Cours de Jean derive, octobre 1998-février 1999








télécharger 299.78 Kb.
titreCours de Jean derive, octobre 1998-février 1999
page6/8
date de publication07.06.2018
taille299.78 Kb.
typeCours
ar.21-bal.com > histoire > Cours
1   2   3   4   5   6   7   8

« Télémaque, au moment de te jeter dans la mêlée

Où se distinguent les meilleurs, garde-toi d’entacher

Le renom des aïeux ; car à travers le monde entier

On a vanté jusqu’à ce jour leur force et leur courage. »
Roland refuse quant à lui de sonner de l’olifant, contrairement à ce que lui conseille Olivier. À la laisse 79, il dit : « Mauvais exemple ne viendra jamais de moi ». Cf. aussi les pages 145-147 : « En douce France, j’en perdrais ma gloire » (la laisse 84 va dans le même sens : « Ne plaise à Notre Seigneur que mes parents, par ma faute, soient blâmés et que la douce France soit déshonorée ! » :

on retrouve la notion de lignage). Il y a aussi le souci, au nom de cet honneur, de mourir en conquérant (dans la laisse 174, Roland sait qu’il va mourir, et il se tourne vers l’Espagne).
Silamakan est celui qui tient le plus à son honneur. Son premier exploit est de passer une nuit avec Niéba, l’épouse préférée du roi, gardée par 230 tondions. Seuls les griots vont réussir à le faire sortir en chantant ses louanges pp. 85-87), alors qu’aucun des 230 tondions n’y était parvenu.

Le sens de l’honneur de Silamakan est très marqué. Quand il va combattre Dionkoloni, il dit aux tondions qui l’accompagnent qu’il les a acceptés uniquement pour qu’ils lui servent de témoins, mais il leur interdit de l’aider (p. 105) : il entrera seul à Dionkoloni.

De même, page 109, il avait demandé à Poulori de ne pas l’accompagner.
Il y a donc un certain « esprit chevaleresque » du héros épique, qui se bat seul contre tous.
La bravoure.
Le héros est le brave d’entre les braves, et il contraste avec certains personnages lâches (comme les tondions).
Ulysse (p. 158) agit seul pour crever l’œil de Polyphème (même si ses compagnons ne sont pas lâches, Ulysse est plus brave qu’eux). Chez Circé, il est beaucoup plus brave et beaucoup plus courageux qu’Euryloque (p. 183). Il est aussi plus courageux que Télémaque, qui craint d’attaquer les prétendants à deux contre plus de cent (p. 289).

C’est ainsi que l’on parle souvent du « cœur généreux » (c’est-à-dire brave) d’Ulysse, de son courage.
Dans la Chanson de Roland, tous les chevaliers sont braves, mais Roland incarne la bravoure même (cf. laisse 87, v. 1093). C’est lui qui exhorte le plus les Français à la bravoure (cf. p. 149).
Silamakan est aussi un héros dont la bravoure est très marquée. Il n’a jamais eu peur depuis sa naissance. Les griots (p. 85) vantent cette bravoure, que l’on voit en action : Silamakan n’hésite pas à affronter ses adversaires, et ce, malgré la forte disproportion numérique...
Une grande maîtrise de soi, en générale supérieure à celle des autres.
Cela est paradoxal, car la grande sensibilité du héros ne va pas avec la maîtrise de soi ! Mais dans les situations difficiles, le héros a une plus grande maîtrise de lui-même que son entourage.
Ulysse sait se retenir, même s’il bout intérieurement de colère. Il arrive à ne pas se laisser aller au découragement, au contraire de ses compagnons : cf. Chant X, p. 175 (alors que tous les compagnons sont perdus après avoir ouvert l’outre d’Éole, Ulysse sait organiser la situation).

Chez Circé, il est furieux contre Euryloque, mais il sait se retenir, alors qu’il l’estime responsable de la transformation de ses compagnons.

De même, quand il est insulté par le chevrier, il sait se retenir, même s’il a envie de le broyer, afin de ne pas se dévoiler tout de suite (« il se retint sagement », Chant XVII, v. 238).

Un des prétendants (p. 312) lui jette un tabouret pour l’insulter alors qu’il est déguisé en mendiant, mais Ulysse est encore une fois capable de se maîtriser.
Même Roland, qui est bouillant de nature (et on le voit bien avec Ganelon) est capable de manifester une certaine maîtrise de lui-même. Quand il découvre avec son compagnon la plaine emplie de sarrasins, Olivier est véritablement bouleversé (p. 145, v. 1037), mais Roland refuse de sonner du cor, il garde son calme.

Lorsque Olivier le frappe par erreur, et lui donne un violent coup d’épée (pp. 217-219), il fait de même.

Au moment de sa mort, Roland se domine parfaitement...
Autant le héros peut être extraverti, autant quand il le faut (ou quand il serait déshonorant de ne pas être extraverti) il peut se maîtriser. Aucun héros épique n’exprime une douleur physique (il n’est question que de douleurs morales).
Silamakan non plus, tout comme Roland, ne perd son sang froid à sa mort (cf. pp. 171-173).
Sunjata peut être extraverti (quand il déracine le baobab), mais il sait se maîtriser plus longtemps que les autres. Quand sa mère est insultée, il reste calme. Quand les envoyés de Sunjata, à la fin, sont insultés par les Wolofs (cf. « Vous n’êtes bon qu’à promener les chiens »), Tiramagan demande une armée pour venger son honneur. Mais Sunjata prend le temps de réfléchir, et il ne répond pas. Tiramagan doit faire une grève de la faim dans un tombeau pour que Sunjata accède à sa requête. Il n’est donc pas totalement impulsif, alors que Tiramagan l’est.
La piété.
Chez Ulysse, c’est une qualité permanente. Il prie et fait de nombreux sacrifices aux dieux (pp. 101, 104, 127, 132, 152, 156, 166, etc.).
Roland lui aussi est très pieux. Le fait de désigner les ennemis sous le terme de « païens » met cela au centre de l’enjeu agonistique. De plus, Roland demande avant le combat la bénédiction de Turpin. Il invoque Dieu, et il combat pour Dieu (pp. 151, 231, 233, 237, 239, 245, 247...).
Silamakan a aussi le souci de la transcendance. Il est invincible grâce aux protections acquises au moyen de sa « piété », à son accomplissement d’un certain nombre de rituels fétichistes (cf. sa ceinture...), et il respecte les formules.
Sunjata rêve être allé à la Mecque (p. 35), et il montre un goût pour la piété. Page 37, il invite sa mère à garder confiance en Dieu quand elle désespère : « Ma mère ne perds pas confiance en Dieu ».

La glorification.
Le héros va se présenter à certains moments sous la forme d’une transfiguration glorieuse.
Ulysse, grâce à Athéna, connaît à plusieurs reprises, une transformation qui le rend d’une beauté quasiment surhumaine. Cf. Chant VI, v. 229-230 :

Alors Athéna, la fille de Zeus, le fit paraître

Plus grand et plus musclé [...]

(cf. aussi p. 129, p. 404...).

Cela contraste avec l’apparence de mendiant qu’Ulysse prend parfois.
Roland, au moment de sa mort (laisse 176, p. 247), voit son âme emportée par les anges.
Sunjata s’est transformé en lion et il offre du gibier aux sorcières. C’est une réelle transfiguration (il passe d’un paralytique à un géant). De même, il y a toute la métaphore de la fin et la comparaison avec l’aigle qui a donné son titre à l’épopée...

I. 2. b. Un portrait plus individualisé.
À ce portrait stéréotypé s’ajoute un portrait plus individualisé.
Ulysse est sage, prudent, avisé, rusé, endurant. C’est un homme rusé qui prend son temps, il raconte de fausses histoires, il est bon diplomate.
Roland est plus impulsif qu’Ulysse (« Roland est preux, Olivier est sage » — cf. avec Ganelon...), il est moins bon diplomate que lui — ce que lui reproche par ailleurs Olivier (laisse 18 : « votre cœur est violent et farouche).
Silamakan a une sorte de syndrome de l’arrogance. Son goût de défier vire presque à la monomanie, comme lorsqu’il arrive systématiquement le lendemain quand on le demande. Il est insolent — ce qui est un trait lié à la culture peule (stéréotype culturel du peul).
Sunjata, lui, est patient et généreux (il pardonne aux sorcières et ne se venge pas).
Ainsi, le portrait du héros est fait avant tout d’un stéréotype auquel on a combiné quelques traits caractéristiques propres (mais faibles) : il y a une très légère individualisation.

I. 3. Le destin du héros épique.
Le héros épique a deux possibilités par rapport à ce destin (mais de toute façon, ce destin est toujours glorieux) :


a) le héros épique est victorieux, et c’est cette victoire qui forme sa gloire.
Ulysse a finit par vaincre.

Sunjata est également un héros victorieux (à la fin de l’Aigle et l’Épervier, il vainc Jolofin Mansa (p. 88) et toute une série de rois (p. 89). Cette victoire est d’ailleurs bien exprimée par l’image finale de l’aigle qui a pris l’épervier.
b) Il est vaincu, mais cette victoire n’est jamais déshonorante (mort dans une sorte d’apothéose glorieuse).
Roland meurt, mais en conquérant (il se tourne vers l’Espagne, et il met l’ennemi en fuite — laisses 174-175). Il connaît son apothéose à la laisse 176, lorsque les anges viennent emporter son âme. Sa mort est vengée par Charles, qui revient.

Silmakan meurt également victorieux. Après une troisième victoire contre l’armée de Ségou, contre 90 000 cavaliers, il va chanter sa propre gloire dans un arbre, mais un archer le tue par traîtrise. Lui aussi va être vengé : Poulori, dans une sorte de suicide sublime, réussit à mettre en fuite et à détruire des cavaliers qui se noient dans le fleuve.
II. L’entourage du héros épique.
Le stéréotype du héros épique est partagé par un certain nombre d’autres personnages. Éventuellement, les adversaires, par une sorte de projection ethnocentrique, présentent la communauté de l’autre camp comme ayant les mêmes valeurs (cf. dans l’Iliade les Grecs et les Troyens).

Dans la Prise de Dionkoloni, lorsque Silamakan va attaquer la ville, les preux de Dionkoloni montrent une noblesse du même ordre que la sienne (cf. pp. 1516153).

Dans la Chanson de Roland, les païens sont souvent décrits de manière négative, mais leur société est présentée comme la société chevaleresque française.
Ces personnages appartiennent en principe eux aussi à la sphère héroïque (celle du schème trifonctionnel). Car si le héros possède des qualités, comme la sensibilité et l’extraversion, d’autres les possèdent aussi (à un degré moindre).
Un exemple : l’extraversion.
Ulysse pleure beaucoup, mais souvent, les pleurs sont collectifs (pp. 131, 164, 171, 181, 183, 187, 189...). Télémaque et Pénélope, notamment, pleurent beaucoup (p. 27, 62...).

Dans la Chanson de Roland, il se passe la même chose. Les chevaliers sont des gens qui expriment leurs sentiments de façon très extravertie. Cf. laisses 61 ou 66 (où l’on voit Charlemagne en train de pleurer). Il y a aussi des pleurs collectifs, quand l’armée de Charles retrouve l’arrière-garde massacrée (laisses 204-205).

Dans la Prise de Dionkoloni, l’extraversion est souvent exprimée par Da Monzon (p. 47, 53, 79...).

Dans l’Aigle et l’Épervier, cf. le moment où Sunjata réussit à se lever, et où les gens expriment leur joie (p. 39-41).

Autre exemple : le sens de l’honneur.
Dans l’Odyssée, Ulysse est provoqué. Mais Télémaque, au nom de l’honneur, ne veut pas laisser les prétendants insulter son hôte.

Dans la Chanson de Roland, les Français (au contraire des païens) n’attaquent jamais par derrière. Même Ganelon va avoir le sens de l’honneur face à Marsile. Et Marsile, une fois vaincu et ayant perdu son poing droit, essaie de rester digne.

Dans la Prise de Dionkoloni, le roi Marahari, au nom de cet honneur, décide de se faire sauter...
Dans la sphère héroïque même, il n’y a cependant pas que des personnages héroïques. Il y a quelques personnages qui trahissent leur condition. Mais la plupart du temps, ces personnages anti-épiques appartiennent aussi à la sphère non héroïque.

Dans l’Odyssée, à Ithaque, Ulysse est soutenu par sa nourrice, par le berger Eumée. Mais il y a aussi le chevrier et sa sœur (qui sont mauvais, ils ont des anti-qualités).

Dans la Chanson de Roland, Ganelon est un traître...

Dans l’Aigle et l’Épervier, le frère de Sunjata le poursuit de sa haine vengeresse, et il cherche à le perdre par traîtrise.
Le héros est donc au centre même de l’histoire. Autour de lui, dans son camp ou en dehors, un certain nombre de personnages partagent son portrait stéréotypé.

Il y a aussi des personnages dotés d’anti-qualités, y compris dans le camp du héros. Parfois, ces personnages dotés d’anti-qualités peuvent être plus ou moins collectifs (cf. les prétendants dans l’Odyssée, qui insultent un mendiant ; ou encore les tondions de Da Monzon dans la Prise de Dionkoloni, qui apparaissent comme des couards un peu ridicules). Ces anti-qualités sont à peu près l’inverse des qualités du héros (à la bravoure correspond la couardise, etc.).
L’entourage positif est important, car il montre que le héros de l’épopée n’est pas seul, il n’est pas une exception (au contraire du mythe, où le héros est seul. Ses qualités, il est le seul à les avoir). Le héros épique a quand même un degré plus extrême de qualités que les autres.

Le héros mythique est un héros atypique, transgresseur. Le héros épique, lui, est idéalement conforme.

En résumé, le système actanciel est composé :
— du héros.

— de personnages héroïques secondaires (alliés ou rivaux du personnage, hommes ou femmes : cf. Pénélope, Aude, Bramimonde — peut-être la figure héroïque suprême du camp de l’adversaire...).

— d’un compagnon héroïque (qui peut être collectif : cf. les compagnons d’Ulysse). Le destin du compagnon, c’est d’être perdu : Olivier, Poulori, les compagnons... Le héros peut mourir ou non, mais le compagon, lui, mourra assurément (sauf dans l’Aigle et l’Épervier, où Tiramagan ne meurt pas — mais d’autres versions de cette épopée indiquent qu’il meurt). De même, Gilgamesh perd son compagnon Enkidu.

— de l’adversaire, de par la situation agonistique (cf. plus loin).

— des personnages appartenant à la sphère non héroïque.

II. 1. La figure de l’adversaire.
C’est une fonction essentielle de l’épopée. Il y a deux grandes catégories d’adversaires.
a) L’adversaire héroïque, reflet du héros.
S’il est vaincu, c’est que le destin en a décidé ainsi : cf. Hector et Achille (qui ont les mêmes qualités).

Dans la Chanson de Roland, c’est le cas de Charles et de Baligant. Ce dernier n’a pas la monstruosité qui nous est évoquée dans certaines laisses à propos des sarrasins (bestialité, etc.). Baligant est le symétrique de Charles : barbe, etc. (laisses 228-230), il a les mêmes traits de noblesse que le héros (cf. p. 309). Blancandrin, qui va monter toute la ruse, représente l’aspect de la mauvaise foi contraire au sens de l’honneur ; mais c’est un adversaire dont l’intelligence est respectable (laisses 2-9, 28-31).

Dans la Prise de Dionkoloni, Marahari et les siens sont des adversaires nobles.

L’adversaire de Sunjata, Sumanguru, dans l’Aigle et l’Épervier, est à cheval sur les deux catégories (c’est un adversaire noble ou doté d’anti-qualités, selon les situations).
Cette catégorie est nécessaire à l’épopée, car elle valorise le héros (comme le dit le proverbe, « À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ») : certains adversaires doivent avoir des qualités aussi grandes que le héros lui-même.
b) L’adversaire anti-héroïque, dont les traits s’opposent à ceux du héros.
Dans l’Odyssée, c’est le cas par exemple de Polyphème le Cyclope, par son manque d’humanité. C’est aussi le cas des prétendants.

Dans la Chanson de Roland, il y a quelques exceptions comme Baligant, mais la plupart du temps, les adversaires sont présentés comme des sauvages (laisses 94, 113, 143-144, 232). Les sarrasins sont collectivement félons et lâches (ils n’ont pas de sens de l’honneur et frappent dans le dos de l’adversaire : cf. laisse 145).

Dans la Prise de Dionkoloni, les tondions font preuve d’une grande couardise.
On trouve presque toujours la présence des deux types d’adversaire dans l’épopée (NB : dans l’Iliade, il y a peu d’adversaires négatifs, et il y a peu d’adversaires positifs dans l’Odyssée. Mais si on considère que les deux œuvres ont le même auteur, elles s’équilibrent...).

La présence de ces deux catégories joue un rôle. Le héros a besoin d’adversaires de son niveau pour se mettre en valeur et faire ressortir ses qualités (valorisation du côté du mérite).

L’épopée se constitue donc selon des systèmes d’opposition :

— il y a deux camps (celui du héros, et celui de l’adversaire).

— Dans chaque camp, on peut avoir des personnages positifs et des personnages négatifs.

On trouve aussi un autre système : le schème trifonctionnel...
1   2   3   4   5   6   7   8

similaire:

Cours de Jean derive, octobre 1998-février 1999 iconAccord du 2 décembre 1998 et avenant du 18 février 1999 étendus par arrêté du 6 mai 1999

Cours de Jean derive, octobre 1998-février 1999 iconCours de Paolo tortonese, février-mai 1999
«l’effet de réel», in Littérature et réalité (un texte très connu qu’il convient de discuter)

Cours de Jean derive, octobre 1998-février 1999 iconTerminologie
«Internet» a été dérivé du concept d'internetting (en français : «interconnecter des réseaux») dont la première utilisation documentée...

Cours de Jean derive, octobre 1998-février 1999 iconNe doit pas être confondu avec
«Internet» est dérivé du concept d'internetting (en français : «interconnecter des réseaux») dont la première utilisation documentée...

Cours de Jean derive, octobre 1998-février 1999 iconRéunions de consensus des 21 février et 14 novembre 1998

Cours de Jean derive, octobre 1998-février 1999 iconRéunions de consensus des 21 février et 14 novembre 1998

Cours de Jean derive, octobre 1998-février 1999 iconPlainte a la gendarmerie de conches (27) Dimanche 10 octobre 1999

Cours de Jean derive, octobre 1998-février 1999 iconCours de Sabine lardon, octobre 1996-février 1997
«Grands Rhétoriqueurs» désigne les auteurs ayant écrit entre 1460 et 1515 (avènement du règne de François Ier), dans la période charnière...

Cours de Jean derive, octobre 1998-février 1999 iconN° 5 9 octobre 2016
...

Cours de Jean derive, octobre 1998-février 1999 icon1 Le précurseur, Jean-Baptiste Ackerman
«Quelques bulles de Saumur, ou l'histoire d'un savoir-faire», Archives d'Anjou, n° 2, 1998, p. 133-143








Tous droits réservés. Copyright © 2016
contacts
ar.21-bal.com