Programme On étudiera le développement des mouvements de capitaux depuis le XIX








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Questions : remplir tableau




Marché au comptant

Marché à terme

Détermination du prix et livraison du bien ou de l’actif








Document 85 : marché des options (ou marché à terme conditionnel)

Les marchés à terme conditionnels permettent de négocier des contrats conditionnels, également appelé option. Ce second type de contrat diffère de ceux échangés sur le marché à terme « ferme » par la possibilité et non l’obligation d’effectuer la transaction à terme. Il permet alors de se couvrir contre une évolution défavorable du cours de l’actif, tout en profitant d’une évolution favorable.

L’actif est appelé de manière générale le sous-jacent. Cet actif peut revêtir des formes très diverses : action, indice boursier, devise (taux de change), obligation, taux d’intérêt, matière première.

L’achat d’une option d’achat (ou de vente) donne à l’échéance la possibilité à l’acquéreur d’acheter (ou de vendre) le sous-jacent au prix (le prix d’exercice) déterminé lors de l’achat (ou la vente) de l’option.

Source : Mathilde Lemoine, Philippe Madiès et Thierry Madiès « Les grandes questions d’économie et de finance internationales », De Boeck, 2007, p.435
Document 86 : marché des swaps, l’exemple d’un swap de taux d’intérêt

Le swap de taux d’intérêt permet à deux coéchangistes de profiter mutuellement des conditions d’intérêts préférentielles que chacun possède sur un marché que l’autre souhaiterait utiliser. Prenons l’exemple d’une entreprise qui souhaite emprunter à taux fixe et l’autre à taux variable, sachant que chacune obtient de meilleures conditions d’emprunt sur le marché où elle ne souhaite pas emprunter. Elles ont alors tout intérêt à emprunter chacune sur le marché où le taux d’emprunt leur est le plus favorable et échanger (« swapper ») ensuite leurs emprunts respectifs.

Source : Mathilde Lemoine, Philippe Madiès et Thierry Madiès « Les grandes questions d’économie et de finance internationales », De Boeck, 2007, p.435


    1. Les stratégies des intervenants sur les marchés à terme




      1. Les arbitragistes


Document 87: définition

Un arbitrage est une opération de réalisation d’un gain sans risque par intervention simultanée sur plusieurs marchés. L’arbitrage le plus classique est l’arbitrage comptant-terme, tout décalage instantané entre le prix à terme d’un actif et son prix comptant majoré du coût du portage donnant lieu à la réalisation d’un gain sans risque. Des opérateurs, appelés arbitragistes, interviennent dans les banques pour profiter de tout décalage anormal de prix, et contribuent par leur action à rétablir de manière quasi instantanée les relations d’équilibre entre les prix des actifs des différents marchés. (…) Les opportunités d’arbitrages ont une durée de vie très courte. (…) L’arbitrage consistant à l’achat d’un actif sur le marché comptant et sa vente sur le marché à terme est appelé arbitrage « cash and carry ». (…)

Source : Didier Marteau « Les marchés des capitaux », A.Colin Cursus, 2011
Document 88 : un exemple d’opération d’arbitrage

Les données du marché sont les suivantes :

    • cours au comptant de l’action ABC : 20 euros ;

    • absence de dividende anticipé sur les 12 prochains mois ;

    • taux d’intérêt sur le marché monétaire à 12 mois : 4% ;

    • cours à terme de l’action : 21 euros ;

Source : Didier Marteau « Les marchés des capitaux », A.Colin Cursus, 2011

Question : compléter le texte

Ces données offrent une opportunité d’arbitrage. Le cours à terme à 12 mois « fabriqué » par un emprunt de 20 euros sur le marché monétaire et l’achat de l’action sur le marché comptant est en effet inférieur au cours à terme coté sur le marché.

L’arbitragiste se livre aux opérations d’arbitrages suivantes :

    • il emprunte de 20 euros sur la marché monétaire à 4% et il achète sur le marché comptant l’action ABC 20 euros.

    • Le prix de revient dans 12 mois de l’action ABC est donc de 20 euros majorés du taux d’emprunt, soit 20 x (_____) = ______ euros ;

    • il vente à terme l’action ABC à 21 euros ;

Le profit de l’arbitrage est donc de 21 - _______ = _____ euros/ titre.

Cet arbitrage est auto-équilibrant, car l’achat de l’action sur le marché comptant augmente le cours du marché au comptant, tandis que la vente à terme réduit le cours à terme.

Les opérations d’arbitrage s’interrompent lorsque le profit d’arbitrage s’annule.

Source : Didier Marteau « Les marchés des capitaux », A.Colin Cursus, 2011

Questions :

  1. dans cet exemple, l’arbitragiste prend-il un risque ?

  2. quelle est la conséquence de l’arbitrage sur les cours au comptant et à terme ?

  3. quelle est donc la « vertu » des stratégies d’arbitrage sur les marchés des capitaux ?




      1. Les opérateurs en couverture


Document 89 : définition

Tout agent économique dont le résultat de l’activité dépend involontairement de l’évolution d’un prix de marché peut chercher à se couvrir en préfixant le cours de la variable à l’origine de l’aléa.

Le rôle économique originel des marchés à terme est de répondre à ce besoin de sécurité. L’achat à terme est alors une opération de couverture.

Source : Didier Marteau « Les marchés des capitaux », A.Colin Cursus, 2011


Document 90 : exemple, la couverture du risque de change

Le trésorier d’une entreprise américaine sait qu’il doit acheter 10 millions d’euros dans 3 mois pour réaliser le paiement d’une importation de biens d’équipement allemands.

Il hésite entre l’une des trois stratégies suivantes :

  • la stratégie de non couverture. Elle lui permet de profiter d’une éventuelle baisse de l’euro, mais l’expose pleinement au risque de hausse, qui pourrait transformer un gain d’exploitation en perte financière. Une telle stratégie a une dimension spéculative, puisqu’elle revient à prendre une position risquée sur une variable indépendante de l’objet économique de l’entreprise ;

  • la stratégie d’achat à terme de l’euro-dollar. Elle offre une couverture parfaite du risque de change, puisqu’elle insensibilise le résultat de l’entreprise à l’évolution de l’euro-dollar. Le seul inconvénient de cette stratégie est qu’elle ne permet pas à l’entreprise de profiter d’une évolution favorable, donc baissière, de l’euro. Dans un scénario de baisse de l’euro, si l’un des concurrents de l’entreprise ne s’est pas couvert, cette dernière peut souffrir d’une dégradation de sa compétitivité et regretter d’avoir bloqué un cours à terme euro-dollar trop élevé.

  • la stratégie d’achat d’une option d’achat d’euro-dollar. Cette stratégie associe les avantages de la non-couverture à ceux de la couverture à terme. L’entreprise achète le droit d’acheter l’euro-dollar à un cours préfixé, par exemple le cours à terme. Si, dans les 3 mois, le cours comptant de l’euro-dollar est inférieur au cours à terme côté aujourd’hui, l’entreprise n’exerce pas son option et achète ses euros sur le marché comptant. Elle a intégralement profité de la baisse de l’euro, comme ses concurrents non couverts. Si, dans 3 mois, le cours comptant est supérieur au cours à terme côté aujourd’hui, l’entreprise exerce son option et achète l’euro au cours à terme (…). Elle a été protégée contre la hausse de l’euro, comme ses concurrents couverts par un achat à terme. L’achat d’option permet aux entreprises qui se couvrent de profiter d’une évolution favorable du marché tout en étant protégées contre une évolution défavorable. L’option a bien sûr un prix

Source : Didier Marteau « Les marchés des capitaux », A.Colin Cursus, 2011

Question :

  1. appliquer l’exemple du marché des changes sur celui du marché du blé : relier par un flèche la stratégie de l’acheteur au type de marché utilisé

    Stratégie de l’acheteur




    Type de marché utilisé

    Un acheteur de blé se procure 1 tonne pour 100 euros.





    Marché à terme


    Un acheteur de blé doit acheter 1 tonne dans 6 mois mais il craint que le cours du blé augmente d’ici son achat.




    Marché optionnel


    Un acheteur de blé doit acheter 1 tonne dans 6 mois ; il ne sait pas comment va évoluer le prix du blé qui est volatile ; il aimerait se couvrir contre une hausse du prix actuel, mais voudrait en même temps profiter d’une éventuelle baisse.




    Marché au comptant

  2. dans le cas d’une stratégie de couverture sur le marché des changes ou le marché du blé, quel risque l’acheteur de blé transfère-t-il à sa contrepartie ?

  3. remplir tableau :




Opérateurs en couverture

Contrepartie

Stratégie










Document 91 : exemple, la couverture du risque de défaillance de l’emprunteur (les CDS)

Le marché des credit default swaps a amorcé son essor dans les années quatre-vingt-dix, pour répondre au besoin des banques et autres prêteurs de se couvrir contre le risque que des entreprises clientes fassent défaut sur leurs emprunts ou sur leurs obligations. Dans le cadre de ce contrat d’échange, l’acheteur de protection de crédit (par exemple la banque A) paye périodiquement au vendeur de protection (par exemple le hedge fund B) un prix pour la protection contre le risque de défaut d’une entreprise donnée (par exemple l’entreprise C). Ce paiement périodique revêt la forme d’un coupon, appelé spread ou prime, multiplié par le montant notionnel du contrat.

Si C fait défaut avant l’arrivée à échéance du contrat de swap, A livre à B des titres de créances sélectionnés dans une liste des créances éligibles émises par C. En retour, B verse le pair à A. Ainsi, en cas de défaut, l’acheteur de protection reçoit une valeur nette égale au pair moins la valeur de récupération du titre.

Source : Revue de la stabilité financière, juillet 2010, p.4

Question : remplir tableau




Marché au comptant

Marché des dérivés de crédit

Opération effectuée







Document 92: les CDS, une innovation financière de J.P.Morgan

En 1994, la banque JP Morgan accorda une ligne de crédit de 4,8 milliards de dollars à la compagnie pétrolière américaine Exxon du fait des risques liés à la marée noire provoquée par l'échouage de l'Exxon Valdez. Une telle ligne de crédit ne pouvait être détenue à 100 % sans modifier considérablement le bilan et augmenter le coût de refinancement de la banque. Une équipe de banquiers dirigée par Blythe Masters travailla sur un moyen de transférer une partie du risque de cette ligne de crédit en créant un produit financier spécifique de crédit qu'elle vendit sur le marché. JP Morgan commença à standardiser ces produits qui prirent le nom de CDS. À l'origine, ces portefeuilles de crédit portaient le nom de BISTRO pour Broad Index Secured Trust Offering. Ces nouveaux produits financiers furent rapidement adoptés par l'ensemble des institutions bancaires avant d'être restructurés et reconnus sous le nom de CDS.

Source : wikipedia
Document 93 : fonctionnement des CDS


Marché des dérivés de crédit

Achète un CDS : A verse à B pendant 5 ans un pourcentage du crédit (la prime)

Marché au comptant 

crédit de 100 € sur 5 ans



Banque A




Hedge fund B

Entreprise C


Si C ne fait pas faillite

Si C fait faillite


A aura versé 5 x la prime

A aura versé 5 x la prime


La banque A sort le prêt des actifs de son bilan et l’échange avec B contre le versement de la valeur du prêt (100 €)

Document 94 : la notion d’encours notionnel

Les dérivés de crédit sont des contrats échangés sur les marchés de gré à gré qui permettent à des acheteurs de protection de transférer le risque de défaut d’un crédit vers d’autres agents financiers, les vendeurs de protection. Le risque de crédit représente ici le risque induit par un « événement de crédit » (une faillite, un changement de notation d’un émetteur …).

L’encours notionnel des dérivés de crédit (les credit default swap ou CDS) est passé de moins de 1000 milliards de dollars fin 2001 à plus de 50 000 milliards de dollars en juin 2007 ; en juin 2012, il s’élevait à plus de 28 milliards de dollars, la baisse étant liée à la méfiance des investisseurs après la crise de 2007.

Source : ss la direction de C.de Boissieur et Jézabel Couppey-Soubeyran « Les systèmes financiers. Mutations, crises et régulation », 2013, p.13-14

Questions :

    1. à quoi sert le Hedge funds B dans notre exemple ?

    2. les hedge funds sont-ils des investisseurs institutionnels comme les autres ?

    3. dans notre exemple, quel est le montant du contrat notionnel ?

    4. dans notre exemple, si l’entreprise C ne fait pas faillite, quel sera le montant échangé sur le marché ?



Document 95



      1. Les spéculateurs : en contrepartie des opérations de couverture


Document 96 : la spéculation, contrepartie de la couverture

Sur les marchés à terme se rencontrent les trois grandes familles d’intervenants, opérateurs en couverture (ou hedgers dans le jargon professionnel), spéculateurs et arbitragistes. Les premiers cherchent, par la pré-fixation d’un prix d’achat ou de vente, à réduire ou annuler l’incertitude associée à une variable affectant de manière non désirée leur résultat ou leur valeur. Ils conservent en général leur position à terme jusqu’à l’échéance, mais peuvent parfois la déboucler par anticipation et procéder plus tard à de nouvelles opérations de couverture dans le cadre d’une gestion active. (…) qui est cette contrepartie ? Soit un opérateur en couverture qui, au même moment et pour un même montant, couvre un besoin symétrique, soit un opérateur qui endosse temporairement la position dans l’espoir de la racheter très vite et à un coût moins élevé. Cet opérateur est nommé spéculateur ou trader dans la terminologie anglo-saxonne. Cette dernière hypothèse est la plus probable. Le rôle du spéculateur est d’endosser à tout moment le risque que ne veut pas supporter l’agent qui se couvre. (…) Les spéculateurs assurent la contrepartie des opérations de couverture en offrant à tout moment la liquidité désirée par les utilisateurs finaux. (…) Un marché à terme est un jeu à somme nulle. Les gains des spéculateurs sont égaux aux pertes cumulées des autres opérateurs (et inversement). Un marché à terme est un marché de réallocation de richesse, et les pertes éventuelles d’opérateurs ont toujours pour contrepartie des gains réalisés par d’autres opérateurs. Mais la publicité des pertes est souvent plus importante que celle des gains, d’où une représentation asymétrique de la réalité qui ne repose sur aucun fondement théorique.

Source : Didier Marteau « Les marchés des capitaux », A.Colin Cursus, 2011, p. 162 et 165
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