L’Egypte antique








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date de publication30.03.2017
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L’Egypte antique



1) Histoire politique de l’Egypte antique.

L’Histoire de l’Egypte antique peut être divisée en 31 dynasties ou en 9 périodes. Les périodes appelées « empires » sont des périodes marquées par une grande prospérité économique et de nombreuses créations artistiques et architecturales. En revanche, les périodes dites « intermédiaires », de même que la Basse Epoque, sont des périodes marquées par la désorganisation du pays, les invasions étrangères et parfois la division de l’Egypte en plusieurs royaumes.

* La période prédynastique commence vers 5000 avant JC par la sédentarisation et le regroupement de quelques tribus. Elles forment ainsi un royaume au Nord et trois royaumes au Sud dont celui de Nékhen. Après de longs affrontements, le royaume de Nékhen parvient à dominer tout le Sud. Il n’y a alors plus que deux royaumes en Egypte, un au Nord et un au Sud. On donne aux rois du Sud, descendants des rois de Nékhen, le nom de dynastie 0 car c’est cette dynastie qui conduira le pays à l’unification et au système pharaonique. Cette unification va intervenir vers 3100 avant JC. Némès, originaire du royaume du Sud, devient alors le premier pharaon.

* La période thinite (-3100 à -2700) est marquée par la mise en place des institutions pharaoniques, de la religion, des normes artistiques et d’une écriture. Ces piliers de la société égyptienne vont traverser trois millénaires d’Histoire en ne subissant que très peu d’évolutions.

* L’Ancien Empire (-2700 à -2200) est une longue période de stabilité politique et de prospérité économique. Les anciens Egyptiens considéraient cette période comme l’âge d’or de leur civilisation. Au début de l’Ancien Empire, les pharaons étaient enterrés dans des mastabas (grandes tombes), puis l’architecte Imhotep a inventé le concept de pyramide en agrandissant le mastaba de Djéser. De très grandes pyramides, que l’on admire encore aujourd’hui, vont être construites à Saqqarah puis sur le plateau de Gizeh. On construit aussi des temples dédiés aux dieux mais ils restent moins imposants que les monuments funéraires. Des conquêtes militaires sont entreprises au Sinai puis en Nubie.

* La 1ère période intermédiaire (environ -2150 à -2033) est marquée par la division du pays en deux royaumes pendant plus d’un siècle. Ce sont les chefs de provinces, de plus en plus puissants et indépendants, qui ont affaibli le pouvoir du pharaon et entraîné l’instabilité politique du pays.

* Le Moyen Empire (- 2033 à -1786) est une période de retour à la stabilité et à la prospérité. Des temples ont été construits mais l’architecture de cette époque n’a jamais égalé celle de l’Ancien Empire. Les pharaons pouvaient être enterrés dans de petites pyramides, ou dans des tombes creusées dans la roche des falaises. Les artisans travaillaient l’or et l’argent avec talent.

* La 2ème période intermédiaire (-1786 à -1552) commence par l’invasion de la Basse-Egypte (le Nord) par les Hyksôs. Le pouvoir pharaonique, intact dans un premier temps, ne peut empêcher la formation de plusieurs dynasties parallèles, dont une dynastie Hyksôs. C’est cette dynastie étrangère qui va prendre l’avantage car elle dispose de meilleures armes. L’Egypte va rester longtemps faible et divisée jusqu’à sa reconquête par les pharaons Sénakhtenrê Taâ Ier, Séqénenrê Taâ II, Kamosé, puis Ahmosé, vainqueur au Nord et en Nubie.

* Le Nouvel Empire (-1552 à -1069) est une longue période de prospérité, une sorte de deuxième âge d’or. Les pyramides ne sont plus à la mode mais d’autres merveilles architecturales voient le jour, notamment le temple de Louxor et les statues géantes d’Abou Simbel. Le culte du pharaon et du dieu Amon se renforcent. De nombreuses conquêtes sont entreprises en Nubie et en Asie Mineure. Cependant, l’administration égyptienne ne contrôle pas vraiment les régions situées au-delà du Sinai. L’Egypte, traditionnellement très fermée, s’ouvre vers l’extérieur. Elle commerce avec d’autres civilisations, notamment les Mycéniens, et les goûts évoluent sous l’influence des autres cultures.

* La 3ème période intermédiaire commence par les invasions des Libyens, des Nubiens et des Philistins. Le pharaon Ramsès XI s’en trouve considérablement affaibli. Le prêtre thébain Hérihor en profite pour instaurer dans le Sud une dictature théocratique mais le pharaon légitime règne toujours sur le Nord du pays.

* La Basse Epoque (-750 à -30) peut être considérée comme une lente agonie. Les invasions successives n’ont laissé que de courtes périodes d’indépendance aux Egyptiens. La Basse Epoque commence par la réunification de l’Egypte par une dynastie éthiopienne. Les Ethiopiens seront chassés du pouvoir par les Assyriens qui après avoir pillé le pays, favorisent la mise en place d’une dynastie Libyenne. En 525 avant JC, les envahisseurs perses prendront à leur tour le titre de pharaon. Les Egyptiens reprendront le pouvoir momentanément. Le dernier pharaon d’origine égyptienne, Nectanebo II, meurt vers -362. L’Egypte sera ensuite une province perse, puis macédonienne, puis romaine à la mort de Cléopâtre VII en 30 avant JC.
2) Religion et croyances.

Au premier abord, on serait tenté de présenter la religion égyptienne comme le contraire même du christianisme. Pourtant, si on y regarde de plus près, on s’aperçoit que les points communs sont étonnamment nombreux.
Les Egyptiens ont des dieux par dizaines de milliers. Pourtant, il arrive que la notion de divin qui s’y rattache soit présentée comme unique. Même si la religion égyptienne a très peu évolué en 5000 ans, selon les périodes et les régions, différents dieux ont pu être placés au premier plan. Pour les Egyptiens les dieux habitent sur terre, dans les temples construits pour eux par les hommes. Ils sont invisibles mais peuvent être représentés. Pour inciter les dieux à rester habiter dans leur temple et à poursuivre leurs bienfaits, les Egyptiens les honoraient régulièrement avec des danses, des chants, des prières et des offrandes.
Pour les Egyptiens, l’être humain est constitué de 6 composants dont le djet (corps), ou khat (corps momifié), le ren (nom) et le ka, double spirituel par lequel l’individu peut vivre après la mort dans un monde sous-terrain. Mais cette immortalité n’est possible que si l’ensemble de l’individu, et notamment le corps, est conservé. Pour permettre cette conservation, les Egyptiens pratiquent la momification, de manière plus ou moins sophistiquée selon l’importance et la richesse du défunt. L’immortalité du pharaon est une véritable « cause nationale ». Pour la favoriser, des centaines de milliers de paysans travaillaient pendant la crue du Nil à la construction de tombes monumentales, parfois pyramidales. Mais la conservation du corps ne suffit pas à assurer la vie éternelle, c’est seulement une condition. Le défunt doit également passer devant un tribunal divin présidé par Osiris pour savoir s’il mérite ou non d’accéder à la vie éternelle.
Les cosmogonies (mythes de la création du monde) varient selon les régions. A Memphis, le monde et les êtres vivants ont été créés par la seule volonté du dieu Ptah. Dans d’autres régions, les cosmogonies sont plus complexes. Elles ont globalement tendance à attribuer au dieu local la création de l’Homme.
3) Qui était le pharaon pour les Egyptiens ?

Le pharaon est le garant de la morale et de l’harmonie entre ciel et terre. Il est chargé de faire construire des temples, de veiller à l’accomplissement des rites, mais aussi au bien-être de ses sujets. Dans la mythologie égyptienne, Rê (le soleil) a quitté la terre en laissant les dieux diriger le monde. Ce pouvoir a ensuite été légué à des demi-dieux, puis à des pharaons. Pour les Egyptiens, il est normal que le pharaon, descendant du soleil, dispose de tous les pouvoirs pour accomplir sa mission. Il est non seulement le roi, mais aussi le chef des armées, le premier des scribes, et le premier des prêtres. Bien sûr, comme il ne peut pas tout faire lui-même, son pouvoir est délégué aux scribes et aux prêtres placés sous son autorité.
4) La société égyptienne.

La population égyptienne était composée essentiellement de paysans dont la vie était rythmée par la crue du Nil. Ce phénomène naturel est indispensable pour rendre les terres humides et fertiles. Les Egyptiens pratiquaient également l’irrigation pour cultiver des terres non-inondées mais seule une étroite bande de terre autour du Nil était cultivée. Les outils des paysans étaient très rudimentaires et les Egyptiens considéraient l’agriculture comme un travail dur. Par contre, les visiteurs étrangers comme Hérodote, le premier historien, ont trouvé que les crues du Nil rendaient facile le travail des paysans égyptiens.

L’administration était assurée par des scribes, formés dans des écoles rattachées aux temples. La médecine égyptienne était très bien organisée mais largement basée sur la religion et la magie.

Le servage existait en Egypte mais il n’est pas comparable à l’esclavage greco-romain, et encore moins à la traite des Noirs. Pendant la crue du Nil, les paysans inoccupés devaient travailler aux grandes constructions. Les travaux forcés pouvaient faire office de condamnation en cas de délit. Les Egyptiens faisaient également travailler des étrangers et des prisonniers de guerre. Contrairement à ce qui s’est produit dans d’autres civilisations, les serfs avaient le droit de s’enrichir et les mariages entre serfs et hommes ou femmes libres étaient fréquents.
5) L’héritage architectural

De nombreux monuments de l’Egypte antique sont encore visibles aujourd’hui. La pyramide de Khéops, construite sous l’Ancien Empire, est à la fois la plus ancienne des sept merveilles du monde antique et la seule qui n’ait pas été détruite. Elle mesure aujourd’hui 137m et sa surface au sol représente environ 9 terrains de football. Mais il y a encore bien d’autres choses à voir : le sphinx de Gizeh, la vallée des rois, Thèbes, Karnak, Saqqarah, Abou Simbel… Cet héritage culturel attire en Egypte de nombreux touristes. Il constitue la première richesse du pays.


Dossier 2 : L’Egypte antique



1) Pourquoi parle t-on de dynastie 0 avant la Ière dynastie ?

2) Pourquoi les Egyptiens considéraient-ils l’Ancien Empire comme un âge d’or ?

3) Qu’est-ce qui différencie le Nouvel Empire des autres périodes ?

4) Quel phénomène est à l’origine de toutes les périodes intermédiaires ?

5) En quoi les invasions subies par l’Egypte sont-elles différentes de la plupart des invasions ?

6) Quels sont les points communs entre la religion égyptienne et le christianisme ?

7) Qu’est-ce que la momification ? A quoi sert-elle ?

8) Les Egyptiens étaient-ils scandalisés par le fait qu’un seul homme, le pharaon, détiennent tous les pouvoirs ?

9) Qu’est-ce qui met fin à la civilisation égyptienne ?

10) Qu’est-ce qui rend l’agriculture possible en Egypte ? (Tu peux t’aider d’une carte)
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Correction dossier 2 : L’Egypte antique
1) Pourquoi parle t-on de dynastie 0 avant la Ière dynastie ? A l’époque prédynastique, l’Egypte n’est pas encore unifiée et les rois du Sud ne sont pas encore de véritables pharaons. C’est pourquoi on considère que la civilisation égyptienne n’est pas encore née.

2) Pourquoi les Egyptiens considéraient-ils l’Ancien Empire comme un âge d’or ? L’Ancien Empire est une époque de prospérité et de conquête, mais c’est surtout la période qui a laissé à la postérité les monuments les plus imposants, comme les pyramides de Gizeh.

3) Qu’est-ce qui différencie le Nouvel Empire des autres périodes ? En plus de la prospérité économique, c’est avant tout l’ouverture commerciale et culturelle vers l’étranger qui caractérise le Nouvel Empire.

4) Quel phénomène est à l’origine de toutes les périodes intermédiaires ? C’est à chaque fois l’affaiblissement du pouvoir central du pharaon, au profit de pouvoirs locaux ou d’envahisseurs étrangers, qui est à l’origine des périodes intermédiaires.

5) En quoi les invasions subies par l’Egypte sont-elles différentes de la plupart des invasions ? Dans l’Histoire, on est habitué à voir les vainqueurs détruire la culture des vaincus pour imposer leur propre culture aux autres peuples. Mais en Egypte, le prestige des pharaons était si grand que les envahisseurs ont préféré devenir pharaon à leur tour et s’inscrire dans la tradition égyptienne. L’Egypte a été dirigée par des pharaons nubiens, éthiopiens, libyens et perses. Seuls les Romains ont interrompu la tradition égyptienne.

6) Quels sont les points communs entre la religion égyptienne et le christianisme ? On peut relever : le caractère unique de la notion de divin, la pratique des prières et des chants religieux, la croyance en un dieu créateur de toute chose et la promesse d’une vie éternelle après un jugement de l’âme par le divin. On peut aussi noter qu’au Moyen-Age, les chrétiens pensaient que le supplice de l’écartèlement conduisait à la mort de l’âme car le corps était divisé en plusieurs morceaux. Ce n’est pas sans rappeler le rôle du corps dans la religion égyptienne.

7) Qu’est-ce que la momification ? A quoi sert-elle ? La momification est un ensemble de techniques qui sert à conserver le corps d’un défunt. Pour les Egyptiens, cette conservation est indispensable à la vie éternelle.

8) Les Egyptiens étaient-ils scandalisés par le fait qu’un seul homme, le pharaon, détiennent tous les pouvoirs ? Pour les Egyptiens, le pharaon n’est pas un homme mais le représentant direct du soleil et des dieux. Pour eux, il est normal qu’il dispose de tous les pouvoirs pour accomplir sa mission divine.

9) Qu’est-ce qui met fin à la civilisation égyptienne ? Ce sont les invasions étrangères qui mettent un terme politique à la civilisation égyptienne. Un peu plus tard, l’expansion d’une nouvelle religion, le christianisme, mettra fin à sa culture.

10) Qu’est-ce qui rend l’agriculture possible en Egypte ? L’Egypte est un pays désertique. C’est le Nil, le deuxième fleuve du monde par son débit, et ses crues qui créent une bande cultivable de quelques km de large mais de plusieurs milliers de km de long.

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