Réponse, argumentée à l’aide de définitions]








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date de publication08.06.2018
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Tout le monde peut-il devenir artiste ?
[Intérêt du sujet] Avoir une activité artistique est souvent source de grande joie. Il serait donc intéressant de se demander si tout le monde y peut accéder, ou si l’art est réservé à des gens qui sont particulièrement « doués ».

[1ère réponse, argumentée à l’aide de définitions] Pour pouvoir répondre à cette question, il nous faut réfléchir à la signification des termes en jeu. L’expression « tout le monde » désigne l’ensemble des êtres vivants doués de conscience et de pensée. Quant au mot « art », il a au moins deux significations. À l’origine, il est à peu près synonyme de « technique » et désigne donc un savoir-faire transmissible par un enseignement, et par lequel on peut réaliser efficacement un but (cf. le cours sur le travail et la technique). Cependant, le mot « art » a progressivement pris un sens plus restreint. Aujourd’hui, il désigne le savoir-faire ou l’activité propre aux artistes. Contrairement aux artisans, ces derniers ne visent pas d’abord à créer des œuvres utiles (outils ou objets de consommation), qui seraient de simples moyens pour satisfaire des besoins ou des désirs. L’œuvre d’art est d’abord l’expression d’une subjectivité et d’une imagination créatrice. L’artiste est de ce fait plus libre qu’un artisan ou un ingénieur. Par ailleurs ses modes d’expression sont particuliers : met en forme sa pensée et ses sentiments par d’autres moyens que le langage ordinaire, scientifique ou philosophique : il donne à son intériorité une matérialisation sensible (accessible aux sens).

D’après ce qui précède, on pourrait penser que la solution à notre problème est facile. Tout homme, en tant qu’il a une pensée et des organes naturellement habiles (les mains, notamment), peut recevoir un enseignement technique. Or, un art est une forme de technique. Tout le monde semble donc pouvoir devenir artiste.

[Objection, elle aussi tirée des définitions – Annonce de la 2ème partie] Mais cette thèse, que nous développerons tout d’abord, se heurte à une objection : l’art n’est pas une activité technique comme une autre. Les artistes semblent posséder un don : celui de transmettre leur pensée et leurs sentiments par d’autres moyens que le langage ordinaire. De plus, leur activité est plus libre que celle d’un artisan ou d’un ingénieur. On pourrait donc penser – comme nous le verrons dans une seconde partie – que l’art au sens fort du terme est un domaine réservé à une minorité privilégiée : les génies.

[Nouvelle objection – Annonce de la 3ème partie] Mais si l’artiste est capable de transmettre quelque chose de sa subjectivité à ceux qui admirent ses œuvres, cela veut dire qu’il n’est pas aussi unique qu’on veut bien le croire. Les amateurs d’art, même s’ils ne sont pas artistes, semblent avoir une sensibilité artistique : ils peuvent distinguer un chef d’œuvre d’une œuvre médiocre ou ratée. Dès lors, ne pourraient-ils devenir eux-mêmes des artistes à force de travail ? Telle est la question que nous aborderons dans la dernière partie de ce cours.
I. L’art, en tant qu’activité technique, est accessible à tout le monde


1. Tout artiste est une sorte d’artisan


À l’origine, le mot « art » désigne toutes sortes de techniques, qu’elles soient artisanales ou artistiques. Encore aujourd’hui, l’ « École des Arts et Métiers » est le nom d’une école d’ingénieurs. De même, on dit en parlant d’un travail qui nécessite beaucoup de savoir-faire : « c’est tout un art », « il faut faire les choses dans les règles de l’art ». Il semblerait donc qu’il y ait un point commun entre l’artiste, l’artisan, le technicien ou l’ingénieur : tous possèdent un savoir-faire acquis et transmissible par un enseignement. Un artiste est toujours, par certains côtés, un artisan. Pour pouvoir donner le meilleur de lui-même, exprimer au mieux sa pensée et ses émotions, il doit apprendre à maîtriser son matériau (bois, pierre, toile, couleurs, sons, corps humain, etc.) et ses outils (main, burin, marteau, pinceau, instrument de musique, caméra, etc.).

Ainsi, il semblerait que tout le monde puisse devenir artiste. Une technique, en effet, est un savoir-faire, c’est-à-dire à la fois un savoir et une pratique. Or, tout homme est doué d’une conscience et d’une intelligence lui permettant d’acquérir toutes sortes de savoirs. D’autre part, il a un corps lui permettant de mettre en pratique son savoir. Il a en particulier, comme l’a remarqué Aristote, un outil naturel – la main – grâce auquel il peut utiliser de nombreux outils artificiels.

On peut d’ailleurs noter à ce sujet qu’il existe un grand nombre d’arts, utilisant chacun des outils qui leur sont propres : pinceau, instrument de musique, corps humain (pour la danse), etc. Si donc quelqu’un a du mal à manier les outils d’un certain art, il pourra toujours se tourner vers un autre art. Même quelqu’un ayant un handicap naturel pourra généralement trouver des outils adaptés à son corps. Les aveugles ne peuvent pas peindre, mais ils deviennent souvent de bons musiciens. De même, certaines personnes n’ayant plus l’usage de leurs mains parviennent à peindre avec leur pied ou avec leur bouche.

Tout homme ne peut sans doute pas devenir un virtuose, c’est-à-dire acquérir une maîtrise technique éblouissante, mais il peut acquérir au moins quelques compétences artistiques. Dans les sociétés traditionnelles, d’ailleurs, certains arts (musique, danse, arts décoratifs…) sont pratiqués par tout le monde. C’est que, comme nous allons le voir, l’art a une fonction sociale essentielle.

2. L’art comme facteur de cohésion sociale

Si l’art, dans de nombreuses sociétés, a été plus ou moins pratiqué par tout le monde, c’est parce qu’il permettait aux membres d’un même groupe de se retrouver et de communier dans une même pratique, en partageant des pensées et des sentiments (joyeux ou tristes suivant les cas). L’art, dans ces sociétés traditionnelles, faisait partie intégrante de la vie de chacun. C’est à une époque relativement récente (18ème et surtout 19ème siècle) qu’on a commencé à exposer les œuvres dans des musées. C’est encore plus récemment qu’on a enregistré les œuvres sonores ou audio-visuelles sur des disques ou sur des bandes magnétiques. Auparavant, les œuvres étaient toujours intégrées dans la vie sociale.

Cela ne veut pas dire que tout le monde pratiquait tous les arts. Au Moyen Âge, par exemple, seule une minorité savait peindre, sculpter ou construire des églises. Mais certains arts comme la musique ou la danse étaient pratiqués par tous, nobles, bourgeois, paysans, voire religieux (chant monastique). Ces arts en effet étaient des éléments essentiels de festivités ou cérémonies grâce auxquelles les gens avaient le sentiment d’appartenir à un même groupe.

[Transition] Nous venons de voir que l’art, au sens de technique, est plus ou moins accessible à tout le monde. Cependant, le mot « art » a progressivement pris un sens plus restrictif. Aujourd’hui, il désigne le savoir-faire ou l’activité des artistes. Ces derniers ne sont plus confondus avec les artisans, comme ils pouvaient l’être encore au Moyen Âge. Les œuvres artistiques, en effet, ne sont pas que des produits techniques. Leur valeur n’est pas d’abord utilitaire. L’outil fabriqué par l’artisan ou l’ingénieur n’est qu’un moyen au service d’un but qui lui est extérieur. L’œuvre d’art, au contraire, a une valeur en elle-même : au lieu de l’user en l’utilisant, on la conserve précieusement pour pouvoir l’admirer. Elle n’est pas d’abord un outil, mais l’expression sensible de la subjectivité de son créateur.
 II. Les grandes œuvres sont créées par des êtres d’exception : les génies

 

 1. Objection à l’argumentation de la première partie : l’artiste n’est pas qu’un technicien

Une œuvre d’art a de la valeur dans la mesure où elle donne aux hommes le sentiment de leur propre liberté. Quand on est ingénieur ou artisan, on a sans doute une certaine liberté. Après tout, on n’est pas obligé de reproduire bêtement les techniques qu’on a apprises. Mais même lorsqu’on est un inventeur génial, on doit se soumettre à des exigences extérieures. Par exemple, si on veut faire une machine nouvelle, qui gaspille très peu d’énergie, on ne pourra pas lui donner n’importe quelle forme, car on risquerait alors de manquer son but. Le technicien n’a donc qu’une liberté très limitée, soigneusement encadrée.

Un artiste, au contraire, laisse libre cours à son imagination et sa pensée. Cela ne veut pas dire qu’il fait n’importe quoi : son œuvre est organisée selon certaines règles. Mais ces règles, c’est lui qui les a inventées, et elles n’ont pas besoin d’être utiles. Voyons maintenant comment s’articulent l’imagination et les règles dans l’œuvre d’art.

2. L’art comme libre jeu de l’imagination et de l’entendement (cf. l’annexe 1)

Kant explique que les œuvres d’art sont à la fois le produit de l’entendement (faculté des règles) et de l’imagination créatrice. L’entendement, c’est cette forme d’intelligence qui permet de donner un sens aux phénomènes perçus, en les rangeant sous des lois. C’est lui qui est à l’œuvre dans les sciences, et notamment en physique, science qui établit en lien entre les phénomènes particuliers observés dans l’expérience et des lois universelles (comme le principe d’inertie ou la loi de la gravité). Si les artistes étaient dépourvus d’entendement, s’ils n’avaient que leur imagination, leurs œuvres seraient chaotiques et ne donneraient pas l’impression d’être le produit d’une pensée. Mais, à l’inverse, si les œuvres étaient seulement le fruit de l’entendement, elles seraient ennuyeuses, froides, sans vie – comme un rythme trop régulier, une musique sans dissonances, une architecture trop symétrique, trop rectiligne, un film sans imprévus, etc.

3. L’œuvre d’art, expression sensible de la pensée créatrice

Comme on vient de le voir, l’art est l’expression d’une pensée. L’œuvre d’un artiste n’est pas faite au hasard, mais selon des règles, à l’aide de l’entendement. Mais ces règles ne se présentent pas sous la forme d’idée abstraite, de concepts. Un artiste – en tant qu’artiste – n’est pas un scientifique ou un philosophe. Sa pensée s’exprime à travers une œuvre concrète accessible aux sens (à la vue et à l’ouïe, principalement)1. L’art permet donc de réconcilier la pensée et la sensibilité, qui sont si souvent opposées (dans les sciences, où il faut dans une certaine mesure faire abstraction de sa sensibilité, et dans la morale, où il faut lutter contre ses penchants sensibles). Quand on écoute une musique, par exemple, on a le sentiment que quelqu’un nous dit quelque chose, même si cette musique est purement instrumentale. Mais ce « langage » n’exprime aucun concept défini. Ici, la pensée est incarnée dans une chose matérielle individuelle, et elle exprime la personnalité d’un créateur unique.

4. Les beaux-arts (= les arts au sens moderne du terme) sont les arts du génie créateur

Nous pouvons maintenant comprendre pourquoi l’art – en tant qu’activité créatrice – ne peut être pratiqué par tout le monde. L’artiste est quelqu’un qui crée – grâce à son entendement et à son imagination – de nouvelles formes, c’est-à-dire de nouvelles manières d’organiser et de disposer les sons (dans la musique), les couleurs (dans la peinture), les gestes (dans la danse), les mots (dans la poésie), etc. Comme le dit Kant, le génie artistique (talent naturel de l’artiste) consiste à trouver un moyen d’accorder l’imagination et l’entendement, de telle sorte que ces deux facultés soient librement unies, sans qu’aucune des deux ne domine l’autre. Pour parvenir à ce but, l’artiste ne dispose pas d’une technique, d’un savoir-faire qui pourrait s’apprendre par un enseignement. Le génie artistique ne peut se transmettre. C’est un don naturel, la faculté d’exprimer une pensée originale en inventant de nouvelles règles.

[Transition] Nous venons de voir que l’œuvre d’art exprime adéquatement la subjectivité de l’artiste. Mais si ce dernier parvient à nous toucher et à nous faire penser, cela ne veut-il pas dire que chacun de nous a une sensibilité artistique ? Or, cette sensibilité ne pourrait-elle pas, avec du travail, se transformer en talent artistique ? Pourquoi ce dernier serait-il un « don » naturel ?
III. Chaque être humain, en tant que sujet libre, est un artiste potentiel
1. Objection à la théorie kantienne du génie

Le talent artistique, comme on l’a vu, consiste à combiner harmonieusement l’imagination et l’entendement. Mais pourquoi ce talent serait-il naturel ? L’art, en tant qu’il met en forme de la pensée, n’est pas une activité naturelle, mais bien culturelle. D’ailleurs, comme l’expliquait Hegel, les artistes expriment dans leurs œuvres l’esprit d’une époque : la culture, la mentalité, la conscience de soi d’une civilisation à un certain moment de son histoire.

2. La création artistique, c’est d’abord une question de travail

Tout cela implique que l’art n’est pas une activité naturelle : il comporte une grande part de travail. Certes, il s’agit d’un travail très particulier, car les règles ne sont pas entièrement données au départ. Contrairement à l’artisan ou à l’ingénieur, qui peut se contenter d’appliquer des règles techniques déjà existantes, le grand artiste invente de nouvelles règles. Mais cette invention n’est pas le fruit d’une inspiration soudaine, comme le prétendaient certains romantiques. Pour arriver à être original, pour éviter les clichés, il faut justement beaucoup de travail.

Nietzsche explique cette idée à partir de l’exemple de Beethoven. Ce grand musicien n’a pas produit ses chefs d’œuvre d’un seul coup : on a retrouvé après sa mort de nombreuses esquisses. Beethoven, comme tous les artistes, était donc d’abord un infatigable travailleur. Ce qui a fait sa grandeur, c’est qu’il avait un sens critique aiguisé : il savait distinguer, dans ce qu’il écrivait, ce qui était banal de ce qui avait une haute valeur artistique.

3. Si nous sommes capables d’apprécier une œuvre d’art, nous pouvons devenir des artistes

Si l’on en croit Nietzsche, il suffirait donc d’avoir une grande capacité de travail et un sens critique aiguisé pour devenir un artiste. Mais cela n’implique-t-il pas, au fond, que tout le monde peut devenir artiste ? Si nous sommes capables d’admirer une œuvre d’art, c’est que nous avons déjà un sens critique, qui nous permet de distinguer un chef d’œuvre d’une œuvre médiocre. Et ce sens critique peut s’affiner à force de fréquenter les œuvres et d’apprendre à les connaître. Dès lors, pourquoi ne pourrait-on pas devenir soi-même une artiste ?

C’est d’ailleurs ce qui est arrivé à certains critiques de cinéma comme Truffaut ou Godard. Ces cinéphiles, à force de voir des œuvres cinématographiques et d’écrire sur ces œuvres, ont eu le désir de faire du cinéma à leur tour. Et ils sont effectivement devenus de grands cinéastes.

4. Mais cela suppose qu’on se libère de certains préjugés sociaux

La conception de l’art que nous venons d’exposer contredit à la fois la théorie kantienne du génie et le discours romantique sur l’inspiration. Les artistes romantiques, à une époque où la bourgeoisie triomphait de la noblesse et du clergé, se considéraient comme des êtres à part, géniaux, au-dessus de la vie banale des bourgeois. Ils se voyaient comme de nouveaux aristocrates ou comme des prêtres de la déesse Beauté. Il en allait de même pour leurs admirateurs. Ces derniers – souvent des bourgeois, d’ailleurs – aimaient à se donner un côté aristocratique. En appréciant des œuvres inconnues ou mal aimées du grand public, ils avaient le sentiment d’être eux-mêmes un peu géniaux. Ainsi, l’idée de génie artistique trouve peut-être son origine dans le désir de se distinguer socialement. Cf. à ce sujet La distinction, du sociologue Pierre Bourdieu.

Mais chaque homme, en tant que sujet doué de liberté, peut dans une certaine mesure se débarrasser des préjugés sociaux qu’on lui a inculqués dès l’enfance. Il peut en particulier mettre en question l’idée qu’il n’est pas « doué », qu’il n’a aucun « don » artistique.

Annexe 1 (cf. II. 2) - Exemples d’œuvres où les règles de l’entendement sont assouplies par la fantaisie de l’artiste
Dans l’architecture classique, celle qui s’inspire de l’art gréco-romain, la symétrie est de rigueur. Pourtant, il arrive fréquemment que des détails assouplissent un peu cette règle, tels les deux statues qui encadrent l’horloge du château de Versailles, côté cour de marbre :

upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/52/Cour_de_Marbre_du_Château_de_Versailles_2011.jpg

Cette rupture de la symétrie est encore plus présente dans la peinture, art généralement plus vivant et fantaisiste que l’architecture.

Enfin, nous pouvons parler de la manière dont les règles sont appliquées en musique. Une musique belle doit donner une impression de vie et de mouvement, ce qui ne serait pas possible si les règles y étaient trop rigoureuses. Il doit y avoir, de temps en temps, des décalages dans le rythme (syncopes, par exemple) ou des disharmonies passagères. Parmi ces dernières, on trouve l’appogiature, cette figure de style consistant à jouer une note un ton au-dessus ou en dessous de ce qui serait normal par rapport à l’accord qui se fait entendre au même moment. L’appogiature est en quelque sorte une note qui sort momentanément du rang pour y rentrer ensuite (l’appogiature est alors « résolue »). Cette disharmonie passagère crée souvent une tension expressive, comme dans l’adagietto de la cinquième symphonie de Mahler (1904) : http://www.youtube.com/watch?v=67Xeuhi5dVs Sur la notion d’appogiature, cf. aussi la leçon de J-F Zygel : https://www.youtube.com/watch?v=HSjwJ9UUGgc
Annexe 2 (cf. III. 2) : texte de Nietzsche
Les artistes ont un intérêt à ce qu'on croie aux intuitions soudaines, aux soi-disant inspirations ; comme si l'idée de l'œuvre d'art, des poèmes, la pensée fondamentale d'une philosophie, tombait du ciel comme un rayon de la grâce. En réalité, l'imagination du bon artiste ou penseur produit constamment du bon, du médiocre et du mauvais, mais son jugement extrêmement aiguisé, exercé, rejette, choisit, combine ; ainsi, l'on se rend compte aujourd'hui, d'après les carnets de Beethoven, qu'il a composé peu à peu ses plus magnifiques mélodies et les a en quelque sorte triées d'ébauches multiples. Celui qui discerne moins sévèrement et s'abandonne volontiers à la mémoire reproductrice pourra, dans certaines conditions, devenir un grand improvisateur ; mais l'improvisation artistique est à un niveau fort bas en comparaison des idées d'art choisies sérieusement et avec peine. Tous les grands hommes sont de grands travailleurs, infatigables non seulement à inventer, mais encore à rejeter, passer au crible, modifier, arranger.
Nietzsche


1 La plupart des œuvres d’art sont d’abord faites pour être perçues à l’aide de nos sens. On pourrait cependant faire une exception pour la littérature. Les œuvres littéraires sont sans doute faites, à l’origine, pour être lues à haute voix. Mais, depuis l’invention de l’écriture, elles font de plus en plus appel à l’imagination et de moins en moins au sens de l’ouïe. On peut tout de même noter que la poésie ou le théâtre, encore aujourd’hui, font appel à la parole vivante plus qu’à la lecture silencieuse.

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