4. Interviews 37








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NF Environnement et l’Ecolabel Européen. Il est primordial de consommer en priorité des produits locaux, qui consommeront moins d’énergie pour le transport. Par exemple, lors des achats de fruits et légumes, il faut favoriser les produits de saisons et cultivés localement, à l’instar des locavores (mouvement originaire de Californie) qui consomment à moins de 160 kilomètres de chez soi et favorise le bio. L’importation des fruits des îles lointaines en plein hiver a de lourdes conséquences sur l’Environnement, de même pour les cultures sous serres.
Il faut aussi minimiser l’utilisation des emballages et des produits jetables (vaisselle, rasoirs, mouchoirs, piles classiques), et privilégier l’achat de produits recyclables. L’habitant doit faire attention à ses déchets et les trier afin de pouvoir en recycler un maximum.



  • Acceptation de l’éco habitat par les français


Les français sont tous plus ou moins formatés dans un schéma typique de construction. Le changement est toujours assez difficile à faire accepter aux gens.
Certaines régions ont des traditions de constructions qui ne sont pas compatibles avec une maison positive. Dans le sud, beaucoup de maisons sont ornées de tuiles rouges. Tandis qu’en Bretagne ou dans les Pays de la Loire, la toiture se compose souvent d’ardoises. Le grand succès de la pierre est à l’origine de la prédominance du béton, ce qui limite les possibilités techniques dans le domaine de la construction économe en énergie.
Les habitants sont souvent attachés à ces modèles de maisons traditionnelles. Des villages entiers sont conçus avec des maisons parfaitement identiques. Parfois, certains habitants sont soumis à une réglementation sur l’esthétisme de leur maison. Ils prennent conseils auprès de grands cabinets d’architectures qui conçoivent ces lotissements. Ils seraient probablement prêts à suivre de nouvelles habitudes si elles viennent à se démocratiser sur d’aussi grands projets.

De plus, la plupart des consommateurs ne prêtent pas attention à la maison positive, parce qu’ils pensent que c’est hors de prix, sans même se renseigner au préalable. Ainsi, il faut mieux informer les français sur les possibilités de ce nouveau marché. Il faut trouver des moyens de donner envie aux français d’investir sur du long terme dans une maison positive.
De la même manière, il faut se confronter aux réticences des professionnelles de la construction. Des solutions doivent être trouvées afin de les amener vers le marché de la maison positive.
L’un des défis primordiaux, avant toute action globale, est de faire comprendre à chaque français que ses propres gestes quotidiens ont un impact sur la planète, et qu’il peut agir pour le bien-être de tous et l’avenir de ses proches.


IV. Description des améliorations






1. Analyse de la typologie des français sur l’éco-habitat


Il m’a semblé intéressant de reprendre ce sondage réalisé sur les français en juillet 2008. Voici le bilan de l’ADEME :





 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Les deux premiers groupes sont réfractaires au changement de leurs habitudes. Les premiers sont insensibles à l’environnement, et les seconds ne maîtrisent pas les énergies renouvelables. Ainsi le but visé serait de changer leur vision de ces concepts novateurs à découvrir.
Pour les deux groupes suivants, les principaux freins sont économiques et structurels. C’est pourquoi, la solution serait d’aider les investissements.






2. Aider les ménages au financement


L’investissement de départ est souvent freiné par un manque de ressources financières. Or, un coup de pouce financier sous forme de prêt pourrait aider là où l’investissement est rentabilisé par les économies d’énergies. De plus, réduire le système de taxation de la construction (impôt sur le revenu, taxe d’habitation, taxe foncière, TVA) constitue un levier efficace pour promouvoir l’éco-habitat.
Certes, l’Etat a mis en place plusieurs actions pour favoriser des travaux de rénovation, mais elles sont soumises à des règles qui sont beaucoup trop restrictives. Par exemple, l’éco prêt est utilisable seulement pour des maisons construites avant le 1er janvier 1990. De même, l’exonération temporaire de cinq ans, sur décision des collectivités, est valable uniquement pour les logements achevés avant le 1er janvier 1989. Il serait préférable de supprimer les restrictions de date.
Si les crédits d’impôts sont une bonne intention, le ménage n’en bénéficie que l’année suivante de ses achats. Ainsi le prêt bancaire constitue la meilleure solution pour le financement. Les offres bancaires ne sont pas nombreuses pour un prêt d’acquisition d’une maison économe en énergie. De plus, ces offres diffèrent dans chaque banque et selon les régions, si bien qu’il est difficile pour le consommateur de s’y retrouver. L’Etat pourrait mettre en place dans les banques un prêt à taux préférentiel, réservé aux économies d’énergies, avec une réglementation nationale comme le livret A.
Les français ont besoin d’être orientés dans leur rapport au prix. Ils ont la mauvaise habitude de comparer le coût immédiat (coût d’achat) lorsqu’ils mettent en balance deux biens. Ainsi, par exemple, les convecteurs électriques peuvent paraître beaucoup plus économiques qu’une pompe à chaleur. Mais il faut prendre en compte le fait que cet équipement, qui a une durée de vie d’environ 20 ans, coûtera énormément plus cher en utilisation (entretien et énergie). De plus, il est très probable que les prix de l’énergie fossiles augmentent à l’avenir.
Ainsi, beaucoup de ménages s’équipent en chauffage électrique en croyant faire une bonne affaire. De plus, contrairement aux idées reçues, il n’existe pas de radiateurs électriques « à économie d’énergie ». Certains accumulent la chaleur en heures creuses, ce qui explique une baisse de la facturation, et fournissent une chaleur agréable (rayonnement ou bain d’huile, contrairement à la convection). Mais ils consomment toujours la même quantité de kilowattheures. Seule l’isolation de la maison détermine les besoins en chauffage, et non pas le radiateur.
D’autres parties, lors de la construction d’une maison économe en énergies, pourraient être revues à la baisse. Les assureurs ne jouent pas pleinement leur rôle de gestionnaire du risque. Par exemple, lors d’une construction en bois, les tarifs d’assurance construction sont augmentés, ou l’assureur n’indemnise pas l’habitant en cas de problème au moment de conception.

S’ils sont développés à plus grande échelle, les coûts de fabrication des équipements des énergies renouvelables et des matériaux écologiques seront réduits. De plus, lorsque la concurrence s’installera dans ce domaine, les prix baisseront naturellement, selon la règle de l’offre et de la demande.






3. Accompagner les entreprises


Les entreprises de construction doivent être encouragées à s’orienter vers la maison positive. C’est pourquoi des aides seraient plus qu’utiles pour les entreprises innovantes, et à fort potentiel, positionnées dans les secteurs des énergies renouvelables. Ces aides pourraient prendre plusieurs formes, telles que la réduction des charges ou les crédits à taux préférentiels. L’Etat pourrait également prendre des parts de marchés dans certaines entreprises.






4. Durcir la règlementation en faveur de l’écologie


Afin d’élargir les offres vertes disponibles sur le marché français, les matériaux écologiques devraient être valorisés. La fabrication en France doit être privilégiée, pour réduire le transport ainsi que la pollution liée au trajet des matériaux. On peut imaginer une réglementation qui impose d’afficher les kilomètres de transport entre le lieu de production et le magasin. En effet, l’impact d’un même produit est diffèrent en fonction de la distance parcourue entre sa fabrication et sa distribution.
Les propriétaires bailleurs ne sont pas concernés par la consommation d’énergie pendant la durée de vie du bâtiment. C’est pourquoi ils privilégient souvent l’installation de chauffage électrique dans les logements qu’ils louent. Il faut mettre en place un système qui les incite à économiser l’énergie. Par exemple, instaurer une indexation de la consommation d’énergies des maisons sur la taxe foncière. Les propriétaires qui ne feraient pas attention aux économies d’énergies paieraient plus d’impôts que les autres.
Selon une forte probabilité, ce qui est qualifié de basse consommation aujourd’hui ne sera plus dans le standard des années 2020. Ainsi, pour éviter l’obsolescence, il faudrait développer les niveaux de réglementations. Pour aller plus loin, on pourrait obliger les constructions neuves à être plus écologiques. L’un des principaux problèmes en France est la proportion importante du chauffage électrique (de l’ordre de 30%). Prenons l’exemple du Danemark qui interdit l’installation de chauffages électriques dans les constructions neuves. Il faudrait qu’une labellisation HDE soit le minimum requis lors d’une construction, et que , à terme, les aides soient orientées pour favoriser la maison verte à énergie positive.
D’une manière encore plus radicale, une mesure qui s’avèrerait sûrement efficace serait d’accroître les prix des énergies fossiles, utilisées pour l’habitation, en augmentant la fiscalité. Tout ce qui émet des gaz à effet de serre, ainsi que leurs équipements (radiateurs électriques…), seraient taxés pour dissuader l’usage, un peu à l’image de la taxe sur le tabac. Cependant, cette mesure reste délicate, car elle se heurterait à beaucoup de mécontentement de la part des consommateurs.






5. L’Etat : un modèle à suivre ?


L’Etat français se doit d’occuper une place modèle. C’est pourquoi il serait juste de mieux former les acheteurs publics à l’éco-habitat, et les agents publics à l’éco-utilisation.
Pour montrer l’exemple, les bailleurs sociaux devraient être les premiers à construire et rénover les logements à très basse énergie. D’autant plus qu’une augmentation des coûts de l’énergie touche beaucoup plus sévèrement les ménages aux revenus les plus modestes. Les bailleurs sociaux ont la responsabilité de favoriser le logement, et ils doivent l’assumer.
La France a tout intérêt à développer les énergies renouvelables afin de devenir autosuffisante. Pourtant, l’Etat français est encore loin de viser en priorité la réduction de nos consommations énergétiques et de favoriser les énergies renouvelables. La confirmation d’une deuxième centrale nucléaire ERP du 30 janvier 2009 en est la preuve.






6. Améliorer la technologie


Pour développer le marché de la maison positive, la recherche est fondamentale. L’Etat français doit investir dans ce domaine, et s’appuyer sur les recherches des différents pays.
Trois principaux axes de recherche seraient à étudier :

  • l’amélioration de l’efficacité énergétique des procédés industriels et des usages domestiques (éclairage, chauffage, cuisson…)

  • le développement des énergies renouvelables
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