Programme On étudiera le développement des mouvements de capitaux depuis le XIX








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Document 138 : les différences de développement des systèmes financiers entre PVD et PDEM




PVD (notamment Chine)

PDEM

Profondeur et largeur des marchés financiers







Types d’intermédiaires financiers







Capacité à prendre des risques







Système financiers : frustres ou développés ?







Pays à capacité ou à besoin de financement ?








Document 139 : les crédits aux NINJA américains font les dépôts des ménages chinois



Epargne des ménages chinois = dépôts




Les prêts aux ménages insolvables (les NINJA) se développent = crédits

Le montant de l’épargne dépasse les financements de l’économie chinoise : trop-plein d’épargne




Les preneurs de risques du shadow banking récupèrent les « risques »

Intermédiaires chinois achètent des titres « peu risqués » sur les marchés internationaux




Les intermédiaires financiers dans les PDEM bénéficient d’une liquidité plus abondante




Vers Etats-Unis : marché financier le plus développé





Document 140 : la crise affecte les intermédiaires des marchés financiers les plus développés

La fin de l’épisode est connue. La « découverte » de la mauvaise qualité des prêts subprimes et la montée de l’aversion au risque qui a suivie ont provoqué le non-renouvellement des prêts qui finançaient les preneurs de risques. Pour rembourser ceux-ci n’ont eu d’autre choix que de vendre en détresse les titres qu’ils détenaient. La myriade de chaînes d’intermédiation nécessaires pour faire de dépôts à plus ou moins court terme la contrepartie de prêts à long terme a commencé à se briser. La paralysie progressive de la circulation monétaire et financière, la chute brutale de l’activité, en particulier dans les pays peu dépensiers, ont alors fait renaître le spectre d’une Grande dépression. Seule l’intervention, massive mais tardive, des banques centrales parviendra à l’écarter : à partir de fin 2008, aux Etats-Unis comme au Royaume-Uni, elles prendront purement et simplement la place des preneurs de risques désormais défaillants en empruntant, à court terme elles aussi, les liquidités prêtées jusque-là à ces preneurs de risques et en achetant les titres qu’ils étaient contraints de vendre.

Les innovations des dernières décennies n’auront ainsi pas permis d’éviter la répétition de ce que l’économie mondiale a déjà connu à plusieurs reprises : laissée à elle-même, la finance globalisée s’est avérée à nouveau incapable de transférer des masses importantes d’épargne d’un espace domestique à un autre sans en gâcher une bonne partie. De ce point de vue, l’expérience récente ne diffère en rien de celle des années 1970 : le « recyclage » des pétrodollars s’était alors terminé par une crise dramatique celle de la dette latino-américaine.

Source : Anton Brender, Florence Pisani et Emile Cagna « Monnaie, finance et économie réelle », La découverte, 2015, p.101-102

Document 141 : le SFI est défaillant


Crise et transferts de l’épargne vers les PDEM

Crises et transferts de l’épargne vers les PVD


Document 142 : Schéma récapitulatif


La globalisation financière



Un système financier international qui multiplie les crises depuis années 1970

Conséquences sur l’allocation du capital


Une crise qui affecte les PDEM

Des crises qui affectent des PVD




Arguments en faveur d’une allocation optimale

Constat : situations d’allocation sous optimale


Transformations des systèmes financiers




Fonctionnement du SMI (régimes de changes)


Division internationale de la prise des risques financiers




Sudden stop



Problématique : comment réguler la finance globalisée ?

Problématique : comment financer les PVD ?




Problématique : comment permettre des transferts d’épargne entre régions du monde sans produire des crises à répétition ?




    1. Réformer le système financier et monétaire international : quelques pistes




      1. Assurer le financement des pays en développement


Document 143: la qualité du système financier domestique, une nécessité avant l’ouverture aux flux de capitaux

Si la crise asiatique a été à ce point profonde, c’est que la crise de change s’est accompagnée d’une crise financière et d’une crise bancaire. Les banques centrales ont été confrontées à un dilemme, qui consistait d’une part à réduire l’offre de monnaie pour soutenir le taux de change (et empêcher les capitaux étrangers de fuir), et, d’autre part, à refinancer les banques domestiques (…). La faillite de nombreuses banques a eu pour conséquence un affaiblissement du canal du crédit, réduisant l’activité des entreprises, même les plus profitables. Les responsables politiques des PED ont compris que le cadre dans lequel s’effectue la libéralisation économique compte pour beaucoup dans son succès. (…) Il est par exemple dangereux de libéraliser les flux financiers avant d’avoir mis en place des mesures nécessaires à la supervision des activités bancaires. (…) Les PED ne devraient donc s’ouvrir aux flux internationaux de capitaux qu’à partir du moment où le système bancaire et financier domestique est suffisamment solide. (…) Enfin, il ne faut pas sous-estimer les risques de contagion. Même les économies apparemment saines peuvent subir des attaques spéculatives et faire face à des crises de confiance généralisée provoquée par des évènements qui interviennent pourtant à l’autre bout du monde : c’est l’effet domino.

Source : P.Krugman, M.Obstfeld, M.Melitz, G.Capelle-Blancard et Matthieu Crozet, « Economie internationale », 9ième édition, Pearson, 2013, p.710
Document 144 : la question du choix du régime de change

Il est possible de tirer des enseignements clairs des crises qui sont intervenues dans les économies émergentes. Il est dangereux pour un PED de fixer sont taux de change, à moins qu’il n’ai vraiment les moyens de le faire. En Asie du Sud-est par exemple, la confiance dans les régimes de changes fixes à contribuer à développer les emprunts en monnaie étrangère. Cela a conduit à de nombreuses faillites au moment de la dévaluation, du fait de l’alourdissement en monnaie nationale du poids des dettes. Les pays qui ont réussi à maîtriser l’inflation avec succès sont ceux qui ont adopté des régimes de changes plus flexibles ou qui sont passés à des changes flexibles après être parvenus à réduire les anticipations d’inflation. Ceux qui ont conservé des changes fixes ont en revanche subi une appréciation réelle de leur monnaie et une détérioration de leur solde courant, les rendant plus vulnérables aux attaques spéculatives.

Source : P.Krugman, M.Obstfeld, M.Melitz, G.Capelle-Blancard et Matthieu Crozet, « Economie internationale », 9ième édition, Pearson, 2013, p.710
Document 145 : la question de la contagion des crises, faut-il encadrer la circulation des capitaux ?

Les crises économiques suscitent immanquablement des propositions de réformes. La crise financière qui a touché les pays asiatiques n’a pas échappé à la règle. L’ampleur de la crise, le fait qu’elle touche des pays dont on a largement vanté les mérites, ainsi que ses répercussions ont convaincu beaucoup de monde quant à la nécessité d’une transformation du système monétaire et financier international, au moins pour ce qui est des PED. (…) La raison pour laquelle c’est la crise asiatique qui a déclenché cette volonté de réformes tient au poids relativement important des économies d’asie du sud-est sur le marché international des capitaux. Cette crise a aussi montré qu’une économie, en apparence saine, (absence de déficit budgétaire et d’inflation) peut cacher des faiblesses. Seule la fragilité du système bancaire aurait pu alerter les investisseurs, mais on n’a découvert cette fragilité qu’au moment des crises de change.

Une seconde raison qui conduit à repenser l’architecture financière internationale est liée au problème de contagion. En effet, la rapidité et l’intensité avec lesquelles les crises se sont transmises entre des pays pourtant éloignés suggèrent que les mesures de prévention prises par chaque pays individuellement ne suffisent pas. Les préoccupations liées à l’interdépendance des économies avaient déjà inspirée les accords de Bretton Woods en 1944. Plus d’un demi-siècle plus tard, la réforme du système financier international est de nouveau à l’agenda des dirigeants des grandes puissances économiques. (…)

La crise asiatique a rappelé les contraintes qui pèsent sur les économies ouvertes.

Les politiques macroéconomiques en économie ouverte font face à un trilemme : sur les trois objectifs que sont l’autonomie de la politique monétaire, la stabilité du taux de change et la liberté des mouvements de capitaux deux seulement peuvent être remplis simultanément.

Notons que la stabilité du taux de change est plus importante pour les PED que pour les pays industrialisés (pour réduire l’inflation ; pour éviter qu’une dépréciation ne fasse augmenter les emprunts en devises). Jusqu’à la fin des années 1970, la plupart des PED maintenaient des contrôles de change et des restrictions sur les mouvements de capitaux. Il était certes possible de contourner les contrôles mis en place, mais ils permettaient tout de même de stabiliser les taux de change, tout en gardant une certaine autonomie de la politique monétaire. Le problème c’est que ces mesures étaient coûteuses, réduisaient l’efficacité du système financier et favorisaient la corruption.

Dans les années 1980-1990, les capitaux étaient plus mobiles, grâce au relâchement des contrôles et au développement des NTIC. Les régimes de changes fixes ajustables étaient alors vulnérables, car les investisseurs pouvaient facilement rapatrier leurs capitaux au moindre signe de dévaluation. Dans ces conditions, les PED ont été amenés à choisir l’un des deux cotés du triangle : soit un régime de changes fixes avec une forte dépendance de la politique monétaire (caisse d’émission ou dollarisation), soit un régime de changes flexibles éventuellement administrés, avec une autonomie plus importante de la politique monétaire. (…) Les PED ont été peu enclins à choisir des positions extrêmes et ils ont adopté des régimes de changes «pseudo-flottants » afin de limiter les fluctuations sur une longue période.

Certains économistes influents, parmis lesquels Jagdish Bhagwati, Joseph Stiglitz ou Dani Rodrik sont favorables à ce que les PED exercent des restrictions sur la mobilité des flux de capitaux, afin de pouvoir bénéficier d’un minimum d’autonomie dans la conduite de la politique monétaire et d’un taux de change stable. Au moment de la crise asiatique, certains pays (Chine et Inde) ont mis un frein à leur projet de libéralisation de leur compte financier ; ceux qui avaient déjà libéralisé leur compte financier ont envisagé de réintégrer des contrôles de capitaux (comme la Malaisie l’a d’ailleurs fait) ; d’autres enfin ont mis en place des dispositifs de contrôle des capitaux pour prévenir les entrées massives de capitaux et éviter une appréciation de leur monnaie.

Source : P.Krugman, M.Obstfeld, M.Melitz, G.Capelle-Blancard et Matthieu Crozet, « Economie internationale », 9ième édition, Pearson, 2013, p.716
Document 146: dans le cas de PVD, indiquez les avantages et inconvénients qu’ils peuvent retirer à adopter chaque pôle du triangle. Illustrer historiquement les choix qui ont été fait ; précisez également le choix que certains économistes préconisent aujourd’hui (Stiglitz, Rodrik ou Baghwati).


Régimes de changes fixes


Inconvénients

Avantages



Avantages

Libre circulation des capitaux

Inconvénients

Inconvénients

Avantages

Politique monétaire autonome

Document 147: redéfinir le rôle du FMI

Certains souhaitent que le FMI soit supprimé, car le simple fait qu’il puisse intervenir en cas de crise encouragerait les prêts irresponsables, compte tenu des problèmes d’aléa moral. D’autres estiment que le FMI est nécessaire, mais qu’il n’est pas dans son rôle d’imposer des réformes structurelles, et qu’il devrait plutôt s’en tenir aux seules questions financières. Un certain nombre de pays asiatiques ont d’ailleurs gardé une certaine amertume vis-à-vis du FMI pour son intransigeance au moment de la crise des années 1990. C’est aussi une des raisons pour lesquelles ces pays ont décidé d’accumuler des réserves, afin d’éviter à l’avenir de devoir emprunter des dollars au FMI et d’avoir à accepter ses conditions. Pour d’autres enfin, la capitalisation du FMI est insuffisante, eu égard à la forte mobilité internationale des capitaux. le FMI devrait être capable de prêter des sommes bien plus importantes et dans des délais plus brefs. A l’issue du sommet du G20 de Londres (2009), il a été décidé de tripler la capacité de prêt du FMI. Pour renforcer la légitimité du FMI, il a été également décidé, sous les auspices du G20, de réformer les quotes-parts au profit d’une meilleure représentation des pays émergents.

Source : P.Krugman, M.Obstfeld, M.Melitz, G.Capelle-Blancard et Matthieu Crozet, « Economie internationale », 9ième édition, Pearson, 2013, p.717


      1. Réguler la finance globalisée : rendre le système financier international à la fois plus efficient et plus résilient


Document 148 : le système financier globalisé entre efficience et résilience

Si les systèmes financiers sont devenus plus efficients grâce à la globalisation financière, ils ne sont pas pour autant devenus plus résilients, c’est-à-dire plus aptes à supporter des chocs exogènes.

La globalisation financière semble donc imposer un compromis entre efficience et résilience. (…) Face à cet arbitrage entre résilience et efficience, le rôle des autorités de supervision et de régulation devient de plus en plus central. Avant tout, pour que l’ensemble du système soit résilient, il faut que chacun de ses maillons contribue à la stabilité financière. Mais ce n’est pas suffisant, car il est également nécessaire de limiter les conséquences systémiques potentielles des actions individuelles des institutions financières. Pour s’en assurer, une meilleure coordination des politiques de stabilité financière à l’échelle internationale est nécessaire. (…) La stabilité financière devient un impératif pour les banques centrales et les régulateurs.

Source : J.Charbonneau et N.Couderc « Globalisation et (in)stabilité financière » Revue Regards croisé sur l’économie n°3, 2008, p. 240-241
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