Programme On étudiera le développement des mouvements de capitaux depuis le XIX








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Document 97 : spéculateurs et liquidité des marchés

Certains opérateurs ont (…) clairement une activité professionnelle de spéculation, c’est-à-dire de prise de position volontaire sur des actifs financiers, dont ils contribuent à la liquidité du marché. (…)

Le rôle des spéculateurs sur les marchés à terme est d’abord d’assurer la liquidité du marché en permettant aux opérateurs en couverture de trouver instantanément une contrepartie. Les spéculateurs assurent le transfert de la position entre deux utilisateurs finaux qui ne peuvent se rencontrer de manière simultanée dans le temps. L’horizon de portage des spéculateurs est en conséquence très court, quelques secondes, heures, minutes voire jours, ces opérateurs ne souhaitant pas conserver le risque de la position trop longtemps. Les positions se transfèrent donc à un rythme très rapide, gonflant le volume des transactions, avant qu’elles n’arrivent dans les mains d’un opérateur en couverture dont les besoins sont strictement opposés à ceux du premier utilisateur final. (…)

La rapidité de débouclement des positions par les spéculateurs est le critère retenu sur certains marchés à terme pour qualifier les opérateurs. Sur le Chicago Mercantile Exchange, on distingue par exemple trois types de spéculateurs dont les dépôts initiaux exigés sont croissants :

- les scalpers, spéculateurs opérant des « allers-retours » sur un horizon de quelques secondes ou minutes, et dont le dépôt initial est en conséquence très limité ;

- les day traders dont l’horizon de débouclement est la journée ;

- les long term traders, spéculateurs dont l’horizon de débouclement dépasse la journée, et soumis aux règles générales de versement du dépôt initial. L’expression long terme traders utilisée pour qualifier les opérateurs conservant leur position au-delà de la journée, illustre bien le rôle d’octroi de liquidité conféré aux spéculateurs.

Source : Didier Marteau « Les marchés des capitaux », A.Colin Cursus, 2011
Document 98 : un exemple, les traders en contrepartie sur les marchés à terme du pétrole

Soit une compagnie aérienne devant couvrir un besoin d’achat de 100 000 barils de pétrole dans 2 mois. Elle est exposée au risque de hausse du pétrole, elle décide d’acheter à terme le pétrole sur le Chicago Mercantile Exchange, l’un des principaux marchés à terme dans le monde. Le prix du pétrole dans le contrat à terme qu’elle achète est de 80 euros le baril.

Soit un producteur de pétrole qui est exposé au risque de baisse du prix du pétrole. Il achète un contrat à terme sur le même marché. Le prix du pétrole qu’il livre à terme dans 2 mois est de 78 euros le baril.

Source : à partir de Didier Marteau « Les marchés des capitaux », A.Colin Cursus, 2011

Questions :

  1. Les deux agents économiques (compagnie aérienne et producteur de pétrole) peuvent-ils échanger entre eux ?

  2. remplir tableau

    Stratégie sur le marché à terme

    Agents économiques

    Prix du baril qui couvre le risque que chaque agent cherche à éviter :

    Quel risque prend l’agent qui se met en contrepartie ?

    Se protéger contre le risque de hausse du prix










    Se protéger contre le risque de baisse du prix










  3. La compagnie aérienne achète son contrat au Trader n°1. La compagnie pétrolière achète son contrat au Trader n°2. A l’issue des deux mois :

  • que doit faire le Trader 1 ?

  • que doit faire le Trader 2 ?

  • les deux traders ont-ils ont-il intérêt à réaliser un échange de gré à gré ?



      1. Les opérations de couverture et de spéculation sur le marché des changes au comptant


Document 99 : règlement des échanges commerciaux et rôle des banques

Voici deux opérations commerciales, les deux agents économiques ont besoin de passer par des intermédiaires.

Opération commerciale :

un importateur américain a besoin d’acheter des euros contre des dollars

Banque 1

Banque 2

Banque 3

Opération commerciale : un exportateur américain a besoin d’acheter des dollars contre des euros

Il achète 1 euro contre 1,15 dollars

Il vend 1 euro pour 1,15 dollars mais doit se procurer les euros ; il trouve une banque (la banque n°2) qui lui vend 1 euro pour 1,14 dollars ;

Il vend 1 euro (à la banque n°1) pour 1,14 dollars mais doit se procurer les euros ;

Il trouve une banque (la banque n°3) qui lui vend 1 euro pour 1,13 dollars

Il vend 1 euro (à la banque n°2) pour 1,13 dollars mais doit se procurer les euros ;

Il trouve un agent économique qui lui vend 1 euro pour 1,12 dollars

Il vend 1 euro pour 1,12 dollars

Questions :

  1. combien y a-t-il d’opérations commerciales dans cette séquence ?

  2. combien y a-t-il d’opérations sur le marché des changes dans cette séquence ?

  3. combien y a-t-il d’opérations de couverture dans cet exemple ?

  4. si le montant des importations est de 100000 euros et le montant des exportations est de 100000 euros : quel est le montant des échanges commerciaux (en euros) et quel est le montant des échanges d’euros sur le marché des changes ?

Document 100
Question :

  1. quel est le rapport entre le montant quotidien des échanges de devises et le montant quotidien des exportations en 2007 ?


Document 101 : couverture en série et « jeu de la patate chaude » sur le marché des changes au comptant

Le marché sur lequel les agents économiques achètent et vendent des devises est appelé le marché des changes. Sur le marché des changes, l’achat d’une devise est toujours la vente d’une autre devise, dite devise de contrepartie : un importateur américain qui achète des euros pour payer une facture à un entreprise, vend des dollars. Si le cours au comptant de l’eurodollar est de 1,40, l’importateur achète 1 euro et vend simultanément 1,40 dollar. Les transactions effectuées sur le compartiment comptant des devises sont réglées sur un horizon très court, par convention 48 heures après la date de l’opération, par le débit et le crédit de comptes libellés dans les deux monnaies de référence. L’importateur américain qui achète 100 millions d’euros voit donc son compte en euros crédité de 100 millions d’euros et son compte en dollars débité de 140 millions de dollars. Le règlement d’une opération de change n’est rien d’autre que le produit de deux écritures comptables, l’une en devise achetée, l’autre en devise vendue. (…)

Les opérations de commerce international ne représentent qu’une fraction marginale, voisine de 3% du total des échanges réalisés sur le marché des changes au comptant. Ce chiffre est très souvent utilisé pour illustrer la dimension « spéculative » du marché des changes. (…) L’analyse n’est pas juste. Il faut entre dans le détail des mécanismes de cotation pour montrer que les spéculateurs sont très loin de réaliser 97% des transactions sur le marché des changes. (…) Ce marché fonctionne 24h/24h, les grandes devises sont cotées sur chaque fuseau horaire. Les utilisateurs finaux s’adressent donc à leur banque pour acheter ou vendre des devises. Les banques entre elles cotent les devises en annonçant systématiquement, lorsqu’elles sont interrogées, deux cours : le cours acheteur, auquel elles sont prêtes à acheter, et le cours vendeur, auquel elles sont prêtes à vendre. Le cours acheteur est évidemment plus bas que le cours vendeur. (…) Si le client d’une banque est un importateur américain qui a besoin d’acheter 10 millions d’euros, il les achètera au cours vendeur de la banque, par exemple à 1,44 dollars. Il s’agit clairement d’une opération de commerce international incluse dans les 3% ! Mais la banque, qui vient de vendre 10 millions d’euros à 1,44 doit maintenant … les acheter ! elle peut se retourner sur le « marché » et demander à son tour une cotation (quelle obtiendra à son cours acheteur qui est plus bas que son cours vendeur). Par exemple, elle achète à 1,4333 ; réalisant au passage un gain sur l’opération de 67 000 dollars. Mais qui vendra les 10 millions d’euros ? A coup sûr une banque, qui à son tour devra couvrir sa position en les achetant auprès d’une autre banque … le processus de couverture des positions ne s’interrompant que lorsqu’un exportateur américain s’adressera à une banque pour lui vendre … 10 millions d’euros. Si la position « commerciale » de la première banque a « tourné » 60 fois sur le marché des changes avant d’être couverte, il y aura finalement eu 2 opérations de commerce international pour 62 opérations sur le marché des changes, soit un ratio d’environ 3%. En aucune manière, les opérations des banques sur le marché des banques ne peut être ici qualifiées de spéculatives. Elles ont permis à l’utilisateur final de se couvrir à l’instant désiré, en transférant sa position à une banque qui l’a à son tour transféré à une autre banque. Les professionnels du marché des changes nomment ce processus de manière familière « le jeu de la patate chaude ». Supposons que ces opérations soient interdites. L’importateur américain devrait alors chercher un exportateur non européen qui, au même moment et pour un montant identique, aurait besoin de céder 10 millions d’euros.

Source : Didier Marteau « Les marchés des capitaux », A.Colin Cursus, 2011, p.17

Questions :

  1. lorsque la banque 1 vend des euros à l’importateur américain endosse-t-elle un rôle de spéculateur ?

  2. lorsque la banque 1 achète immédiatement des euros à la banque 2 pour les livrer comptant à l’importateur continue-t-elle à endosser ce rôle de spéculateur ?

  3. que fait le spéculateur que l’opérateur en couverture ne fait pas ?

  4. quelle est l’origine du volume des échanges dans notre exemple : les stratégies de spéculation des banques ou leur volonté de couverture ?

  5. que pourrait faire la banque 1 pour spéculer sans se couvrir une fois qu’elle a vendu des euros à l’entreprise américaine ?


Document 102 : la frontière couverture / spéculation sur le marché des changes

Mais n’éludons pas ainsi la question de la spéculation sur le marché des changes. (…) La couverture des positions commerciales peut avoir une dimension spéculative. La banque qui vend 10 millions d’euros à l’importateur américain peut en effet par exemple (…) attendre une baisse du marché dans la journée pour acheter ses euros. Peut-on considérer que le maintien volontaire d’une position euro-dollar non couverte mais issue d’une transaction commerciale, est assimilable à une opération spéculative ? Les difficultés de détermination de la frontière entre spéculation et couverture expliquent à coup sûr les difficultés que les Etats ont toujours rencontré pour mettre en application la taxe Tobin. J.Tobin lui-même recommandait de distinguer entre les opérations d’octroi de liquidité, couvertes rapidement par des opérations de sens inverse, et les opérations correspondant à des prises de position volontaires. Les premières devaient faire l’objet d’une taxation minimale, voire échapper à la taxation.

Source : Didier Marteau « Les marchés des capitaux », A.Colin Cursus, 2011, p.18
Document 103 : opération de spéculation sur le marché des changes sans fourniture de liquidité

Certains opérateurs interviennent sur le marché des changes au comptant à de pures fins de spéculation. L’opération la plus classique de spéculation consiste à emprunter de la monnaie dont on anticipe la dépréciation, à acheter avec le montant emprunté sa contre-valeur dans une monnaie forte, puis à revendre la monnaie achetée lorsque celle-ci s’est appréciée afin de rembourser l’emprunt initial et réaliser un profit.

Par exemple, un spéculateur « joue » la baisse du cours eurodollars sur une horizon d’une journée. Il réalise les opérations suivantes : il emprunte des euros durant une journée à un taux donné ; il vend ses euros sur le marché comptant contre des dollars ; il place ses dollars sur le marché monétaire (contre une rémunération) ; le lendemain, le cours eurodollars a baissé (ie le cours dollars-euro a augmenté), il revend ses dollars (majorés des intérêts), il obtient une somme en euros supérieure à celle qu’il a emprunté la veille; il rembourse son prêt en euros (avec les intérêts) et réalise un gain sur l’opération.

Source : à partir de Didier Marteau « Les marchés des capitaux », A.Colin Cursus, 2011, p.18
Document 104 : synthèse, trois types d’acteurs sur les marchés des capitaux

Opérations

Arbitragistes

Opérateurs de couverture

Spéculateurs










En contrepartie des opérations de couverture

(adopter une position couverte ou non couverte)

Pas de contre partie d’opérations de couverture (opération non couverte)

Objectif ?













Intérêt sur le fonctionnement des marchés ?















  1. Les conséquences de la globalisation financière




    1. Les gains attendus de l’ouverture et de l’intégration financières (modèle néoclassique)



Document 105 : les gains de la globalisation à travers l’ouverture financière

Un pays ouvert financièrement est un pays qui autorise ses résidents à financer leurs projets de consommation ou d’investissement avec des capitaux étrangers et à placer une partie de leur richesse dans des actifs étrangers (actions, obligations, immobilier, …). Une ouverture financière complète (ou parfaite mobilité des capitaux) signifie que les flux de capitaux entrants et sortants ne font l’objet d’aucune barrière administrative ni d’aucune taxe. Cela implique, par exemple, qu’un investisseur étranger peut racheter librement une entreprise résidente.

En première analyse, les gains à l’ouverture financière s’appréhendent de la même manière que les gains à l’ouverture commerciale (…). Comme dans le cas de l’ouverture commerciale, il y a trois gains :

  • l’ouverture financière permet de déconnecter dans le temps la consommation du revenu : la balance commerciale n’a plus besoin d’être équilibrée à chaque période, mais les dettes contractées à une date doivent être remboursées ultérieurement (contrainte budgétaire inter-temporelle : un pays s’endette en période 1 pour rembourser en période 2) ;

  • l’ouverture financière permet de bénéficier d’un taux d’intérêt plus intéressant : plus faible qu’en autarcie pour le pays à forte préférence pour le présent (où les consommateurs, pour des raisons diverses, souhaitent consommer davantage que ne leur permet leur revenu) ; plus élevé qu’en autarcie pour les pays à faible préférence pour le présent (où les résidents épargnent beaucoup) ;

  • l’ouverture financière permet de diversifier le portefeuille des épargnant et donc d’en réduire le risque (de même que l’ouverture commerciale permet de diversifier le panier de consommation). (…)

L’ouverture implique donc une baisse du taux d’intérêt qui converge vers le taux étranger.

A ces gains statiques s’ajoutent des gains dynamiques : l’ouverture financière permet de déconnecter du revenu non pas la seule consommation, mais la somme de la consommation et de l’investissement. A ce titre, l’ouverture financière permet à un pays faiblement doté en capital d’investir davantage qu’en économie fermée. Ceci s’explique par la décroissance des rendements marginaux : dans un pays peu capitalisé, le rendement marginal élevé du capital attire en principe les financements étrangers.

Au niveau mondial, le libre circulation des capitaux assure en principe une meilleure allocation des ressources et donc une élévation du revenu et du niveau de vie.

En bref, selon la théorie néoclassique, l’ouverture financière accroît le revenu et le bien-être car elle permet de déconnecter, au cours d’une période donnée, la consommation et l’investissement du revenu, et parce qu’elle permet une meilleure allocation de l’épargne au niveau mondial.

Source : Agnès Bénassy-Quéré « Economie monétaire internationale », Corpus Economie, Economica, 2014, p.12-13
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