Rapport de la Mission conduite par








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8.3.6Accompagner les développements les plus ambitieux

8.3.6.1Savoir résister à la tentation d'opérations spectaculaires, peu onéreuses, touchant un grand nombre d'entreprises et permettant un fort effet d'annonce...mais contreproductives


Il est en effet tentant d'offrir à chaque entreprise sa page Web et même de financer quelques menues dépenses d'équipement (PC, carte modem) : cela ne coûte quasiment rien et l'on peut avoir le sentiment d'avoir enclenché le mouvement

L'expérience semble malheureusement montrer qu'aider une entreprise à faire l'économie de la réflexion (et d'un véritable engagement de son patron) n'était guère bénéfique pour elle, et nous avons vu plus haut à quel point une présence "zombie" sur le Web était contre-productive pour la suite

Le bilan du programme d'aide mis en place en 1998 par le gouvernement Wallon www.wallonie.be pour financer la réalisation de sites de commerce électronique illustre très lucidement toutes les dérives auxquelles peuvent conduire cette approche: malversations par les prestataires qui abusent de l'incompétence de leur client, surfacturations, sites laissés à l'abandon, effet d'aubaine,…et a décidé de recentrer son action vers le conseil à l'entreprise plutot que sur l'aide à l'achat d'une prestation

On pourrait rétorquer que pour ce qui est de l'accès au Net, pour la messagerie ou la navigation sur le Web, il n'y a pas un tel risque :

Cela est exact mais les providers proposent déjà des périodes d'essai gratuites et l'on voit se développer des formules d'accès à l'Internet totalement gratuites. Quant aux micro-ordinateurs, leur prix les classe plutôt dans le petit matériel de bureau que dans l'investissement lourd

Pour un simple usage de ce type une configuration coûte moins de 1000€ : le budget Internet est inférieur au dixième d'un budget voiture.

Les entreprises que nous avons rencontrées estiment d'ailleurs qu'une telle aide n'est pas souhaitable :

  • les entreprises industrielles considèrent que le " ticket d'entrée" dans Internet n'est jamais l'obstacle réel et que de ce fait, une aide financière portant sur ce point n'a pas de justification.

  • les sociétés de conseil considèrent pour leur part que c'est un très mauvais service à rendre aux PME que de les renforcer dans l'idée que l'Internet rime avec gratuité : cela ne les aide pas à aborder sainement le monde du Web où l'information est la principale richesse

8.3.6.2mobiliser tous les moyens existants destinés à développer la compétitivité des entreprises. Le portail des concours publics


comme nous l'avons souligné plus haut l'objectif n'est pas de "développer les NTIC" mais bien d'accroitre la compétitivité des entreprises. Nous avons vu également que si les NTIC étaient à l'origine des bouleversements profonds de notre économie les problèmes auxquels étaient affrontés nos entreprises étaient plus des problèmes de stratégie, d'organisation, de formation, de conduite du changement, d'innovation : la plupart des procédures déjà mises en place pour accroitre la compétitivité des PME peuvent donc être mobilisées pour cette action

Ces procédures devront cependant être élargies à l'ensemble du champ des PMI (agroalimentaire, BTP,...), et, au-delà, à certaines catégories de PME (logistique, VPC, édition, courtiers,…) concourant à notre compétitivité internationale comme ce fut le cas pour l'opération "autoroutes de l'information".

Une segmentation sectorielle, par exemple entre PMI et PME serait, comme le montrent les exemples que nous avons analysé tout au long de ce rapport, très contre productive

  • Pour le volet LOGIC www.evariste.org/aides/aide17.html de la procédure ATOUT qu'il conviendrait de doter à nouveau d'un budget conséquent, nous proposons un nouveau pas en avant.

  • Au départ l'objectif était d'aider les entreprises à acquérir des logiciels pour les inciter à sauter le pas en informatique

  • Dans un second temps cette première étape ayant été franchie par la plupart des entreprises, la procédure à été concentrée sur l'intégration des fonctions informatiques dans l'entreprise.

Aujourd'hui il nous paraît déraisonnable d'encourager des entreprises à se laisser enfermer dans des solutions "propriétaires" c'est à dire non conformes aux normes Internet (protocoles TCP/IP) :

  • leurs investissements seront plus chers

  • ils ne bénéficieront pas des progrès de logiciels ayant un marché beaucoup plus vaste

  • ils seront bloqués dans leurs échanges tant internes qu'externes

Nous proposons, dès aujourd'hui, de réserver LOGIC intégration à des projets Intranet et extranet c'est à dire conformes aux normes TCP/IP.

En 1996 10 % des réseaux internes des entreprises américaines étaient des Intranet, cette proportion est passée à 60 % en 1997 et à 75 % en 1998 selon IDC. www.idcresearch.com On estime que 25% des crédits informatiques sont aujourd'hui consacrés aux Intranets aux États-Unis.

  • Les AAP www.evariste.org/aides/aap.html (appels à projet) pour susciter des opérations particulièrement ambitieuses et susceptibles d'être mises en valeur afin de leur faire jouer un rôle d'exemplarité (opérations références)

  • Le FRAC www.evariste.org/aides/aide24.html (fonds régional d'aide au conseil) est sans doute un des outils les plus adaptés:

les guides de bonnes pratiques, listant les questions à examiner, les principales embûches et aidant les entreprises à mieux maîtriser la conduite des projets réalisés par les sociétés de conseil, seraient ici particulièrement utiles

Le FRAC est particulièrement bien adapté pour aider au financement des études préalables permettant de bâtir un business plan crédible nécessaire à l'introduction d'investisseurs dans une entreprise à fort potentiel de développement

Le "FRAC court" paraît particulièrement bien adapté au prédiagnostic

Les critères de qualification devront être adaptés aux aptitudes requises pour des fonctions complètement nouvelles comme celles de webmaster www.ensmp.fr/industrie/jmycs/divers/webmaitre.html

  • Le programme "stages longs en entreprises"

Nous avons pu constater, très souvent, voir plus haut les contrats win.win.win voir page 260; le rôle déterminant des stagiaires dans le démarrage des projets Internet réussis :

Il y a là un thème privilégié pour le rapprochement École d'Ingénieurs / Ecoles de gestion - PME (susceptible de se traduire ultérieurement en terme d'embauche ou de création d'entreprises)

Le programme "stages longs en entreprises" devra donc être fortement mobilisé sur cet objectif

  • Les aides à l'export gérées par les DRCE, comme l'a récemment rappelé le secrétaire d'état au commerce extérieur, devront prendre en compte l'aspect stratégique de cette nouvelle approche de la prospection internationale en favorisant par exemple l'émergence de sites Web de qualité "internationale" (interactifs, multilingue, riches d'information, constamment mis à jour, fortement référencés, fortement intégrés à la stratégie commerciale de l'entreprise,...). et en prenant en compte des dépenses de ce type dans l'assurance prospection (voir COFACE www.coface.fr )

La principale aide toutefois reste clairement la performance des PEE qui, en utilisant pleinement toutes les ressources des technologies Internet, comme sont en train de le faire ceux que nous avons pu visiter à Chicago New York et à San Francisco, peuvent considérablement renforcer la qualité des services qu'ils rendent aux entreprises françaises

  • Le FDPMI www.evariste.org/aides/aide23.html (fonds de développement des PMI),et les aides européennes (FEDER,...) pourront utilement être mises à contribution pour les investissements de modernisation que ne manquera pas d'exiger la dynamique ainsi créée

  • Les "emplois jeunes" sont susceptibles d'être utilement mobilisés pour participer (à condition que l'on soit capable de les encadrer sérieusement) pour des opérations collectives de sensibilisation: des régions comme les deux Normandies et la Bretagne l'ont fait avec succès

En outre les jeunes considérés acquièrent ainsi une expérience professionnelle fort utile pour eux-mêmes mais aussi pour les entreprises qui peuvent ainsi trouver de précieuses compétences en les recrutant ultérieurement

  • N'oublions pas non plus que certaines actions devront être menées au niveau national par les directions sectorielles des nombreux ministères concernés

  • Enfin il convient, sans détourner le CIR (crédit d'impôt recherche) de son esprit, d'examiner s'il ne conviendrait pas d'étudier et de préciser ses modalités de calcul dans ce domaine avec une vision point trop restrictive des dépenses susceptibles d'être retenues en prenant pleinement en compte les recherches qui conduisent à des innovations d'usage.

  • Il en est de même pour les aides de l'Anvar qui devraient davantage que par le passé aider les innovations d'usage et ne pas se limiter aux innovations technologiques. 1998 a vu une évolution positive dans cette direction mais celle-ci mériterait peut-être d'être amplifiée.

Ces aides forment un ensemble qui peut paraître complexe pour les PME auxquelles elles sont destinées voir (la description de toutes ces procédures est disponible sur le site www.drire.gouv.fr ou www.evariste.org/aides/guide.html

Elles gagneraient à être présenté sous forme d'un portail, géré par les DRIRE, répondant ainsi à l'objectif du Ministre du "one stop shop" : l'endroit où il est possible d'avoir une information globale sur l'ensemble des moyens disponibles du côté des pouvoirs publics pour conduire un projet à bonne fin voir page 400

8.3.6.3Au delà des aides existantes quelques réflexions sur la conduite des actions collectives à engager


Au delà des aides existantes nous avons vu qu'il convenait de lancer quelques actions spécifiques

  • actions de sensibilisation individuelles ou collectives

  • prédiagnostics

  • formation des personnes assurant l'interface avec les PME

  • formation des responsables de PME

  • et surtout soutien des projets à caractère de démonstration permettant de roder l'approche des problèmes sans être trop prisonnier de procédures existantes, notamment en ce qui concerne les actions collectives dont nous avons vu le caractère prioritaire.(la procédure UCIP lancé en 1998 répondait à cet objectif)

À l'inverse des "sites plaquettes" des "boutiques clé en main" ou des Intranet "journal d’entreprise" déconnectés de la stratégie de la firme, une réelle stratégie Internet qui intègre cette technologie dans son processus de marketing, de conception, de conduite de projet, de commercialisation, de communication interne, de coopération interentreprises :

  • offre une réelle opportunité d'une croissance nouvelle pour l'entreprise

  • mais elle est parfois coûteuse, car les coûts spécifiques Internet ne sont que la partie émergée de l'iceberg

  • et elle représente un réel risque d'échec (point tant sur le plan technologique que sur la difficulté pour l'entreprise d'assumer les remises en cause des relations de pouvoir en son sein et la modification de la hiérarchie des compétences).

Il ne faut pas non plus sous estimer les risques liés au succès : il n'est pas toujours simple de gérer une demande de l'étranger très supérieure aux prévisions et avec des variations souvent brutales.

Elle nécessite de ce fait un très fort investissement dans la réflexion stratégique préalable qui justifient le plus souvent l'appel à des conseils extérieurs

Ce triptyque "enjeu - coûts - risques" est celui-là même qui justifie une intervention publique, d'autant plus que la compétition internationale qui n'est nulle part plus vive que sur le Web nous invite fermement à ne pas prendre davantage de retard (et des pays comme les USA et le Canada, conscients des enjeux ne ménagent pas leurs concours vis à vis de leurs propres entreprises).

Cette intervention publique doit s'opérer à deux niveaux

  1. s'assurer que les PME puissent disposer des outils adaptés et trouver des partenaires compétents pour les aider à conduire une telle mutation :

  • des guides de bonnes pratiques27 (Cf opérations collectives)

  • des outils spécifiques (Cf r&D)

  • une capacité de formation (Cf formation)

  • des sociétés de conseil ayant de l'expérience dans ces domaines (Cf opérations collectives)

  1. si nécessaire leur apporter un concours financier

  • à l'investissement immatériel pour l'établissement du plan stratégique

  • puis éventuellement en tant que de besoin à l'investissement de modernisation nécessaire

Il s'agit en effet, pour créer les conditions du succès, de s'assurer de la cohérence entre la stratégie de présence sur le Web et :

  • l'organisation commerciale

  • la capacité à assurer la maintenance des informations mises sur Internet

  • la capacité à répondre aux clients dans un délai convenable dans une langue qu'ils comprennent

  • le niveau de présence internationale (distributeurs)

  • la qualité des référencements que l'on peut obtenir, avec les partenariats que cela implique parfois

  • la capacité à maîtriser les problèmes liés à l'export : procédures douanières et sanitaires, assurance pour la responsabilité civile, …

  • la réactivité de l'appareil de production ainsi que des fournisseurs et sous-traitants

  • le bon interfaçage entre l'informatique interne et les flux d'échange avec les partenaires de l'entreprise (EDI, coengineerie)

  • la politique en matière de stocks

  • la performance de la logistique

  • la capacité à assurer un service après vente

  • la mise au niveau des exigences de qualité ou de normalisation des clients du Web

  • la compétitivité véritable face à la concurrence internationale

  • les capacités financières et humaines de l'entreprise pour conduire une telle mutation, sachant que même si la réflexion stratégique préalable est conduite de façon sérieuse et approfondie, elle ne permet que d'éviter les pièges les plus béants mais ne laisse que peu d'espoir de déboucher sur un plan bien "carré" qu'il suffirait ensuite d'exécuter

Prendre le grand large offre des horizons nouveaux, mais si l'étude de la météo et de la cartographie est indispensable, et si le bateau doit être conçu et équipé pour profiter des alizés et faire face aux tempêtes, il faut accepter, comme consubstantiel au Web, une navigation qui négocie avec les éléments imprévisibles dont les forces vous dépassent :

Microsoft, a priori bien outillé pour maîtriser le Web, a du déjà changer radicalement 5 fois sa stratégie dans ce domaine

Ce constat ne doit certes pas servir de prétexte pour éviter la réflexion préalable mais il invite sans doute à une certaine humilité dans l'approche, une progressivité dans la mise en œuvre, et une marge de sécurité dans l'initiative.

Dans certains cas, mais qui ne sont pas la majorité, l'activité sur le Web peut nécessiter un investissement significatif.

L'investissement d'Opiocolor fabricant de mosaïque pour son système de production (conception assistée sur la réalité virtuelle) a dépassé 7MF voir page 19 et celui de Yellow Connection (télémaintenance), qui s'est conclu par un échec parce que le marché n'a pas suivi, plus de 5 MF

Néanmoins la priorité devra clairement être donnée aux études approfondies de faisabilité, réalisées avec le concours d'un cabinet extérieur, car c'est là que l'intervention financière publique est la plus efficace.

En cas de développements importants, nécessitant des capitaux extérieurs, cette étude devra, le plus en amont possible, associer les partenaires financiers de l'entreprise (notamment les apporteurs de capitaux) afin de pouvoir déclencher, dans des délais rapides, une décision pleinement éclairée de leur part :

Les entreprises de croissance ont en effet bien davantage besoin de capitaux propres que de subventions pour financer leurs développements.

Les investisseurs pour leur part ont surtout besoin d'informations et d'expertise crédible sur le projet

8.3.6.4Agir résolument sur l'enjeu stratégique : action sur les grandes filières et diffusion sur le territoire


Comme toute cette analyse l'a montré Internet n'est pas tant l'outil qui permettra de rendre plus compétitive UNE entreprise isolée, surtout une PME, mais tout un tissu économique, un "écosystème économique" comme le dit Jean-Claude Mailhan du CGTI

Il apparaît 3 besoins
8.3.6.4.1Numérisation des grandes filières professionnelles : TIC et PME 2010

Au niveau des grandes filières industrielles ou tertiaires (auto, aéro, défense, naval, ferroviaire, distribution, BTP, …) pour gagner en compétivité (productivité, réactivité et suivii qualité tant pour la conception que pour la production) il est impératif de numériser les échanges entre donneurs d'ordre, fournisseurs et sous-traitants tout au long de la filière (souvent 4 niveaux de sous-traitance).

Mais pour cela il y a un pré-requis : élaborer des standards pour le secteur professionnel considéré considérée mais

  • Toutes ces branches professionnelles travaillent maintenant largement au niveau européen et même souvent au delà : ces standards devront donc partir des standards internationaux (UN/CEFACT) et être élaborés en étroite collaboration avec les instances de normalisation internationales

  • Ces secteurs professionnelles travaillent avec les mêmes secteurs "métier" : ce sont donc les mêmes PME de mécanique, de plasturgie, de composants électronique ou de logistique qui travaillent pour l'auto, l'aéro, le ferroviaire ….: il est bien entendu inimaginable qu'une PME utilise des standards différents selon son client

Soit donc elle se refuse à numériser ses échanges et alors ressurgiront les problèmes de délais, de stocks, de manque de réactivité aux aléas, de risques d'erreur lors des resaisies, de couts, de traçabilité …qui pénaliseront tant la PME que son client

Soit elle ne travaillera plus que pour un client entrainant des rigidités dans l'appareil de production un cloisonnement empêchant les innovations développées dans un secteur de profiter à un autre

Il est donc impératif que ces standards soient interopérables entre secteurs professionnels

Second problème : il convient de diffuser ces méthodes de travail auprès de toutes les entreprises de la chaine jusqu'à la PME. Le role des grands donneurs d'ordres est évidemment primordial pour que ces PME s'engagent dans la démarche (il ne lui servirait en effet à rien à une PME de s'organiser pour travailler "en numérique" si son client n'est pas lui même prêt pour cela).

Mais là aussi il faut absolument éviter que ces actions de sensibilisation et de formation soient conduites en ordre dispersé : que dirait une PME de mécanique qui verrait arriver chez elle sans concertation entre eux un représentant de l'automobile le lundi, un de l'aéronautique le mardi et un troisième de l'électroménager le mercredi : là encore il faut éviter que la même PME soit sollicitée de façon désordonnée

De plus la plupart des responsables du développement régional (Conseils Régionaux, Drire, CCI,…) ont déjà mis en place des programmes de développement de la compétitivité des entreprises (y compris souvent un volet infrastructure, souvent critique) : il convient de veiller à ce que les actions nationales viennent en appui des initiatives régionales au lieu de les perturber

Enfin un impératif de mutualisation : bien des "outils" développés" par les différents acteurs (programmes de formation, outils de sensibilisation, banques de success stories, annuaires de compétence, …) et des standards très intersectoriels (dématérialisation de la facture par exemple) peuvent être mutualisés

Veiller à regrouper les initiatives des filières au niveau d'un "écosystème suffisamment large pour que cela ait un sens, coordonner les standards pour qu'ils soient internationaux et interopérables, coordonner les déploiements en région et mutualiser ce qui peut l'être implique la mise en place d'un Comité de Pilotage et de Coordination (CoPilCo) musclé car le succes reposera sur son efficacité

L'opération TIC et PME 2010 www.telecom.gouv.fr/programmes/tic-pme2010 ,qui a été lancée fin 2005, (dotée de 7 M€) repose sur cette analyse et s'inscrit dans l'opération européenne e-2010 initié par Mme Reding de la commission européenne
8.3.6.4.2Mais il convient également de mettre en ordre de bataille les TPE : l'opération passeport numérique

Il est également nécessaire que les TPE (artisans, commerçants, professions libérales, …) puissent bénéficier à leur niveau de tous les atouts simples, efficaces et bon marché que les NTIC peuvent leur apporter

les PME de moins de vingt personnes sont près de 2 400 000  en France. Cela implique donc de produire d'abord des outils méthodologiques susceptibles d'être utilisés par la plupart d'entre elles

Ce fut le role de la mission "TIC et TPE" conduite par Olivier Midière pour le compte du Ministère que de faire des propositions ; celles-ci s'articulent autour de la notion de "passeport numérique" : proposer aux patrons de ces petites entreprises

  • des formations sur chacun des principaux usages de l'internet qui peuvent lui être utile (vingt modules de la formation)

  • un package de logiciels de base (comptabilité, stocks, …)des configurations de matériel (PC, imprimantes, scanner, photo numérique, palm,…) et de télécommunication (connection Internet, terminaux nomades, …)correspondant à leurs besoins rendue plus attractive par une aide au financement plus lisible en termes de prix et plus accessible … et surtout en veillant à ce que le matériel corresponde bien aux besoins*

  • des démonstrations sur le terrain : CCI, les chambres des métiers ou les espaces publics numériques, soit plus de 600 structures-relais et en s'appuyant sur les fédérations professionnelles et les experts comptables

Un « passeport numérique » sera délivré aux utilisateurs qui auront suivi au moins huit des vingt modules de la formation. Il donnera droit, notamment, à un certificat numérique pour sécuriser ses échanges électroniques, ses appels d'offres, ses télédéclarations de TVA, et autres démarches administratives en ligne. Dès que le passeport sera obtenu, il devrait être proposé des conditions de financement automatique d'aide à l'équipement. En parallèle, sera mis en place un réseau de 1000 revendeurs pour assurer la distribution mais aussi le service avec un guichet unique et un référent qui puisse suivre l'entreprise, au moins pendant un an.

cette opération dotée de 10 M€ sur 2 ans a été lancée fin 2005 et a pour objectif de toucher 300 000 utilisateurs sur cette période www.01net.com/editorial/280172/interview/olivier-midiere-(mission-tic-and-tpe)
8.3.6.4.3Enfin des outils aux responsables du développement local: action de la *DATAR et R@cines

Dernier volet du tryptique enfin : il y a environ 5000 personnes sur le terrain dans l'ensemble des régions dépendant d'un certain nombre de réseaux (Drire, CCI, Conseils Régionaux, comités d'expansion, syndicats professionnels, échangeurs …) et ceux-ci ont jugé utile de coordonner leurs actions et de mutualiser pour cela un certain nombre de moyens et ils ont pour cela créé le réseau R@cines voir page 365

L'appel d'offre de la datar (1,5M€ ) lancé lui aussi fin 2005 a pour objectif

  • De développer et de mutualiser des outils utiles au réseau

  • De créer des ENE (Espaces numériques Entreprise) pour permettre aux TPE de "toucher du doigt" les NTIC (en fait on peut imaginer que dans les régions à faible densité de population et pour être au plus près des entreprises on pourra utiliser des Espaces Numériques Publicx qui seront réservés par exemple une demi journée par semaine avec un animateur-formateur spécialisé itinérant. Dans d'autres cas cela pourra être des espaces de démonstration mobiles

  • de financer l'animation du réseau

Il faudra veiller en outre a intégrer ces opérations dans les contrats État-Régions dont nous avons vu l'importance

Peut-être faudrait-il donner un nom recouvrant l'ensemble des volets que nous venons de passer en revue pour en faire un ambitieux programme fédérant tous ces volets dans une démarche stratégique globale?

Quelques idées si l'on veut trouver un nom

@ rester dans la ligne des animaux bondissant vers l'avant, avec un clin d'œil à la technologie visée (Puce, Puma) et dans cet esprit on pourrait proposer Soutien au Projets Internet pour le Développement des Entreprises en Région (ce qui en outre donne une connotation de vitesse. Le mot correspondant au sigle figure dans le dictionnaire Larousse) et renvoie à une image positive d'araignée dynamique et sympathique).

Ariane, fil produit par les jeunes araignées, et qui aide à trouver son chemin, est le symbole d'un remarquable succès français dont l'objectif initial était de lancer des satellites de télécommunications permettant à l'Europe d'échapper à une totale dépendance américaine

@ choisir le nom d'un découvreur de terres nouvelles qui se soient ultérieurement révélées particulièrement fécondes: dans ce cas, Jacques Cartier, découvreur du Canada, pays qui assure aujourd'hui la principale présence francophone sur le Web, s'imposerait vraisemblablement. (Malheureusement les épisodes historiques suivants symbolisent aussi certaines erreurs d'appréciation de notre pays quant aux territoires d'avenir)
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