Résumé : L’Anthropologie juridique envisage le droit à trois niveaux : les normes, les représentations et les pratiques. La place des femmes dans les traditions artistiques, en Occident et ailleurs, a été systématiquement réduite et effacée au cours de l’histoire.








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Projection de plusieurs DVD d’opéras de l’époque baroque et de danses et chants sacrés indiens.
Conclusion :Et aujourdh’ui ?
Tout ceci n’appartient-il qu’à l’histoire ? Les femmes n’ont conquis l’égalité juridique avec les hommes que dans les pays occidentaux. Sauf peut-être en Scandinavie, elles ne sont pas encore parvenues à l’égalité réelle.

Au début du XXe siècle, l’accès à l’instruction a levé une des premières barrières. On n’en a pas pour autant assisté à une multiplication des compositrices, ou des chefs d’orchestres symphoniques. Car en musique peut-être plus qu’ailleurs, les mentalités anciennes ont persisté et les plafonds de verre sont d’autant plus épais.

Une enquête menée en 1992 dans un certain nombre d'établissements scolaires anglais sur l'éducation musicale montre bien la permanence de certains stéréotypes. Filles et garçons ont tendance à s'inscrire de même dans certaines particularités. Les filles sont davantage du côté de la musique classique, associée à la conformité, les garçons de la musique populaire, associée à la non-conformité et à une plus grande créativité. En ce qui concerne la manière d'aborder la composition musicale, les filles se décrivent comme plus émotionnelles, manquant de confiance en elle-même ; les garçons comme contrôlant davantage leurs sentiments82.

Ces quelques considérations ne sont qu’un aspect des problèmes relatifs à l’altérité entre les hommes et les femmes. En quoi réside-t-elle ?

Tout n’est pas de l’ordre de la culture. Il existe des déterminants biologiques puissants de la distinction entre les sexes, qu’ils soient chromosomiques, anatomiques, hormonaux, neurologiques, etc.… en ce sens, je ne peux pas dire avec Simone de Beauvoir que tout est culturel.

Il faut admettre que chacun de nous porte en lui des caractéristiques qui appartiennent à l’autre sexe, et c’est le rôle de la culture de les harmoniser.

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1 Cf . Norbert Rouland, À la découverte des femmes artistes-Une histoire de genre, Aix-en-Provence, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2016,430 pages.

2 Cf. Évelyne Jean Bouchard, Pour une approche féministe du pluralisme juridique : le jeu des lois revisité, à paraître dans Droit et Société.

3 Cf.L.Green; Music, Gender, Education, Cambridge University Press, 1997, 98-100.

4 A.Fouillée, La psychologie des sexes et ses fondements physiologiques, Revue des deux mondes, volumes XX, fascicule 119, 1893,415-419,425.

5 Cf.L.Green; Music, Gender, Education, Cambridge University Press, 1997, 98-100.

6 Et l'on pourrait en dire au moins autant de la musicologie...

7 Y.Michaud, Féminisme, art et histoire de l’art, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, 1997,9.

8 Elle publie un important manuel de droit… féminin : Cours de droit professé dans les lycées de jeunes filles de Paris, Paris, V.Giard et E.Briere, 1895,437 pages

9 Cf. Adélaïde de Place, La vie musicale en France au temps de la Révolution, Paris, Fayard, 1989, 269-270.

10 Cf. Nancy B.Reich, Women as Musicians: a Question of Class, dans: Ruth A.Solie, Musicology and Difference, Berkley/Los Angeles/London, University of California Press, 1993,135.

11 Site Internet :www. annuaire-au feminin.tm.fr/assoUFPCmusique.html

12 Cf. supra,...

13 Cf. Françoise Mayeur, L’Éducation des filles en France au XIXe siècle, Paris, Hachette, 1979,167.

14 Cf.F.Launay, op. cit.,55 et note 40 (version manuscrite communiquée par l'auteur).

15 Cf.F.Escal-Jacqueline Rousseau-Dujardin, op. cit., 79-80.

16 Ibid.,79.

17 Cf.P.Dupré-G.Ollendorff, Traité de l'administration des beaux-arts, Paris, Paul Dupont éditeur, 1885,316.

18 Cf.Nancy B.Reich, op. cit., 135-136.

19 Cf.M.Lassabathie, Histoire du Conservatoire impérial de musique et de déclamation, suivie de documents recueillis et mis en ordre, Paris, 1860, p. 284.

20 Cf. Nancy B.Reich, op. cit.,136.

21 Cf.Marcia J.Citron, op. cit.,59.

22 Cf.F.Launay, op. cit., 61-62 (Manuscrit communiqué par l'auteur).

23 Cit. par Ruth A.Solie, op. cit.,144 -145.

24 Les précisions qui suivent sont tirées de la thèse de Florence Launay, op. cit., 2, note 1 ; 4-6 ; 22-27 ; 46-51 (Manuscrit communiqué par l'auteur).

25 Castil-Blaze, Une petite nièce de Jean-Jacques Rousseau, Mme de La Hye, La France musicale, numéro 15,21 février 1839,110.

26 Florence Launay (op. cit.,44, note 1) suppose qu'elle aurait pu être tout d'abord l’élève de Le Borne en cours privé et admise par lui-même à sa classe comme auditrice, avant d'y devenir élève.

27 La liste en est donnée par Florence Launay, op. cit.,23 (Manuscrit communiqué par l'auteur).

28 Cf.F.Launay, Les compositrices en France au XIX siécle,Paris , Fayard, 58.

29 Marie, son épouse, avait été artiste peintre dans sa jeunesse. Le mariage de Fauré avait été arrangé par Mme de Saint-Marceaux, ami du compositeur. Elle avait sélectionné trois jeunes filles... entre lesquelles Fauré avait tiré au sort ! (Cf. Jean-Michel Nectoux, Gabriel Fauré, les voix du clair-obscur, Paris, Flammarion, 1990,468. D'après la dernière lettre que lui ait écrite son mari, en date du 14 octobre 1924, il semble qu'elle ait souffert d'avoir dû sacrifier à son mariage sa vocation artistique : « Ta vie a été douloureuse, et peut-être ce qui t'a manqué le plus, c'est de n'avoir pas pu réaliser ton désir d'être toi-même quelqu'un. Mais ne te reste-t-il pas ce bonheur profond, auquel tu peux ajouter celui d'avoir élevé des fils ? », cit.par J.M.Nectoux, op. cit.,468.

30 Hommage à Nadia Boulanger, Études fauréennes, numéro 17, 1980,4.

31 Vincent d’Indy, Ma vie, Paris, Séguier,2001,260.

32 Cf.F.Launay, Les compositrices en France, Paris, Fayard, 2006, 55-61.

33 Albert Lavignac, Les gaietés du Conservatoire, Paris, Delagrave, 1899,81.

34 Cf.H.Rabaud, Le Conservatoire national de musique et de déclamation, Paris, 1930,114.

35 Comme le fait remarquer Florence Launay, op. cit.,64, note 75, (Manuscrit communiqué par l'auteur), certains compositeurs d'origine aristocratique (Edmond de Polignac) se sont faits aussi traiter de dilettantes car leur éducation musicale n'avait pas été plus poussée que celle de la majorité des jeunes filles, et ils n'avaient abordé les études de composition que sur le tard.

36


37 Cf.G.Greer, The Obstacle Race, London, Picador, 1979, 318-319.

38 Cf.E.Vuillermoz, Le péril rose, Musica, numéro 11, 1912.

39 Cf.A.Pougin, Le violon, les femmes et le Conservatoire Le ménestrel, 1904.

40 A.Pougin, Les concours du Conservatoire, Le Ménestrel, numéro 30,29 juillet 1906,232.

41 Cf.Nancy B.Reich, op. cit.,137.

42 Leon Battista Alberti, On Painting and on Sculpture:the latin texts of De Pictura and De Statua, London, Phaidon, 1972, 60-61.

43 Francisco de Hollanda, First Dialogue, in : Four Dialogues on Painting, London , Oxford University Press, 25-26.

44 Cf. Catherine E.King, op. cit., 7-8.

45 Cf. Catherine E.King, op. cit.,151.

46 Cf. Catherine E.King, op. cit.,15,129-130,173.

47 Ibid.,153.

48 Cf. Scarlett Beauvalet-Boutouyrie, op. cit., 218.

49 Ibid.,229-230.

50 Cf.E.Pilliod, A Widow’s choice: Alessandro Allori’s Christ and the Adulteress in the Church of Santo Spirito at Florence, in: S.E.Reiss and David G.Wilkins, Beyond Isabella-Secular Women Patrons of Art in Renaissance Italy,Truman State University Press, 2001,301-315.

51 Cf.A.Levy, op. cit. (Framing widows...),224.

52 Dans un tableau de Domenico Zampieri de 1620, au Louvre (cf.F.Hoffmann, op. cit..,199).

53 Cit . par B.Lehmann, L’orchestre dans tous ses éclats, Paris, La Découverte, 2002,45, n. 5.

54 Cf. F.Hoffmann, op. cit.,65.

55 Ibid.,67-71.

56 Cit. dans : E.Pieiller, Musique Maestra, Paris, Editions Plume, 1992, 32 sq.

57 Cf.F.Hoffmann, op. cit.,207.

58 Ibid.,61-63.

59 C’est nous qui soulignons.

60 Cf.F.Hoffmann, op. cit.,206.

61 Cf. supra, p….

62 Cit. par Meri Franco Lao, Musique sorcière, Paris, Editions des femmes, 1978,38.

63 De nos jours, dans certains concours, on a tenté de remédier à ces préjugés en dissimulant l'interprète derrière un rideau.

64 Cit. par F .Escal, op. cit.,87.

65 Cf.Eva Rieger, Frau und Musik,Fischer Taschenbuch Verlag, 1980,18.

66 Cf.Anthea Callen, Spectacular Body, New haven/London, 1995,112 sq.

67 C’est Mahler qui souligne.

68 Cf. le film : D’un pas mesuré-La Cinquième de Mahler, disponible chez Arte- Boutique. Freud parlera de sa rencontre avec Mahler à sa disciple, la princesse Marie Bonaparte, qui le sauvera de l'Holocauste : Freud n'a jamais cru que les nazis mettraient leur programme électoral à l'exécution. Alma reçut la facture des honoraires de Freud, qu'elle jugea particulièrement élevés. Un après-midi avec Freud coûtait l’équivalent de plusieurs centaines d'euros…

69 D’autres figures illustres se sont montrées d’un égoïsme à peu près semblable avec leur compagne. On pense à Victor Hugo, qui demande à Juliette Drouet d’abandonner la carrière théâtrale et de rester cloîtrée, en n’effectuant de sorties qu’en sa compagnie. Ce qui ne l’empêche d’ailleurs pas d’avoir des liaisons avec d’autres femmes, comme Léonie d’Aunet, ou Alice Ozy, une autre actrice. On sait que par ailleurs Victor Hugo avait des liens très étroits avec sa fille Léopoldine. Quand elle se marie, il lui compose un poème en ces termes : « Emporte le bonheur et laisse nous l’ennui ! ».



70 Art. 213 du Code de 1804.

71 R.et C.Schumann, Journal intime, Paris, Buchet-Chastel, 2009,84.

72 Ibid, 189

73 A contrario, citons une des premières compositrices connues : « Je veux montrer au monde, dans la mesure où cela m'est possible en ma qualité de musicienne, les erreurs que commettent les hommes dans leur vanité. Ils croient tellement être doués de raison qu'il leur semble que les femmes n'en sont pas pourvues de la même manière ( Maddalena Casulana de Mezzai, Préface au Recueil de Madrigaux, 1568).

74 On en trouvera beaucoup dans : A.Vircondelet, Les couples mystiques de l'Art, Paris, Beaux-Arts, 2011.

75 A.Virondelet, op.cit., 66-67.


76 Cf. F.Launay, Les compositrices en France au XIXe siècle, Paris, Fayard, 2006,77-92.

77 S.Gail était laide.

78 Cf. le film franco-belge Rimbaud-Verlaine (disponible en DVD), réalisé par Agnieszka Holland, sorti en France en 1997, avec Leonardo di Caprio dans le rôle de Rimbaud.

79 Cit. par F.Launay, op.cit., 78.

80 Lucile Le Verrier, Journal d'une jeune fille du Second Empire (1866-1878), Lionel éditions, Paris, 1994,98.

81 Cf. Norbert Rouland, Du droit aux passions, Aix-en-Provence, Presses universitaires d'Aix-Marseille, 2005,216-221.

82 Cf.L.Green ; Music,Gender, Education, Cambridge University Press, 1997,215-230.
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