Talents du luxe et de la creation 2008








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ETRE HERMES





La position d’Hermès est assez unique puisqu’il est le dernier groupe de luxe familial français indépendant. Aussi, lorsqu’en 2006 Patrick Thomas succède au très charismatique Jean-Louis Dumas, l’enjeu est de taille. Pour la première fois dans l’histoire bicentenaire de la griffe du sellier-maroquinier, la gestion quotidienne n’est pas dans les mains d’un membre du cercle des héritiers. Son défi ? Composer avec la famille, être dans la continuité, assurer le cap dans un monde où la concurrence est accrue et ne pas s’endormir sur les lauriers du passé. Deux ans plus tard, le défi est relevé avec panache et Patrick Thomas peut dire « je suis son successeur sans jamais avoir été son remplaçant ». Cet homme humble, bien que n’appartenant pas au sérail, n’en reste pas moins « très Hermès ». Car dans « la maison », une personne, un objet, une idée se doivent d’ « être (ou ne pas être) Hermès ». La soixantaine alerte, Patrick Thomas a en effet le style, la rigueur, la pudeur, et l’amour du beau qui conviennent à la vénérable institution du luxe français. Diplômé de l’Ecole Supérieure de Commerce de Paris, cet homme issu d’une famille de viticulteurs bourguignons puise dans ses racines le lien affectif qui le lie avec les maisons familiales, qui l’ont conduit à être le directeur général d’Hermès puis à faire l’école buissonnière en prenant la tête de Lancaster (1997) et de William Grant & Sons (2000). « J’aime l’attention que ces sociétés portent aux hommes et cet héritage qui insuffle une vision forte et de long terme », avouera-t-il. Cette attention au capital humain, Patrick Thomas est le premier à l’encourager, lui dont la première orientation lorsqu’il est revenu chez Hermès, pour en prendre la tête, a été de donner une plus grande liberté d’action aux différentes divisions de l’entreprise. Patrick Thomas n’a eu de cesse de laisser autant qu’il le pouvait du jeu à la créativité de ses équipes : « sans créativité nous fermerions dans les trois ans, affirme-t-il avec lucidité ». Une quête de renouveau qui n’éclipse pas l’exigence de perfection sur laquelle la griffe a toujours bâti sa réputation. A cet effet, le directeur ne fait de mystère : la valeur du temps. Pas question de bousculer les artisans dans les ateliers à Pantin : comme toujours, ils prendront leur temps pour fabriquer le sac qu’ils signeront ; comme toujours, chaque nouveau carré de soie, l’autre « icône » de la maison, sera mûri pendant deux ans. Reconnaître les vertus de la lenteur : voilà une qualité rare pour un manager pas comme les autres qui incarne la force tranquille du luxe. « Une marque cela se peaufine », explique-t-il. C’est ainsi que tout en douceur, mais avec fermeté, il développe la noble entreprise. De 400 m², le navire amiral du Faubourg Saint Honoré passe à 1700 m². Se tournant vers la Chine, il y ouvre quatre magasins par an : une démarche nécessaire au moment où la croissance ralentit au Japon. Il donne aussi plus de place à la mode, sans pour autant vouloir être « à la mode ». Sans lui faire perdre l’allure, le charme et la séduction qu’elle suscite, Patrick Thomas endosse avec bonheur l’exigence de beauté et de réussite d’Hermès.

EMPREINTE DE L’ANNEE 2008

Felipe Oliveira Baptista

Créateur de mode


MODE INDEPENDANTE





Pour son premier défilé en tant que créateur indépendant, en 2003, Felipe Oliveira Baptista a établi les bases de son style : c’est sur le thème de variations autour de la rayure qu’il se fait connaître. Il commence par un effet noir et blanc, un ruban flottant sur une chemise qui finit en baguette sur un pantalon ; ailleurs, les rubans multicolores sont brodés à touche-touche sur un tee-shirt pour une mini-robe soufflée – le tout dans un climat de douceur et une poésie dynamique, à travers vingt modèles impeccablement réalisés. Voilà ce qui a signé l’entrée de Felipe Oliveira Baptista dans l’univers de la mode avec sa propre marque. Rien ne prédisposait pourtant ce trentenaire à une telle carrière. Lorsqu’il commence ses études, il ne croit pas véritablement aux études de mode ; au Portugal où il est né, il ne s’agissait pas d’une filière d’enseignement. C’est à Londres qu’il découvre la formation sous son angle technique et commercial. Il décide finalement de s’y consacrer corps et âme. Engagé dès sa sortie par le groupe Max Mara, il reste un an en Italie et débarque à Paris en 1998 pour devenir l’assistant de Christophe Lemaire. Il fait dans cette maison la rencontre d’une jeune responsable commercial et communication qui deviendra sa femme et son associée dans la marque Felipe Oliveira Baptista. Cette dernière sera créée quelques années plus tard, après un passage d’un an chez Cerutti et après avoir remporté le Grand Prix du Festival d’Hyères, premier couronnement d’un talent déjà bien affirmé où se mêlent influence cinématographique et photographique. Le sens de la coupe, des contrastes et la science du volume qu’il développe lui valent même une réputation d’ancien architecte dont il se défend formellement. Si la réussite de cette nouvelle marque est rapidement au rendez-vous, la vie de créateur indépendant n’est pas forcément facile. Felipe Oliveira Baptista l’avoue d’ailleurs volontiers : il va falloir que sa Maison trouve un partenaire pour avancer, développer l’équipe et les projets. Car si les acteurs de la jeune entreprise sont aujourd’hui installés dans le Xe arrondissement de Paris, leurs seuls moyens de subsistance sont la subvention du gouvernement portugais et les bénéfices des ventes réalisées auprès d’une dizaine de magasins dans le monde (L’Espionne, Colette et les Galeries Lafayette notamment). Les perspectives ? Ce chef de file d’une nouvelle forme de couture où certaines broderies et finitions sont exécutées à la main sur une production en série, souhaite maintenant pouvoir se lancer dans la production de chaussures et surtout, très vite, dans l’homme. Impatient, il voit déjà cette collection à venir : « Ce sera un peu mon dressing pour le quotidien », des vêtements qui donneront l’impression de pouvoir durer éternellement.

TALENT D’OR 2008

Frédéric Pinel

Malletier


DEMESURE SUR MESURE





Des bracelets manchette aux malles intelligentes en passant par les étuis à briquets, les portes cartes, les tongs et les accessoires pour chiens, Pinel & Pinel s'impose comme la nouvelle marque de maroquinerie de luxe. A l’origine de cette marque pas comme les autres, Frédéric Pinel alias P&P, dont le foisonnant créatif n’a d’égal que l’excellence du savoir-faire. A personnalité atypique, parcours singulier. Après avoir obtenu son bac, le jeune entrepreneur parisien passe un an à Londres où il se passionne pour l'avant-garde des quartiers de King's Road et de Portobello. De retour dans l'Hexagone, il ouvre une boutique de vêtements au cœur de Paris. Mais sa créativité déborde et sa première oeuvre, un sac à pizzas, est un coup de maître qui lui permet d'acquérir un atelier et d'y développer ses projets. Ainsi naît Pinel & Pinel, en 1998, qui lance, plus tard, des accessoires de luxe pour fumeurs : étuis à briquet, à cigares et à cigarettes, dans des cuirs aux milles couleurs. Le succès est une fois encore au rendez-vous et, dans la foulée, P&P imagine des modèles d’accessoires de la vie quotidienne toujours réalisés dans la tradition du luxe à la française, avec des matières d’une grande qualité et de multiples couleurs, véritable marque de fabrique de P&P. Le magasin Colette en raffole, le Ritz s'y intéresse, mais aussi Victoire et Harrod's et un grand magasin de Hong-Kong. Depuis 2004, P&P réalise des chefs d’œuvre de luxe ultime. Les malles intelligentes sont nées. Parmi elles, l’excentrique malle Picnic créée pour le champagne Krug. Dans son écrin luxueux recouvert de vachette façon poulain noir, son élégance insolente révèle un équipement digne d’un Palace. Avec la Malle Visio en bois gainé cuir, c’est le cinéma où on veut, quand on veut, grâce à un home cinéma intégré. La Soprano quant à elle est un salon de musique nomade, high tech bien sûr. Enfin, I-trunk est un bureau de 0,25 m2, véritable malle de voyage équipée d’un ordinateur, d’un ensemble son, d’une imprimante et de rangements. Chaque pièce, réalisée sur-mesure nécessite des heures de travail. En 2007, il crée sa collection de sacs à main, des formes intemporelles dans des peaux ultra souples. Il réalise aussi des valises gainées de cuir, exemplaires en termes de robustesse et de légèreté.

PRIX SPECIAL DU JURY 2008

Patrick Naggar

Architecte, designer







L’HOMMES DES PARTAGES





C’est le profil atypique de Patrick Naggar qui fait la force de ses œuvres : diplômé en architecture de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts, il a également étudié l’urbanisme, les sciences humaines et suivi les séminaires du philosophe Philippe Serres sur l’histoire des sciences. De son savoir, il puise son éternelle réflexion sur l’importance de l’Antiquité dans l’art. Dans chacune de ses œuvres, il s’appuie sur cet héritage, se réfère aux lois de l’architecture gréco-romaine, se nourrit de références mythologiques : la régularité des lignes, la magnificence des matériaux donnent une aura mystique et envoûtante à ses constructions. Mais cette vision ne le détourne pas de la modernité : sa véritable ambition est de créer du neuf, d’explorer les matériaux industriels et de s’inspirer des réalisations des grands architectes contemporains. Son histoire est le reflet de ce mélange de cultures : né en Egypte, élevé seul à Paris, il vit désormais entre la capitale française et New-York, là où sa carrière a commencé. C’était dans les années 1980, lors d’une exposition chez Jansen, lorsque ses meubles ont été édités pour la première fois. Depuis, il connaît un succès sans frontière, et est chargé d’aménager de nombreux appartements new-yorkais, la plupart du temps occupés par des collectionneurs. Il y intègre autant ses propres créations que des meubles chinés chez ses antiquaires préférés. Récemment, c’est pour le nouveau restaurant du prestigieux chef Daniel Boulud, chouchou des gastronomes new-yorkais qu’il a signé la décoration : en concevant un patio florentin où des chaises serties de velours donnent des airs de théâtre vénitien, il a conquis les célébrités qui viennent y dîner. Il a également conçu pour le prestigieux projet Tectona une série de meubles réalisés exclusivement en teck et participé à des projets haut de gamme et luxueux, comme au design de l’hôtel Pucci ou à celui de la boutique du prestigieux éditeur de parfums Frédéric Malle. Patrick Naggar construit ses projets à partir de valeurs clés, dont l’objet central est imperturbablement la quête d’une harmonie profonde entre le sujet et son environnement. En pratiquant le double langage à travers son métier d’architecte et de designer, il s’approprie l’espace en lui confiant sa vision de l’équilibre … et de la beauté !




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