Education artistique et culturelle – histoire des arts








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EDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE – HISTOIRE DES ARTS




Groupe de travail :

  • Marie DEMACQ, CPAV – Bassin de Lille3

  • Laurence DEMAILLY, CPC – Circonscription de Ronchin


HISTOIRE DES ARTS – XIXème siècle

Piste d’étude : Transformations techniques

Sujet

La tour Eiffel

Cycle 3 (fin CE2)

Période

XIX

Domaines artistiques

Œuvres

Références

Séance 1

Arts du langage

L’Indien de la tour Eiffel - 2004

Frédéric Bernard (auteur) et François Roca (illustrateur), Seuil jeunesse.

Séance 2

Arts de l’espace

L’architecture au 19è

La Tour Eiffel et les expositions universelles

Gustave Eiffel, 324 m de haut,

Champ de Mars, Paris.

Séance 3

Arts de l’espace

L’architecture au 19è

La gare de Lille




Séances Arts du langage

Présentation

L’album L’Indien de la tour Eiffel de Frédéric Bernard (auteur) et François Roca (illustrateur), Seuil jeunesse, 2004. Dès la page de garde, la une d’un journal interpelle le lecteur. Nous sommes à Paris, à la fin du XIXe siècle et la tour Eiffel vient d’être achevée. Des crimes ont été commis dont l’accusé est un Indien venu d’Amérique pour travailler à la construction de ce monument. Un rapport de police dactylographié vient ensuite montrant que dans le contexte colonialiste de 1889 l’Indien est un coupable tout désigné. Puis, arrive le récit romanesque du mystérieux narrateur s’adressant au héros.

Cet album propose des récits successifs racontant plusieurs versions de la même histoire : passion et violence de cette époque. Le choc des civilisations avec un Indien qui, dans sa fuite vers cette structure emblématique du monde moderne, quitte ses vêtements occidentaux, se peint le visage du sang de sa bien-aimée et s’arme d’un arc pour se défendre. C’est une belle histoire d’amour à l’époque du colonialisme, avec des personnages attachants par la pureté de leurs sentiments.

Mots clés

La tour Eiffel, le colonialisme, les conditions de vie au XIXe siècle

Paramètres du dispositif




Objectifs 


Analyser et décrire des illustrations, effectuer des parallèles avec des grands peintres (H.D.A.)

Etudier le rapport texte – image de l’album

Découvrir la composition d’une histoire policière

S’interroger sur la représentation de la différence et le colonialisme

Contenu

  • Lecture intégrale d’une œuvre de littérature jeunesse : lire avec plaisir et aisance en dégageant le thème de l’album, une histoire policière dans un contexte français colonialiste.

  • Expression de réactions et de points de vue : rendre compte de sa lecture, prendre la parole devant les autres et écouter autrui.

  • Echanges, débats sur les thèmes de l’histoire policière, coupable ou non coupable : argumenter, s’exprimer à l’oral avec un vocabulaire approprié et précis, utiliser ses connaissances pour réfléchir.

  • Interprétations des événements et des émotions des personnages : formuler et justifier son point de vue en fonction des mœurs de l’époque et du contexte colonialiste, repérer des informations explicites et inférer des informations nouvelles implicites.

  • Etudier le rôle de l’illustration dans un album : informations redondantes, complémentaires ou en opposition.

Déroulement 


Séance 1 : Etude de la couverture

  • Image 

Un couple d’amoureux s’étreint passionnément sur la tour Eiffel.

Description : le couple est mixte, composé d’un Indien et d’une Européenne, La Garenne.

Hypothèse : c’est une histoire d’amour qui se déroule à Paris.

  • Étude de la page de garde

Intertextualité : incursion d’une image documentaire (l’article de journal, la une du « Petit Parisien », édition du 5 avril 1889 donne une impression de réel dans la fiction suggérée par l’histoire d’amour de la couverture) pour camper immédiatement l’intrigue policière.

Le rapport de police : jeu entre l’illusion de réel et le fictionnel.

  • Débat 

Réflexion sur la discrimination raciale de l’époque apparaissant dans le journal.




Séance 2 : Etude des illustrations

Découverte des 13 illustrations pleine page du récit

Analyser les illustrations :

  • Ce sont des peintures : étudier le style graphique et la connotation de l’illustration à travers les couleurs, les différentes perspectives, la position des personnages (gigantesques, menaçants), les attitudes théâtrales, les zooms sur les expressions des visages

  • Le choix des couleurs donne des indications sur l’état d’esprit du personnage concerné, l’atmosphère du lieu de l’histoire (ciel bleu, tons lumineux pour matérialiser le bonheur ; tons sombres, opaques pour traduire la peur et la souffrance, atmosphère tragique du polar).

  • Remarquer l’importance de l’utilisation du clair-obscur et des effets d’éclairage obliques (déséquilibre), souligner la fonction dramatique de la lumière dans la plupart des illustrations.

  • Utilisation de nombreuses contre - plongées : l’Indien est représenté en athlète, sculpté, encadré par les poutrelles d’acier de la tour Eiffel, avec son grand marteau (imitant les affiches soviétiques en faveur du prolétariat). La Garenne est représentée en danseuse de cabaret (impressionnisme).

Décrire les images puis reconstruire l’histoire à partir de ces éléments visuels.




Séance 3 : Etude du rapport texte – image

Découverte des 9 premières pages de texte du récit.

  • Le rapport texte – image :

La grande unité d’atmosphère rendue par l’association texte – image prouve une grande complicité entre l’auteur et l’illustrateur, dès la conception de l’histoire : à l’efficacité du texte répond toujours une illustration impressionnante qui éclate au premier plan, tout en restant au service de l’histoire et de la puissance dramatique.

Repérer dans le texte les éléments de l’image qu’on y retrouve, ceux qu’on n’y retrouve pas, pour montrer que la narration est prise en charge à part égale par le texte et par les images.

  • Le texte :

Les textes sont encadrés par un filet doré très raffiné et possèdent une lettrine, afin de les rendre officiels, précieux (vieux livre, faire-part) et porteurs de vérité.

L’auteur tutoie le héros « Tu te souviens de tout, Billy », afin de faciliter l’identification du lecteur.

Emettre des hypothèses sur la suite et fin de l’histoire à partir des illustrations.




Séance 4 : Etude du texte

Découverte des 4 dernières pages de texte du récit.

  • Etude de la composition d’une histoire policière (personnages, actions…), de la mise en récit et de la temporalité propre.

Etude du vocabulaire, riche et efficace, et des phrases courtes, souvent percutantes. Au fur et à mesure, l’intrigue se dénoue et le rythme s’accélère à l’allure d’un cheval au galop. Le temps suspendu des deux amants marque une rupture et un temps d’arrêt avant la chute finale.

  • Analyse des oppositions : sauvagerie / civilisation, tour Eiffel / bas-fonds, jour / nuit, un artisan du modernisme se battant avec des armes du passé (rangées au Musée de l’homme). Interrogation des contradictions de cette société : dualités bien / mal, homme / femme, intérieur / extérieur, chaud / froid, sauvage de l’ouest américain / civilisé de la France de l’époque.

Au fur et à mesure de l’histoire, l’Indien se dépouille de ses vêtements d’occidental pour retrouver son apparence naturelle (torse nu). Les images s’éclaircissent : le vide de la page de ciel est une image qui symbolise la mort et la paix des deux amants.

  • Relecture de la « une » répétée en 3e de couverture 

Débat sur la discrimination raciale et le dénouement de l’histoire qui fait de l’Indien un héros, sur le point de vue.

Séance 2 Arts de l’espace La Tour Eiffel

Objectifs 


Connaître les grandes caractéristiques d'une œuvre majeure qui a marqué le XIXème siècle

Comprendre l'influence de la révolution industrielle sur l'architecture

Paramètres du dispositif




Matériel et supports 


- Une collecte d'images réalisées par l'enseignant et les élèves sur le thème de la tour Eiffel (Reproductions, publicités, cartes postales touristiques...)

- Alphonse Liébert (1826-1913/14), Vue de ballon de l'exposition universelle de 1889, photographie

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Tour_Eiffel_3b40739.jpg

- L'illustration sur laquelle on voit Billy regarder la tour Eiffel en train de se construire

+ Les étapes de construction de la tour Eiffel en image

http://www.paris1900.fr/paris-rive-gauche/7eme-arrondissement/la-tour-eiffel-se-dresse

- Les illustrations de l'album qui montrent l'architecture métallique de la tour (première de couverture et première illustration pleine page.)

Déroulement 


Durant la séance, il est proposé de faire un aller-retour entre quelques illustrations de l'album et des documents historiques aidant à la compréhension.

  • Phase 1 Oral/collectif

Solliciter les élèves à partir du titre de l'album et de la quatrième de couverture. « Quelle grande œuvre architecturale emblématique est évoquée dans ce livre?»

Demander aux élèves quelques jours avant, d'amener diverses images ou objets représentant la Tour Eiffel.

A partir de la collection, l'enseignant questionne les élèves :

« Que pensez-vous de la Tour Eiffel? Que représente-t-elle? « (Réponses attendues : « on la voit beaucoup dans les images et les cartes postales, elle représente Paris et la France.)

Réaliser une petite synthèse intermédiaire au tableau sur l'image de la Tour Eiffel dans le monde. L'enseignant peut apporter quelques connaissances.

Ex. : La Tour Eiffel est un monument très populaire. Elle est devenue le symbole européen, français. Eiffel abandonna rapidement ses droits au domaine public et son image fut grandement diffusée par la photographie, les peintres, les films, la publicité, l'imagerie populaire....

Faire une petite ouverture : « Mais connaissez-vous son histoire? »

  • Phase 2 Oral/collectif

  • La tour Eiffel en construction

L'enseignant reprend une page de l'album sur laquelle on voit Billy regarder la Tour Eiffel en construction.

« Que voit-on? »

Proposer une lecture d'image en trois plans :

- 1er plan : Billy, de dos, regarde au loin la tour. Il a l'air contemplatif.

Un arbre et un lampadaire marquent également le premier plan.

- 2e plan : Les toits enneigés des maisons parisiennes.

- 3e plan : La tour Eiffel en construction.

Quelle information nous apporte cette illustration?

La tour a été montée en deux ans et deux mois. Au début de l'histoire, à la fin de l'année 1888, (les indications temporelles sont données à la page précédente) elle est en construction.

Pour aider les élèves à visualiser la construction de la tour, l'enseignant montre les images des étapes de construction de la tour qui sont vidéo-projetées avec les dates. Elle semble monter progressivement du sol. On sait que de nombreux échafaudages permirent ces assemblages de pièces métalliques.

  • Le contexte : la tour Eiffel dans l'exposition universelle.

La photographie de l'exposition universelle est vidéo-projetée aux élèves.

L'enseignant donne des éléments sur le contexte de la photographie, Il apporte des connaissances sur l'exposition universelle de 1889 (cf. connaissances d'appui).

Puis il les questionne sur l'impression donnée par la Tour Eiffel par rapport aux autres constructions.

« En quoi semble-t-elle différente? » (taille, couleur, forme...)

  • Les particularités de la Tour Eiffel :

L'enseignant propose d'observer la première de couverture du livre.

« Où les amoureux sont-ils? Comment l'illustrateur a-t-il choisi d'axer l'image?»

Le ciel et les nuages à l'arrière plan nous indiquent que les amoureux sont montés en haut de la tour Eiffel. La tour Eiffel qui faisait 300 mètres resta l'édifice le plus haut du monde jusqu'en 1930.

L'illustrateur a placé les deux personnages à la verticale au centre de son dessin, ils semblent en déséquilibre. L'axe de l'image a subit une rotation à gauche. L'illustrateur semble faire une photographie instantanée du moment.

« Quelles informations donne cette image quant aux matériaux de construction de la tour? »

Le gros plan sur la structure de la tour nous montre que la tour ressemble à un pylône, elle se compose d'une structure en acier et est agencée d'un grand nombre de pièces métalliques reliées entre elles par des boulons.

L'enseignant mène un échange avec les élèves et apporte les connaissances nécessaires sur les nouveaux matériaux (acier et béton armé) et les méthodes innovantes de construction qui caractérisent la révolution industrielle.

  • Gustave EIFFEL :

L'enseignant fait faire aux élèves une petite recherche dans le dictionnaire sur Gustave Eiffel.

Il réalise une petite synthèse orale avec les élèves et écrit les mots clés au tableau (cf. mots soulignés dans connaissances d'appui).

  • Phase 3 Trace individuelle dans le cahier d'histoire des arts

Une synthèse est donnée aux élèves. Les élèves lisent en silence et soulignent les mots importants.

Dans la partie personnelle, chaque élève colle les images qu'il a collectées. Il peut réaliser un petit croquis ou écrire une petite phrase sur son ressenti personnel par rapport à l'œuvre.

Prolongements et mise en réseau


  • La tour Eiffel dans le regard des artistes :

  • Les peintres :

R. DELAUNAY, La tour Eiffel, 1926, Huile sur toile.

https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Robert_Delaunay,_1926,_Tour_Eiffel,_oil_on_canvas,_169_×_86_cm,_Musée_d%27Art_Moderne_de_la_ville_de_Paris.jpg

A 25 ans, Robert Delaunay (1885-1941) commença à peindre la tour Eiffel. Il en réalisa une trentaine de versions, toujours sous une lumière et un angle de vue différent : plongée / contreplongée.

SEURAT (1859-1891), La tour Eiffel, 1889

M.CHAGALL (1857-1985), les fiancés de la tour Eiffel

https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/ckXbAp/r8E94yp

Mais aussi le Douanier ROUSSEAU, BONNARD, GROMAIRE, DUFY...

  • Les photographes :

BRASSAÏ, KERTESZ, MAN RAY, RIBOUD...

  • Les réalisateurs :

L. MALLE, Zazie dans le métro, 1960

H. PALUD, Un Indien dans la ville, 1994

  • La statue de la liberté de New York (Statue of Liberty).

Un des monuments américain les plus célèbre et emblématique, inaugurée en 1886, cette statue fut offerte par la France pour célébrer le centenaire de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis. Le sculpteur français BARTHOLDI fit appel à EIFFEL pour réaliser la structure interne de la statue.

  • Mise en réseau avec d'autres architectures héritées de la révolution industrielle : Gares, halles, verrières, ponts....

Connaissances d'appui pour le maître et pour la réalisation de la synthèse


  • Gustave EIFFEL et la tour Eiffel

Gustave EIFFEL (1832 Dijon, 1923) fut un ingénieur spécialisé dans les constructions métalliques. Il créa sa société de « constructeur » en 1867 et consacra définitivement la suprématie de l'acier et de la fonte avec de nombreuses constructions : ponts, viaducs (celui de Porto sur le Douro), gares ou encore l'ossature de la célèbre statue de la Liberté.

Deux ingénieurs qui travaillent avec Eiffel, Emile Nouguier et Maurice Koechlin, eurent l'idée d'une très haute tour édifiée comme un grand pylône. Conçue pour répondre au concours organisé par le ministère de l'industrie et du commerce célébrant la révolution et le progrès des sciences et des techniques depuis 1889, (72 noms de savants sont inscrits sur la tour), le chantier de la tour démarre en 1887.

Celle-ci est formée de quatre poutres en treillis, écartées à la base, réunies au sommet et liées entre elles à intervalles réguliers. La courbure des montants est déterminée pour offrir une meilleure résistance au vent. Les fondations sont en béton et reposent à quelques mètres en dessous du sol.

Elle fut construite à l'aide de petites grues fixées à la tour, qui permirent l'assemblage des 18000 pièces métalliques la constituant. La tour Eiffel s'élève à 324 mètres de haut et pèse 10100 tonnes. Les piliers sont orientés aux quatre points cardinaux et sont inscrits dans un carré de 125mètres de côté.

Elle fut édifiée en 2 ans, 2 mois et 5 jours et fut présentée en 1889 pour l'exposition universelle de Paris (inaugurée le 31 mars 1889 et ouverte au public le 15 mai).

Au départ, elle fut considérée comme une construction provisoire destinée à être démontée et fut à l'origine de violentes polémiques.

Bien qu'à l'époque un article fut signé par de nombreux artistes « contre l'érection en plein cœur de notre capitale de l'inutile et monstrueuse tour », elle demeure aujourd'hui, par excellence, le symbole parisien et français.

La tour est repeinte tous les 5 ans environ. Pour ce faire des peintres acrobates utilisent 50 tonnes de peinture. Celle-ci a donc changé souvent de couleurs : rouge, jaune, brun.

Elle est aussi à la pointe de l'évolution de l'éclairage et se revêt régulièrement de différents habits de lumière.

  • L'exposition universelle de 1889 à Paris

La première exposition universelle des produits de l'industrie de Paris, a lieu en 1855. Les expositions de 1867, et de 1878 sont les vitrines des progrès de l'industrie. En 1889, un tournant est pris dans l'architecture des expositions. Organisée par J. Charles Alphand proche du baron Haussman, l'exposition eut lieu du 6 mai au 31 octobre 1889 et occupa 50 hectares. Son thème est le centenaire de la révolution française. Les constructions les plus importantes de cette exposition furent la Tour Eiffel et la Galerie des Machines de Ferdinand Dutert, vaste halle de métal et de verre, emblématique de l'architecture métallique.

C'est aussi l'apparition de l'art nouveau avec l'émergence de l'école de Nancy.

Le Champs de Mars et le palais du Trocadéro accueillent l'art et l'industrie tandis que l'esplanade des invalides expose les colonies françaises.

Les expositions universelles ont façonné le paysage parisien et celle de 1900 fut une de celles qui marqua la ville avec l'avènement du métro et des gares parisiennes comme celles de Lyon et d'Orsay.

Séance 3 Arts de l’espace La gare de Lille

Objectifs 


Comprendre l’influence de la révolution industrielle sur l’évolution de l’architecture au XIXe siècle 

Connaître ses grandes caractéristiques

Paramètres du dispositif




Temps d’activité


visite in situ : 1h Gare Lille Flandres

Précaution à prendre : prévenir les agents SNCF de la visite.

séance en classe : 1h30

Déroulement 


  • Phase 1 Première approche sensible in situ

  • Première visite de la gare

Les consignes ont été données et explicitées en classe :

Chaque élève a une phrase à illustrer par une photographie qu’il va prendre sur place.

Chaque élève a le droit à une seule photographie et sollicite l'enseignant quand il a trouvé ce qu'il voulait faire comme prise de vue.

L’élève doit montrer par une photographie :

- la taille du monument (exemples de choix attendus pour la prise : jeux d'échelles ou de contre-plongée...) ;

- comment est éclairé le lieu, (exemples : les verrières, les grandes fenêtres...).

- les matériaux utilisés (exemples : pierre, verre, fonte...) ;

- les couleurs des matériaux de construction (exemples : monochromie de la pierre) ;

- des lignes dans l'architecture (exemples : lignes de la façade, pilastres, de la verrière...) ;

- un ornement architectural (exemple : un chapiteau de la façade...) ;

- un grand vide qui structure l'espace (exemple : l'espace de la halle) ;

- la fonction de la gare (exemples : les trains, les panneaux, les commerces...) ;

- l'agitation qui y règne (la foule).

  • Temps collectif d'échange

Questionner les élèves sur leurs impressions durant un temps de parole, collecter leurs sensations (ouïe, odorat, vue…).

  • Temps d'observation et trace

Choisir deux points de vue pour réaliser des croquis :

  • devant la façade (façade néoclassique) ;

  • face aux différentes rames (la verrière).

  • Phase 2 Approche analytique en classe

Les croquis sont regroupés au tableau. On détermine en commun les éléments qui ont principalement attiré l'œil des élèves.

Les photographies sont projetées une à une.

Analyse des photographies et listing des principaux éléments caractérisant l'architecture de la gare.

L'enseignant apporte du vocabulaire :

  • La façade néoclassique : façade monochrome, en pierre blanche, 2 étages surmontés d'une horloge, des pilastres entre des baies en arcature, à l'étage deux baies surmontées de frontons, au deuxième des chapiteaux à volutes, des écoinçons...

  • La verrière intérieure : un espace très ouvert adapté à la fonction de la gare, lumineux, des matériaux en verre, fonte et acier, les trains, les voies...

Structuration et apport de connaissances : réalisation d'une fiche d'identité pour la façade et pour la verrière de la gare de Lille.

L'enseignant apporte des connaissances sur l'histoire de la construction : l'architecte, l'anecdote de la façade (démontée de la gare de Paris), les dates. (cf. connaissances d'appui).

Connaissances d'appui

Prolongements

Mise en réseau


  • CONTENU :

Regarder, observer, décrire un monument.

Exprimer son ressenti et ses émotions face à une architecture.

Analyser, exploiter, lire des images photographiques.

Recontextualiser une étude dans une période historique.

Connaître des éléments de l'histoire locale.

  • La gare de Lille :

En 1846, la première gare du Nord de Paris est construite par Léonce Reynaud, professeur d’architecture pour la Compagnie des chemins de fer du Nord, dirigée par le baron James de Rothschild.

Au début des années 1860, on constate que cette gare est trop petite, sa façade est démontée pierre par pierre et remontée à Lille où elle est augmentée d’un étage et d’une horloge en 1867.

De 1889 à 1892, l’architecte Sydney Durett entreprend la reconstruction de l’intérieur de la gare et conçoit cette halle à ferme unique. Il s’inspire alors de la galerie des machines de l’exposition universelle de 1889, salle d’exposition, détruite en 1909.

La façade est en pierre car l’esthétique traditionnelle n’admet que la pierre comme matériau noble. L’architecture métallique n’est encore appréciée que pour son aspect fonctionnel. (D’où les nombreux débats alimentés par les choix esthétiques faits pour la tour Eiffel)

La charpente est en fer, les colonnes en fonte ; ces matériaux sont particulièrement solides et résistants. L’utilisation de ces matériaux permet d’augmenter les portées, de limiter l’encombrement au sol et de réduire les risques d’incendie. Les verrières permettent à la lumière de pénétrer largement.

  • Contexte : le développement de l’architecture métallique

Au XIXe siècle le développement de la production de fer et de fonte permet l'introduction d’une nouvelle forme d’architecture : l’architecture métallique. Avec Haussmann, la ville est transformée et ces bâtiments deviennent les symboles de cette nouvelle modernité.

La fonte, le fer, l’acier, le verre, puis le béton armé se mettent au service de programmes nouveaux : gares, usines, édifices culturels, grands magasins, marchés couverts et ouvrages d'art.

Le symbole de cette nouvelle architecture est la tour Eiffel.

  • Prolongements et pistes de travail :

Mise en réseau avec d'autres architectures métalliques

Aborder l'importance de l'apparition du chemin de fer au XIXe siècle à travers les peintures de Monet (Série sur La gare saint Lazare) ou de Turner.

Travail sur l'histoire de l'évolution de l'urbanisme au XIXe siècle en réalisant une étude comparative de la gare hier et aujourd'hui à partir d’une carte postale datant du début du XXe siècle.




Direction des services départementaux de l’Education nationale du Nord




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