Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres








télécharger 0.55 Mb.
titreAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
page10/14
date de publication07.07.2017
taille0.55 Mb.
typeDocumentos
ar.21-bal.com > histoire > Documentos
1   ...   6   7   8   9   10   11   12   13   14
La fête chantée et autres essais de thème amérindien”

(1997)
Essais

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
‘’La féte chantée’’
Le Clézio décrit minutieusement de nombreuses fêtes indiennes, voulant montrer que, loin d'être réductibles à de l'enfantillage, du satanisme, des superstitions ou des fables, elles ont toutes un sens profond, qu’elles signifient «une communication directe avec l'au-delà», qu’elles relient au sacré de la vie du cosmos. Il s'applique à faire resurgir la magie, les rites, les mythes, patrimoine immémorial, somme imaginaire qui, selon lui, est au fondement de nous-mêmes en tant qu'être humain, sagesse vitale de l'espèce.

La fête chantée est initiatique car elle propulse dans un autre lieu, un autre temps, chargé de sens ; elle est à la fois communication avec le monde invisible et cheminement de la conscience ; elle transforme ceux qui la vivent, opère une transmutation de leur être en vue d'une régénération, en renouant avec l'inconnu, l'inconscient, en retrouvant la dimension de l'infini. Quête d'une sagesse, elle vise toujours l'harmonie, l'équilibre, la cohérence de la pluralité. Elle est une expression privilégiée des structures dramatiques de l'imaginaire nocturne. L'Indien sonde l'inconnu pour y trouver «son propre visage» ou encore il «ouvre un passage en lui-même (et) l'invisible peut venir». Il y a non seulement émergence de l'Autre au sein de soi-même, mais parfois aussi échange dynamique entre l'extérieur et l'intérieur, dans une exaltation mutuelle. Par la fête, l'Indien montre qu'il est un homme de désir, assoiffé d'être, car, pour lui, «l'individu a peu d'importance, seulement celle de son désir pour la beauté universelle».

Il nous apprend que, chez les Emberas, Beka est la fête chantée durant laquelle les chamans s'efforcent de guérir les malades ou de les accompagner vers la mort. Elle est accompagnée de danses, incantations, transes par lesquelles on appelle les esprits, et on extirpe les forces malfaisantes.

À l'Occidental schizoïde, il indique des voies nouvelles d'épanouissement. Il instille dans son âme des ferments anciens de renouveau, médecine douce et traditionnelle de simple rééquilibration pour la régénération d'un être humain authentique.
Commentaire
Le Clézio indiqua : «J'ai voulu parler de la fête chantée, parce que d'avoir participé à ce rite m'a changé complètement, a modifié toutes les idées que je pouvais avoir sur la religion, la médecine, et sur cet autre concept du temps et de la réalité qu'on appelle l'art. À partir de ces fêtes, pour moi il est devenu évident qu'il ne pouvait exister expression plus complète et plus significative, dont la raison d'être n'était pas seulement curative, mais aussi la recherche d'un équilibre perdu, d'une vérité universelle. Par la fête chantée, les Amérindiens m'avaient montré une telle perfection dans la forme, une telle puissance dans l'expression, que je ne pourrais jamais rien trouver qui lui fût supérieur

Il ajouta : «L'univers amérindien avait changé toute ma vie, mes idées sur le monde et sur l'art, ma façon d'être avec les autres, de marcher, de manger, d'aimer de dormir et jusqu'à mes rêves».

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
‘’Trois livres indiens’’ - ‘’La conquête divine du Michoacan’’ - ‘’De la fête à la guerre’’ - ‘’Le rêve d'or de l'Amérique indienne’’ - ‘’Les Chichimèques. Indigénisme et révolution’’ - ‘’Mythes amérindiens et littérature’’ - ‘’La corne d'abondance’’ - ‘’Jacobo Daciano à Tarecuato’’ - ‘’Trois célébrations du Mexique’’ – ‘’Peuple des oiseaux’’ - ‘’Dzibilnocac, écrit de nuit’’ - ‘’La voix indienne : Rigoberta Menchú’’ - ‘’Toutes choses sont liées’’ - ‘’La danse contre le déluge’’.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Commentaire sur le recueil
Ces textes avaient été écrits au cours de vingt années, autour de la fascination de Le Clézio pour les peuples indiens. Les textes historiques, les récits de mythes s'y mêlent aux reportages et aux fragments autobiographiques.

_________________________________________________________________________________
Jémia et Jean-Marie Gustave Le Clézio publièrent :

_________________________________________________________________________________
‘’Gens des nuages’’

(1997)
Journal de voyage
C'est un pèlerinage jusqu'au cœur du désert marocain, au Sahara Occidental, à la Saguia El Hamra, à la recherche des ancêtres de Jémia, les nomades aroussiyines, pour «retrouver la face ancienne, le regard profond et doux qui attache l'enfant à sa mère, à un pays, à une vallée» - «Ici, chaque parcelle de terre, chaque ombre, chaque pierre roulée avec le vent, chaque silhouette de colline au loin est familière. Chaque instant qui passe est une émotion, raconte une histoire». Là-bas vivent dans des paysages de pierres et de sables, de vallées mortes et de rivières souterraines, des hommes et des femmes qui maintiennent une culture multimillénaire, illustrée par des chefs de guerre rebelles ou de grands saints mystiques. «Ils sont les derniers nomades de la terre, toujours prêts à lever le camp pour aller plus loin, ailleurs, là où tombe la pluie, là où les appelle une nécessité millénaire et impérieuse… Sans doute n'avons-nous compris qu'une part infime de ce que sont les Gens des nuages et n'avons-nous rien pu leur donner en échange. Mais d'eux, nous avons reçu un bien précieux, l'exemple d'hommes et de femmes qui vivent - pour combien de temps encore? - leur liberté jusqu'à la perfection

À Tbeïla, le Rocher, Sidi Ahmed El Aroussi, maître soufi, enseignait ses disciples, à un peu plus d'une heure de route de la vallée : «Pour Jémia, être venue jusqu'à ce rocher marque l'aboutissement du voyage. Il ne peut y avoir rien d'autre… Nous ne pourrons jamais oublier le Rocher, ni le pays ocre qui l'entoure, les vagues de sable, les pierres noires, la falaise brûlée qui ferme la vallée à l'ouest, la ligne mince des arbustes le long de l'eau souterraine, ni ce vent, ni ce ciel, ni ce silence
Commentaire
Ce voyage était une aventure car l’accès à ces lieux était resté des décennies difficile, voire périlleux.

Le Clezio et sa femme s'astrinrent à tenir un journal précis, qui se double de superbes photographies de Bruno Barbey.

C’est un livre bouleversant, car il y avait du voyage initiatique dans cette visite à ces «gens des nuages», dont Le Clézio avait décrit le terrible exode dans ‘’Désert’’.

Ici, il adopta un style précis, clair, sans emphase, où tout est mesuré et sonne plein.

_________________________________________________________________________________
‘’Enfances’’

(1997)
Recueil de photos d'enfants légendées par Le Clézio

_________________________________________________________________________________
En 1997, Le Clézio reçut le grand prix Jean-Giono, pour l'ensemble de son œuvre.

Il participa à la ‘’Puterbaugh conference on world literature’’, organisée par le magazine ‘’World literature today’’ et l’université de l’Oklahoma.

En 1998, il reçut le prix Prince-de-Monaco, pour l'ensemble de son œuvre.

_________________________________________________________________________________
Fantômes dans la rue”

(1999)
Nouvelle

_________________________________________________________________________________

Hasard”

(1999)
Nouvelle
Nassima, une jeune métisse qui vit à Villefranche-sur-Mer, rêve d'échappées depuis que son père, un Antillais, l'a abandonnée pour retourner aux Îles. Elle quitte sa mère, et, déguisée en garçon, se rend dans le port où le hasard place sur son chemin un riche cinéaste et viveur de cinquante-huit ans, Juan Moguer, qui s'apprête à traverser l'Atlantique sur son voilier, l'”Azzar”, pour fuir la civilisation. Elle embarque clandestinement et, d'instinct, apprivoise les deux occupants du bateau, des hommes rudes et silencieux. À l’arrivée, elle est internée dans une institution pour fugueuses.
Commentaire
Le Clézio reprit ses thèmes favoris : les mirages du monde civilisé, le désir de retrouver ses racines, le grand voyage, l’aventure, I'errance en mer, l'apprentissage douloureux de la liberté, le passage de l'enfance à l'adolescence, le scandale de l'exploitation des enfants, la quête d'absolu, l'initiation, le prix à payer pour toute chose, I'exil. Nassima n’a vécu sa vraie vie que dans le temps arrêté de la haute mer.

La nouvelle fut publiée avec ‘’Angoli Mala’’.

_________________________________________________________________________________
En 1999, Gérard de Cortanze, sous le titre ‘’J-M. G. Le Clézio, Vérité et Iégendes’’ et sous forme d'entretiens avec l'auteur, publia en 1999 sa première biographie.

Le Clézio publia :

_________________________________________________________________________________
‘’Maroc’’

(2000)
Journal de voyage
Commentaire
Il fut illustré de photographies de Bruno Barbey.

_________________________________________________________________________________
Coeur brûle et autres romances”

(2000)
Recueil de sept nouvelles, de 190 pages

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
‘’Cœur brûle’’
Nouvelle
Hélène, une soixante-huitarde égoïste et naïve entraîne ses deux filles, issues d’un premier mariage, dans une vie fantasque au Mexique, avec un médecin humanitaire dont les idéaux affichés d’aide au Tiers Monde masquent un appétit bien réel de prostituées mineures et peu coûteuses. La vie communautaire du village plaît aux petites filles. Mais, leur mère ayant été abandonnée, elles sont désorientées lors du retour en France, en Provence. L’une, l’aînée, Clémence, s’en sort, car elle fait l'école de la magistrature, et devient juge d'enfants. La cadette, Pervenche, est libre, attachante, mais influençable ; elle se laisse aller, et, souvent, son aînée doit rattraper ses bêtises ; elle court les garçons et se perd dans la drogue et le crime ; elle rencontre en effet des «voyous» des «casseurs», des «loubards», des photographes pervers, des trafiquants de «hi-fi», des buveurs de bière, des «camés», des racistes amateurs de chants nazis, qui la violent, la prostituent, et l'enferment dans une villa, Clémence étant impuissante à enrayer la chute de sa sœur ; mais un espoir est laissé sur la fin, par la naissance d’une petite fille qui la bouleverse complètement, et va peut-être redonner un sens à sa vie.
Commentaire
Dans cette nouvelle, qui est la plus longue, presque un court roman, et aussi la plus forte du recueil, un chassé-croisé s’effectuant dans le temps et l'espace puisque l'action se déroule également au Mexique et en France, Le Clézio évoque la difficulté que connaissent les enfants qui ont appartenu en même temps à deux cultures aussi différentes que la culture mexicaine et la culture européenne.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

‘’Chercher l'aventure’’
Nouvelle
Une «jeune fille de quinze ans», une nuit, se glisse hors de la maison des parents pour n'y plus revenir. Elle cherche l’aventure : «La nuit tombe et avec elle vient le souvenir des peuples nomades, les peuples du désert et les peuples de la mer. C'est ce souvenir qui hante l'adolescence au moment d'entrer dans la vie, qui est son génie. La jeune fille porte en elle, sans vraiment le savoir, la mémoire de Rimbaud et de Kerouac, le rêve de Jack London ou bien le visage de Jean Genet, la vie de Moll Flanders, le regard égaré de Nadja dans les rues de Paris. En vérité, c'est si difficile d'entrer dans le monde adulte quand toutes les routes conduisent aux mêmes frontières, quand le ciel est si lointain, que les arbres n'ont plus d'yeux et que les majestueuses rivières sont recouvertes de plaques de ciment gris, que les animaux ne parlent plus et que les hommes eux-mêmes ont perdu leurs signes. La jeune fille de quinze ans monte lentement la route qui conduit chaque matin au lycée, entre les falaises des immeubles, dans le bruit des camions et des autos qui vont et viennent. Elle pense : aujourd'hui, peut-être, j'arriverai en haut de la pente et de l'autre côté, d'un seul coup il n'y aura plus rien, seulement un grand trou creusé dans la terre.» Mais, dans sa pérégrination, elle découvre la pornographie qui constitue une agression et une incitation à grande échelle : «Le mal apparaît partout, il traîne dans les couloirs des hôtels à putes, dans les salons bourgeois. Sur les écrans géants les sexes de femme sont ouverts comme des patelles. ‘’Vole !’’ ‘’Brise !’’ ‘‘Prends !’’ ‘‘Jouis !’’ ‘‘Cherche !’’». Finalement, pour la lycéenne, la liberté a un goût amer.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
‘’Hôtel de la solitude’’
Nouvelle
L’existence d’Éva est vouée aux seuls impératifs hédonistes de la civilisation occidentale : voyages, amants, jouissances. Pour elle, tous les palaces portent le même nom : «Hôtel de la Solitude». Au soir de sa vie, alors qu’elle a «tout connu, l'amour et la fête, au temps des festivals, la richesse, la célébrité pareille à une fumée», elle est seule, triste, ruinée, et il ne lui reste qu'à se souvenir de sa vie amoureuse, avant qu'un jour, on emporte son corps froid.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
‘’Trois aventurières’’
Nouvelle
La première des aventurières, Sue, adolescente vide résidant dans une ville vide du centre vide des États-Unis consuméristes, part faire sa vie ; lorsqu’elle revient, quelques années plus tard, ses parents sont partis, il ne reste plus rien de ce qui fut son existence. La deuxième, Rosa, fille de bourgeois mexicains, abhorre son milieu guindé et contraint, rêve d’avoir des enfants, et choisit de s’occuper de ceux qui errent dans les rues, perdus et en haillons, vouant sa vie à les recueillir pour leur donner un avenir. La dernière, Alice, qui vivait à l'Île Maurice, était brillante et aimait la vie, mais dut renoncer à ses dons par devoir envers ses parents pauvres, et devint «l’image qu’elle voulait donner d’elle-même», énergique, austère, critique, solitaire, partageant le peu qu’elle avait avec les autres, faute de progéniture à aimer et à qui se sacrifier.
Commentaire
«De ces trois ‘’aventurières’’, avoua l’auteur, nul doute que c’est Alice qui me touche le plus

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
‘’Kalima’’
Nouvelle
Devant le cadavre d'une femme, Kalima, un homme se souvient de cette immigrée arrivée de Tanger à Marseille, où elle croyait trouver l’Eldorado, mais où, vite prise en main par des proxénètes, elle devint une petite prostituée, découvrit qu’elle était définitivement seule dans la vie et qu’elle devait s’y faire, jusqu’à sa mort, absurde et sordide comme il se doit, car on la tua sous le regard indifférent des passants.
Commentaire
Dans cette nouvelle, l’écriture de Lé Clézio se fit plus lyrique que dans les autres.

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
‘’
1   ...   6   7   8   9   10   11   12   13   14

similaire:

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de leur biographie s’inscrivent ses œuvres

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
Fille de paysans, elle avait été si bonne écolière que ses parents l'avaient laissée aller jusqu'au brevet supérieur

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
«ardeur juvénile» revenues, IL poursuivit et termina ses études de droit à Strasbourg (1770-1771) où, devant la cathédrale, IL eut...

Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres iconAu fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres
«les principaux personnages d’un poème, ce sont toujours la douceur et la vigueur des vers»








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com