur (surface de couleur foncée), placé généralement derrière une vitre. La chaleur absorbée par la surface noire se transmet dans un fluide caloporteur. Deux types de capteurs existent : le capteur à eau (le plus utilisé), et celui à air. Le chauffe-eau solaire utilise cette technique pour chauffer l’eau contenue dans un ballon de stockage, qui assure les besoins en eau chaude. D’autres systèmes, comme le solaire combiné, permettent de couvrir les besoins de chauffage. Les capteurs solaires dits “haute température” produisent de l’électricité par vapeur interposée : quelques grandes centrales de ce type existent dans le monde.
Un panneau solaire est constitué d’un ensemble de cellules photovoltaïques reliées entre elles électriquement. Grâce aux panneaux solaires, l'énergie solaire contenue dans la lumière (photons) se transforme en courant électrique (électrons). Ensuite, un onduleur en courant alternatif transforme le courant et supprime les variations d’intensité, causées par les intermittences du soleil. Puis, le redresseur permet de repasser en courant continu. Enfin, des accumulateurs stockent l’électricité.
Il faut adapter la surface des panneaux à l’ensoleillement de la région, mais il n’est pas nécessaire d’habiter sur la Côte d’Azur pour profiter de l’énergie solaire. Selon la technologie utilisée pour les cellules photovoltaïques (certaines étant moins écologiques que d’autres, au demeurant), le rendement sera plus ou moins optimisé pour s’adapter aux réelles conditions d’éclairement d’un site choisi. La puissance d’un panneau solaire est de l’ordre de 100 à 180 watts par mère carré. La disposition des panneaux solaires reste primordiale. En effet, les performances varient du simple au double en fonction de l'inclinaison. Pour obtenir un résultat optimal, il faut les placer perpendiculairement au soleil. L'angle dépend de la latitude et de la saison : si on veut plus d'électricité en hiver, il faut un angle plus grand, et inversement en été. Ainsi, le mieux est d’avoir des panneaux orientables.
Deux possibilités existent pour intégrer des panneaux solaires dans un bâtiment :

  • Installation en surimposition

  • Panneaux intégrés à la toiture


Chaque solution possède son avantage : la première permet d’orienter les panneaux, la seconde est souvent plus esthétique, et surtout elle permet de bénéficier d’une prime importante de l’Etat.



  • La géothermie


Tout comme le Soleil, la Terre nous offre une énergie renouvelable inépuisable. En effet, l’énergie calorifique, contenue dans le sol, est sans cesse renouvelée par le soleil, la pluie et le vent. Ce formidable réservoir d’énergie, installé juste sous nos pieds, peut être utilisé directement sous forme de chaleur ou transformé en électricité, procédé que l’on nomme communément géothermie.
Avant de choisir d’utiliser cette énergie, il faut étudier les caractéristiques du terrain afin d’en estimer le potentiel énergétique (nature du terrain, surface, présence ou non d’une nappe phréatique). La température moyenne du sol français se situe généralement entre 10 et 14°C. Plus on explore la croûte terrestre en profondeur, plus la température augmente, en moyenne de 4°C tous les 100 m.
On distingue trois types de géothermie :

  • la géothermie à haute énergie (production d'électricité),

  • la géothermie à basse énergie (production de chaleur pour chauffage urbain),

  • la géothermie à très basse énergie (production de chaleur individuelle).


Pour ce qui nous concerne, il s’agit de la géothermie à très basse énergie qui nécessite la mise en place d’une pompe à chaleur. Celle-ci puise à quelques dizaines, voire des centaines de mètres de profondeur, l’énergie calorifique pour climatiser, chauffer (chauffage au sol, eau chaude). Cela requiert un peu d’énergie électrique, en moyenne 30%, et l’utilisation d’un fluide frigorigène dont le changement d’état (de liquide à gazeux) permet d’augmenter la température.
Il existe trois différentes techniques :
Le système sol/sol fonctionne avec une pompe à chaleur (compresseur évolué), un évaporateur (matérialisé par un capteur extérieur), un condenseur (restituant la chaleur dans l’habitat) et un détendeur (diminuant la pression dans les canalisations). Le fluide traverse les tuyauteries. Puis il parcourt le capteur extérieur, et sort en basse pression jusqu’au détendeur. Etant froid, le fluide se réchauffe au contact du sol, jusqu’à son point d’ébullition pour se transformer en vapeur. Grâce à ce changement d’état, le fluide prélève l’énergie contenue dans la terre. En effet, toute vapeur absorbe de la chaleur. Le compresseur aspire cette vapeur, puis la comprime, élevant encore la température, pour la refouler à haute pression vers le parquet chauffant de la maison. Sous la pression, la vapeur se transforme en état liquide et se refroidit, ainsi l’énergie accumulée se libère; puisque un gaz qui se liquéfie dégage de la chaleur. Cette technique ne permet pas de climatiser, ni même de régler le chauffage pièce par pièce.
La solution sol/eau se base sur le même principe. Un capteur enterré, dans lequel circule le fluide frigorigène, capte l’énergie dans le sol. Ensuite, le fluide transmet la chaleur vers un générateur libérant l’énergie. La chaleur est conduite dans la maison par un circuit hydraulique alimentant un plancher chauffant, ou des radiateurs.
La technique eau /eau utilise deux circuits hydrauliques. Le premier à l’extérieur constitue le capteur enterré. De l’eau glycolée (additionnée d’antigel) permet le transport de l’énergie du sol vers le fluide frigorigène. Le deuxième se situe dans la maison, alimentant soit un plancher chauffant, soit des radiateurs.

Comme nous l’avons expliqué, la pompe à chaleur prélève la chaleur de la terre pour la restituer vers le logement. Si le principe est inversé, alors la pompe fonctionne comme un climatiseur. Les pompes à chaleur réversibles permettent d’utiliser ces fonctions dans un système sol/eau ou eau/eau.



  • La biomasse


La biomasse rassemble l’ensemble des matières organiques pouvant se transformer en sources d’énergies. Les principaux matériaux utilisés comme sources d’énergies sont le bois et la paille, qui peuvent être brûlés pour produire de la chaleur ou de l'électricité.
Pendant des millénaires, le bois était la source principale d'énergie des hommes et il est encore très utilisé. Le bois de chauffage, appelé « bois-énergie », peut être utilisé avec différents appareils (cheminée, chaudière, insert, poêle…). Il faut cependant veiller à choisir un équipement dont les émissions polluantes seront quasi nulles.
Le bois peut aussi servir à produire de l’électricité, le feu engendre de la vapeur, qui fait tourner des turbines, générant du courant. Néanmoins, ce système a un rendement assez faible. Plus performante, la nouvelle machine à cogénération domestique, alimentée aux granulés de bois, permet de produire de l’électricité et de la chaleur.
L’utilisation de 4 m3 de bois pour chauffer économise 1 tonne de pétrole (tep) en moyenne. De plus, cette technique permet de lutter doublement contre l’effet de serre : en effet, grâce à la photosynthèse, les végétaux absorbent du gaz carbonique et rejettent de l’oxygène. Une tonne de bois produite réduit le CO2 de 0,5 tonne.
En France, le bois est une énergie renouvelable puisque le prélèvement forestier reste inférieur à l’accroissement naturel de la forêt, mais ce n’est pas le cas partout dans le Monde.
D’autres formes de biomasses existent :

  • le biogaz issu de la fermentation des déchets organiques

  • les biocarburants tirés des plantes cultivées (colza, tournesol, betterave…)

  • le biodiesel : éthanol, éthyl-tertio-butyl-ether… (souvent mélangés à de l’essence)



  • L’Hydraulique


Autrefois utilisée pour moudre le grain (moulin à eau), la force motrice de l’eau peut être utilisée pour produire de l’électricité grâce à des barrages hydrauliques.
La quantité d’énergie produite est fonction de 2 facteurs : la hauteur de chute et le débit du cours d’eau. Ainsi une faible quantité d’eau tombant de haut produit autant d’électricité que beaucoup d’eau dévalant un faible dénivelé.
L’eau récupérée descend jusqu’au site de production, et fait tourner une turbine, ce qui produit de l’énergie mécanique, ensuite transformée, grâce à un alternateur, en électricité.
Une usine marémotrice fonctionne sur le même principe qu’une centrale hydraulique, mais avec l’eau de mer en fonction des marées. A marée montante, la mer envahit le bassin, tandis que le barrage est fermé à marée basse. Cette solution possède un avantage sur les simples centrales hydrauliques, car elle est prévisible longtemps à l’avance. Pour le moment, cette technique est très peu développée (barrage de la Rance en France). Même si le potentiel est difficile à calculer, on estime qu’il pourrait se situer entre 500 et 1000 TWh/an.



  • L’eau de pluie


En France, nous consommons en moyenne 150 à 200 litres d'eau par jour et par personne, directement fournie par les services généraux de distribution des eaux. Cette ressource précieuse, souvent critique mais vitale pour les espèces vivantes, pourrait être directement entretenue de manière individuelle, via un réservoir de récupération des eaux de pluie.
Le principe est simple : la pluie qui tombe sur le toit de la maison est récupérée dans des gouttières reliées à une cuve. Une pompe électrique achemine l'eau de la cuve vers la maison où elle alimente les sanitaires et appareils ménagers (lave-linge, douche, WC…). L’eau de pluie étant impropre à la consommation, on ne peut pas la boire directement, à moins d’installer un filtre à osmose.
De plus, comme l'eau de pluie n'est pas calcaire, elle évitera l'entartrage et permet d'économiser de la lessive (on peut utiliser 40% de détergents en moins avec de l'eau douce). Selon les besoins, il existe différents types de cuves et de différentes tailles (300 à 100 000 litres). Les citernes extérieures doivent être vidées en hiver en raison du gel, c’est pourquoi il est préférable d’utiliser les citernes d'intérieur ou enterrées, pouvant ainsi être utilisées toute l'année.






5.4 Eco-gestes


Afin que la maison soit la moins nocive possible pour l’Environnement, l’habitant doit adopter un comportement éco-citoyen. Il est très important de surveiller la consommation de chauffage et d’électricité, afin d’éviter les gaspillages. Mais il existe d’autres moyens pour aider à préserver la planète.
Certaines habitudes entraînent des dépenses inutiles de l’eau. Par exemple, laisser couler l’eau pendant le brossage des dents ou le rasage consomme 12 litres d’eau à la minute. La simple utilisation d’un verre à dent permet d’économiser 10 000 litres d’eau par an et beaucoup d’énergie. Il faut aussi privilégier la douche plus économique : 50 litres d’eau au lieu de 150 litres pour un bain. Une utilisation du lave-vaisselle consomme en moyenne moins d’eau, 15 à 19 litres, que faire la vaisselle à la main (30 à 80 litres).
Différents appareils ont été conçus pour optimiser et raisonner les débits d'eau. Ils s'adaptent, pour la plupart, directement sur la robinetterie. Une pomme de douche avec aérateur permet d’économiser 30% à 40%, l’injection de bulles d’air donnant la sensation d’utiliser la même quantité d’eau. Sur le même principe, les « mousseurs » sont des réducteurs de débit à installer sur les robinets. Ils permettent, en mélangeant de l'air avec de l'eau, de réduire le débit de moitié (de 13 l/min à 6 l/min) sans réduire le confort. Enfin, l’équipement des toilettes d’un mécanisme de chasse d’eau économique permet d’utiliser 3 à 6 litres d’eau au lieu de 10 litres. De plus, économiser de l’eau entraîne aussi un gain d’énergie : le traitement et la distribution de l’eau nécessitent des installations consommant beaucoup d’énergie.

La consommation d’électricité peut être réduite par de simples gestes. Il est important de choisir des équipements électroménagers peu consommateurs. Des étiquettes de A à G indiquent leur consommation d’énergie. Il existe aussi les lettres A+ et A++ pour des produits dont la consommation énergétique est très économe. U
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