Par Henri Le Bihan, recteur de 1982 à 1991(Corbeille N° 132 & suivants)








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HISTOIRE de PLOUJEAN
de Guillaume Quéguiner

par Henri Le Bihan, recteur de 1982 à 1991(Corbeille N° 132 & suivants)


Introduction



La Corbeille se propose de vous présenter dans ses prochains numéros une série d’articles sur le passé de Ploujean, ses monuments divers, les événements les plus marquants de son histoire, les personnages qui, à un titre quelconque ont eu des rapports avec Ploujean.

Pour le passé lointain, la documentation sera puisée principalement dans un livre de Louis Le Guennec consacré uniquement à Ploujean, datant de 1908 et qui n’a pas été réédité.

Sur certains points, les renseignements sont très succincts : un nom, une date, des faits simplement mentionnés sans les détails qu’on aurait aimé connaître mais que les textes n’ont pas retenu.

Pour une période plus récente, mais qui semblera déjà éloignée à beaucoup parce qu’ils ne l’ont pas connue, les sources seront plus abondantes, et en ce qui concerne la vie quotidienne des gens de cette époque, nous aurons recours aux souvenirs des plus anciens d’entre nous. (cette vie quotidienne appartient aussi à l’Histoire puisqu’elle appartient à une époque révolue)

Disposant de tous les éléments, la corbeille va vous convier à une sorte de promenade au cours de laquelle nous ferons connaissance avec les monuments légués par nos ancêtres, les événements auxquels ils ont été mêlés ou dont ils furent les acteurs principaux, les personnages dont le nom est lié plus ou moins étroitement à l’histoire de notre commune.

Parmi les monuments, l’église retiendra d’abord notre attention. C’est le centre autour duquel toute la vie d’autrefois convergeait. Elle est d’une valeur historique reconnue. Dans sa partie romane elle daterait du 11ème siècle, et peut-être même est-elle antérieure aux invasions normandes, ce qui lui donnerait plus de mille ans d’ancienneté et en ferait l’un des plus vieux monuments de Bretagne. Au cours des âges, elle a été agrandie et a subi des transformations pour lesquelles les dates sont connues.

Les chapelles auront ensuite leur tour. Il y en eut autrefois plus d’une douzaine sur lesquelles cinq sont encore debout et en bon état. On sera surpris d’apprendre que jusqu’à 1809, il y en avait une tout près de l’église, dans le vieux cimetière. Dans cette chapelle assez importante, tout a disparu sauf une statue de la vierge qui se trouvait jusqu’à une date très récente sur l’autel à la droite du chœur et qui est maintenant placée dans la nef contre un pilier : Notre dame de Ploujean.

Grâce à des documents qui ont été conservés, on pourra ensuite connaître son équipement et sa décoration intérieure.

Le vieux cimetière mérite aussi d’être évoqué.. Il fit l’admiration de Charles le Goffic, de Louis Le Guennec et de bien d’autres. Les vieilles pierres qui formaient le mur de son enceinte sont encore dans le bourg et nous verrons l’usage qui en a été fait.

Auront ensuite leur tour, les manoirs et châteaux qui furent toujours nombreux à Ploujean témoignant de l’attrait exercé en tout temps par notre beau pays.

Certains ont disparu. D’autres, très mutilés, sont devenus des fermes. Quelques-uns eurent autrefois une importance que nous ne soupçonnons pas.

Nous ne négligerons pas des constructions plus modestes qui nous viennent aussi des temps anciens ou qui nous sont signalées par les documents écrits : vieilles maisons, calvaires, colombiers (il y en avait 4 ou 5 dont un seul est toujours debout) fontaines, fours à pain et moulins (moulins à eau de rivière, moulins à mer et même moulin à vent…)

Les événements remarquables seront abordés ensuite. Il y en eut de douloureux : 3 ou 4 épidémies de peste dont l’une fit 73 victimes parmi lesquelles le recteur, la mort d’un autre recteur par noyade puis d’un troisième par coup de feu, en 1522 alors qu’il aidait les Morlaisiens à se défendre contre une attaque des anglais.

Il y eut même un déraillement de train sur le territoire de la commune. Cela peut paraître surprenant alors qu’il n’existe plus aucune trace de chemin de fer sur notre sol.

Il y eut aussi des événements heureux, entre autres, la découverte d’objets préhistoriques et de trésors qui procurèrent beaucoup de joie à leurs « inventeurs » .

Parmi les personnages qui se présenteront à nous, dans notre incursion dans le passé, certains sont nés à Ploujean et y ont toujours vécu ou bien n’y ont passé que leur enfance ou une partie de leur jeunesse ou encore n’y sont venus qu’au soir de leur vie. D’autres n’y ont fait qu’un bref passage mais, en raison de leur importance, leurs noms ont été retenus.

Des noms vont nous apparaître qui nous étonneront, tels que ceux de Dupleix, La Fontenelle, La Chalotais.

Dupleix ne fut pas un mince personnage puisque plus de 200 ans après sa mort (1697-1763), la Marine nationale a donné son nom à une de ses unités.

La Fontenelle était de réputation nationale, lui aussi, mais sur un tout autre plan. Il fut soumis au supplice de la roue et exécuté sur la place de Grève à Paris sur décision du roi Henri IV. Il fut pendant quelque temps propriétaire d’un château à Ploujean et ce château est toujours debout. Ce même château vit naître deux siècles plus tard un écrivain auquel les manuels de littérature moderne accordent une place enviable. Il s’agit de Tristan Corbière dont le père fit construire le château de Roc’h ar Brini.

La Chalotais, très connu dans l’histoire de Bretagne et même de France, fut enfermé au château du Taureau. Sa fille fut châtelaine de Kéranroux et son petit-fils nous a laissé des témoignages de son activité ainsi que nous le verrons.

Un autre personnage qui connut aussi une vie très mouvementée est encore parmi nous, puisque sa trombe est dans notre cimetière. C’est le général de Tromelin qui combattit d’abord Bonaparte dans les rangs des Anglais avant de se rallier au même Bonaparte devenu Napoléon Ier. Il se trouvait à ses côtés à Waterloo. Après une existence qui se déroule en grande partie sur les champs de bataille, il vient terminer paisiblement ses jours à Ploujean.

Ploujean connut nombre de visiteurs de marque. Nous en citerons un seul cette fois. Ce n’était d’ailleurs pas un visiteur, mais une visiteuse, une jeune bretonne qui eut une destinée exceptionnelle.

A 14 ans, elle fut mariée par procuration à un futur empereur d’Allemagne. Elle fut deux fois reine de France, mère d’une reine de France, grand-mère d’un roi et arrière-grand-mère de trois futurs rois de France dont l’un fut même roi de Pologne.

Alors qu’elle était reine de France pour la seconde fois, elle traversa Ploujean de bout en bout en se rendant à Saint-Jean-du-Doigt. Parmi les populations venues l’acclamer devaient se trouver les ancêtres de quelques-uns d’entre nous, ancêtres lointains à coup sûr car ce voyage eut lieu en 1508. Dans son entourage figuraient deux de nos anciens compatriotes : Pierre de Kersulguen, seigneur de La Boissière, et le seigneur de Coatgrall.

Ce personnage prestigieux était la toute bonne, la toute modeste Anne de Bretagne, la duchesse en sabots… Nous la retrouverons plus tard dans un de nos articles.

On ne se bornera pas aux seuls personnages dont l’histoire a retenu le nom. Des Ploujeannais d’autrefois, restés pour la plupart anonymes auront aussi leur tour. On parlera de leurs travaux, de leurs coutumes et traditions. On s’attachera à quelques figures particulièrement pittoresques.

Et les animaux eux-mêmes auront leur place, ces bonnes bêtes d’antan qui partageaient les labeurs et les peines des hommes et avec lesquels ceux-ci entretenaient des liens affectifs dont on n’a plus idée.
Par notre flânerie a travers le vieux Ploujean, la connaissance des gens qui foulèrent le même sol que nous, et des demeures qui abritèrent leur existence nous verrons un peu de vie réapparaître parmi les pierres et des lieux qui semblaient froids et inertes.

Cette connaissance des noms, des faits et gestes des hommes de l’époque où ils ont vécu opérera en nous une sorte de résurrection du passé. Nous espérons qu’il en résultera pour chacun un attachement plus vif pour Ploujean et pour ceux qui furent Ploujeannais avant nous.

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