Le carrefour de Belleville








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Le carrefour de Belleville

Le carrefour de Belleville, comme tous les carrefours, est un nœud de communication dans l'espace habité. C’est un lieu relativement large (par opposition au simple croisement) où se rencontrent plusieurs rues et boulevards venant de directions contraires (rues de Belleville  et du Faubourg du Temple; boulevard de Belleville et de la Villette1).

Mais le carrefour de Belleville est aussi le point de jonction de 4 arrondissements de l’est parisien : le 10ème, 11ème, 19ème et 20ème ; comme l’a été au XIXème siècle la barrière de Belleville, qui à la fois rassemblait et séparait en ce lieu Paris et le village de Belleville.

Enfin par métaphore, le mot carrefour porte généralement à la fois sur le lieu et sur ce qui s'y rencontre. Ainsi le carrefour de Belleville est le lieu de croisement de populations, d’usages, de pratiques, de fonctions, d’itinéraires, de circulations, de destinées… et d’Histoire : histoire de l’ancien village de Belleville et de ses abords.2
Les origines du vieux village de Belleville remontent au VIIème siècle quand les rois y avaient déjà une " maison " de plaisance (la ferme de Savy). Savies est le premier nom mentionné pour cette région périphérique de la Capitale. En langue franque, sawhardt cela signifie « sale et sauvage » ; en latin cela viendrait de savarda : « terres pauvres et à demi-cultivées ». En effet le passé lointain de Belleville ne le prédestinait pas à un avenir luxuriant, c'était un village sur un plateau aride, coincé entre la butte de Chaumont et celle de Beauregard.

Il y eut ensuite Pontrouville au XIIIème siècle, puis au XVIème siècle apparut pour la première fois le nom de Belleville-sur-Sablon qui après une abréviation donna le toponyme définitif de Belleville au XVIIIème siècle. Certains pensent que ce serait une transformation de Bellevue, qui viendrait de l'exclamation provoquée par son panorama magnifique.

Déjà les Romains profitèrent de cette butte de verdure à des fins de pure oisiveté (jusqu'au XIXème siècle, la colline de Belleville fut un haut lieu de villégiature) ou pour voir arriver les armées ennemies d'assez loin grâce à la hauteur du site.

Le sud du territoire (l’équivalent des actuels 10 et 11ème arrondissements) demeure jusqu’à la fin du XVIIème siècle, hors la ville. C’est un paysage rural parcouru par un carroyage de voies dont des routes radiales mènent vers le village de Belleville. En 1728, suite à l’ordonnance de Louis XV autorisant les bourgeois à bâtir dans les banlieues immédiates, le bourg de Belleville devient de plus en plus résidentiel. Ce n’est qu’en 1730 lorsque la Ville se charge de paver la Grand’rue (rue du Faubourg du Temple et rue de Belleville), rendant son accès plus facile, que Belleville est côtoyé par les habitants de Paris.

La population a connu des métamorphoses s'adaptant aux besoins spécifiques de la ville et de ses habitants et aux possibilités productives des terrains. Ce fut d'abord une population de paysans qui se spécialisèrent : ils devinrent ainsi maraîchers, vignerons ou agriculteurs, éleveurs même, produisant directement sur le lieu de consommation. Plus bas s'installèrent au milieu du XVIIIème siècle des marchands, essentiellement des bouchers, des meuniers et des marchands de vin ou propriétaires de cabarets, qui servirent d'intermédiaires entre la ville et la campagne, qui entretenaient une relation d’interdépendance économique : Belleville servant de grenier à Paris et la capitale y trouvant un débouché pour ses marchandises.

Ce n'est qu'en 1789 que Belleville eut enfin une existence administrative et devint commune.

A partir de 1790, lorsque le mur des Fermiers Généraux fut terminé, Belleville connu un véritable essor. Ainsi, le boulevard qui longe le mur va attirer sur sa bordure extérieure une urbanisation importante et la barrière de Belleville qui permettait le franchissement du mur va donner naissance à un faubourg. C'est sûrement cette barrière providentielle qui permit le succès de Belleville et de la Courtille. Non seulement grâce à la contrebande que l'augmentation des taxes provoqua, mais aussi grâce à la fuite de la clientèle vers les restaurants, les bars et les cabarets de Belleville. La Courtille qui était à l'origine une petite habitation rustique avec verger et potager, est devenue la descente de l'actuelle rue de Belleville, au travers de tous les endroits festifs du village (bars à vin, folies, cabarets…) comme le déjà célèbre "Bar des Folies" et plus tard, dans les établissements de personnages essentiels au développement de Belleville, tels que Ramponeau ou Desnoyers, grands pourvoyeurs de plaisirs. La descente de La Courtille était un défilé rituel qui réunissait à l'aube du mercredi, après une nuit de festivité, les ouvriers du faubourg, le petit peuple des barrières et les bourgeois des quartiers du centre. Les guinguettes fleurissaient partout et le vin coulait à flot. Et déjà le village se forgeait cette réputation mythique, ce penchant pour le vin et la débauche, et les cabarets. La Courtille devint ce lieu où l'on vivait autant que l'on s'amusait comme le décrit si bien Emmanuel Jacomin dans Histoire de Belleville3 :

« En nul autre endroit de Paris et de banlieue on ne vit jamais tant festiner, banqueter, gobelotter, biberonner, caqueter, raqueter, taroter, chanter, danser, cotillonner, bref, pour tout dire en un mot alors très en vogue : ramponner, car le roi de la Courtille, c’était Jean Ramponeau (cabaretier du Tambour Royal ».

Pendant la période du Premier Empire, la mise en lotissement de domaines d’anciennes congrégations rendent le commerce et l’industrie très actifs à Belleville: des fabriques de boutons, cuirs, vernis, allumettes… s’installent. Des ouvriers et artisans de toutes corporations viennent de Paris et de la province.

Mais c’est sous la Restauration et la Monarchie de Juillet que cet espace s’urbanise vraiment, sous le double système de la construction le long des faubourgs et du lotissement interstitiel.

Ces opérations de lotissement se déroulent sans aucune concertation et dans un souci d’économie pour les lotisseurs avec pour conséquence, la création d’ensembles plus ou moins rattachés les uns aux autres et un état d’insalubrité quasi généralisé.

Ce mode de croissance est dicté par la nécessité de loger une population ouvrière de plus en plus nombreuse, dépourvue de moyens financiers importants. Outre la production de logements, les lotissements accueillent une petite industrie et de nombreux commerces. Néanmoins, ils sont sous équipés : aucune école, aucun équipement public ne sont programmés. Ce sont les pouvoirs publics qui procèdent à des travaux d’accommodation.
Entre 1835 à 1845 la population de Belleville passe de 8 000 à 35 000 personnes, mais l’explosion de la population, n’étant pas prise en compte dans la planification urbaine, rend les conditions de vie misérables.
Déçus par les promesses non tenues de la Révolution, les Bellevillois se rassemblent dans des clubs républicains et des sociétés de secours mutuelles dans le but d’améliorer la condition ouvrière. Des « ateliers nationaux » mais la demande de travail est supérieure aux postes disponibles et les ouvriers se révoltent.

Suite à la Révolution de Février, l’Insurrection de Juin 1848 et les épidémies de choléra, la croissance de la population de Belleville ralentit.

La Belle Epoque
C’est lors des travaux d’aménagement d’Haussmann à Paris, que Belleville retrouve sa croissance. Peu touché par l’haussmannisation, le quartier attire, par le bas prix de ses loyers et les possibilités de travail dans les fabriques, les gens pauvres chassés de la capitale. Pendant cette ère industrielle, Belleville sera peuplé en grande majorité par des ouvriers et artisans, dont le tiers était des femmes.

Belleville grandit et passe de 45 000 habitants en 1853 à plus de 100 000 en 1870.

Belleville annexé
En 1860, Belleville est annexé à Paris. L’annexion est mal perçue à ses débuts surtout en raison de la division en deux arrondissements de l’ancien village4.

De plus, les taxes et impôts sont plus élevés. En conséquence, beaucoup de commerçants et artisans quittent Belleville pour s’installer au-delà des fortifications de Paris.
L’espace laissé par la destruction de l’enceinte et de la barrière de Belleville, rassemble 4 voies qui constituent chacune la frontière entre deux arrondissements.

Le premier axe, est-ouest, comprend la rue de Belleville et le faubourg du Temple, artère grouillante connue autrefois pour ses nombreux cabarets et devenue aujourd'hui :
« une rue bordée de boutiques de pacotilles et de revendeurs de tis­sus, de commerces de prêt-à-porter et de marchands des quatre-saisons qui déballent leurs éventaires sur la voie publique, où le piéton se fraie tant bien que mal un passage » .5
Le seconde axe, nord-sud, comprend le boulevard de la Villette, et celui de Belleville, qui résume sur une très courte distance l'atmo­sphère du quartier et représente sa population.
La légende bellevilloise qui faisait frémir d’horreur le bourgeois parisien s’estompe peu à peu mais Belleville réussit quand même à conserver son âme de village ; des fêtes y sont régulièrement organisées et son esprit révolutionnaire est toujours aussi présent.

Je suis Bellevillois
Je suis Bellevillois ! Ce mot vous épouvante !

C’est le quartier maudit ! Oui c’est l’enfer du Dante !

C’est le sombre Ténare, un cloaque, in bourbier

Dont parle avec terreur le paisible rentier,

C’est là que gît enfin la vile populace

Se révoltant souvent et qui toujours menace !

Un tas de mange tout ! Ivrognes, paresseux !

Ils ne possèdent rien mais ils sont partageux !

Voilà l’opinion qu’on a de nous en ville.
Michel BORDET, Je suis Bellevillois, 1872.

Protestation présentée au théâtre de Belleville.


Parallèlement, les constats de l’époque en terme de logements sont unanimes : l’insalubrité ronge le quartier.


Belleville au XXème siècle
Au XXème siècle, Belleville devient un point de chute pour les immigrés attirés par l’activité économique. Les réseaux socioprofessionnels relativement rapprochés entre les nouveaux habitants et les anciens assurent une intégration rapide au microcosme bellevillois.
Après la Grande Guerre, la ville entame la destruction de ses fortifications (enceinte de THIERS) et, dans les années trente, construit sur son pourtour des HBM, ce qui soudera les anciens villages. Les HLM viendront plus tard, après la Seconde Guerre mon­diale, surtout en remplacement des friches industrielles puisque après 1954, Paris se désindustrialise très rapidement.

Pour répondre aux problèmes d’insalubrité des plans d’aménagement d’ensemble sont approuvés, régis par les principes hérités de l’urbanisme moderne. Heureusement, la reconstruction suivant ces principes est remise en cause à la fin des années 70 et une démarche plus soucieuse de l’architecture existante est favorisée. Ainsi l’espace alentour au carrefour échappera au projet global qui prévoyait la démolition du bâti ancien et la reconstruction de tours, projet semblable à celui qui a été adopté Place des Fêtes.
Malgré quelques rénovations inéluctables et le fait que ce carrefour s’étende depuis l’Annexion sur quatre arrondissements (10, 11, 19, et 20ème), Belleville continue à garder son âme de village, riche d’Histoire et de diversités culturelles et commerciales comme le confirment encore la présence d’ateliers d’artistes et de commerces de bouche.
Aujourd'hui, cependant, cet ancien quartier populaire marche vers l'embourgeoi­sement, renouant ainsi, si l'on peut dire, avec ses traditions anciennes, la cam­pagne en moins.




Belleville dans l'entre-deux-guerres
«Les grandes avenues, récemment percées, avec la froide monotonie de leurs hautes constructions neuves, ont la banale correction de toutes les voies modernes. Dans la rue de Belleville, ou celle de Ménilmontant, on est en plein faubourg. Tout y est couleur, mouvement et bruit. Riant, jurant, chantant, une foule affairée d'hommes en vêtements de travail, de femmes en cheveux, d'enfants livrés à eux-mêmes, se presse sur les trot­toirs trop étroits, déborde sur la chaussée en pente que funiculaire et autobus sillon­nent dans un fracas de ferraille. D'étroits passages, coupés de marches glissantes et qu'éclairent encore des lanternes, de som­bres cours tortueuses s'ouvrent parfois entre les murs noirs. Des nombreuses cordonneries, des boutiques de comesti­bles de toutes sortes montent une acre senteur de peaux fraîchement tannées, des odeurs de friture et de victuailles. (...)

Mais parmi les façades maussades, (...) voici, toute petite entre ses hautes voisines, une maison à un seul étage. Un toit de tuiles. Une mansarde avec la poulie qui sert à rentrer les balles de foin dans le grenier. Une grande porte cochère, et au fond d'une cour, où pico­rent des poules, une écurie où un cheval tire, en piaffant sur sa longe. La ferme d'autrefois vient rappeler les récentes ori­gines de ce populeux quartier.

Et si l'on s'éloigne des deux artères principales, dans le dédale des petites rues tranquilles, près d'usines, d'ateliers ou de cités ouvrières, de ci de là, quelques élé­gantes folies d'antan. Mais surtout, à chaque pas, des jardins. Par les portes entrebâillées, derrière un mur, au-dessus des toits, toujours quelque branche qui se montre, quelque coin de verdure qui apparaît. Si l'on pénètre derrière les mai­sons formant écran, on trouve souvent un pittoresque labyrinthe de bicoques de tous matériaux et de toutes formes, élevées au centre de minuscules jardinets jalousement entourés de palissades et de haies. Mais parfois on découvre aussi un petit bois d'arbres séculaires couverts de mousse, enguirlandés de lierre, plein d'oi­seaux. Enfin, tout en haut, près des for­tifications, il est des terrains vagues, à l'herbe pelée, derniers lambeaux des champs disparus.»
Myriem Foncin. Belleville in La Vie urbaine, 1921.



Sources

Bibliographie :

  • CHARMES (Eric), «  Le retour à la rue comme support de la gentrification », in « Le sens des formes urbaines », in Espaces et Sociétés, n°122, Paris, Editions Erès, mars 2005, 230 p., 115-136.

  • DE ANDIA (Béatrice) et DE JUNOT (Michel), Le 10ème arrondissement, Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Collection Paris en 80 quartiers, Action Artistique de la Ville de Paris, 2000, 142 p.

  • DE ANDIA (Béatrice) et DE JUNOT (Michel), Le 11ème arrondissement, Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Collection Paris en 80 quartiers, Action Artistique de la Ville de Paris, 2000, 140 p.

  • DE ANDIA (Béatrice) et DE JUNOT (Michel), Le 19ème arrondissement, Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Collection Paris en 80 quartiers, Action Artistique de la Ville de Paris, 2000, 142 p.

  • DE ANDIA (Béatrice) et DE JUNOT (Michel), Le 20ème arrondissement, Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Collection Paris en 80 quartiers, Action Artistique de la Ville de Paris, 2000, 142 p.

  • DUBOIS (Anne Marie), Le guide du promeneur, 20ème arrondissement, Paris, Editions Parigramme, 2003, 179 p.

  • Duclert (Ariane), Le guide du promeneur, 10ème arrondissement, Paris, Editions Parigramme, 1996, 190 p.

  • FARGUE (Léon Paul), Les 20 arrondissements de Paris, Fontfroide le Haut, Editions Fata Morgana, 2002, 91 p. (Edité précédemment chez Vineta, 1951).

  • HILLAIRET (Jacques), Dictionnaire historique des rues de Paris, Livres de A à K et de L à Z, Paris, Les Editions de Minuit, 10ème édition, 1997, 740 et 751 p

  • LE ROUX (Thomas), La maison des Métallos et le Bas Belleville. Histoire et patrimoine industriel à Paris, Paris, Editions Créaphis, 2003, 172 p.

  • LUCAN (Jacques), Paris des faubourgs ; formation, transformation, Paris, Editions du Pavillon de l’Arsenal, Editions A. & J. Picard, 1996, 221 p.

  • Manéglier (Hervé), Vie et histoire du 20ème arrondissement : Belleville, Charonne, Père Lachaise, Saint-Fargeau : histoire, anecdotes, curiosités … collection dirigée par Jean Colson, Paris. Editions Hervas, 1995. 157 p

  • Philipp (Elisabeth), Le guide du promeneur 19ème arrondissement, Paris, Editions Parigramme, 1994, 213 p.

  • PINCON (Michel) et PINCON CHARLOT (Monique), Sociologie de Paris, Paris, Editions la Découverte, 2004, 114 p.

  • Renou (Dominique) et Michel (Denis), Le guide du promeneur 11ème arrondissement, Paris, Editions Parigramme, 1993, 203 p.

  • ROULEAU (Bernard), Villages et faubourgs de l’ancien Paris. Histoire d’un espace urbain, Paris, Editions du Seuil, publié avec le concours du Centre National des Lettres, septembre 1985, 379 p.



Sites Internet :

- Présentation du Quartier de Belleville :

http://www.belleville-insolite.org/pages/quartie.htm

- Le Hameau de Belleville, Belleville village, un village à Paris :

http://www.belleville-village.com/histoire.html

- Fontaine au Roi : la Courtille :

http://www.far-i.net/histoire.htm

- Belleville Ménilmontant :

http://www.parisbalades.com/Arrond/20/20ebelleville.htm

- filmographie Belleville :

http://www.forumdesimages.net/fr/alacarte/htm/ETUDE/BELLEVILLE/content.htm

- Site de la mairie du 10ème arrondissement de Paris

http://www.mairie10.paris.fr/mairie10/jsp/site/Portal.jsp

- Site de la mairie du 11ème arrondissement de Paris

http://www.mairie11.paris.fr/mairie11/jsp/site/Portal.jsp

- Site de la mairie du 20ème arrondissement de Paris

http://www.mairie20.paris.fr/mairie20/jsp/site/Portal.jsp

- Site de la mairie du 19ème arrondissement de Paris

http://www.mairie19.paris.fr/



1 Qui sont sur l’emprise de l’ancienne enceinte des Fermiers Généraux.

2 Notons que le nom du carrefour rappelle que ce dernier succède à l’ancienne barrière des Fermiers Généraux, caractéristique de l’ancien village de Belleville.

Notons également que les divisions administratives coupent un territoire qui englobe les extrémités de 4 arrondissements, territoire qui se veut homogène et que l’on nomme Belleville.

Ainsi, malgré que la sémantique ait nécessité une vision plus globale, il est apparu important d’aborder l’histoire du carrefour de Belleville à partir de celle du village du même nom.

3 Jacomin (Emmanuel), Histoire de Belleville, Paris, Editions Henri Veyrier, 1975.

4 Il faut savoir qu’au moment de l’Annexion la commune de Belleville dont la population compte 60 000 habitants est la treizième vile de France et la deuxième d’Ile de France. Depuis les évènements de 1848, elle constitue, aux portes de la capitale, un danger qu’il convient de neutraliser. Cf. l’article d’Amina SELLALI, « Théorie de lotissements. La formation du XXème arrondissement. Belleville et Charonne.» pp.39- 53 in LUCAN (Jacques), Paris des faubourgs ; formation, transformation, Paris, Editions du Pavillon de l’Arsenal, Editions A. & J. Picard, 1996, 221 p.

5 Renou (Dominique) et Michel (Denis), Le guide du promeneur 11ème arrondissement, Paris, Editions Parigramme, 1993, 203 p.


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