Programme de développement de dix villes moyennes








télécharger 20.66 Kb.
titreProgramme de développement de dix villes moyennes
date de publication30.03.2017
taille20.66 Kb.
typeProgramme
ar.21-bal.com > économie > Programme

Introduction



La place ou le regard de l’architecte, dans un contexte tiers mondiste caractérise l’intérêt qui nous a conduits à envisager un tel travail. Il est parfois intéressant de partir très loin et de découvrir une autre culture pour se donner les moyens de réactualiser le regard que l’on porte sur son propre environnement. La profession de l’architecte dans notre société connaît de grandes difficultés à trouver sa place, si grand est le décalage qui existe entre les demandes de nos populations et ce que l’architecte souhaiterait offrir. Ceci pourrait constituer les premières motivations qui nous ont amenés à nous intéresser à la problématique du rôle que l’architecte peut jouer dans des sociétés en voie de développement, dont les structures urbaines se développent avec une rapidité magistrale, de façon incontrôlée dans la plupart des cas.
Le choix qui nous a amenés à nous pencher sur le cas du Burkina Faso, est un choix d’opportunité, lié au fait que la Coopération suisse soutient, depuis bientôt dix ans, un programme de développement urbain, intitulé programme de développement de dix villes moyennes. Ce programme nous a particulièrement intéressés, puisqu’il traite essentiellement de questions urbaines et nous avons donc envisagé d’en faire une étude dans le but de chercher à comprendre les tenant et les aboutissant d’un tel projet. La situation urbaine du Burkina Faso souffre d’un déséquilibre qui ne cesse de s’accroître entre les deux métropoles du pays, qui sont la capitale Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, et les villes dites de taille moyenne. Ce déséquilibre tient au fait qu’il manque aux villes " rurales" les structures nécessaires pour envisager leur développement, et par conséquence, ces dernières ne parviennent pas à retenir leurs populations qui s’exilent en direction des pays voisins, ou des deux villes principales qui ne sont pas en mesure de les absorber. Le programme de développement de dix villes moyennes, vise à réduire ce phénomène en dotant ces dix villes d’infrastructures urbaines qui devraient leur permettre de dynamiser leur économie dans le but d’engager un processus de développement en leur donnant les moyens de devenir des pôles d’attraction à un niveau régional.
Dans l’idée de nous confronter à cette thématique, au travers des préoccupations qui nous animent, nous avons pour ambition d’essayer de dégager de l’étude qui va suivre un certain nombre de critères permettant de qualifier la mise en place de structures urbaines, d’outil de développement, au sens où nous tenterons de le définir dans le présent travail.
Ce travail de mémoire s’articule en trois parties. La première vise à exposer le contexte géopolitique du Burkina Faso en présentant la réalité de sa situation intérieure, ainsi que les relations qu’il entretient avec le reste du monde et ceci, dans le but de nous permettre de mieux comprendre et de relativiser le cas échéant, les éléments qui seront développés dans les deux autres parties. La deuxième traite des notions conceptuelles du développement des pays du Sud et de l’aide qui peut y être apportée. Dans ce volet, après avoir fait un tour général et rapide des différentes approches de l’aide qui se sont succédé dans l’histoire, nous tentons de définir les critères qui pourraient augmenter les chances d’un projet urbain à atteindre les objectifs qu’il se serait fixé. La troisième et dernière partie est constituée de trois études de cas, illustrant les propos développés dans les chapitres précédents. Il s’agit des trois villes dans lesquelles la Coopération suisse offre son appui aux collectivités locales pour mettre en œuvre le programme de développement de dix villes moyennes.
La difficulté d’un tel travail qui en fait probablement la limite, est liée à la subjectivité des sources auxquelles nous avons pu accéder. Qu’il s’agisse des dires de la Coopération suisse, des organisations de Bretton-Woods ou du gouvernement bourkinabé, tous ont une version de la situation qu’ils privilégient, car tous regardent le problème sous l’angle d’un spectre qui leur est propre. Les rapports et autres bilans sont donc à relativiser, car la Suisse cherche inévitablement à rassurer ses contribuables, en leur laissant entrevoir que leurs investissements sont tout à fait bénéfiques, de même pour la Banque Mondiale et le FMI dont la popularité est étroitement liée au succès des politiques qu’ils entreprennent. Quant au Burkina Faso, il a tout intérêt à montrer que les investissements de ses bailleurs de fonds portent leurs fruits s’il désire continuer à être soutenu…

…………………………………………………………
Chapitre 2: Relations internationales

…………………………………………………………..

2.4 Le type d'aide demandée
Les pays du Sud l'ont à maintes reprises rappelé, notamment durant les négociations de l'Uruguay Round de 1986 à 1994, une véritable coopération ne se limite pas à l'aide, c'est-à-dire à l'octroi de flux financiers ou de projets de développement du Nord vers le Sud. Dès 1964, ils revendiquaient, lors de la première Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED), l'aménagement de règles internationales en vue de permettre aux pays les plus faibles de trouver leur place dans les échanges internationaux en forte croissance. "Trade, not aid", le slogan est plus que jamais d'actualité, ce passage d'une relation d'aide unilatérale à un véritable partenariat est indispensable si l'on ne souhaite pas que cette aide se mue en perpétuel assistanat. Cette manière d'envisager les relations Nord-Sud, peut se retrouver dans les différents types d'aide nécessaire au développement des pays africains, et nous allons tenter de voir ici quelles sont les demandes d’aides pour les trois champs de la science, de la technique et de la société.
science. Le but premier de la science serait peut-être de leur permettre de connaître qui ils sont, quelles sont leurs richesses et leurs faiblesses, leurs potentialités et leurs manques. Il s'agit pour chacun de découvrir son propre contexte, aussi bien physique, biologique qu’humain. Il faut avoir à l'esprit la notion de développement durable, utiliser les ressources naturelles sans hypothéquer l'accès à ces mêmes ressources pour les générations suivantes. Ceci est notamment vrai pour l'agriculture, on rencontre en effet souvent dans ces pays des sols épuisés par de trop fréquentes mono-cultures. Il paraît certain que les pratiques culturales doivent évoluer. Mais ces connaissances ne doivent pas forcément venir de l'Occident, certain savoir existait très souvent dans les sociétés traditionnelles, mais dans certains pays du tiers monde ces derniers sont en risque d'être perdus en raison de la phase de déstructuration qu'ils traversent. La recherche doit retrouver les techniques qui permettent d'utiliser sans les détruire toutes les richesses des écosystèmes et par l'évolution de ces techniques, proposer ou susciter des innovations. Il faut retrouver les connaissances du sol mais cela n'est pas suffisant, il faut continuer, chercheurs, techniciens et paysans, ensemble, pour utiliser ces nouvelles connaissances. Il ne suffit pas de savoir comment est son sol, il est nécessaire de définir les méthodes de travail du sol, les apports d'engrais ou d'autres produits. Et c'est là, que la complémentarité des compétences des agriculteurs, des agronomes, des techniciens et des chercheurs prend toute son importance. Car les connaissances des paysans au sujet de leur sol et des modes de cultures dans leur région sont bien souvent très étendues, et cela représente une source de savoir particulièrement riche et utile au développement. La science doit permettre de mettre au point des technologies qui soient tout à la fois performantes et respectueuses de l’environnement tout en étant concordantes avec les cultures et les traditions locales. C'est ainsi qu'ils pourront participer au progrès mondial des connaissances, entrer dans le grand brassage qui permet aux peuples d'échanger et d'avancer grâce aux expériences des autres, tout en préservant leur propre identité.
technique. En terme d’assistance technique, le Burkina Faso est également demandeur d’aide, non seulement en ce qui concerne l’élaboration des concepts de développement, bien que la partie majeure des compétences soient présentes, mais surtout pour tout ce qui concerne la planification et les suivis de mise en œuvre des programmes. De façon générale, ou plus particulièrement dans le domaine de la construction, nous avons le sentiment que leurs moyens techniques ne constituent pas un frein au développement, mais qu’ils nécessitent des améliorations pour lesquelles nos connaissances peuvent leur être utiles. Il est cependant certain que dans d’autres secteurs, comme celui du domaine sanitaire par exemple, les besoins en matériel sont immenses. L’aspect aide technique prend donc différentes significations en fonction de la situation, une aide technique peut être de l’ordre des compétences techniques nécessaires à l’analyse d’une situation dans le but de définir le mode d’agir approprié. Mais l’aide technique peut également s’exprimer en terme physique, besoin de matériel nécessaire à telle ou telle situation.
société. Nous avons déjà évoqué les différentes crises sociales que traverse l'Afrique, et notamment les difficultés qui touchent à l'éducation, ces dernières sont surtout liées au faible taux d'alphabétisation (22.2% de la population alphabétisée en 1994 au Burkina) et au nombre très restreint d'enfants en âge d'aller à l'école qui suivent véritablement les cours (37.7% des enfants inscrits à l'école). Il est certain qu'une personne qui ne sait ni lire ni écrire rencontrera des difficultés par rapport à son intégration dans le monde, qui semble désormais être une nécessité pour atteindre une forme d'autonomie et pour combattre le sentiment d'exclusion dont souffrent les populations africaines.
Chapitre 3: Les relations Nord-Sud
………………………………………………………………………
3.3 De l'aide à l'aide au développement
…………………………………………………………….

la collaboration et l'auto-promotion. Suite aux nombreuses méthodes envisagées en plus de quarante ans d'activité dans le domaine de la coopération au développement, sans pour autant parvenir à des résultats très brillants, force est de constater que les institutions du Nord n'ont pas les moyens, même si elles en avaient la volonté, de conduire les pays du Sud vers l'autonomie et le développement, tant que ces derniers n'en manifesteront pas le désir. Et surtout tant qu'ils n'en auront pas choisi les méthodes, ou que les méthodes qui leur sont offertes auront pour but de servir les intérêts des puissances du Nord, et non ceux des pays du Sud. Ce constat somme tout récent, pousse les organismes d'aide, aussi bien publics que privés, à ne plus jurer que par le nouveau concept appelé appui à l'auto-promotion. Il s'agit de soutenir les organismes qui ont comme caractéristiques, le fait d'être le fruit d'initiatives d'acteurs internes qui, suite à une prise de conscience collective, s'organisent dans le but de répondre à des besoins ou à des buts communs, et le fait de revendiquer leur indépendance et leur autonomie face aux institutions publiques et également aux agences d'aides. Cette nouvelle approche de l'aide au développement qui tendrait à promouvoir des processus endogènes semble très louable, il faut espérer cependant que les pressions exercées par les différents centres d'intérêt, comme les institutions publiques locales, les gouvernements, mais aussi les organisations d'aides publiques et privées, ainsi que les politiques et les normes de la mondialisation, permettent encore à des minorités ethniques, politiques, ou économiques d'énoncer des projets qui correspondent à leurs propres aspirations, et non à celles qui leurs sont soufflées ou implicitement imposées.




similaire:

Programme de développement de dix villes moyennes iconLa Normandie à la veille de la Révolution
«que» 40. 000 habitants et pas d’évêque, mais la seule Université de Normandie. Villes moyennes : Dieppe, le Havre, Bayeux, Cherbourg...

Programme de développement de dix villes moyennes icon3. Elaboration du Schéma Départemental de Coopération Intercommunale
«Question de taille» qui fait l’éloge des villes moyennes et critique le mythe du toujours plus gros pour être plus fort !

Programme de développement de dix villes moyennes iconProgramme 2012/2013 Le programme «Un réseau francilien pour des villes à vivre»
«Un réseau francilien pour des villes à vivre» a pour objectif général de poursuivre, une démarche pluriannuelle destinée, sur les...

Programme de développement de dix villes moyennes iconL’accélération de l’urbanisation
«la géographie de la ville est inséparable de son Histoire». Peu de villes sont nées à l’époque contemporaine, exceptées les villes...

Programme de développement de dix villes moyennes iconCe matin je me suis levé à quinze heures, hier j’avais pris la douloureuse...

Programme de développement de dix villes moyennes iconLa Commission permanente s’est réunie en séance ordinaire à l’Hôtel...

Programme de développement de dix villes moyennes iconDe l’attraction urbaine
«villes» : Qu’est-ce donc qui rend nos villes si intrigantes, si sympathiques ?

Programme de développement de dix villes moyennes iconProgramme de developpement rural / feader

Programme de développement de dix villes moyennes iconLe programme de developpement de ressources humaines

Programme de développement de dix villes moyennes iconProgramme de Développement Rural 2007-2013 de la Guyane








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com