Note d’intention de mise en scène 5








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Présente
Délire à deux

Le théâtre est toujours un champ de bataille, puisqu'une pièce, c'est un conflit mené par des comédiens. Dans mes pièces, je crois qu'il s'agit d'un conflit universel. L'espace que nous voyons sur la scène est en quelque sorte le résumé ou plutôt la carte géographique d'un pays réduit à de petites dimensions. C'est comme si on voyait un grand espace au microscope. Il y a le macroscope et il y a mes pièces de théâtre qui sont des microcosmes reflétant le macroscope ! Le macrocosme est dans une guerre perpétuelle, c'est ce que je veux exprimer dans la plupart de mes pièces.

Eugène Ionesco.


Cie Ô de sable

Maison des sociétés Place Bernard Lhez

12200 Villefranche de Rouergue

05 65 45 59 84 / odesable@orange.fr

Licence catégorie 2 N° 100 – 905 9

Sommaire
Historique de la pièce 2

Le Dramaturge 3

La pièce 4

Note d’intention de mise en scène 5

Scénographie 7

Distribution 8
L’équipe artistique
CV Philippe Juveneton 9

CV Eve Lefèvre 10

CV Marine Porque 11

CV Frédéric Machemelh 12

CV Ghilhem Gauguier 13
Les partenaires
Espaces Culturels Villefranchois 14

Mairie de Villefranche de Rouergue 16

La compagnie O de sable 17

Budget création 18

Depuis sa création, en 1962, au Théâtre des Champs Elysées, Délire à deux, d'Eugène Ionesco a été joué sans discontinuité dans de nombreux pays et a fait l'objet d'adaptations télévisuelles et cinématographiques, en France (avec Michel Piccoli et Suzanne Flon), ainsi qu'en Italie, aux Etats-Unis et dernièrement en Russie.

Drame comique et farce tragique, Délire à deux est une pièce typiquement représentative de l’univers et des conceptions théâtrales d’un auteur qui souhaitait “réunir le comique et le tragique dans une synthèse théâtrale nouvelle”, et ce sans craindre “les grossissements des effets”, ni “d’incarner des fantasmes en plongeant dans ses propres ténèbres”.


Bienvenue dans l'univers singulier

de l'un de nos grands classiques contemporains !

Texte emblématique de la nouvelle dramaturgie des années 1950 que le critique Martin Esslin a baptisée « théâtre de l’absurde », Délire à deux nous place devant le face-à-face saugrenu d’un homme et d’une femme reclus à l’intérieur d’une succession d’enfermements concentriques : l’être intime, le couple, l’appartement, le monde, l’existence… Alors que dehors des combats font rage, ces deux pantins se querellent, ratiocinent à l’envi, cherchant à déterminer depuis près de 17 ans si le limaçon et la tortue sont, oui ou non, les mêmes animaux.

L’époque n’est pas définie par Ionesco, aussi, la mise à distance temporelle permet d’éclairer avec beaucoup de pertinence la portée universelle de cette farce métaphysique. Car, du loin de notre XXIème siècle, les chicanes de ces deux personnages englués dans leur peur du dehors, leur angoisse d’affronter l’inconnu, apparaissent autant d’hier que d’aujourd’hui.

Le Dramaturge

Eugène Ionesco 


Né en 1909 dans une petite ville à 150 km à l’ouest de Bucarest, il est, dès son plus jeune âge, déchiré entre deux pays, deux langues et deux cultures : la Roumanie et la France. Son père, juriste roumain, très autoritaire, va passer son doctorat à Paris où il laisse sa femme, fille d’un ingénieur français, et ses enfants. Il est partagé entre la tendresse qu’il éprouve pour sa mère et l’hostilité envers son père chez qui il retourne habiter en 1922 à Bucarest, avant de rompre définitivement avec lui en 1927……………………………………...
Il s’inscrit à l’université de Bucarest pour passer une licence et l’équivalent d’un “CAPES” de français. Etudiant, il démystifie régulièrement l’enseignement de ses maîtres, part en guerre contre les poncifs et “l’establishment”. Il commence à s’imposer en s’opposant, et participe à plusieurs revues littéraires. En 1934, il publie Non, ouvrage insolent qui fait scandale. Déjà il affirme la psychologie des antagonistes qui met au rancart la psychologie des romanciers de cette époque. Dans cette perspective le tragique se fait comique, le comique est tragique.
La montée du fascisme, la déclaration de la guerre l’écartèle davantage entre la Roumanie et la France où il s’installe définitivement en 1944 et survit en faisant des “petits boulots”. 1950 : création de La Cantatrice Chauve, dans une mise en scène de Nicolas Bataille, qui n’eut guère de succès au départ alors que plus de 10 000 représentations ont été données de 1957 à 1987. Cette pièce lui valut la considération de Philippe Soupault, André Breton, Raymond Queneau...
Cette année là, il écrit aussi La leçon, puis Les chaises. Par goût de la drôlerie, de l’aventure et du nihilisme, il adhère au Collège de Pataphysique dont il sera membre pendant plus de 20 ans. En 1954, après la création de Amédée ou comment s’en débarrasser, dans une mise en scène de Jean-Marie Serreau, il reçoit le prix séculaire d’horticulture allaisienne ! Il écrit Rhinocéros qui sera monté par Jean-Louis Barrault au théâtre de l’Odéon.
C’est en 1962 qu’il écrit Délire à deux, courte pièce faisant partie d’un ensemble intitulé Chemises de nuit avec deux autres textes de François Billetdoux et de Jean Vauthier. Montée par Antoine Bourseiller, la pièce est interprétée par Tsilla Chelton. Trois ans plus tard, Nicolas Bataille remonte Délire à deux dans le cadre d’une croisière sur la paquebot France. A son tour, Jean-Louis Barrault présente cette pièce à l’Odéon avec Pierre Bertin, Jean Dessailly et Madeleine Renaud……………………………………………………………..

Désormais, la réputation de Ionesco et de son théâtre de la dérision n’est plus à faire. En 1968, il entre dans la collection des Nouveaux Classiques Larousse. En 1970, il est élu à l’Académie Française, au fauteuil de Jean Paulhan. Il décède le 28 mars 1994.

La pièce

Tandis qu’ Elle et Lui, enfermés dans leur appartement se querellent depuis maintenant dix sept ans sur la question de savoir si la tortue et le limaçon, sont, ou pas, le même animal, le monde extérieur est devenu fort inquiétant. C’est la Guerre et nos deux anti-héros vont continuer à se chipoter, sans se soucier des atrocités du monde, même si les explosions finissent par envahir leur propre appartement. Et tout à coup, c’est la paix. Que faire, devant ce vide angoissant, et qu’arrive-t-il lorsque la paix survient ? L’ordre certainement, mais pas pour nos deux personnages qui sont pris dans un éternel recommencement, comme si le monde n’était que cela…
Avec « Délire à deux », dans la foulée de ses premières œuvres : La cantatrice chauve, La leçon, Les chaises, Rhinocéros, Eugène Ionesco repousse une nouvelle fois les frontières du théâtre, pour créer, en toute liberté, un univers inédit et singulier où s’entrechoquent dans un joyeux et inquiétant délire, le comique, le burlesque, le tragique et la farce.

Il y a dans ce texte un humour de la situation poussé jusqu’à l’absurdité et une acuité vive sur le genre humain. Et une implacable mécanique littéraire à l’œuvre.


Note d’intention de mise en scène :
Au travers de cette pièce absurde, nous assistons à deux conflits parallèles : celui du couple, des individus et celui de l’extérieur, de la société. Ionesco présente de manière presque mathématique la guerre, sans jamais préciser le contexte historique ou les motifs de celle-ci. Il observe avec le recul du scientifique et réduit son cortège de rites à un folklore absurde (paranoïa, violence, tueries, victoire, jugement des traitres, célébration des vainqueurs et des héros) et fait ressortir par là même, l’évidence de l’absurdité universelle des conflits.
L’écriture d’Eugène Ionesco ne supporte pas l’imprécision. Chaque phrase, chaque mot est un calcul savant à portée réaliste et métaphorique.

Chaque personnage est une évocation d’une sensibilité particulière. « Elle » est intuitive, « lui » fait appel à la raison. Deux appréhensions de la réalité du monde se confrontent, et se manifestent de manières très différentes. Procédé analogique pour la femme, procédé technique pour l’homme. Ces différences permettent de développer une manière particulière à chacun de dire les mots, d’assembler les mots.

Cette différence va être accentuée dans le jeu des comédiens. Du tragique au comique, du réaliste au métaphorique, toute la palette des émotions, des réactions est utilisée dans cette pièce, ce qui permet d’appréhender le détail de chaque formulation dans son registre, ceci afin de donner une portée magistrale dans l’originalité, la rigueur du jeu.

Nous renforcerons ces contradictions en utilisant des énergies diamétralement opposées dans la construction de chaque personnage. Elle hystérique, lui lymphatique. Les deux personnages se rejoignent toutefois dans une solidarité diffuse, évocation de l’amour disparu, de la contrainte des jours qui passent et qui se ressemblent de plus en plus.
La situation est délirante. L’énergie débordante, créée par le conflit constant, accentuée par des phases de calme, période de pseudo compréhension, qui cimente le couple et l’enferme dans ses jeux psychologiques, permet au spectacle d’être une succession de rebondissements, de réactions énergiques.
Nous ne pouvons, dans ce spectacle, faire l’économie d’un décor, car le décor est le troisième acteur à part entière de ce texte. C’est par lui que le monde extérieur vit et se détruit, c’est par lui symboliquement que la situation du couple dégénère, c’est par lui enfin que la tension évolue, que l’absurde se développe, se concrétise, c’est par lui enfin que le texte vit.

L’ensemble de la scénographie accentuera le coté universel des conflits en créant une distanciation salutaire au travers d’une forme original, décalée de toute réalité connue.
Nous ne pouvons également nous exonérer de la bande son. C’est par le son que le monde extérieur vibre, et plus l’extérieur tonne, exulte, se manifeste, plus le paradoxe des personnages insensibles aux « bruits du monde » devient marquant. Un musicien à été choisis pour élaborer les sons. Certains bruitages seront réalistes, d’autres seront élaborés en partant d’un son réaliste, en le distordant et en créant une musicalité particulière destinée à développer une esthétique permettant de percevoir métaphoriquement l’immédiateté et la concrétude des nombreux conflits ayant encore cours aujourd’hui.
Décor et son sont intimement liés, et accentuent la perception sensorielle de la dramaturgie qui évolue devant nous.

Le thème tragique de la guerre et du conflit est traité dans cette pièce avec un certain recul, une ironie. Entre réalisme et symbolisme, nous allons exploiter cette distance à travers le jeu des comédiens afin d’encourager le rire du public et de le confronter à ses propres absurdités, au ridicule et à la dimension comique de nos conflits. Un maquillage accentué des personnages devra permettre une certaine distanciation, donnant à la situation un caractère universel propice à la réflexion sur notre véritable condition d’être humain.
Scénographie


L’espace étant le prolongement des deux personnages, costumes et scène devront se faire écho.


C’est un univers clos, étroit, qui pourrait évoquer l’intérieur d’un œuf,( mais image trop douce, trop sécurisante), ou d’un nid (mais trop chaud, trop douillet), une coquille (trop lisse). Une carapace : rugueuse, dure, mate… est plus appropriée. Elle possède un aspect esthétique et repoussant à la fois. Elle semble forte mais reste vulnérable.

Il va s’agir de donner à voir un univers qui suggérerait l’intérieur d’une carapace,

Une « carapace » habitée depuis longtemps par la rancœur, l’aigreur, l’agressivité mais avant tout un chagrin profond et peut être malgré tout une forme d’amour.

Cette carapace est posée au milieu d’autres espaces sans issue, et d’une guerre. Cet ailleurs pourra être suggéré directement sur « l’objet-carapace » par des empreintes, des traces, ou autour.
Le texte ne manquant pas d’humour, l’espace pourra tel un partenaire, se montrer lui aussi facétieux ; Dans sa forme de départ et surtout dans la façon dont il va évoluer. Il « respire », « tousse », réagit. Après avoir était marqué par un certain « climat « interne, il va tenter de résister comme il le peut à l’agression externe.

Des changements pourront être découverts par le public avant même de l’être par les personnages. Cela pourra être des détails ou au contraire des chamboulements surprenants par leur ampleur. Une forte complicité devra lier scénographie et comédiens. L’espace va se « battre » à leur côté comme il le pourra, et une fois anéanti il sera « secouru » par ses occupants.

L’espace ne cherchera pas à situer l’histoire, ni géographiquement, ni temporellement.

Une esthétique, des formes et des motifs, seront empruntés à l’univers des guerres de samouraïs, à des mondes enfantins, à des plans d’architectes.

Distribution

Mise en scène : Philippe Juveneton
Comédiens : Eve Lefèvre : (elle)

Philippe Juveneton : (lui)
Scénographie : Marine Porque
Création sonore : Frédéric Machemehl
Lumière : Akthéon
Costumes : Evelyne Bourgeois
Maquilleuse : Evelyne Bourgeois
Régie plateau : Guilhem Gauguier

L'équipe artistique

Philippe Juveneton - metteur en scène et comédien (LUI)
J’ai toujours tenté dans mes spectacles d’aller à la rencontre de l’Ame Humaine. Avec délire à deux », et le théâtre de l’absurde, je pense aller au fond de notre condition.
Après des études universitaires en Psychologie à Toulouse Mirail, puis en Histoire de l'Art à Paris I, Philippe Juveneton s'oriente finalement vers le Théâtre en suivant le cursus de l'Université Paris VIII.

en 1984, il a 22 ans lorsqu’il se forge à la comédie avec Serge Decrammer et fait ses débuts sur les planches en interprétant les personnages de : Stephen dans "Le Premier" d'Israël Horovitz, Lucky dans "En attendant Godot" de Beckett et plusieurs rôles dans "Bastringue" de Karl Valentin.

En 1986, il s'essaie à la mise en scène avec le texte de Sam Sheppard "L'ouest le vrai". Montrant un goût prononcé pour les auteurs modernes et contemporains, il s'attache à présenter des textes reconnus comme ceux tirés du répertoire de Bernard-Marie Koltès ("Dans la solitude des champs de coton") ou encore Nathalie Sarraute ("Pour un oui pour un non"), mais s'intéresse également aux auteurs moins connus comme Paul Quillien dont il met en scène "Faux Pas".

En 1990, il effectue un stage de huit mois de régie générale au CFPTS de Bagnolet, qu'il mettra par la suite en pratique pendant un festival, au Roseau Théâtre, à Avignon.

En 1992, après une rencontre déterminante avec Pascale de Boysson et Laurent Terzieff, ou il travaillera sur L'homme assis de BAUER ainsi que Richard II de SHAKESPEARE, mise en scène Yves GASC (de la comédie française). Philippe Juveneton décide alors de participer à la création de la Cie Ô de Sable, avec laquelle il montera des textes d'auteurs contemporains : 1992 Home de David STOREY -1993 Piège pour un homme seul de Robert THOMAS -. 1994 Des étoiles dans le ciel du matin d'Alexandre GALIN -1995 Passagères de Daniel BESNEHARDT & Toi et tes nuages d'Eric WESPHAL -1996 Eugénie Grandet de BALZAC - 1998 Vivement la guerre de Désiré DELAVIE- tous seront présentés à Paris.

En 2001, il s’installe en Aveyron en même temps que la Cie, et tente de poursuivre la direction artistique de l’Ô de sable avec l'objectif de développer le théâtre en milieu rural. Il met en scène en 2003 "L'histoire des ours Pandas" de Matéi Visniec interprète en 2008 « Hamlet » de Shakespeare dans une adaptation pour un seul en scène.

Parallèlement il intervient dans plusieurs cours pour adultes amateurs et fait une trentaine de mise en scène de comédies d’auteurs contemporains

Depuis deux ans, Philippe Juveneton est artiste associé des ATP / Espaces culturel villefranchois, il intervient également dans les collèges et les lycées du département avec son projet « du texte a la scène ». Soucieux de garder un contact avec la création, mais aussi pour le plaisir de l’aventure, il décide de monter « Délire à deux », d’Eugène Ionesco en réunissant une équipe d’artistes professionnels Aveyronnais.
Eve Lefèvre : Comédienne, Dramaturge, metteur en scène. (ELLE)
« On fait du théâtre parce qu’on à l’impression de ne jamais avoir été soi même et qu’enfin on va pouvoir l’être. » Louis Jouvet
C’est en 1975 qu’Eve découvre le théâtre en faisant une rencontre déterminante en la personne de Charles Vanel. Pendant 2 ans, elle va puiser dans son enseignement pour développer sa technique de comédienne. Désireuse de parfaire sa formation elle va suivre les cours de l’Actor’s Studio à Paris durant 2 nouvelles années. Parallèlement elle fait des études d’histoire de l’art à l’école du Louvre durant deux ans, consacrera cinq années à l’étude des Arts décoratifs et sera récompensée pour son travail par l’attribution d’une rosette par le Ministère de la Culture. La vie n’étant pas un long fleuve tranquille, Eve devra mettre de coté ses passions du théâtre et de l’art en général pendant quelques années pour consacrer son temps à ses proches. Elle découvre alors la vraie signification du terme « intermittent »
Arrivée en Aveyron en 1993, elle n’a cessé de pratiquer le théâtre en étant à l’initiative de plusieurs associations. Elle écrit ainsi une vingtaine de spectacles ; « Paris 1900 », « Chronique du temps qui passe », «  Planète bleue», « 10 ans dans un tiroir » etc.… elle joue dans ses propres spectacles notamment « Misogynes » et « Ad Hominen », elle fait l’adaptation et la mise en scène de  « Le dernier jour d’un condamné » de Victor HUGO dans « Quartier Décalogue 6 ». Pièce qui depuis 6 ans tourne dans les théâtres privés et les établissements scolaires de France.

Eve à également durant ces 20 dernières années consacré énormément d’énergie à la formation et à la sensibilisation au théâtre en intervenant auprès d’enfants, d’adolescents et d’adultes amateurs. Elle travaille pour plusieurs institutions de l’Aveyron. Sa fierté aujourd’hui est d’avoir trois de ses anciens élèves en devenir de professionnalisation.

Ayant beaucoup travaillé au service des autres, Eve décide en 2008 de se consacrer à elle-même. Elle a joué dernièrement dans « CUT » d’Emmanuelle Marie dans une mise en scène de Cyril Dauphin, avec la compagnie Artmoniak.
Avec « Délire à deux », elle souhaite retrouver la place qui est la sienne, à savoir une comédienne de talent, trop longtemps mise de coté. C’est un retour aux sources, vers la professionnalisation de son art, et elle compte bien surprendre son public dans ce nouveau rôle décapant fait à sa mesure.

Marine Porque : Scénographe, décoratrice accessoiriste.

Après avoir passé un Deug « théâtre- arts plastique » à l’université de Paris VIII (1990), marine obtient en 2000 un D.P.L.G (diplôme d'architecte délivré par le gouvernement), de l’Ecole d’architecture de Paris Villemin, spécialisation scénographie et architecture culturelle (6 ans d’études). Elle continue sa recherche dans les métiers du théâtre en abordant la régie générale et les techniques de plateaux à la Maison du peuple de Millau depuis ces trois dernières années.
Marine à été scénographe, décoratrice et accessoiriste pour de nombreux spectacles.


  • 2010 Théâtre du Voyageur, «Comme il Vous Plaira»,

  • 2009 Décors, Festival Printemps des comédiens, Montpellier

  • 2008 Compagnie Entre Nous, «Parfum et suspicion»,

  • 2008 Théâtre du Voyageur, création «Le ventre de Shakespeare»,

  • 2007 Compagnie O de Sable «Entre terre et ciel…Hamlet»

  • 2007 Théâtre du Voyageur, création «Les Nomades»,

  • 2005 Théâtre du Voyageur, «Le Maître et Marguerite»,

  • 2003 Compagnie Alcyon, «Passacailles»

  • 2002 Théâtre du Voyageur, «King Lear»,

  • 2001 Théâtre du Voyageur, «Eléphantaisies

  • 2000 Théâtre du Voyageur, «Shakespeare Gallery ou la pensée en forme

  • 1999 Théâtre du Voyageur, «Roméo et Juliette»,

  • 1997 Théâtre du Voyageur, «Parade Nuptiale»,

  • 1995-1992 Assistante de Hubert Monloup, M.E.S : N. Joël, M.A Lheureux -

  • 1991-1987 Assistante de Charlie Mangel. M.E.S : J.L Moreau…


Marine élabore également depuis trois ans des décors évènementiels. Elle expose ses œuvres, sculpture, peinture dans différentes galeries depuis 5 ans, à Paris, mais aussi en Aveyron, depuis qu’elle s’y est installé il y 4 ans.


Frédéric Machemehl : Musicien, conception sonore
2009-2008 -Création du spectacle Celtic Living Spirit musiques et danses Irlandaises.
2008- 2007 -Création d’un ciné concert sur un film de Merian Cooper et B.Schoedsack

( Chang ) pour les XII Journées Cinéma de Montauban.

-Concerts de musique de chambre avec le quatuor Césame en Lozère et Ardèche

et en sud Aveyron avec Laure Odile Vernet (clevecin).

2006-2005 -Tournée des Nuits Celtiques avec Gerry Carter en centre France, grand Sud et

Corse

-Participation et enregistrement de l’album Contes du Jour et de la Nuit,

projet de P.Pittorino

-Enregistrement de la musique du film « MIDI QUERCY » real C.Vernick

-Ouverture du festival du film de Pessac (33) ciné-concert Nanouk L’Esquimau

2004 - Mise en musique du film de Robert FLAHERTY Nanouk L’Esquimau commande de la médiathèque d’Este (64) ,ouverture du festival « Les 9èmes journées Cinéma de MONTAUBAN » et Hivernale du documentaire (82)

2004 - 2000 - Manifestations musicales avec les formations suivantes :

*Pâte à Celte : réalisation d’une maquette, tournée en Auvergne et Ardèche, et concerts en Midi-Pyrénées

*Les Ostrogoths : collaboration à l’album « Homme de Passage » - musicien, conseillé artistique et prises de sons- concerts 2002.2003

2003 - Collaboration à l’album Femme de Légende de Anne VANDERLOVE

- Création Son pour la compagnie de danse contemporaine  « Les Filles d’Aplomb » -STRASBOURG-

2002-2003 - Musiques pour la compagnie L’Eclipse - théâtre de SEPTFONT-

2000 -1995 - Collaboration avec l’Association Merlin L’Enchanteur

- Concerts de musique celtique avec le groupe Escalibur (Midi Pyrénées)

- Musicien bandes son Dessins Animés -Entreprise Folimage 1995

  1. - Collaboration à l’album de Jef GILSON

- Réalisation de bandes son théâtre – musiques et bruitages-

- Régisseur du spectacle Son et Lumières « Fêtes Nocturnes »

1992 - 1990 - Concerts classiques (Flûte Traversière)

1989 - 1988 - Concerts avec l’ensemble «Pupitre et Chevalet » orchestre de chambre

1987 - 1985 - Création du Trio « Artaria » - Concerts en France et en Allemagne


De 1992 à 2009 - Professeur de flûtes (traversière et flûte à bec)

Guilhem GAUGUIER : Régie Plateau 

Formations

2008 : Habilitation aux Normes BRH1V au Centre de formation « Artek »
2006 : Formation Orientation aux métiers du spectacle vivant au centre de formation « Avant Mardi » à Toulouse.
2005-2006: Licence Histoire de l'Art Mineur à L'Université Toulouse Mirail.
2005: Obtention du Baccalauréat professionnel « maintenance audiovisuelle électronique ».


Expériences professionnelles
2003 à 2005: Divers stages en maintenance audiovisuelle électronique.
2006: Stage de fin de formation au Théâtre du Pavé à Toulouse.
2007 / 2008 : Plein temps au Théâtre du Pavé en tant que technicien. Conception et construction de décors, Création lumière, régie lumière.
2006 à 2009: Technicien régie générale et lumière lors de divers festivals jazz.
2009: Création de décorations de vitrines de magasins.

Création de décors pour la troupe Cocktail à Toulouse.

Divers régies lumières avec montage de ponts et câblage sur événementielle.

Assistant électricien sur le site du festival « Camino » à Tournefeuille.

Création du décor du spectacle "Bunker". Mises en scène de Claire BALLERDI.

Les partenaires
Espaces Culturels Villefranchois / ATP
Depuis deux ans, l’O de sable est compagnie associée des ATP Villefranchois pour développer des actions de recherche de nouveaux publics et de formation du jeune public.
A ce titre, pour la saison 2008/2009,  Les ATP Villefranchois et la compagnie O de sable signe une convention de partenariat mettant en œuvre une véritable volonté de placer le théâtre au cœur de la cité en développant des actions culturelles périphériques.
Un panel d’actions spécifiques a été mis en place pour cette première année.


  • Présentation ludique de la programmation de saison en septembre 2008, mis en scène par Philippe Juveneton, en collaboration avec les compagnies amateur de Villefranche de Rouergue.

  • Programmation du spectacle « Entre terre et ciel » de la compagnie par les ATP au théâtre de Villefranche de Rouergue




  • Rencontres/discussions ouvertes au tout public, en amont du spectacle, autour des œuvres programmées, Ceci dans le but de donner plus de sens au moment essentiel de la représentation, créer des espaces de débat avec les habitants et aller à la rencontre de nouveaux publics. Débats organisés en partenariat avec les galeries d’Art de Villefranche de Rouergue, animé par Philippe Juveneton

  • « Le jour où Nina Simone a cessé de Chanter » de Darina Al Joundi. Cie Noun

  • « Entre terre et ciel …Hamlet » adaptation Philippe Juveneton. Cie O de Sable

  • « Le bruit des os qui craquent » de Suzanne Lebeau. Cie Théâtre du Carrousel



  • Un projet de sensibilisation au théâtre en direction du public scolaire.

C’est en tant qu’artiste associé à la programmation que Philippe Juveneton, comédien et metteur en scène de la Cie Ô de Sable, s’est vu confier l’animation de ces rendez-vous culturels. Autour du projet pédagogique « du texte à la scène » destiné a fournir des codes d’accès à l’art théâtral, ce sont trois classes de première, 3 classes de 4ème et deux classes de 3ème qui ont bénéficié de ces interventions, en relation avec la programmation des Espaces Culturels.

  • « Entre terre et ciel …Hamlet » adaptation Philippe Juveneton. Cie O de Sable

  • « Le jour de l’italienne et L’épreuve » de Marivaux. Cie Eulalie


Fort de cette expérience et en raison de son succès, Les ATP et l’O de sable ont à nouveau signé une convention de partenariat pour cette saison 2009/2010.


  • Présentation ludique de la programmation de saison en septembre 2009, mis en scène par Philippe Juveneton, en collaboration avec les compagnies amateur de Villefranche de Rouergue.

  • Rencontres/discussions après certain spectacle programmé animées par Philippe Juveneton

  • « Occident» de Rémi De Vos. Cie In Situ

  • « Dreyfus l’affaire» de Pierrette Dupoyet. Cie La Lune Opaline

  • « Bleu blanc vert » de Maïssa Bet. Cie El Ajouad ‘ création ATP

  • « Le Frigo » de Copi. Cie Ex-abrupto




  • Sensibilisation au théâtre en direction du public scolaire. Projet pédagogique du texte à la scène, Autour des spectacles

  • . « Dreyfus l’affaire» de Pierrette Dupoyet. Cie La Lune Opaline

  • «  Les beautés inutiles » d’après Guy de Maupassant. Cie Ma muse

2 classes de premières et 14 classes de 4ème (projet financé par le conseil général de l’Aveyron) ont bénéficié des interventions. 1 heure avant le spectacle, 1 heure après.


  • Partenariat ATP / O de Sable / Lycée Raymond Savignac de Villefranche de Rouergue.

Financé par le Programme temps libre du conseil régional Midi-Pyrénées, Ce partenariat permet à un certain nombre d’élèves en difficulté du lycée de bénéficier d’interventions spécifiques le Mercredi après midi. L’objectif est de permettre à des élèves d’appréhender le théâtre pour développer leurs facultés de communication et d’expression.


  • Recherche de nouveaux publics. Contact avec le milieu associatif, tentatives de développer des clubs de spectateurs dans les communes rurales avoisinantes, participation à l’amélioration du site internet.


Désireuses de poursuivre ce partenariat, Les ATP Villefranchois et l’O de sable en reconduisant les différents projets de sensibilisation de nouveaux publics, ont souhaité aller encore plus loin dans leur soutien mutuel en coproduisant le nouveau spectacle « Délire à deux ».

Cette coproduction se traduira par le financement d’une partie de la création du spectacle et la programmation du spectacle au théâtre de Villefranche de Rouergue.
La mairie de Villefranche de Rouergue

Objectif :

  • La professionnalisation des acteurs culturels du territoire

  • L’insertion des acteurs culturels dans le tissu social

  • Une meilleure visibilité des actions culturelles de la commune vis-à-vis du département et de la région


Depuis son installation à Villefranche de Rouergue, il y a neuf ans, la compagnie O de sable a beaucoup travaillé dans les environs. Depuis deux ans, Philippe Juveneton mène de plus en plus d’actions sur le villefranchois. A ce titre, il nous a paru pertinent de proposer à la ville de Villefranche de Rouergue d’envisager une véritable résidence d’artistes sur son territoire, partenariat propice à l’implantation d’une compagnie de théâtre professionnelle au sein du villefranchois.

En effet, plusieurs acteurs culturels (artistes dramatiques, techniciens) vivent à Villefranche de Rouergue. L’artiste ne peut évoluer sans pratiquer son art. Aussi, les différentes interventions pratiquées par Eve Lefèvre et Philippe Juveneton au sein des établissements scolaires, mais aussi auprès des compagnies amateurs, ne peuvent trouver leur pertinence que dans la mesure où il est possible également de travailler sur des projets artistiques conséquents, permettant de se confronter à ses techniques, de se mettre en danger, de trouver de nouveaux ressorts à la pratique de leur art. La pertinence de l’acte de formation pratiqué ne pourra que s’en trouver renforcée, c’est une loi fondamentale de l’enseignement du théâtre, il ne peut être efficace sans la pratique de l’art enseigné.

Ainsi, le soutien de la mairie de Villefranche de Rouergue dans la création d’une œuvre théâtrale trouve toute sa légitimité dans la mesure où Eve et Philippe seront plus performants dans la formation du public villefranchois.
Il est proposé l’élaboration d’une convention de résidence afin de Favoriser l’accès à la culture pour le plus grand nombre en s’appuyant sur les dynamiques existantes ou en devenir au plan local. Faire de l’activité culturelle un facteur de vitalité sociale et par rebond, de notoriété du territoire.

Il s’agit de concevoir un projet artistique et culturel qui met à la disposition de la compagnie O de sable un lieu de travail pour les répétitions, une assistance technique et une aide financière. Il s’agit d’élaborer un vrai partenariat sur un projet artistique et culturel. La résidence aura la forme du projet que la mairie et l’O de sable auront décidé. C’est pourquoi il est important de préciser les points sur lesquels il est nécessaire de travailler et de faire des choix opportuns. La définition de ces choix doit être recherchée en partenariat étroit entre la compagnie O de sable et le service culturel de la ville. 

La compagnie Ô de Sable

 

L'organisation du théâtre aujourd'hui, les conditions de sa création, les logiques de sa diffusion, sa pertinence dans le corps social, doivent amener les praticiens et les institutions à une refonte de certains mécanismes. Comment dans notre contexte rural envisager d’accroître la présence du théâtre auprès des publics ? Que peut signifier la décentralisation théâtrale en milieu rural ? Ce sont à ces questions que la compagnie Ô de Sable tente de trouver des réponses, en partant à la rencontre des publics bien sûr, mais plus largement des acteurs culturels locaux.

      Crée en 1992, à Paris, par le comédien et metteur en scène Philippe Juveneton, la compagnie Ô de Sable, se donne comme objectif de promouvoir le théâtre contemporain. Véritable laboratoire d'expériences théâtrales, la compagnie porte à la scène des textes d'auteurs contemporains peu connus du théâtre traditionnel, comme l’anglais David Storey, le russe Alexandre Galine, les français Eric Westhal et Pierre Besnehard. En 2001, une opportunité permet à la compagnie de s’installer dans l'Aveyron. L'Ô de Sable trouve dans ce contexte rural, la possibilité de donner un nouveau sens à son action.

 De 2001 à 2005 l’activité essentielle de la compagnie repose sur l’encadrement professionnel de pratiques amateurs, sur l'ensemble du département. Cette activité a permis à la compagnie d’investir sa nouvelle terre d’accueil en mettant ses compétences artistiques au service des groupes d'amateurs. Forte de son inscription dans le territoire, la compagnie décide en 2006 de mettre en chantier un nouveau projet artistique professionnel. Ce dernier s’articule autour de la création d’un spectacle : "Entre terre et ciel… Hamlet" et de sa diffusion en milieu rural par l’organisation d’une itinérance dans les petites communes de l’Aveyron : 17 Communes ont ainsi été visitées. L'objectif étant d'aller à la rencontre des publics et d'amener le théâtre là où il ne se rend pas, faute de moyens et de volonté.

Depuis 2008, L’O de sable est compagnie associé des ATP / Espaces Culturels Villefranchois. A ce titre elle a initié un programme de sensibilisation dans les collèges et Lycées avec son projet « du texte à la scène »

Ainsi en continuité avec le travail réalisé depuis ses débuts et en cohérence avec son environnement économique, social et culturel, la compagnie Ô de Sable se fixe les objectifs suivants :

Structurer une activité professionnelle autour de la création et de la diffusion théâtrale sur le territoire.

Développer un réseau de diffusion local en s’appuyant sur les acteurs culturels locaux: institutions, élus, associations, mais aussi les particuliers.

Mener un travail de sensibilisation des publics par la mise en œuvre d’actions de médiation et de sensibilisation.


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