Programme On étudiera le développement des mouvements de capitaux depuis le XIX








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Questions :

  1. remplir le tableau :

- quel est le montant des transferts d’épargne en 1913 et 2005 en % du PIB mondial ?

- combien représente en 2005 la somme des engagements internationaux en % du PIB mondial ?

  1. Les flux internationaux de capitaux relèvent-ils de la même logique en 1913 et en 2005 ?

  2. Remplir




Première globalisation financière (1913)

Globalisation financière contemporaine (2005)

Commerce extérieur + transferts de revenus =

Déséquilibre courant mondial ;

Certains pays sont excédentaires, d’autres déficitaires

10% du PIB mondial

10% du PIB mondial

Transferts nets d’épargne des pays en capacité de financement vers les pays en besoin de financement

Transferts nets d’épargne = _____ % du PIB mondial

Transferts nets d’épargne = ______ % du PIB mondial

Somme des engagements : ie des passifs détenus à l’étranger

45 milliards

20% du PIB mondial

50 000 milliards

100% du PIB mondial


Document 38

Depuis une vingtaine d’années, le rapport des flux financiers internationaux au PIB mondial n’a cessé de croître alors que celui des déficits courants à financer était, jusqu’à la fin des années 1990, remarquablement stable.

Ce trait de l’actuelle globalisation financière est essentiel : pour une large part, le développement accéléré des mouvements de capitaux a servi à assurer, non des transferts d’épargne, mais une circulation internationale des risques financiers.
Source : Anton Brender et Florence Pisani « Les déséquilibres financiers internationaux », La découverte, 2007, 25
Document 39 : des flux de capitaux sans transfert net d’épargne

La libéralisation des mouvements de capitaux a permis aux ménages du Nord de diversifier leur richesse. Si des américains achètent des actions européennes et des européens des actions américaines, des flux de capitaux seront observés dans les deux sens. Ils pourront très bien ne conduire à aucun transfert net d’épargne.

La libéralisation financière ne permet toutefois pas seulement une plus large diversification des portefeuilles, elle rend aussi possible un approfondissement de la « division internationale de la prise de risque financier ». Ainsi, les systèmes financiers des pays développés, en principe mieux gérés et surveillés que ceux des pays émergents, attireront normalement des capitaux en provenance de ces derniers.

En même temps, les résidents des régions développées, plus riches, pouvant porter des risques que ceux des pays émergents ne peuvent prendre, des capitaux iront vers ces derniers, sous forme par exemple d’investissements de portefeuille. Là encore, on pourra observer des flux dans les deux sens, sans transfert net d’épargne. Ces flux traduiront simplement des complémentarités analogues à celles qui s’expriment dans le cadre de la division internationale du travail.

Cette circulation internationale des risques rend toutefois celle de l’épargne plus difficile à suivre : les mêmes canaux servent indifféremment à l’une ou l’autre.

Source : Anton Brender et Florence Pisani « Les déséquilibres financiers internationaux », La découverte, 2007, 18-20

Questions :

  1. Qu’est-ce qu’un marché financier développé ?

  2. Quels sont les pays qui possèdent des systèmes financiers développés ?

  3. Quels sont les pays qui possèdent des systèmes financiers « frustres » ?



Document 40 : synthèse (barrer les termes faux)

Première mondialisation financière

Dernière phase de la mondialisation financière contemporaine

Les flux bruts de capitaux se rapprochent/s’écartent des déséquilibres courants


Les flux bruts de capitaux se rapprochent/s’écartent des déséquilibres courants

Importance des transferts d’épargne / échanges de capitaux


Importance des transferts d’épargne / échanges de capitaux

Logique économique / financière


Logique économique / financière




  1. Les facteurs explicatifs de la globalisation financière contemporaine 


Document 41 : une conjonction de plusieurs facteurs

De nombreux auteurs considèrent que le déterminisme technologique permet d’expliquer la globalisation financière. Les changements technologiques auraient permis le développement de ce marché mondial et l’évolution de sa nature. (…)

Les facteurs politiques peuvent toutefois expliquer la séquence de ces évolutions. L’effondrement du bloc soviétique, l’arrivée de nombreux pays dans une économie de marché, la volonté des Etats-Unis et du Royaume-Uni dans les années 1970 de déréguler les marchés, celle des pays émergents d’attirer des investissements internationaux privés, la multinationalisation des entreprises et leurs besoins de financement international.

Au niveau des acteurs sur les marchés financiers, une nouveauté importante est intervenue au cours des années 1990 : l’arrivée en force d’une multitude d’investisseurs institutionnels comme les fonds de pension, les assurances, les fonds spéculatifs, et donc par ricochet des millions d’épargnants.

Source : J.L.Mucchielli « La mondialisation. Chocs et Mesure » Hachette supérieur, 2008, p.105
Document 42 : de nouveaux intermédiaires financiers, les investisseurs institutionnels

La déréglementation de la finance a ouvert de nouvelles perspectives à l’épargne qui s’est redéployée de ses refuges traditionnels, au cœur des banques et des caisses d’épargne, vers des marchés des titres et vers des acquisitions immobilières. Ce redéploiement a été canalisé par les investisseurs institutionnels que la concurrence a poussé à des gestions plus dynamiques des portefeuilles qui leur étaient confiés.

Source : Michel Aglietta « Macroéconomie financière », La découverte, 2008, p.24
Document 43 : synthèse

Facteurs explicatifs

Technologique

Politique (institutionnel)

Economique (nouveaux intermédiaires financiers)












    1. Les réformes institutionnelles des années 1980 et leurs conséquences : déréglementation et décloisonnement des systèmes financiers nationaux




      1. La déréglementation du contrôle des changes et du système bancaire


Document 44 : entretien avec David Thesmar

Comment définiriez-vous la déréglementation financière ?

Le premier aspect de la déréglementation financière concerne la libéralisation de la balance des paiements (…). Elle a permis d’accroître les échanges financiers. Il faut se rappeler que le contrôle des changes existait en France jusqu’au début des années 1980. Le gouvernement décidait alors s’il fallait laisser passer les flux de capitaux internationaux ou les limiter, et à quel plafond.

Le second aspect de la déréglementation est lié à la libéralisation du secteur financier lui-même. La question était de savoir s’il fallait garder un système bancaire corseté par des règles et un contrôle public, ou au contraire le laisser prendre lui-même un certain nombre de décisions. Au début des années 1980, l’économie française était extrêmement réglementée ; les banques ne choisissaient ni le taux auxquelles elles prêtaient, ni combien elles prêtaient. La déréglementation a levé tous ces blocages.

La loi bancaire de 1984 et la loi sur la déréglementation financière de 1986 constituent les cadres légaux de cette mutation financière. Pouvez-vous nous rappeler les principales mesures de ces lois ? en quoi ces mesures ont-elles changé le métier de banquier ?

Avant la déréglementation financière, il existait en France environ 200 prêts bonifiés. A chaque fois qu’il y avait une nouvelle préoccupation d’importance du Trésor, un nouveau prêt bonifié apparaissait. Par exemple, si on voulait moderniser l’outil industriel, un prêt bonifié était dédié à cette modernisation avec un taux fixé par le Trésor ; de même pour sauver des emplois ou pour restructurer la force de travail. (…) il faut ajouter à cela l’encadrement du crédit. Lorsque la Banque de France estimait qu’il y avait trop de monnaie en circulation, elle demandait aux banques de réduire leurs prêts. Tous les mois, les patrons des grandes banques rencontraient ceux de la Banque de France et recevaient des directives. Pour simplifier avant la déréglementation, le travail d’un banquier consistait à prêter une enveloppe étroite dans un menu de taux donné. A cette époque, la moitié du système bancaire était nationalisée, l’autre moitié était sous tutelle de la banque centrale et du Trésor. L’univers bancaire n’était pas un univers commercial, ce qui freinait l’innovation financière.

Source : entretien avec D.Thesmar dans Revue Regards croisés sur l’économie, n°3, mars 2008, p. 68
Document 45 : la loi bancaire de 1984 (France)

Avant la loi bancaire de 1984, chaque banque disposait de privilèges en termes de distribution de produits d’épargne et de prêts bonifiés. Par exemple, seul le Crédit Agricole pouvait accorder des prêts bonifiés aux agriculteurs ; seul le Crédit local pouvait octroyer des prêts d’accession à la propriété. La loi bancaire a fait le ménage, en définissant quatre grandes catégories de banques : les banques normales, les banques mutualistes, les banques d’investissement et les caisses d’épargne. elle a autorisé les banques normales à exercer également le métier de banques d’investissement – ce qui est assez légitime : puisqu’elles collectent de l’argent, pourquoi n’auraient-elles pas le droit de le placer librement ? La loi bancaire a donné un cadre simplifié définissant de nouveaux statuts en supprimant certains monopoles. Les deux autres mesures qui comptent, rappelons-le, sont la suppression de l’encadrement du crédit et la suppression d’une grande partie des prêts bonifiés. Ces changements ont révolutionné la façon de penser des banquiers, qui sont devenus responsables de leur politique de prêt.

Source : entretien avec D.Thesmar dans Revue Regards croisés sur l’économie, n°3, mars 2008, p. 70
Document 46 : la déréglementation du système bancaire

La loi bancaire de 1984 élimine la séparation entre banque de dépôt et banque d’affaire substitue un modèle de « banque universelle » au modèle de banque spécialisée. On assiste aux Etats-Unis à un mouvement similaire avec la remise en question du Banking Act de 1933 (Glass-Steagall Act) : la réglementation Q, abrogée en 1986 (…). La séparation entre banques commerciales et banques d’investissement a également été remise en cause dans un contexte défavorable aux banques américaines, sous-capitalisées, en proie à une concurrence interne forte et exposées à l’essor de nouveaux concurrents, tels que les sociétés d’assurance, les OPCVM et les fonds de pension.

Source : C.de Boissieu et J.Couppey-Soubeyran, « Les systèmes financiers. Mutations, crises et régulation », 4ième édition,
Document 47 : intermédiaires financiers

L’exemple des Etats-Unis (…). Depuis l’abrogation du Glass Steagell Act (1933) en 1999, les banques commerciales peuvent (…) accéder à tous les métiers financiers et aux activités d’assurance. (…) Dans ce cadre là, le décloisonnement conduit à une déspécialisation de l’activité des banques et à un accroissement de la pression concurrentielle. (…) La « marchéisation » désigne la sensibilité accrue des intermédiaires financiers aux prix qui s’établissent sur les marchés financiers. (…) On retrouve une part de plus en plus importante de titres négociables au sein des bilans bancaires, d’où le terme de mobiliérisation.

En conclusion, on assiste à un rôle accru des marchés financiers dans le financement des économies. Pour autant, le phénomène de désintermédiation doit être entendu au sens de perte de vitesse des activités traditionnelles des banques (collecte de dépôts/octroi crédits) au profit d’un rôle d’intermédiaire financier.

Source : Mathilde Lemoine, Philippe et Thierry Madiès «  Les grandes questions d’économie et finance internationales », De Boeck, 2007, p. 423-424
Document 48: la déréglementation des flux de capitaux

(…) La suppression d’entraves à la communication entre marchés financiers nationaux : une bonne illustration est fournie par les directives européennes de libéralisation financière qui ont conduit à la levée du contrôle des changes en France en 1989 (…).

Source : Mathilde Lemoine, Philippe et Thierry Madiès «  Les grandes questions d’économie et finance internationales », De Boeck, 2007, p. 423-424

Economica, 2013, p. 6-10
Document 49 : synthèse, la déréglementation et le décloisonnement du contrôle des changes et du système bancaire (cas français)




Contrôle des changes

Système bancaire

Date

1989

1984 « loi bancaire »

Objet(s) de la déréglementation

1)

1)







2)







3)

Conséquence : décloisonnement entre








      1. La déréglementation des marchés financiers


Document 50 : la déréglementation financière de 1986 (France)

Le contexte de la déréglementation en France est assez intéressant : le big bang de la City à Londres a donné un coup de vieux au système financier français. Comment l’idée de la déréglementation a-t-elle germé parmi les technocrates français ?

Le contexte international a poussé dans cette direction. Le big bang de la City dans les années 1970, commençant avec le recyclage des pétrodollars, a joué le rôle de détonateur. A la fin des années 1960, le régime de Bretton Woods prévalait encore. Il a permis la globalisation des marchés des biens, mais maintenu les marchés financiers relativement cloisonnés, à cause de l’étalon-dollar. Le choc pétrolier a généré d’un coup une capacité d’épargne énorme, notamment chez les pays producteurs d’or noir. Pour placer cette épargne, de nouveaux marchés ont été créés (les marchés des eurodollars, des eurofrancs …) et les barrières ont été abolies. La déréglementation des marchés des capitaux a débuté de manière anarchique, sous l’égide des pays financièrement plus avancés : l’Angleterre puis les Etats-Unis. Dans ce contexte, les grandes banques d’investissement américaines ont migré vers Londres. (…) Les anglais ont pris le tournant,  reformaté leur marché, le rendant plus fluide, plus dynamique. Ces expériences internationales étaient scrutées par de jeunes hauts fonctionnaires français (…). Après avoir compris que la détermination des prix par la rencontre de l’offre et de la demande est optimale, ils ont entreprise de restructurer l’architecture de la France.

La restructuration a lieu sous le gouvernement socialiste, à un moment où la gauche est mûre pour le faire. D’abord parce que Bérégovoy y croit : pour lui, être libéral, c’est être socialiste, au sens où la concurrence fait baisser les prix, donc rend du pouvoir d’achat aux gens, et permet de faire disparaître les rentes capitalistiques. Il a derrière lui une équipe qui y croit aussi, et qui met en place la nouvelle architecture : la loi bancaire de 1984-1985, la suppression de l’encadrement du crédit, la disparition de la plupart des prêts bonifiés, et puis petit à petit, la levée du contrôle des changes, pour faire revenir les investisseurs internationaux. Sous l’égide de Bérégovoy, on crée le second marché pour permettre aux entreprises de taille moyenne d’être cotées en Bourse. Cet agenda non partisan est repris par le tandem Balladur-Chirac. Les entreprises privatisées viennent peu à peu peupler la cote. On supprime le monopole des agents de change en 1986. Il y avait auparavant 40 agents de change, passage obligé pour les transactions boursières. On crée aussi le Marché à terme international de français (MATIF) et le Marché des options négociables de Paris (MONEP).

La Bourse devient électronique. La France est de ce point de vue pionnière en Europe continentale (c’est la dernière grande réalisation de la technocratie française).

Source : entretien avec D.Thesmar dans Revue Regards croisés sur l’économie, n°3, mars 2008, p. 75
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