Au fil de sa biographie s’inscrivent ses œuvres








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Printemps et autres saisons”

(1989)
Recueil de cinq nouvelles
Pour des résumés, des commentaires et une analyse de ‘’Fascination’’,

voir LE CLÉZIO - ‘’Printemps et autres saisons’’

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À partir de la fin des années 1980, Le Clézio soutint l’O.N.G, ‘’Survival International’’ dont il devint membre du comité d’honneur. Il lui écrivit, en forme de soutien : «Comme vous le savez, je suis très sensible à l’action que vous menez pour défendre la liberté et la survie des Amérindiens, si menacés par l’extension du monde industriel, et devenus, aux yeux de beaucoup, le symbole de la lutte des civilisations naturelles contre la spoliation et la destruction des sociétés prétendument modernes. Partout où j’ai rencontré des Amérindiens, j’ai été touché par cet exemple donné simplement, sans ostentation au reste du monde, cette volonté d’affirmer les valeurs traditionnelles, non parce qu’elles sont anciennes, mais parce qu’elles correspondent le mieux à l’équilibre entre l’homme et la nature, c’est-à-dire au bonheur.»

À partir des années 90, lui et sa femme se partagèrent entre Albuquerque, l’Île Maurice et Nice.

Ils publièrent :

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‘’Sirandanes’’

(1990)
Recueil de devinettes proverbiales de l’Île Maurice
Exemple :

À la question : «Mo éna en zarb, kan li éma fey, li napa rasinn, kan li éna rasinn, li napa fey.», la réponse est : «Navir.»

Traduction : «J’ai un arbre, quand il a des feuilles, il n’a pas de racines, quand il a des racines, il n’a pas de feuilles. - Le navire.»

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En 1990, Le Clézio participa au premier Festival du Livre de l'océan Indien, à Saint-Denis de la Réunion.

Lui, qui confia : «Maintenant j'écris […] pour essayer de savoir qui je suis», commença une exploration de son enfance et de sa propre histoire familiale avec :

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Onitsha”

(1991)
Roman de 251 pages
"Un si long voyage"
En 1948, Fintan, un petit garçon de douze ans, est emmené par sa mère, Maou, une belle et tendre Italienne de Florence, sur le ‘’Sarabaya’’, vers le Nigéria. Il doit y découvrir un père qu'il ne connaît pas et qu’il déteste de toute la violence de son intuition, Geoffroy Allen. Aussi ne voit-il pas ce voyage d'un très bon œil, tandis que Maou, qui n'a pas vu son mari depuis très longtemps, trépigne d'impatience, et exulte à la perspective de retrouver l’homme qu’elle aime. Le voyage sur ce vieux navire de trois cents tonneaux est une croisière pleine de langueur, le petit garçon et sa mère vivant dans son espace clos pendant un mois, parenthèse nécessaire pour se dépouiller des habits anciens, et se préparer à en enfiler de nouveaux. Ils sont hors du temps et de l'espace, ne vivant plus en France, ne connaissant pas encore l'Afrique, qu’ils s'imaginent comme une terre de bonheur sans limites.

Ils forment un couple aimant qui attire les regards, Maou étant gentiment courtisée par les officiers anglais «si pâles et guindés dans leurs uniformes de conquérants d’opérette», encore imbus de certitudes impériales. Fintan fait quelques bêtises. Ils rient. Ils sont un peu malades. Ils touchent terre de temps à autre à des escales où Fintan est fasciné par le spectacle des Peuls, des Ouolofs, des Mandingues, martelant la coque afin d’en détacher les rouillures, et payer par ce moyen leur voyage vers d’autres chantiers de misère et de nouvelles servitudes. Mais, à Gorée, «Maou avait haï dès le premier instant. Regarde, Fintan, regarde ces gens ! Il y a des gendarmes partout !"» La mère et l’enfant attendent le rayon vert au coucher du soleil. Ils écrivent, aussi : Maou pour rêver sur le passé, dans ce qui sont à la fois des lettres et des histoires ; Fintan pour construire son avenir, en racontant l'aventure d'une certaine Esther en route pour Onitsha dans un livre intitulé “Un long voyage”.
"Onitsha"
Dans cette ville du Biafra, sur la rive du Niger, Geoffroy Allen les accueille : «L’homme a embrassé Maou ; il s’est approché de Fintan et lui a serré la main». Puis, dans sa vieille Ford cabossée, il les conduit dans sa maison d’Ibusun («l’endroit où l’on dort», dans la langue des «gens du fleuve»), «au-dessus de l’embouchure de la rivière d’Omerun, là où commençaient les roseaux.» Maou et Fintan vont devoir adopter les habitudes de vie du peuple nigérian mais aussi celles des colons anglais.

Maou, qui rêvait d’une vie nouvelle, d'une idyllique Afrique sauvage et poétique, d’un «monde inconnu, où rien ne ressemblerait à ce qu'elle avait vécu, ni les choses, ni les gens, ni les odeurs, ni même la couleur du ciel et le goût de l'eau», qui avait imaginé des randonnées à cheval dans la brousse, des cris rauques de fauves le soir, des forêts profondes pleines de fleurs chatoyantes et vénéneuses, des sentiers qui conduisent au mystère, déchante, connaît rapidement de grandes désillusions, souffre des journées longues et monotones à passer dans cette ville aux toits de tôle bouillants d’une chaleur qui disloque la terre rouge et qui fait attendre, sous la varangue, l’orage quotidien ; un tantinet effrayée, elle guette alors les nuages noirs qui chassent devant eux les vols d’ibis, tandis que passent les crapauds-buffles dans les flaques bouillonnantes de pluie rouge, couleur de sang, comme un mauvais présage.

Chez elle remonte le souvenir des moments qu'elle vécut en France, et on en apprend un peu plus sur son passé. Mais, devenue la jumelle de sa servante, Marima, elle se heurte à la fière, méprisante et méprisable à ses yeux, colonie britannique, à l’animosité des petits fonctionnaires, sentencieux et ennuyeux, qui soupirent après leur cottage dans le Kent, qui sont ridicules avec leurs shorts trop longs, leurs bas de laine, leurs casques Cawnpore, leurs impeccables parapluies noirs et leurs épouses dociles qui sont, bienséance oblige, interdites de piano et de club. Mais, si elle n'arrive pas à s'intégrer chez les colons dont elle incrimine le train de vie bourgeois et le ton supérieur, elle ne s’intègre pas plus chez les Africains qui se moquent de son accent et de son mode de vie. Elle se rend compte qu'elle a vécu d'illusions durant tout ce temps, et que l'Afrique sauvage et accueillante qu'elle imaginait n'est pas celle où elle vit, qui est dominée par les colons, occidentalisée.

Le temps passe, rythmé par le souffle de l’harmattan, la voix pleurnicharde des engoulevents ou l’inquiétant roulement des tambours. Il est rythmé aussi, hélas !, par les ahans de souffrance et le raclement des chaînes des forçats qui creusent la piscine de l’odieux «District Officer», Gerald Simpson. La piscine promettait d’être belle, les forçats meurent. Les conditions dans lesquelles les coloniaux font vivre les Africains révulsent Maou. De ce pays dont elle a tant rêvé, elle ne peut accepter la réalité.

Surtout, celui qu'elle a voulu rejoindre est trop loin d'elle. Elle ne reconnaît pas Geoffroy, l’homme qui, «au printemps 1935, à Nice, où il voyageait après avoir terminé à Londres ses études d’ingénieur», lui murmurait son amour dans la chambre aux violets entrouverts. Transformé par la colonisation et le respect de la hiérarchie, il n’est plus qu’un modeste employé d’une société pétrolière, la “United Africa”, trop occupé à expédier bordereaux, télégrammes et invectives pour être sensible à la grandeur d’un paysage au demeurant peuplé de scorpions et de margouillats. Féru de légendes, il cultive lui aussi sa chimère africaine : trouver l’emplacement de la nouvelle Méroé, ville mythique fondée selon la légende par Arsinoé l’Égyptienne, la dernière descendante des pharaons, suivre les traces de la dernière pharaonne noire, Amanirenas, morte pendant l'exode du Nil au Niger avec son peuple et ses prêtres pour fuir un envahisseur. Il poursuit et déchiffre les signes, sur la terre, dans les ruines, dans les tatouages rituels que portent les aînés de chaque famille d’Onitsha.

Pour Fintan, l’Afrique, dont il a compris immédiatement ce qu'elle était, dont il subit tous les envoûtements, se révèle une terre de liberté et de beauté, qui lui fait découvrir bien des choses. Lui, qui est à l'âge de toutes les transformations, renaît, découvre une vraie vie qui est faite de courses dans la nature avec son ami, Bony, fils de pêcheur qui lui parle en pidgin ou par gestes, ou avec Sabine Rodes, l’homme le plus détesté de la petite communauté d’Onitsha, un marginal, collectionneur, polyglotte et bibliophile, qui commente le romantisme allemand et la poésie peule, et l’initie aux vraies magies de l’Afrique : noblesse du fleuve, élégance des hommes et des femmes. Les yeux ouverts, la peau offerte aux brûlures d’un soleil inconnu, les pieds nus dans les hautes herbes, Fintan explore les rives du fleuve, se joue des termitières et des serpents, court sous la pluie («Ozoo ! Ozoo !»), découvre des Noirs qui ont sur les joues les «signes tatoués évoquant les ailes et la guerre du faucon». Il rencontre Oya, une jeune femme mystérieuse, à la beauté pure et lisse, muette et sauvage, venue de nulle part un jour et qui s'est installée à Onitsha tout en restant à l'écart des autres ; il l’épie à travers les roseaux, au bout de la plage ; il l’assiste quand naît son fils «dans une épave noire vautrée dans la vase» ; Geoffroy croit déceler en elle des ressemblances avec la pharaonne Amanirenas.
"Aro Chuku"
Tandis que Geoffroy remonte le fleuve jusqu’à Aro Chuku où, en 1902, les Anglais avaient détruit un oracle qui reliait peut-être ce lieu avec l’Égypte ancienne, Maou s'aperçoit qu’elle a appris à apprécier ce pays qu'elle avait tant détesté : «Elle se souvenait, au début elle était si impatiente. Elle croyait bien n'avoir jamais rien haï plus que cette petite ville coloniale écrasée au soleil, dormant devant un fleuve boueux. [...] Maintenant, elle appartenait à ce fleuve, à cette ville.» Elle s’est laissée envahir par l'Afrique comme si elle n'avait jamais eu d'autre vie. «Il lui semblait alors qu'il n'y avait rien ailleurs, rien nulle part, qu'il n'y avait jamais eu rien d'autre que le fleuve, les cases aux toits de tôle, cette grande maison vide peuplée de scorpions et de margouillats, et l'immense étendue d'herbes où rôdaient les esprits de la nuit.» Elle a fini par comprendre la façon de vivre de ce peuple et même par se faire des amis. Aussi s’insurge-t-elle contre le traitement infligé aux Noirs par les colons, qui s'attendent à ce que Geoffroy la renvoie en France, lui reprochant d’avoir la peau trop foncée et l'accent de son Italie natale. Elle sait qu'elle et sa famille ne pourront pas rester à Onitsha, et c'est en réalisant cela qu'elle s'aperçoit qu'elle a aimé cette ville et qu'elle ne veut pas en partir.

Fintan, lui, écrit une histoire sans savoir qu’il vient d’inventer Jean-Marie Gustave Le Clézio, de jeter les bases d’un univers lumineux où règnent les mots simples et les noms étangers. Il sait qu'il sera toujours d'Onitsha. «Il lui semblait qu'il était né ici, auprès de ce fleuve, sous ce ciel, qu'il avait toujours connu cela. C'était la puissance lente du fleuve, l'eau qui descendait éternellement, l'eau sombre et rouge porteuse de troncs d'arbres, l'eau comme un corps, le corps d'Oya brillant et gonflé par la grossesse. Fintan regardait le fleuve, son cœur battait, il sentait en lui une part de la force magique, une part du bonheur. Jamais plus il ne serait étranger».

Or, Geoffroy étant tombé malade, étant atteint de la malaria, revient d’Aro Chuku, et il faut que tous trois quittent Onitsha.
"Loin d'Onitsha"
Maou, Fintan et Geoffroy reviennent en Angleterre où Fintan est admis dans un collège. Maou, qui est enceinte d'une petite fille, part avec son mari dans le sud de la France. Geoffroy meurt, cette mort, après une vie mal remplie, laissant indifférent.

Vingt ans après, Fintan, qui est répétiteur de latin-français à Bristol, qui vit dans une petite chambre où l’eau gèle dans les carafes, continue à se trouver là-bas en pensée, apprend l’entrée des troupes fédérales nigérianes à Onitsha, les massacres, le génocide, le douloureux nom de la mort : «kwashiorkor». Et c’est comme s'il en souffrait lui-même dans son corps, avec ceux, Bony, Oya, qui vivent encore sur la terre dont il sait qu'il ne la reverra plus : «Maintenant, tout est différent. La guerre efface les souvenirs, elle dévore les plaines d'herbes, les ravins, les maisons des villages, et même les noms qu'il a connus. Peut-être qu'il ne restera rien d'Onitsha. Ce sera comme si tout cela n'avait existé que dans les rêves, semblable au radeau qui emportait le peuple d'Arsinoë vers la nouvelle Meroë, sur le fleuve éternel
Commentaire
Avec ce qu'on sait de Le Clézio, on peut établir quelques correspondances entre sa biographie et ce roman riche, aux multiples facettes. Il a été ce Fintan pour qui ce voyage initiatique a été une nouvelle naissance ; qui est dévoré d’une quête d’absolu, fièvre contagieuse qui se communique au lecteur.

Au cours du voyage d’un mois sur le bateau, des noms de ports sont souvent répétés, si bien qu'on a l'impression qu’il ne se terminera jamais, et que l'Afrique restera un mystère : «Les jours étaient si longs. C'était à cause de la lumière de l'été, peut-être, ou bien l'horizon si loin, sans rien qui accroche le regard. C'était comme d'attendre, heure après heure, et puis on ne sait plus très bien ce qu'on attend». Au fil de ce voyage, Maou et Fintan ont l'impression d'oublier leur vie antérieure : «C'était un mouvement qui vous prenait et vous emportait, un mouvement qui vous étreignait et vous faisait oublier.» Il faut qu’ainsi s’effectue la transition entre la France et l’Afrique, le changement total de mode de vie, de comportement et de culture, qui aboutit à un réel bouleversement.

Les trois personnages ne peuvent partager leurs rêves, chacun poursuivant le sien à sa manière.

Le livre montre le choc entre l’Occident bête, mesquin, colonial, matérialiste et sans âme, et l’Afrique bénie, profonde, vivante. Il y a une vibration de colère dans ce livre accusateur où Le Clézio, poursuivant l'opposition entre monde moderne et passé originel, condamne le comportement ignoble de certains colonisateurs, et défend les colonisés, dont Fintan, très vite, puis Maou, plus lentement, se rapprochent, étant de ce fait méprisés et mis à l’écart par les Blancs de la région.

Geoffroy se révèle en fait hostile lui aussi à la colonisation, dégoûté par tout ce qu'il voit. Il ne reste à Onitsha avec sa femme et son fils que pour découvrir le fin mot de sa quête, qui est évoquée dès la première page, son récit étant présenté dans une mise en page spéciale, une réduction à d’étroites colonnes dont on pourrait penser qu’elle marque l’amenuisement du personnage.

Onitsha brise Geoffroy, ôte chez Maou toute envie de voyage, laisse chez Fintan une durable amertume, un goût nostalgique d’inachevé, et le regret de ne pas s’y être fondu, assimilé, africanisé.

Le livre est donc un roman de l’échec : échec de la recherche historique pour Geoffroy, échec de l’adaptation à la vie coloniale pour Maou, échec de l’initiation pour Fintan.

La pulsation profonde, la respiration de l'Afrique, sont magnifiquement traduites par l'écriture étrange et limpide de Le Clézio, toujours attentif à la résonance des mots les uns par rapport aux autres. Ses descriptions nous font véritablement entrer dans les paysages qui sont plus que des paysages mais une composante essentielle du livre : «La ville est un radeau sur le fleuve où coule la plus ancienne mémoire du monde» - «Un mouvement très long et régulier, pareil à l’eau du fleuve qui coulait vers la mer, pareil aux nuages, à la touffeur des après-midi, quand la lumière emplissait la maison et que les toits de tôle étaient comme la paroi d’un four». Le Clézio a choisi le ton de l’incantation pour exprimer son lyrisme visionnaire : «La vie est une eau qui s’enfuit» - «Écrire, c’était rêver».

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En 1991, Le Clézio réussit à lancer chez Gallimard, avec Jean Grosjean, la collection ‘’L'Aube des peuples’’, consacrée à l'édition de textes mythiques et épiques, traditionnels ou anciens, projet qu'il caressait depuis plusieurs années.

Il publia :

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