4. Interviews 37








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n appareil A+ consomme 25% d’énergie en moins qu’un appareil de classe A. De même, un appareil A++ consomme 20% de moins qu’un A+.
L’éclairage constitue une part importante dans la consommation d’électricité. Les ampoules basse consommation permettent de dépenser 4 à 5 fois moins d’énergie pour la même qualité de lumière. Certes plus coûteuse à l’achat, une ampoule basse consommation dure en moyenne 6 fois plus longtemps. Par ailleurs, une ampoule bien dépoussiérée offre 40% d’éclairage supplémentaire. Les lampes sont dotées d’une étiquette énergie qui indique leur niveau en terme d’économie d’énergie, classé selon six catégories : de la classe A à la G.
Certaines astuces permettent de réduire la consommation d’énergie. Par exemple, quatre millimètres de givre dans un congélateur ou un réfrigérateur entraîne une surconsommation d’électricité pouvant atteindre les 50%, il est donc primordial de dégivrer régulièrement les appareils. Quand on fait chauffer une casserole, il ne faut pas oublier de mettre un couvercle ; la chaleur se diffusera plus rapidement et la consommation diminuera (d’environ 30 %). Il faut privilégier le micro-ondes pour réchauffer plutôt que le four traditionnel, c’est 5 fois moins d’énergie utilisée. Il faut privilégier les plaques à induction plus économiques que les plaques électriques, qui continuent de chauffer inutilement (énergie perdue) après utilisation et  consomment deux fois plus que les premières.





5.5 Aides, normes, règlementations




  • Règlementations


La réglementation thermique 2005, dite RT 2005 est obligatoire depuis le 1er Septembre 2006 pour toute construction neuve, et encourage l’amélioration et la rénovation des bâtiments existants. Depuis Novembre 2007, elle vise à améliorer la performance énergétique des bâtiments en imposant une limite de consommation énergétique (appelé Cepréf). Ce calcul se base sur des niveaux de référence permettant une économie d’au moins 15% sur les consommations d’énergie liées au chauffage, la ventilation et l’eau chaude dans les logements. Le constructeur doit justifier la conformité du bâtiment construit par la présentation d’une étude thermique standardisée. Un projet de RT2010 est actuellement en étude, afin d’exiger de meilleures performances énergétiques.
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) dresse un état des lieux de la performance énergétique d’un bâtiment, illustré par la double étiquette suivante :


  • une étiquette chiffrant la consommation d’énergie du bien

  • une étiquette mesurant l’impact de ces consommations sur l’effet de serre






Aujourd’hui, la consommation moyenne des logements français se situe autour de 240 kWh/m2. Pour renforcer les mesures d'information, le DPE comprend aussi des recommandations et conseils visant à améliorer la performance énergétique.
Le propriétaire doit remettre à l’acquéreur un diagnostic de performance énergétique à l’occasion de la vente d’un logement, depuis le 1er Novembre 2006, et lors de la signature d’un contrat de location depuis le 1er Juillet 2007. La durée de validité d’un DPE est de 10 ans. Dans un souci d’objectivité, les personnes réalisant des DPE doivent être indépendantes, et leurs compétences doivent être certifiées depuis le 1er Novembre 2007.
La consommation des appareils et veille et en arrêt branché représente 1% des émissions CO2 dans le monde. Afin d’y remédier, la directive européenne entrée en vigueur le 7 janvier 2009, limite la consommation d’électricité des nouveaux équipements en mode arrêt à 1 watt et 2 Watt pour la veille.



  • Labels, démarches


Le label « haute performance énergétique », dit HPE, atteste le respect d'un niveau de performance énergétique globale supérieur à l'exigence réglementaire fixée par la RT 2005.
Ce label se décline en plusieurs niveaux :

-  Le label « haute performance énergétique, HPE 2005 » correspond à une consommation conventionnelle d’énergie inférieure de 10% à la consommation conventionnelle RT 2005.

- Le label « très haute performance énergétique, THPE 2005 » correspond à une consommation conventionnelle d’énergie inférieure de 20%.
Pour aller plus loin, le label « EnR », associé à ces deux labels de performance énergétique, atteste du recours aux énergies renouvelables. Quant au nouveau label « bâtiment basse consommation, BBC 2005 », il correspond à une consommation d’énergie inférieure de 50% à la RT 2005, il s’allie avec le label « Effinergie ».
En supplément, tous ces labels attestent la conformité des bâtiments nouveaux à un référentiel qui intègre les exigences de sécurité, de durabilité et des conditions d’exploitation des installations de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire, de climatisation et d’éclairage ou encore de la qualité globale de l’habitat.
La Haute Qualité Environnementale (HQE) est un concept qui apparaît au début des années 90, et qui se démocratise grâce à l’association HQE. Il s’agit d’une démarche volontaire de construire en tenant compte de l’ensemble des préoccupations environnementales. Une certification « NF MI – Démarche HQE » 1 fonctionne avec succès depuis fin 1999.
Ces deux démarches diffèrent, mais elles sont compatibles et complémentaires.



  • Aides


Propriétaires ou locataires, dans des logements neufs ou anciens, peuvent bénéficier d’aides pour réaliser un projet permettant une meilleure maîtrise de l’énergie.
Lors de travaux, avec achats de fournitures, visant à réduire les effets de serre, deux formes de réduction d’impôt existent : la facturation avec une TVA réduite à 5,5% et le crédit d’impôts. Celui qui paie des impôts verra une partie des dépenses des matériaux déduite de ses impôts, tandis que celui qui n’en paie pas, sera remboursé de la même somme avec un chèque ou un virement du Trésor Public.
Plusieurs autres sources de financements visent à développer la performance énergétique. Des aides peuvent être octroyées par divers organismes comme l’ADEME (agence de l’environnement et de la maîtrise d’énergie), l’ANAH (agence nationale de l’habitat). Par ailleurs, les collectivités comme les régions, les départements et les communes accordent de temps en temps des subventions. La CAF peut consentir à des prêts pour les ménages modestes afin de les accompagner dans leur projet écologique. Des prêts à taux privilégiés peuvent également être consentis par les fournisseurs d’énergie (EDF, GDF…).
Le gouvernement français vient d’adopter l’éco-prêt à taux zéro pour les particuliers. D'une durée de dix ans, pouvant être étendue jusqu'à quinze ans par la banque, ce prêt peut financer jusqu’à 30.000€ de travaux destinés à améliorer l’efficacité énergétique d’une habitation.

De plus, EDF rachète l’énergie non consommée produite par des énergies renouvelables (solaire, éolien, etc…), à un tarif préférentiel.






5.6 Rôle de l’informatique




  • Des logiciels pour concevoir une maison économe en énergie


L’architecture d’une maison peut être préparée grâce à la Conception Assistée par Ordinateur. Les logiciels CAO permettent de dessiner les plans, les coupes, les façades, et générer les perspectives et les vues en trois dimensions de la maison. On peut choisir des contraintes techniques et architecturales, et inclure les équipements utilisant des énergies renouvelables. Certains logiciels permettent de choisir la taille des fenêtres en fonction de la consommation d’énergie, ou de designer des brise-soleil.
Des logiciels permettent de simuler la consommation d’énergie d’un bâtiment. Ils analysent les performances thermiques d’un habitat selon des conditions climatiques diverses. Ils peuvent prédire par exemple le trajet du soleil. Ces outils étudient les méthodes de chauffage et de climatisation, de conditionnement d’air et de ventilation et les matériaux d’isolation. Ainsi, l’objectif est de prédire la consommation d’énergie.
En outre, certains logiciels comme Clima Win, comparent le projet avec la norme RT2005, et indiquent quel label peut être obtenu. Par ailleurs, des logiciels comme Elodie permettent de mesurer l’impact sur le CO2 d’une construction.
Le Centre de la technologie de l’énergie et des ressources naturelles de CANMET (Canada) a développé un logiciel d’aide à la construction économe en énergie : RETScreen. Cet outil permet d’évaluer la production et les économies d'énergies, le coût, les réductions des émissions, la viabilité financière et l’efficacité énergétique d’une construction. Ce logiciel gratuit et disponible en plusieurs langues, contient des bases de données de nombreux produits et projets.



  • La domotique au service des économies d’énergies


Les progrès technologiques ont permis le développement de systèmes intelligents dans notre domicile. Ces services, regroupés sous le terme domotique, concernent plusieurs domaines tels que la sécurité, la communication, le confort mais aussi la gestion de l’énergie consommée.
Le principe de l'économie d'énergie grâce à la domotique, c'est avant tout limiter une énergie dépensée alors qu'elle n'est pas utilisée. En effet, un système domotique peut permettre de lutter contre deux types de gaspillages : celui de l’électricité et du chauffage.

De nombreux petits usages du quotidien (trop vite insignifiants) consomment de l’électricité sans nécessité réelle, comme les lumières oubliées ou allumées en plein jour, un éclairage surdimensionné, des prises alimentées pour des appareils en veille, des appareils enclenchés en cas d’absence….
On retrouve les mêmes gaspillages pour le chauffage avec les pièces non utilisées (et pourtant chauffées), les fenêtres laissées ouvertes, et les problèmes d’adaptation à la température extérieure. Les évolutions du climat peuvent induire des changements très rapides. Un simple passage nuageux, coupant le rayonnement solaire, influence la température de 3 à 5°C. À l’inverse, un ciel découvert permet un réchauffement. Ces variations modifient la température intérieure de la maison selon l’exposition. Ce phénomène se renforce dans une maison dotée d’une bonne isolation et conçue pour profiter du rayonnement solaire. Or en moyenne, 1°C de variation thermique multiplie la consommation par sept.
La domotique peut permettre de réguler ces points : grâce à sa grande précision, elle donne à chaque pièce la chaleur nécessaire en s’adaptent à l’environnement extérieur, ainsi que la lumière selon la présence des habitants. Ce système allie maîtrise de l’énergie et confort.
Un système domotique se compose de boitiers de commandes encastrés dans les murs et de capteurs, répartis dans tout l’habitat, qui communiquent en filaire (électronique ou CPL) ou en wireless (technologie sans fil). Ils pilotent en temps réel le chauffage, l’éclairage, l’ouverture/fermeture des stores et l’alimentation des prises électriques.
En établissant une liaison entre une sonde extérieure ou un thermostat et un appareil de chauffage (chaudière, radiateur…), le fonctionnement du système de chauffage est régulé afin de maintenir la température de confort souhaitée. Les détecteurs de mouvements du système servent également à la relance automatique du chauffage, mais aussi au passage en mode éco lorsque tout le monde a quitté la maison. Les stores pare-soleil s'ouvrent moins quand le soleil est radieux, de sorte que le chauffage consomme moins d'énergie. Concernant l’éclairage, l’association d’une lampe avec un détecteur de mouvement et un minuteur, permet de commander une lumière à un moment donné pour une durée prédéfinie.






5.7 Limites


Si les maisons passives commencent à se démocratiser en France, la maison verte positive semble un concept isolé. En effet, que ce soit lors des salons de l’habitat, ou des offres de constructeurs, la maison positive est à peine abordée, quant au concept d’habitat positif et vert, il semble encore à l’étude.
Voici les différentes limites que j’ai pu recueillir lors de mes entretiens et sondages auprès de personnes, enrichies par mes recherches personnelles.


  • Prix


Si les maisons positives sont rentables au bout de quelques années, elle nécessite un investissement de départ relativement lourd actuellement. Les ménages modestes sont les moins à même de financer des travaux de réhabilitation durable. Ce sont pourtant les premières victimes de la hausse des prix de l’énergie.
Selon le sondage réalisé par BVA pour l’ADEME en juillet 2008, si 97% des français sont favorables aux énergies renouvelables, seulement 30% ont déjà investi dans le domaine ou envisagent de le faire. Le principal frein est le coût des installations, plébiscité par 50% des suffrages. En effet, la majorité des français souhaite un retour d’investissement sur une courte durée (aux alentours de 5 ans). Or, en moyenne l’investissement dans une maison traditionnelle est réellement amorti sur une période beaucoup plus longue, de l’ordre de 10 à 15 ans.
Il paraît donc important d’étudier comment baisser les prix dans ce secteur en pleine évolution.



  • Rénovation


L’un des défis majeurs est de rénover le parc ancien. Or, quelques obstacles se heurtent à ces travaux de réhabilitation.
Si la maison est mal orientée et ne profite pas pleinement de son environnement local, il n’y a pas de possibilité de changer son implantation, hormis la destruction puis la reconstruction, ce qui représente un coût très élevé.
L’isolation de la maison peut poser quelques contraintes : par l’intérieur, elle prend de la place sur la superficie habitable ; par l’extérieur, elle modifie les façades et donc la physionomie de la maison.
Même si des économies d’énergie peuvent être réalisées sur une maison ancienne, il semble impossible de la transformer en maison verte positive.



  • Règles d’urbanisme


En France, une construction est soumise aux règles d’urbanisme. Ainsi on ne peut pas construire une maison sur n’importe quel terrain, ou de n’importe quelle façon. Chaque construction nécessite, au préalable, l’obtention d’un permis de construire (et/ou de démolir), et certaines régions limitent le design des habitations selon des règles de conservation du patrimoine local.
Le choix de l’orientation de la maison peut difficilement se faire en ville. L’alignement sur la rue et les obligations règlementaires de distances entre les habitations sont des contraintes qui ne permettent pas de choisir l’orientation au sud pour profiter de la lumière et de la chaleur du soleil. Les règles urbanistiques constituent un héritage mis en place par nos anciens architectes.
Certaines énergies renouvelables sont soumises à des règlementations. La pompe à chaleur ainsi que les panneaux solaires s’imposent à la vue et certains règlements d’urbanisme ou des décisions administratives aboutissent à leur interdiction. L’utilisation d’éolienne sur le terrain est règlementée. La hauteur maximum du mat autorisé est de 12m. Au delà, un permis de construire doit être délivré par la mairie, et soumis à l’avis des voisins.



  • Ecologie


Toujours dans l’optique de ne pas confondre maison verte et maison positive, je rappelle ici que tous les équipements permettant une meilleure maîtrise de la consommation d’énergie ne sont pas forcément écologiques.

La plupart des équipements producteurs d’énergies renouvelables ont besoin d’une batterie pour stocker l’énergie accumulée. Or, une batterie est difficilement recyclable, suivant la technologie, et une augmentation du marché des énergies renouvelables impliquerait indubitablement une augmentation bien plus importante de ces accumulateurs d’électricité.
Envisager de ne pas stocker ces énergies, pour une habitation individuelle, n’est pas impossible si toutes les sources d’énergies renouvelables sont utilisées de manière optimale et ce pour une production/consommation d’électricité instantanée. La conséquence principale est une perte de confort sur le contrôle des ressources propres à l’habitation : dépendre du climat pour obtenir une énergie plus ou moins constante car non stockée. Pour faire plus simple : avec un système avec accumulation, on conserve ce que l’on ne consomme pas, pour les phases ou aucune électricité n’est produite, ou bien on le revend à EDF ; mais pour un système sans accumulation, on revend à EDF ce que l’on a en trop et on n’a plus d’énergie jusqu’à une nouvelle production d’électricité (selon les conditions et l’équipement).
Cette dernière situation ne peut pas être envisagée pour promouvoir l’investissement des futurs constructeurs/habitants dans les énergies renouvelables. Toutefois, des systèmes de stockage et de répartition de ces énergies pourraient être envisageables pour un ensemble d’habitations individuelles, avec une répartition suivant les besoins entre chaque habitation d’un même quartier ou lotissement, par exemple. Ce principe est déjà d’actualité pour les futurs immeubles des grandes villes, où d’immenses panneaux solaires fournissent de l’électricité qui est ensuite répartie selon les besoins des différents appartements.
La construction de barrages hydrauliques ou de centrales solaires a souvent un impact écologique non négligeable sur l’environnement.
La plupart du temps, les études thermiques ne prennent pas en compte l’énergie grise. Néanmoins, il est possible de se renseigner sur l’impact écologique des matériaux de construction. En effet, les industriels producteurs doivent fournir une déclaration environnementale sur leurs produits de construction suivant une norme, publiée par l’AFNOR, référencée NF P01-010. L’ensemble de ces données environnementales et sanitaires disponibles est restitué dans une base de données, dénommée INIES, accessible gratuitement sur Internet. Cependant, cette base, fondée sur les déclarations des industriels, n’est pas auditée.
Construire une maison la plus verte possible suppose de choisir des produits écologiques même en dehors des équipements directement liés à la consommation énergies, tel que la décoration. Par exemple, privilégier les peintures bios qui ont une fabrication moins dommageable pour l’Environnement que les peintures chimiques. Les écolabels environnementaux officiels garantissent la bonne qualité du produit et un impact limité sur l’Environnement. Ils sont au nombre de deux en France :
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