Littérature russe








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I. LE DÉDOUBLEMENT DE LA VIE RUSSE.




Les deux courants.



Au cours de son existence millénaire le peuple russe a dû subir sans relâche une double traction simultanée en sens inverse, il a dû gaspiller ses forces sur deux fronts opposés, l’Orient et l’Occident, en parvenant à des résultats dont les uns étaient positifs, bienfaisants, et les autres n’étaient utiles que pour autant qu’ils assuraient la calme et paisible jouissance de résultats tangibles et souhaitables.

L’histoire russe ne ressemble pas à un cours d’eau uni, renserré dans ses berges, mais plutôt à deux courants parallèles qui, entre deux rives communes, se sont creusé chacun son lit particulier. Celui qui a navigué sur la Volga et qui connaît son confluent avec la Kama, saisira facilement notre idée. Pendant bien des kilomètres encore cette rivière roule ses eaux à côté de celles de la Volga, sans les mélanger. À mesure que la distance du confluent augmente, le courant de la Kama s’affaiblit, elle prend la coloration de la Volga et finit par s’y perdre. Oui, le cours de la Kama se confond avec celui de la Volga, tandis que dans la vie russe le courant asiatique ne s’est jamais complètement confondu avec le courant européen. Oui, les eaux de la Volga finissent par diluer celles de la Kama, par les engloutir et quelque part là-bas, sous Samara ou Saratov nous ne retrouvons plus le souvenir de la puissante rivière ; mais dans l’histoire russe les efforts du courant européen pour s’affranchir de l’emprise du courant asiatique n’ont pas encore réussi. De nos jours, tout aussi bien que par le passé, les deux courants, l’occidental et l’oriental luttent entre eux pour envahir, chacun exclusivement, tout l’espace qui s’étend d’une rive à l’autre.

En d’autres termes, à côté de l’histoire européenne proprement dite, que la Russie créait de son propre gré, qu’elle développait et cultivait, elle en avait une autre, l’histoire asiatique, qui lui était imposée par les circonstances, inévitable et inéluctable. Ces deux histoires se déroulaient parallèlement, indépendamment, hostiles l’une à l’autre, jamais solidaires. Il en est ainsi parce que l’Europe a toujours été pour la Russie le symbole de la culture commune à l’humanité entière, du progrès et du dynamisme, tandis que l’Asie représentait la stagnation et la barbarie.

Le front européen.



Arrêtons-nous tout d’abord à considérer le front européen. Il suffit de jeter un coup d’œil sur l’histoire russe dans son ensemble pour se persuader que ce front n’a jamais été interrompu au cours des mille ans de notre histoire, c’est à dire pour avoir le droit de placer le peuple russe au nombre des peuples européens. En effet, qu’observons-nous ?

Une communauté de race, due à la même racine arienne. Le peuple russe, aussi bien que les peuples germaniques, latins et grecs, comme tous les Slaves, est une branche de la race indo-européenne, ce qui, en majeure partie, explique l’affinité qui existe entre les valeurs morales et intellectuelles, avec lesquelles chacun de ces peuples a commencé à vivre.

L’apparition presque simultanée de ces différents groupements ethniques, juste au moment, où le monde classique était parvenu à son déclin et devait être substitué par de nouveaux peuples. La différence de temps dans leur apparition n’est pas assez grande pour qu’on doive en tenir compte. En effet, la France et l’Allemagne ont commencé à exister comme telles seulement à partir du traité de Verdun (843), c’est à dire juste au moment, où l’histoire a enregistré pour la première fois des mouvements de caractère politique sur le front russe (862). L’état polonais est né, comme l’on sait, un siècle après l’apparition de l’état russe et l’état hongrois plus tard encore.

L’unité de religion, voire la religion chrétienne. Ayant embrassé le christianisme, le peuple russe a, par cela même, accepté des principes identiques de morale et de justice que ses voisins occidentaux, principes basés sur l’amour du prochain, sur l’impartialité, sur la reconnaissance des rapports sociaux, ne faisant pas de différence entre les fidèles et les gentils. Ce que Rome avait été pour les Germains, Byzance le fut pour les Russes : une école religieuse, juridique et littéraire. À Byzance, comme jadis à Rome, le jeune esprit barbare se sentait pénétrer d’admiration pour une civilisation harmonieuse et brillante, forte de sa valeur morale ; là comme ici la force physique s’habituait à reconnaître la supériorité des éternels principes moraux sur les éléments d’ordre matériel et transitoire. Nous voyons par là que l’identité de la religion embrassée par les Germains et les Slaves à l’aube de leur existence politique a constitué une base commune à leurs vies culturelles respectives.

Notre affirmation quant à l’unité religieuse paraît démentie par les différences existant entre le catholicisme et l’orthodoxie, mais ces différences ne se sont pas manifestées au moment, où la religion païenne a fait place à la religion chrétienne, mais beaucoup plus tard. Pour ce qui en est du terrain religieux, il était le même : tous les nouveaux peuples chrétiens ont grandi dans l’atmosphère des mêmes postulats et des idéals semblables. Ce n’est pas l’église catholique ni l’église orthodoxe qui les ont créés, mais la doctrine enseignée par le Christ et qui était commune à tous. Le christianisme a proclamé l’existence de deux mondes, le monde temporel et le monde spirituel et cette idée, si étrangère à la conception qu’avaient de l’univers les Grecs et les Romains, constitue le pivot de l’histoire de tous les peuples chrétiens, quels qu’ils soient, le peuple russe, tchèque, français ou anglais.

Contrairement au paganisme, la religion chrétienne enseignait à considérer tous les hommes comme faisant partie d’une même grande famille ; elle proclamait ainsi un principe qui était étranger non seulement aux Germains et aux Slaves à demi barbares d’alors, mais aussi aux peuples civilisés grec, romain et hébreux, dont chacun se plaçait en dehors et contre tous, se retranchant dans son égoïsme et son orgueil. Les Grecs s’isolaient du reste du monde, qu’ils considéraient comme barbare, fiers de leur culture et de leur érudition ; les Romains étaient entichés de la supériorité que leur conférait leur situation exceptionnelle dans l’état, celle de cives romani, jouissant, à l’exclusion des autres citoyens, de tous les droits, acquis par la force armée et garantis par une stricte législation, et enfin, les Juifs se plaçaient à part car, entourés de païens polythéistes, ils étaient les seuls à adorer un Dieu unique et vrai et se sentaient par là le „peuple élu“.

L’empreinte du génie romain. Il est facile de représenter Byzance et Rome comme une antithèse : il est aisé de recueillir grand nombre de faits à l’appui de ce point de vue, et cependant, malgré toutes les différences qui sautent à l’œil entre la civilisation grecque et la civilisation romaine et malgré la disparité qui en résulte quant au patrimoine culturel que chacune d’elles nous a laissé en partage, cette disparité ne parvient pas à effacer le coloris commun à toutes deux, le sceau que le génie romain a laissé partout, où ses aigles victorieuses sont allées se poser. Les traces de Tribonien, le fameux collaborateur de Justinien, sont restées indélébiles dans les conceptions juridiques d’Occident et d’Orient. D’où vient à l’Europe chrétienne l’idée d’un monarque tout-puissant, autocrate pour servir le bien public ? L’ancienne Grèce avec ses cités antiques n’y est certainement pour rien. Ce n’est pas non plus une imitation de l’exemple fourni par les despotes asiatiques : cette conception provient de Rome, elle sort des plis de la toge qui revêtait les empereurs romains.

Il en est de même de l’idée d’une monarchie universelle unique qui est née, comme l’on sait, sur le terrain du monde classique ; à la longue elle s’est imposée aux esprits d’Occident et a fini par donner, pour ainsi dire, le ton à tout le moyen âge. Et cependant cette conception, par elle-même, n’appartient pas exclusivement au monde catholique d’Occident : ce même idéal a constitué le nerf vital du moyen âge byzantin, où l’empereur se considérait aussi comme le chef suprême de la chrétienté entière. Après la chute de Byzance cet idéal a influencé l’état des esprits en Russie, où nous voyons apparaître une théorie, ayant pour devise : „Moscou, la troisième Rome.“
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Résumons : voici donc que nous retrouvons dans l’histoire du peuple russe depuis les temps les plus reculés ces quatre facteurs principaux qui le rattachent aux peuples d’Europe : 1. la communauté de race, 2. l’apparition presque simultanée sur l’arène de l’histoire, 3. l’unité de religion, et, 4. l’empreinte du génie romain, c’est à dire la communauté des bases culturelles héritées du monde classique. En effet, la première page de notre histoire s’ouvre sur la gigantesque voie fluviale qui rattache le pays des Varègues à celui des Grecs : c’est la première preuve des liens qui existent entre la Russie et le reste de l’Europe. Les bases de l’état russe sont jetées par les Varègues, branche Scandinave d’origine indo-européenne qui a joué ce même rôle en Bretagne, en Normandie et dans l’Italie méridionale.

L’époque des premiers princes russes connaît déjà de nombreux rapports avec Byzance : les vikings norvégiens, les rois de Pologne, de France, de Hongrie sollicitent la main des princesses russes. À leur tour les princesses byzantines et anglaises trouvent en Russie une nouvelle patrie. Les rapports avec la Pologne s’affermissent. Bien que le christianisme russe dérivât de Byzance, la Russie acceptait de parler religion avec un empereur germanique (Henri IV) et même avec le pape (Grégoire VII). Depuis bien longtemps Kiev entretenait des rapports commerciaux avec un point aussi éloigné du territoire allemand que l’était Ratisbonne, tandis que Novgorod trafiquait avec le littoral de la Baltique. Plus tard encore nous retrouvons des phénomènes semblables. Novgorod et Pskov fraternisent avec les villes de la Ligue hanséatique ; la Volynie et la Russie galicienne sont en contact avec la Hongrie et la Pologne : par l’intermédiaire de ces pays la Russie se met en rapport avec l’Allemagne, sans parler de l’attachement à Byzance qui, autant qu’au début, continue à jouer un rôle prépondérant dans l’histoire de la culture russe. L’ancienne littérature russe avec ses „slova“ et ses „pooučenija“ des mitropolites Hilarion et Cyrille de Tourov, l’église avec son organisation et sa propagande morale et politique, et enfin les monuments de l’architecture, tels que les cathédrales de Ste Sophie à Kiev et à Novgorod en sont une preuve éclatante. Tout ceci est là pour prouver que la vie politique et sociale, née sur la grande voie fluviale menant en Grèce, a continué à se développer au cours des XI-XIII-e siècles, en contact avec les peuples civilisés du reste de l’Europe.

Dans ce que nous venons de dire il est facile de distinguer trois points essentiels :

1. la multiplicité des rapports entretenus par la Russie avec ses voisins de l’Europe occidentale et méridionale. Presque tous les phénomènes de la vie russe ont été provoqués ou se sont manifestés plus tard sous l’influence des rapports entretenus avec les pays de l’Europe d’alors : il en est ainsi du commerce, de l’échange des marchandises et de l’accroissement de l’industrie locale qui en résulte ; il en est de même de la structure de l’état, de l’organisation d’une institution aussi importante que l’église ; ce sont enfin les mariages étrangers, la littérature, les arts et l’instruction du peuple ;

2. l’intensité de ces rapports ;

3. leur ancienneté qui nous en fait retrouver les traces aux premières pages de l’histoire russe. Depuis l’aube de son existence la Russie a toujours continué à se mouvoir dans l’orbite commune aux autres peuples européens, et cela jusqu’au moment, où la poussée de l’Orient asiatique est venue rompre l’équilibre, en provoquant une funeste rupture.

Étapes communes dans la marche historique.



Les preuves historiques, permettant de démontrer l’affinité qui existe entre l’histoire russe et celle de l’Europe occidentale ne s’arrêtent pas là : nous pourrions citer grand nombre d’autres facteurs, dont quelques-uns plus importants encore que les précédents. Bien loin de s’arrêter aux premiers siècles, ces facteurs continuent à agir tout le long de l’histoire russe.

Tels sont, par exemple :

La structure de la famille et de la vie sociale qui renferment des traits communs à la Russie et à l’Europe occidentale. Malgré toutes leurs différences les divers états sont sortis des mêmes principes fondamentaux. Ce que nous désignons du nom d’état s’est constitué partout d’une façon excessivement lente et graduelle. La période qui les a précédés a duré plusieurs siècles et a été caractérisée par une extrême fragmentation : la Russie a traversé l’ère des „oudĕly“, tandis que l’Europe vivait sous le régime du féodalisme. Ce n’est pas sans raison que les historiens russes trouvent çà et là des traits communs à ces deux formes historiques.

À mesure que la structure politique évoluait la ressemblance entre les principes russes et les principes européens ressortait davantage.

La naissance de monarchies uniques et unifiées. Il est à remarquer qu’elles apparaissent partout en même temps et comme par enchantement. À la fin du XV-e et au début du XVI-e siècle Ivan III et Basile III achèvent l’unification des terres russes ; ils fondent ainsi un nouvel état, celui de Moscou, en même temps que leur contemporain, le roi de France Louis XI, créait l’unité politique de son pays. C’est à ce moment que nous voyons apparaître la France : jusque là on ne peut parler que de différentes provinces, revêtues d’une souveraineté de caractère féodal, telles que la Bretagne, la Normandie ou la Bourgogne, de même qu’en Russie, jusqu’à Ivan et Basile, il n’y avait eu que les principautés de Tver’, de Rjazan’, les villes libres de Novgorod, de Pskov, etc. Nous retrouvons ce même souci de rassembler les terres éparses chez Ferdinand le Catholique d’Espagne, chez Henri VII Tudor d’Angleterre, et même chez le pape Sixte V et César Borgia ; les uns y parvenaient, les autres n’aboutissaient qu’à de faibles résultats. Mais il ne s’agit pas seulement des résultats : ce ne serait qu’un côté de la question. Ce qui est symptomatique c’est que le but était le même : on voulait agrandir son domaine et raffermir sa puissance. C’était comme une maladie contagieuse, dont les émanations remplissaient l’air ambiant. Le groupement des fiefs sous une autorité unique ne provenait pas d’un caprice individuel : il témoignait d’une nécessité ressentie partout, d’un besoin, sinon identique, au moins semblable et également impérieux.

Les premiers rudiments de la vie internationale. Au même moment et en vertu des mêmes impulsions l’Orient et l’Occident d’Europe sortent du moyen âge et entrent dans une ère nouvelle. Et voici les luttes pour l’équilibre politique. Soit qu’il s’agisse des campagnes italiques des rois de France, ou de la guerre de Trente ans, ou de la rivalité entre la Russie et la Suède ou la Pologne pour l’influence sur la Baltique, la raison primordiale est partout la même.

Nous pouvons en dire autant de l’absolutisme du XVII-e siècle. La lutte avec les boyards en Russie, avec la noblesse en France, avec le parlement en Angleterre sont provoquées par les mêmes causes. Ivan le Terrible et le tsar Alexis de Russie ; le Grand Électeur de Prusse ; Henri IV, Richelieu et Mazarin en France ; Philippe II et ses successeurs Espagne, tous ont des traits communs.

On trouve les mêmes analogies au cours du siècle de l’absolutisme éclairé. La foi utopique en une „nouvelle race humaine“, le souci de la justice en matière juridique, la campagne contre la peine capitale et le servage, l’esprit de critique en matière de religion, voici les idées qui règnent en Europe, qui s’imposent aux hommes d’état et qui pénètrent jusque en Russie. L’impératrice Catherine II avec son fameux „Nakaz“, avec l’attention qu’elle a voué à l’éducation et à l’instruction du peuple, avec la correspondance qu’elle a entretenue avec les hommes les plus éminents de l’Europe de son temps, mérite d’être placée à côté des représentants de l’absolutisme éclairé, tels que Frédéric II de Prusse, Joseph II, empereur d’Allemagne, Léopold de Toscane, Stanislas Auguste de Pologne, Gustave II de Suède ; et, au fond de ce grand tableau historique, nous voyons les ministres Struensée du Danemark, Choiseul de France, Tanucci de Naples, Aranda d’Espagne, Pombal du Portugal.

Et nous nous arrêtons là. Les événements du XIX-e siècle sont trop évidents pour qu’il soit nécessaire d’insister. L’écho de la grande révolution française a retenti dans l’Europe entière et s’est fait entendre en Russie. Il suffit de dire que la démocratisation de la société, la lutte de l’idée constitutionnelle avec les principes de l’absolutisme, le triomphe de l’idée nationale, la puissante influence que les facteurs économiques ont exercé sur la vie et la politique des états, tout cela peut être étudié dans l’Europe entière, des rives du Tago jusqu’à celles de la Pečora et non seulement au cours du XIX-e siècle, mais aussi pendant le premier tiers du XX-e siècle, c’est à dire, jusqu’à nos jours.

Nous voyons ainsi que les faits saillants et les événements de l’histoire de l’Europe occidentale s’entrelaçaient avec ceux de l’histoire russe. Bien plus : il ne suffit pas de dire qu’ils s'entrelaçaient. De nos jours, même un Japonais, l’homme le plus éloigné du type européen, pourrait affirmer que pendant les dernières 60 ou 70 années l’histoire de son pays s’est mêlée à l’histoire d’Europe. Ceci peut être dit, avec plus de vérité, pour le peuple turc, qui est entré en contact avec l’Occident au XIV-e siècle et continue à l’être jusqu’à présent, et, malgré cela, on ne saurait le considérer comme un peuple européen. Il est évident que cette participation à une vie commune avec l’Occident n’est pas ce qui importe le plus : il s’agit de rechercher les éléments d’attraction et de répulsion qui y apparaissent, car le caractère et l’essence des rapports intellectuels entre les peuples sont déterminés précisément par ces éléments. Là, où nous retrouvons les mêmes intérêts réciproques, et chaque fois que ces intérêts dérivent d’une même conception des principes fondamentaux de l’état et des rapports entre les hommes, nous nous trouvons en présence d’éléments qui s’attirent mutuellement. Au contraire, les rapports entre la Turquie et l’Europe ont toujours été déterminés, et le sont encore, par des éléments de répulsion et il ne peut par conséquent pas être question ici d’une affinité psychologique quelconque. En ce qui concerne le Japon, toute son histoire et sa culture multiséculaire se sont formées en dehors de toute influence européenne et l’européisme moderne de ce pays n’est qu’une refonte bien spécifique de la civilisation européenne (je dis civilisation et non culture) dans le laboratoire de l’esprit national.

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