Discours prononcé au deuxième congrès international d'esthétique et de science de l'art








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La beauté, l’idée de Beau

La beauté est nécessairement liée à l’art, c’est ce vers quoi doit tendre l’art. Panofsky, Le Titien : pour situer le contexte renaissance il explique que le mot « beauté » et le mot « amour » étaient très régulièrement liés à l’art, termes centraux. (Le mot beau est totalement absent dans l’art contemporain) La beauté et l’amour ont eu alors une existence platonicienne.

Localité de la beauté ? dans l’œuvre ? une œuvre objectivement/subjectivement belle ? l’art se doit-il d’être beau ? Quel sens pour beau ? Copier le beau ? Beauté dans le modèle.

Platon, Hippias majeur : texte qui porte sur la beauté. A la fin du dialogue, la question n’a pas beaucoup avancé : « les belles choses sont difficiles ». Platon s’interroge sur le rapport utilité/beauté. Qu’est-ce qu’une belle marmite ? Une marmite qui remplit bien son office. Hyppias « la beauté c’est une belle fille » énormément de mal à définir la beauté dans son sens général sans compter sur un élément concret. Partir des objets beaux pour arriver à une définition générale. La beauté c’est ce qui rend la chose belle. Le beau est un plaisir spécifique lié à la vue et à l’ouïe. (Belle odeur, goût beau…) le beau n’est pas l’agréable ! Le plaisir relatif à tous les sens mais pas le beau. Distinction à faire entre la beauté naturelle (fille) et artistique (œuvre). On peut regarder des choses naturelles et en parler de manière esthétique (lever de soleil), tendance à juger l’un à partir des critères de l’autre. Très grande relativité des 2 (relatif : pas absolu, lié à une période et à une localisation)

  • relativité de la beauté naturelle : vénus anadyomène  qui surgit des eaux (manière dont on a envisagé la beauté féminine à travers les siècles, survivance de certains critères au travers de cette vénus).

Pompéi : quels sont ses attributs : l’eau, une conque, figures de l’amour (éros).

Botticelli (1485) : mêmes attributs, éros porte Zéphire, personnages qui semblent être en train de danser.

Titien (1530) : sortie du cadre mythologique, la Vénus a moins les traits d’une déesse, présence de la mer et d’un coquillage tout petit qui flotte à côté, déconnexion d’avec ces attributs. Elle se sèche les cheveux. C’est plus une femme qu’une déesse. Avant on avait le droit de faire des nus s’ils étaient mythologique tandis que Titien fait descendre Venus de son statut de déesse et elle commence à être incarnée.

Cabanel (1864) : type de peinture traditionnel, peintre académique

Ingres (1848) : RAS

Terry Gilliam, les aventures du Baron Münchhausen (1988) : Uma Turman, commence sa carrière, reprise de la conque, personnages volant qui évoquent les chérubins.

Relativité dans le temps et dans l’espace. Ce que nous trouvons beau ne sera pas partagé par d’autres temps et d’autres lieux tandis que le beau artistique est plus intemporel, il traverse davantage les temps et les lieux. Cette représentation de qqch de beau passe par une représentation qui est belle aussi.

Le contraire du beau :

La carcasse de Rembrandt, présence d’un humain qui fait changer le statut du tableau, ce n’est pas une nature morte, mais une vanité « memento morii »

Portement de croix, Bosch (1516) : le christ au centre, comment on comprend la beauté de ce tableau ? Un élément, seul qui a un visage apaisé, pas déformé par un rictus, pas laid, pas caricaturé. La quantité de laideur doit-elle déterminer la beauté du tableau ? Une surface recouverte d’éléments laids qui va être éclairée par un élément beau qui en donne le sens. Ce christ qui souffre est entouré de gens qui ignorent sa souffrance, ce n’est pas la non beauté naturelle majoritaire qui en fait un beau tableau mais le sens qui s’en dégage : absence de compassion (voire moquerie) laideur physique = laideur morale : physiognomonie. Piercing caricaturés: marque pour distinguer les infâmes (lépreux, infirmes, juifs, hérétiques et jongleurs) dimension culturelle de la beauté naturelle. Ce tableau peut nous frapper au travers des siècles.

Marx : avant d’être cité politiquement, c’est un philosophe. C’est le premier à nous inviter à considérer que toute chose, activité humaine dépend d’un contexte socio-économique et historique. La pensée elle-même, est relative à cela. Cela veut dire que l’art aussi. Comment se fait-il qu’on trouve encore les statues grecques belles ? une chose qui échappe à l’histoire : la beauté artistique.

Portrait du nain Sébastian de Morra, Velasquez (1645) C’est un bouffon car on considère que leur taille prête déjà à rire. Extraordinaire dignité de ce nain, manière de « sauver » le nain. Aristote prenait l’exemple du cadavre, plus supportable en image que dans la réalité, l’image en particulier l’image de laideur) est donc ici le moment ou ont doit regarder les choses différemment. On ne fabrique pas de l’art uniquement avec du beau.

La leçon d’anatomie du docteur Tulp, Rembrandt (1632) : l’écorché a deux mains droites (analyse dans Barbara de Petzold) regards dirigés vers le bras ou le livre de médecine, personne ne regarde le corps sauf nous…

EVOLUTION DU BEAU 0 TRAVERS LE TEMPS ; Antiquité : beau=bon=vrai – Art et beauté au MA, Umberto Eco : 2 traduction 9ème siècle où le terme callos signifie bon et puis la traduction au 12ème siècle va être traduit par beau. Distinction des idées, bon et beau ne sont plus associés. A la fin du 13ème, début d’autonomie de l’idée de beauté comme qqch d’autonome. Cette autonomisation va être très progressive et on arrive à des conception de ce qu’est l’art plus proches de celle qu’on a nous.

La laideur, n’est pas séparable de la beauté mais ne fonctionne pas comme son opposé non plus. On ne considère pas qu’une œuvre soit complètement laide aujourd’hui mais il a fallu du temps pour ça. Le portement de croix, Bosch, il présente une laideur qui réhausse la beauté religieuse du Christ, cette composition/opposition rachète la présence du laid. Le laid peut exister en art si il représente une laideur morale.

La laideur physique reflète le caractère
Umberto eco : une œuvre d’art est toujours ouverte, au sens, à l’interprétation, ce n’est une œuvre d’art que parce qu’elle survit à toutes ces interprétations différentes. « une œuvre est un message fondamentalement ambiguë, une pluralité de signifiés dans un signifiant ». l’œuvre d’art n’est pas faite pour être décodée de manière aussi univoque qu’un message. Signifié : l’idée de « oiseau », signifiants : le mot, le dessin, « bird », « vögel », « uccello »… tout cela renvoie à cette même idée d’oiseau. UE veut donc dire le contraire de ça, un signifiant (tableau, poème, fil…) mais cela ne renvoie pas à une idée mais à plusieurs. L’objet œuvre d’art est fermé, fini mais il renvoie à une ouverture quasi infinie d’idées/interprétations… il y a donc des variations historiques des œuvres, on peut reprendre à l’infini des pièces de Shakespeare.

Trois types d’intentions :

  • intention de l’auteur qu’il a lors de la création (consciente ou inconsciente)

  • intention de l’œuvre, donnée inconsciemment par l’auteur

  • intention du lecteur/spectateur : intention d’interprétation (qui varient en fonction du contexte)

ex : Paul Valéry allait au Collège de France pour écouter les cours sur ses textes parce qu’il y apprenait des choses nouvelles sur eux.

Jauss : créateur de la notion d’horizon d’attente, relative au contexte, chaque moment dans l’histoire attend quelque chose d’une œuvre d’art. Son idée était de travailler à dépasser la thèse de Marx (la création humaine dépend du contexte, pk certaines statues traversent le temps ?). Il a finalement caractérisé l’œuvre comme à la fois dépendante de son contexte historique mais aussi ouvertes et évolutives, elles s’adaptent aux périodes.

A l’inverse, un message est rarement complexe, il ne se transforme pas au fil des siècles. Une œuvre peut avoir un message mais c’est le reste qui va évoluer.

Deleuze « qu’est-ce que l’acte de création » conférence à l’IDHEC. Il oppose création et communication : un communiqué  ce qui définit la communication, c’est une information à connaître par laquelle il faut agir en fonction. L’art et l’œuvre sont à l’opposé, ce n’est pas quelque chose d’arrêté, ce n’est pas un ordre. Elle est du côté non pas du contrôle mais de la lutte, de la résistance, elle propose quelque chose qui n’est pas.

Exceptions : concernent l’art engagé, qui se donne une mission politique de dénonciation et de révolte (poésie de résistance, Argon, Eluard). Le message est clair mais on ne peut pas réduire ces textes à ce seul message, c’est une insulte. On passe à côté de l’aspect artistique de l’œuvre. Guernica  œuvre clairement dénonciatrice mais les intentions vont au-delà. Le Dictateur, Chaplin (1940), film engagé qui contient explicitement un message mais les 2h ne se résument pas à ce message (dit en 5min dans le discours final).

Ce qu’on appelle la « morale » (d’une histoire) c’est le sens qu’on dégage de l’ensemble d’un récit (date des récits bibliques  paraboles, fables, apologues…) il ne faut pas le réduire à un message qui résumerait l’œuvre.

L’art pris dans l’histoire : évolution de la conception et des pratiques de l’art.

Art et arts. Dans quelle mesure peut-on parler d’Art ? Gombrich : « l’Art en soi n’a pas d’existence propre » Dans l’antiquité, classification mais tout est mis ensemble  imitation/mimésis. On peut en parler de la même manière. Confusion art/artisanat à cette époque. Horace, Art poétique : « ut pictura poesis »  qu’il en soit de la poésie comme de la peinture. La poésie doit s’inspirer de la peinture. Si la poésie se calque sur la peinture ça veut dire que la peinture est le modèle absolu, l’étalon. Cette phrase va resurgir à la Renaissance mais dans son sens contraire, la peinture doit s’inspirer de la poésie. Classement arrivé au Moyen Age : arts libéraux/ arts mécaniques. A partir de 700 on commence à classer les arts.

  • Arts libéraux (intellectuels): considérés comme les VRAIS arts

    • rhétorique, grammaire et dialectique englobent lettres et philosophie

    • Arithmétique, astronomie, géométrie et musique  arts plus scientifiques



  • Arts mécaniques (manuels) :

    • Arts plastiques : peinture, sculpture architecture…

    • Draperie, orfèvrerie… (artisanats)

Voilà pourquoi la poésie est mieux considérée que la peinture car plus noble, plus spirituel. La peinture relève encore de l’artisanat.

Au cours de la Renaissance, les arts plastiques vont prendre une importance énorme. Deux moments :

  • Boccace (1300) parle de Giotto « Giotto s’adresse moins aux yeux des ignorants qu’à l’esprit des sages »  Giotto est un peintre très important mais B dénonce ceci : un art mécanique et manuel peut s’adresser à l’esprit et devenir un art spirituel.

  • Vasari, Vies des meilleurs architectes, peintres et sculpteurs (1550-1568): il écrit des biographies ce qui est très nouveau, un religieux lui fait le reproche de faire cela alors que le genre est réservé aux princes, aux héros… cela ne s’applique pas à des Hommes qui pratiquent un art bas, pas le mérite d’être raconté à l’époque.

  • Laocoon, Lessing (1766) : pour la première fois, on dissocie les arts. Poésie = art du temps/peinture = art de l’espace. Réflexion sur les spécificités et les frontières de chaque art.

Cela va amener au modernisme au 18ème : la modernité c’est le moment où un art va considérer qu’il doit travailler sa propre spécificité. Mi 19ème, la peinture va progressivement s’intéresser aux couleurs, aux taches, … Maurice Denis « n’oublie jamais que ton tableau est avant tout un assemblage de taches » (à vérifier, citation à peu près) Autonomie des arts à partir du 19ème. Cela veut aussi dire qu’on va pouvoir établir des correspondances entre eux, si on peut les séparer, on peut créer des ponts. Aujourd’hui on est dans cette perspective de pluridisciplinarité.

Walter Benjamin : auteur allemand redécouvert depuis une 20aine d’années. Il laisse un certain nombre d’essais dont « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique». Il part de la technique : reformuler les mutations de l’art depuis ses débuts + réflexion sur la muséographie. L’art est nécessairement technique, il faut donc comprendre l’évolution de la technique. Tout ce qui a été fait peut être refait. Mais on voit apparaître une reproduction elle-même technique (gravure, lithographie, photographie… reproduction indéfinie)  diminution de la valeur cultuelle et augmente la valeur expositionnelle.
pourquoi on peut mettre des choses aussi différentes sous le mot « Art » ? comprendre toutes les variations au cours de l’histoires. Benjamin : L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique, 1939

opposition du culte/rite vs exposition. Dans l’évolution, à partir des grottes jusqu’à ajd, la valeur rituelle et expositionnelle est toujours inversement proportionnelle.

Questions de techniques : l’art a nécessairement quelque chose de technique, il faut prendre en compte cet aspect pour compredre les mutations. L’œuvre d’art a toujours été reproductible pour B parce que ce qu’un être humain a déjà fait une fois, un autre peut le refaire techniquement. Le fait de reproduire est nécessaire à l’apprentissage. B va noter rapidement la notion d’aura : son unicité et son authenticité. Les copies n’ont pas d’aura. Si on fait un gravure, l’aura est restreinte car elle peut être reproduite. Au 19ème quand arrive la photographie, B pense qu’elle détruit l’aura de l’œuvre car elle se défini par sa capacité à se reproduire en série. La photographie c’est 2 choses : une manière de reproduire des œuvres d’art et une nouvelle manière de faire de l’art. avant la photographie, on ne connaissait pas les tableaux célèbres, que de nom ou par le biais de reproductions maladroites  obligation de se déplacer. Avec l’apparition de la photographie, la valeur expositionnelle des tableaux célèbres a augmenté mais la valeur cultuelle a diminué. C’est aussi un art, l’art des œuvres en série. Une photo n’est jamais unique et ses reproductions ont toutes la même valeur, la même légitimité. Bouleversement de la notion d’art  idem pour le cinoche. Valeur d’expo > valeur cultuelle.

Ex : musique de Bach, cantates écrites pour une représentation unique, aspect sacré =/= symphonies, jouées plusieurs fois.

Ce sont les pratiques artistiques qui changent mais aussi la manière dont on perçoit les œuvres d’art. Aujourd’hui avec internet, la valeur d’exposition est énormissime ! Révolution dans notre manière d’envisager l’art. (Quid de la littérature ? c’est l’équivalent avec l’invention de l’imprimerie.)

Ce qui change véritablement c’est l’idée qu’on se fait de l’art. André Malraux, Le Musée imaginaire : « le rôle des musées dans, notre relation avec l’œuvre est si grand que nous avons peine à penser qu’il n’en existe pas et qu’il n’en existât jamais hors de l’époque moderne. » les musées se multiplient ! Aujourd’hui pour nous ça fait partie intégrante d’une ville, de notre éducation, de notre rapport normal à l’art. Musée : institution permanente, non lucrative, ouverte à tous et ses but sont la conservation, l’étude et l’exposition. Pourquoi les œuvres atterrissent dans des musées (madones, statues grecques…) ? Ça commence à la renaissance, les prince et nobles italiens (imités par les européens) commencent à amasser des œuvres pour le prestige dans des galeries. Les seules personnes à voir ces œuvres sont donc d’autres princes. Valeur d’expo qui augmente un tout petit peu. Au 18ème, gros changement : à Paris, le Salon de l’académie royale de peinture ouvre en 1748. A dijon : muséum et galerie de l’école de dessin 1787. Le Louvres ouvre ses portes en tant que musée en 1794, le principal musée frs ouvre ses portes parce qu’on annexé le Palais du Louvres et la collection du roi, cette idée d’ouverture à tous dépend d’un renversement politique extraordinaire ment important ! Démocratisation de la culture, l’émergence du musée est indissociable d’une émergence politique de l’art qui s’accompagne d’une exigence d’éducation. Public n’est plus un public privilégié  constitution d’un patrimoine culturel commun et national. Emergence de l’idée de culture. On commence à réunir des œuvres qui ne sont ni contemporaines ni du même courants. Visibilité modifiée dans les deux sens : on ne regarde pas une statue grecque pareille selon si elle est placée sur un site ou dans un musée + le musée offre un autre éclairage et modifie la visibilité, peintures pensées en fonction de la lumière de l’église.

Les ready-made : œuvre d’art qui est un objet usuel  Fontaine, Duchamp 1917 signé Her Mutt. En 1917 Duchamp était aux Etats Unis et faisait partie de la société des artistes indépendants qui décide de mettre en place une exposition ou toutes les œuvres seront acceptées car l’art doit être démocratique, tout se vaut, l’important est le geste créateur. Duchamp leur envoie ça et leur fait un canular en signant d’un autre nom. Ses amis sont alors extrêmement embêtés et commencent par refuser. Il a réussi à les convaincre d’accepter cette œuvre qui a fait scandale. Mais ici c’est l’acte qui compte, l’idée. Cette œuvre a néanmoins eu une valeur cultuelle car elle a été placée dans un musée.

Nelson Goodman, Manières de faire des mondes, 1978. Pour lui, aujourd’hui on ne peut plus répondre à la question « qu’est-ce que l’art » car elle englobe des choses bien trop différentes (des égyptiens à la Fontaine) et propose une autre problématique « quand y-a-t-il Art ? » ce n’est plus la technique, la fabrication de l’œuvre, la maîtrise de l’artiste qui compte mais le fait que l’objet soit disposé de telle sorte qu’on le considère comme une œuvre d’art, contexte de vision.

Le destin des images, Jacques Rancière : l’idée du n’importe quoi qui caractérise l’art contemporain c’est justement the point, c’est l’accession de tout et n’importe quoi au statut d’œuvre d’art  déplacement d’un objet quelconque sous le regard de quelqu’un qui le regardera d’une manière particulière.

DIFF2RENTS SENS DU MOTS IMAGE ? SELON LES ACCEPTIONS SOIT CE QU4ON VOIT DE L4OBJET SOIT une représentation de l’objet.

Les images figuratives. Jacques Rancière : le destin des images, p^hilosophe français qui a commencé par la philo politique du 19ème puis progressivement s’est intéressé à l’esthétique. Penseur très important pour le ciné comme le théâtre. Dans ce livre « l’image n’est jms une réalité simple… » différents régimes d’imagéité : celui pour qui la ressemblance doit être suffisante pour que l’image tienne lieu de quelque chose et celui des images de l’art, pas axés sur la ressemblance mais sur une altération de cette ressemblance. Dans les deux cas, ressemblance dissemblance.. cinéma + photo  pas forcément de l’art. Pour platon la ressemblance ne doit pas être trop forte pour ne pas qu’elle nous trompe. L’image artistique comporte de la ressemblance mais n’est jms que cela. S’il y a trop de dissemblance, pas de représentation (juste milieu). Si trop de dissemblance, on est dans l’illusion complète et pas dans l’art. on ne doit pas être absolument trompé par la ressemblance ni par la dissemblance. Schopenhauer : les statues de cire ne sont pas des œuvres d’art car pas d’écart avec la réalité. Il introduit la notion d’imagination, si trop ressemblant, cela bloque la représentation/l’interprétation de l’œuvre, la contemplation. Elle travail dans l’écart nécessaire entre ce qui est rpz et rpz°.

Jacques Aumont, l’image , « une image peut créer une illusion sans être la réplique exacte d’un objet ni un double ». image = illusion partielle. Notion de simulacre. Suffisamment de ressemblance dans les simulateurs de telle sorte que le pilote va faire semblant de voler mais il sait que ce n’est pas la réalité. Gonbrich une image ne peut jms tromper personnes dans des conditions de visions normales. Louis Marin, De la représentation, fonctions de l’image, de la représentation, c’est dans les similarités dissemblables que vient se loger l’enjeu de la représentation, ce que l’image perd en être (ontologiquement) elle le gagne par ses effets sensibles et passionnels. http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/f/f3/jean_louis_th%c3%a9odore_g%c3%a9ricault_001.jpg
Géricault, le Derby d’Epsom, 1821  les chevaux ne courent pas comme ça dans la réalité mais Géricault fait flotter les chevaux au-dessus du sol (bien moins détaillé que les chevaux pour figurer la vitesse). Il a fallu attendre la photo pour comprendre comment couraient les chevaux donc G ne savait pas (en +).
Gombrich : la notion de « réalisme » évolue avec le temps, la ressemblance n’est pas une valeur absolue.

Présence/absence : l’image imite l’absence de l’objet. (photo de proches dans portefeuille) l’image n’imite pas la présence de l’objet, il y a un sentiment de présence mais lorsqu’on voit une image, on n’a pas le modèle sous les yeux.

Klee « l’art ne reproduit pas le visible, il rend visible », la représentation produit un phénomène de distance. L’art n’a pas pour fonction d’imiter, ce n’est pas un fin en soi.

Double réalité perceptive des images : quand on regarde une image, on regarde une zone colorée et en voyant cette image on est projeté dans un espace imaginaire, on voit au-delà des images. L’image est toujours là et jam la non plus. Matérialité physique qui permet à l’image de sortir du mur, on crée un espace constitué de cette double réalité. Tension entre la 2d matérielle, réelle du tableau et la 3d fictive imaginaire de l’image. Les relations de l’humain aux images se modifient constamment.

Merlot Ponty, Husserl, phénoménologie  ne pas se poser des questions sur l’âtre et se concentrer sur les phénomènes. MP, interroge notre perception, notre manière de percevoir dans L’œil et l’esprit,
Page 14, « si nos yeux étaient… » on est constitué par cette duplicité du sentir « nous voyons et pouvons nous voir », la vue et le toucher se brouillent. La représentation est un visible au carré. On voit selon l’image, car elle nous propose un mode de vision, on ne voit pas des chevaux ni des taches colorées mais on voit des chevaux selon l’image.

La photographie

Permet de reproduire les autres images – dimension sérielle, reproductibilité intrinsèque – nouveau rapport à l’image

Les autres images vont s’en trouver changées. Valeur de preuve inhérente à la photographie (du temps de l’argentique au moins). Sémiotique : mise en place par Pierce, discipline/science humaine qui étudie les signes, un signe c’est quelque chose qui est mis à la place d’autre chose ou quelque chose que quelqu’un interprète comme tel. Exemple : panneau interdit de fumer, signe mis par quelqu’un pour signifier à d’autres une interdiction de fumer. Il n’y a signe que lorsqu’il y a interprétation.
Le cinéma

Dernier art en date. Cinéma en tant qu’il est un nvx type d’image  dimension indicielle.

  • Origines scientifiques du cinéma, né d’un assemblage d’invention techniques dont la chrono-photographie. Idée de mouvement, image avec mouvement. On ne s’occupe pas ici du cinéma en tant qu’art ici.

  • Photographie =/= photogramme 
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