Les gestionnaires du haut lieu du tourisme religieux catholique en France observent des modifications dans leur fréquentation et doivent forcément s'adapter aux évolutions du "marché religieux"








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LES ASPECTS DU TOURISME RELIGIEUX EN FRANCE

INTRODUCTION



Depuis les années 50, le tourisme connaît un essor exceptionnel. Cet essor n'a toujours pas faibli et il est un facteur de développement important pour de nombreux pays.
Les professionnels du tourisme affirment que tout ce qui bouge est d'ordre touristique et ils ont vite "absorbé" l'une des plus anciennes formes de tourisme qu'est le tourisme religieux. S'il est vrai que celui-ci consomme des prestations touristiques, il possède une spécificité fondamentale : il s'adresse avant tout à "l'âme" de l'individu.


LES RELIGIONS ET LE TOURISME



Dans les cinq principales religions pratiquées en France, on constate deux grandes tendances :


  1. Les religions qui incluent dans leur pratique le concept de pèlerinage et de retraite : les catholiques, les musulmans, les bouddhistes. Ces religions, et en particulier la religion catholique en France, ont mis en place toute une organisation pour faciliter et développer ce type de pratique.




  1. Les religions pour lesquelles le concept de "pèlerinage" n'existe pas, mais dont les adeptes pratiquent néanmoins une forme de tourisme liée à la religion ou plutôt à l'histoire de la pratique de cette religion. Les protestants et les juifs visitent les sites qui marquent l'histoire de leur coreligionnaire : lieux de mémoire, en général des lieux de persécution.



Au vue de ces deux tendances, on peut définir trois aspects du tourisme religieux :


  1. L'aspect spirituel : le tourisme religieux est un des moyens pour l'individu de se rapprocher de Dieu en tant que croyant convaincu ou en tant que potentiel croyant dont la foi se révèle au cours d'un voyage, d'une visite d'un lieu sacré.




  1. L'aspect sociologique : le tourisme religieux est un moyen pour le croyant de connaître mieux l'histoire de son groupe religieux



  1. L'aspect culturel : la visite de lieux spirituels et de sanctuaires est un moyen pour l'individu croyant ou non croyant de développer les messages que nous ont laissé les religions qui ont façonné et qui façonnent encore plus les sociétés.


LIEUX DE PELERINAGE ET SANCTUAIRE




Les gestionnaires du haut lieu du tourisme religieux catholique en France observent des modifications dans leur fréquentation et doivent forcément s'adapter aux évolutions du "marché religieux" :

  1. L'augmentation de la demande avec pour conséquence la croissance des difficultés des gestions des sites et notamment en capacité d'accueil qui devient insuffisantes.





  1. L'arrivée de nouvelles clientèles des ex pays de l'est, à très faible pouvoir d'achat. qu'il faut satisfaire.




  1. L'augmentation du nombre de touristes à motivation cultuelle, dont les besoins diffèrent des pèlerins classiques et posent le problème de leur cohabitation.

LE TOURISME EN MILEU RELIGIEUX
On constate dans les hauts lieux religieux que très souvent, les aspects touristiques s'affirment de façon aussi important que les aspects religieux :


  • D'abord l'organisation des visites et l'hébergement




  • Les hauts lieux reçoivent souvent plus de visiteurs à motivation culturelle que de visiteurs à motivation religieux et la valorisation du patrimoine religieux répond à cette motivation culturelle (création d'un son et lumière à Istanbul ou la mise en place d'une "série d'évènements dans une ville de pèlerinage comme la commémoration du 9ème Centenaire de Paray le Monial").

I - L'ASPECT DU TOURIME DANS LE CATHOLICISME



A - L'EGLISE CATHOLIQUE ET LE TOURISME



Pour aborder le tourisme religieux, il est indispensable d'évoquer la situation actuelle de l'Eglise en France, qui depuis quelques années, se transforme :


  • 81 % se déclarent catholiques même s'il y a de grandes différences dans les degrés d'appartenance (82 % sont baptisés, 18 % sont pratiquant régulier, 18 % sont pratiquants occasionnels).

Ainsi, comme constate René Aucourt, délégué National de l'Episcopat pour la Pastorale du Tourisme et des Loisirs, les églises, les hauts lieux spirituels et sanctuaires sont des lieux de références commun à tous, pratiquant ou non.
On assiste à l'effondrement de pans entiers d'activités traditionnelles de l'Eglise et en même temps à la naissance du développement d'autres activités : multiplication des grands rassemblements, création de nombreux groupes de prières, disparition des mouvements d'activité catholique traduisant un engagement politique et social au nom de la foi.
Les acteurs du tourisme religieux sont :


  • les directeurs diocésains de pèlerinage qui organisent les pèlerinages

  • les agences spécialisées qui proposent des voyages dont la dimension touristique est plus développée

  • les sanctuaires gérés par un recteur nommé par l'Evêque

  • des associations pour l'accueil constituées pour répondre à la demande des visiteurs, des églises et hauts lieux spirituels

  • la Pastorale du Tourisme et des Loisirs, service de l'Eglise chargé de prendre en compte toute la dimension "tourisme et loisir"

  • la demande en matière de tourisme évolue avec une chute des "pèlerinages officiels" au bénéfice de voyage individuel et en petit groupe.


B – LA DEFINITION DU TOURISME RELIGIEUX



Le tourisme religieux n'est qu'une étoile "dans la galaxie du tourisme tout cours".

Pierre Talec, responsable de la Pastorale du Tourisme et des Loisirs à Paris, le définit de la façon suivante :


  • d'un point de vue spirituel, c'est la manière moderne d'être relié au Dieu – Créateur

  • d'un point de vue sociologique, c'est l'accès à la culture des grandes religions

  • d'un point de vue culturel, c'est un moyen de se cultiver humainement à travers une interaction valorisante pour l'homme.


Pierre Talec caractérise le tourisme religieux contemporain de la façon suivante :


  • inséré dans la civilisation des loisirs : le pèlerin est d'abord un touriste avec tout ce que cela entraîne sur le plan matériel : tributaire de l'économie de marché, c'est un "produit comme les autres"

  • caricaturé par le "culte des idoles" : à l'instar des autres formes de tourisme, le tourisme religieux génère des effets pervers (artificialité, trivialité … )

  • pris en charge par la Pastorale de l'Eglise qui cherche à concilier tourisme et religion au travers de la réflexion théologique, la formation des chrétiens impliqués dans le monde du tourisme et des loisirs, l'animation.


C - TOURISME RELIGIEUX OU TOURISME EN MILIEU RELIGIEUX



Michel Bauer, maître de conférence à l'Université de Savoie, définit trois attitudes face à une œuvre qui est également un objet de culte :


  • la première est exclusivement un objet de culte et prône la destruction ou la réaffectation de cette œuvre

  • la deuxième veut donner un nouveau sens à cette œuvre

  • la troisième correspond à une attitude œcuménique quand les tenants des deux cultes acceptent d'honorer deux dieux "différents" : la Trinité d'une part, et le culte "du beau et de la mémoire" d'autre part. De la même façon, le concept de touriste en milieu religieux permet de concilier les notions de pèlerinage et celles du tourisme.


Une typologie des touristes religieux peut être :


  • le pèlerin qui se situe totalement en dehors du tourisme pour vivre une expérience purement religieuse, voire transcendantale

  • le religieux traditionaliste

  • le religieux libéral et témoin de sa foi

  • l'apôtre de l'art, de la culture ou de l'ethnologie

  • l'idéologue laïc.


Toujours d'après Bauer, les solutions proposées pour un marketing du produit "touristique religieux" sont :


  • le marketing d'un service (accueil, gestion des flux…)

  • le management d'une organisation (travailler avec les gestionnaires des sites : des représentants de l'Eglise)

  • des solutions pragmatiques pour concilier les besoins des uns et des autres (recueillement, savoir et connaissance, loisir)

  • la cohabitation et la segmentation du marché.


II – L'ASPECT DU TOURISME DANS LE PROTESTANTISME

Comme pour le catholicisme pour aborder l'aspect tourisme religieux protestant, il faut avoir un aperçu de l'Eglise protestante en France. Minoritaire en France, le protestantisme compte environ 950 000 fidèles regroupés au sein de plusieurs églises de sensibilité théologique différente :


  • les églises dites "réformées" sont les plus nombreuses et réclament en partie de la tradition Calviniste

  • les églises luthériennes, implantées surtout en Alsace, dans le pays de Mombéliard et à Paris

  • les églises nées à l'époque de la Grande Réforme religieuse du XXème siècle : les églises évangélistes et pentecôtistes développées depuis le début du siècle.


En France, la majorité des églises protestantes se sont regroupées au sein de la Fédération Protestante de France créée en 1905 quelques mois après la loi de séparation des Eglises et de l'Etat, dont la vocation est de représenter le protestantisme.

Les protestants refusent la notion de lieu sacré. Ils sont attachés à des lieux de mémoire (liés à l'histoire huguenote) , qui s'inscrivent dans la mémoire collective comme des lieux de rencontre mais pas comme des lieux de culte. Ces lieux de mémoire abritent souvent un musée protestant pour réfléchir sur leur avenir. Par ailleurs, des formations sont organisées avec les guides de ces musées.
Certaines paroisses organisent des voyages vers des lieux de mémoire (dans lesquels se trouve souvent un musée) mais on ne peut parler de "tourisme religieux" au sens stricte du terme.
La grande fête du Désert au musée Mialet, dans les Cévennes, rassemble chaque année des protestants du monde entier.
On dénombre plus d'une dizaine de musées protestants dont les plus connus sont : la Bibliothèque musée de Paris Rive Gauche, le musée Calvin à Noyons, le musée de Bois Tiffrais en Vendée, le musée protestant de la Rochelle, le musée du Désert à Mialet dans les Cévennes, le musée Oberlin dans le Bas Rhin, le musée du protestantisme Dauphinois.


III – ASPECT TOURISTIQUE DANS LE JUDAISME

L'Etat d'Israël a tardivement compris l'intérêt culturel et économique que présente un développement du tourisme international de masse qu'il a envisagé normalement dans les années quatre vingt dix. Ce pays en proie aux guerres à répétition a su dans les accalmies, développer un tourisme basé sur la religion (en 1987, le tourisme international a drainé 1 500 000 pèlerins en dehors des excursions de croisière qui ont atteint 900 000 personnes).
La politique du gouvernement était d'attirer des capitaux en Israël et encourage les investisseurs étrangers avec un soutien particulier aux équipements touristiques (subvention jusqu'à 38 % des investissements, baisse de l'impôt sur les sociétés, exemption de la TVA pour les services aux touristes).
Mais les accouts belliqueux ont fait s'estomper le tourisme purement religieux.
Il faut rappeler que le concept de pèlerinage n'existe pas dans la religion juive. Mais il existe un touriste juif qui n'est pas lié à la pratique de la religion. Par contre, il est lié à la religion elle-même avec comme motivations principales :


  1. la quête de l'histoire du peuple juif (les lieux de mémoire : mur des lamentations, les camps d'extermination, le Vel d'Iv)




  1. le retour à la Terre Promise




  1. le ressourcement religieux sans que l'on puisse parler véritablement de pèlerinage.


Le pays tout entier est bien un haut lieu du tourisme juif. Israël est la terre d'origine et de référence spirituelle pour environ 17 millions de juifs dans le monde entier.

80 % de tourisme français vers Israël est juif. Pour les 20 % restant, il s'agit de pèlerinage catholique en Terre Sainte et représente le seul lieu non juif d'importance.
Le tourisme religieux vers Israël est devenu un tourisme de plus en plus culturel. Cela se traduit dans le contenu des forfaits touristiques qui tend à montrer que la Terre Sainte est une terre de rencontre de civilisations. Les touristes veulent des spectacles, une animation structurée, des hôtels ou hébergement confortables, d'où l'encouragement de l'Etat au développement de l'infrastructure touristique et les voies d'un tourisme de type balnéaire tropical et méditerranéen s'ouvrent plus largement.

IV – ASPECT DU TOURISME ISLAMIQUE

Les déplacements pour des motifs religieux sont restés pendant longtemps ignorés par les observateurs de la vie musulmane en France.

L'importance qu'ont prise les différentes formes de pèlerinage est un signe du regain de spiritualité apolitique.
Chaque année, environ 15 000 pèlerins français musulmans se rendent en pèlerinage à la Mecque. La plupart s'y rendent en avion mais certains acceptent de s'y rendre par la route. Le coût moyen avoisinne 2 300 Euros (dont 250 Euros prélevés par le gouvernement Saoudien pour compenser les "prestations terrestres").
Afin de "moraliser" cette activité, d'éviter les abus et de redonner leur vrai sens aux pèlerinages à la Mecque, qui s'estompaient suite à la guerre du Golf, la mise en place d'une instance représentative en France a été nécessaire, et a été mise en place début 2003.
Au travers d'une association loi 1901 "Foi et Pratique", les musulmans français se déplaçant en groupes, avaient comme motif l'encouragement de l'ouverture des salles de prières par les associations locales.

L'association "Foi et Pratique" organise des récollections de fin de semaine animées par des sortes de "gyro vagues" qui visite les mosquées à tour de rôle et invite les fidèles à entreprendre des séjours plus prolongés dans des bâtiments religieux de l'Inde, du Pakistan, et plus près au Magreb : à Mostagen (Algérie), à Sidi Bou Saïd (Tunisie), à Sisi Meherez (Tunisie) où à Fès (Maroc).
En résumé, comme le dit l'écrivain Sadek Sellam "le pèlerinage est une occasion privilégiée de constater la ferveur parfois impressionnante de nombreux fidèles cherchant à adorer Dieu seul sans médiation. Mais ce grand moment de la vie religieuse musulmane montre que le site n'est pas à l'abri des secousses de la vie : la pensée des bénéficiaires de l'usage du religieux peut être moins pure que celle des "hôtes de Dieu" à la recherche de la sanctification que favorise le dépouillement près de la "Maison de Dieu"".


V – ASPECT DU TOURISME RELIGIEUX DU BOUDDHISME

D'après le Président de l'Union Bouddhiste de France, 550 000 personnes se réclament de la tradition bouddhiste. Il faut rappeler que cette religion représente 40 % de la population mondiale.
La doctrine de Bouddha s'appuie sur un seul concept : reconnaître la souffrance et s'en libérer et l'expérience humaine prend une valeur particulière, celle de permettre à l'homme de s'affranchir de sa condition insatisfaisante et de connaître le bonheur, la lucidité et la liberté intérieures.
Le culte des reliques et les pèlerinages aux lieux saints sont deux caractéristiques majeures de la religion bouddhiste. Cette religion est né dans l'Inde du VIème siècle avant Jésus Christ.
Le bouddhisme se repartit de nos jours entre le courant Theravada qui se repartit du Sri Lanka, en Birmanie, en Thaïlande, au Laos et au Cambodge et le Mahayana ou Grand Véhicule qui apparue au début du XX ème siècle, étendant son influence en Chine, en Corée, au Japon, au Tibet, en Mongolie, au Vietnam, en Indonésie pour émerger plus récemment en Europe, au Canada et aux Etats-Unis.
Le bouddhisme très tolérant, s'adapte au croyance libérale, à la sensibilité et aux coutumes des ethnies auxquelles il s'adresse, ce qui contribue à sa richesse et à sa diversité.
Le système de pensée bouddhique est libre de dogmatisme et n'accepte pas l'idée d'un Dieu Créateur, antropomorphique mais parle de Vérité Ultime, de Non-Né, de Non-Devenir, de Non-Qualité et repose sur une approche hautement philosophique sans visée spéculative au service de l'expérience intérieure.


LES PELERINAGES
Le pèlerin bouddhique est avant tout un pratiquant qui cherche dans sa démarche à asseoir sa conviction par le déroulement approprié de pratiques journalières.
Les cultes des reliques et les pèlerinages aux lieux saints sont deux caractéristiques majeures de la religion bouddhique. Le Bouddha est un être qui se retire au dessus des dieux et des hommes.
Il existe quatre grands lieux de pèlerinage :


  • le site du lieu de Naissance : à Kapilavastu au Népal sur les contreforts de l'Himalaya, petit village à 400 kms de Bénarès




  • le site du lieu de l'Eveil : à Bodh Gaya à 250 kms de Bénarès, c'est la que Siddharta Gautama devint Bouddha en réalisant l'Eveil après 49 jours de méditation sous un figuier




  • les sites du Premier Sermon de la "Roue de la Loi" au parc aux Gazelles à Sarnah à 8 kms de Bénarès.




  • Le site du Parinirvana : à Kusinagara à 175 kms au nord-ouest de Patna.


En France et en Europe, nous trouvons actuellement des lieux de culte qui ont été consacrés de la façon la plus orthodoxe par des dignitaires reconnus par toutes les traditions bouddhiques qui ont choisi de vivre en Occident.

Cette présence peut s'expliquer par la nécessité d'apporter un soutien culturel et religieux aux nombreux réfugiés du sud-est asiatiques et répond à la demande de nombreux occidentaux sensibilisées ou séduits par la pensée bouddhique.
On assite depuis une trentaine d'années, en France comme en Europe à une propagation rapide du bouddhisme au travers d'édifications de pagodes, de temples, de monastères, de centre de médiation et d'étude bouddhique, lieux de pratique régulière.
De même que dans l'évolution du monde chrétien, de nombreux courants résultent des différences ou divergences de l'interprétation des Ecritures Sacrées, le Bouddhisme contemporain recouvre différents courants de la pensée bouddhique.
En France, se sont rependus trois grands courants :


  • Le bouddhisme Theravada, conséquence de la présence de nombreux réfugiés d'Asie du sud-est




  • Le bouddhisme Zen et Shingon :


Le Zen selon les grands principes du Mahayana, met l'accent sur la pratique du Zazen ou "méditation assise". Il s'agit de faire l'expérience "de la vérité ultime sans l'intervention de parole ou de symbole.

Cette pratique connaît un très grand rayonnement en France et plus d'une soixantaine d'associations sont regroupées au sein de l'A.Z.I. (l'Association Zen Internationale). La pratique se fait dans des salles de méditation appelées dojos, à Paris comme en Province. Les principaux lieux sont le temple Parizan Bukkoku Zenji à Paris et dans le Loir et Cher, le temple Zendonien Tai Sei Bukkyô Dai Ichi.

L'Ecole Shingon qui s'est répandue en Chine et au Japon a établi son centre dans l'Hérault en 1981 (le temple à Saint Félix de l'Héras).


  • Le bouddhisme Tibétain :


Dans le bouddhisme tibétain, l'accent est mis sur le fait que l'homme dans sa totalité Corps – Ame – Esprit, est impliqué dans la quête vers l'Eveil.

Cette forme de bouddhisme est en plein essor en France. Les rites tibétains, très élaborés et chargés d'un symbolisme extrêmement riche, sont dispensés et enseignés par des sages, dépositaires authentiques d'un patrimoine millénaire de spiritualité.

Ce bouddhisme bénéficie de la notoriété internationale de Son Altesse Sérénissime, le XIV ème Dalaï Lama, Prix Nobel de la Paix en 1990. Sa première visite en France fut organisé par la Congrégation Monastique Bouddhique de Dhagpo Kagyubing et les centres voisins de Dordogne.
En France, il existe une soixantaine de centres d'où rayonne le message de Bouddha.
La présence bouddhique est pratiquement installée dans toute l'Europe y compris les ex pays de l'Est (Budapest, Varsovie, Moscou, Zagreb…).
Depuis son origine, le bouddhisme est missionnaire et "voyage" de façon pratique et on peut dire que chaque bouddhiste est imprégné du désir d'"espace", dans le sens géographique et intellectuel qui contribue à le faire se retrouver au centre de lui-même.


VII – QUELQUES CHIFFRES…
Pour terminer l'aspect du tourisme religieux en France, il y a lieu de citer quelques chiffres :


  • La fréquentation totale annuelle des sites religieux et de pèlerinage français est de plus de 50 millions de visiteurs.

Parmi les 4 à 5 000 lieux de pèlerinage répertoriés en France, 185 sont gérés officiellement par l'Eglise. Les villes qui les abritent sont passées maîtresses en l'art de transformer la ferveur en argent.

1er exemple : Lourdes – en 1858, Bernadette Soubirous (canonisée en 1933) voit 18 fois la Vierge dans une grotte. En 2002, ladite grotte est visible 24h sur 24h en direct sur le net grâce à un Webcam.

Lourdes, chaque année, reçoit la visite de 6 millions de pèlerins et les retombées financières du pèlerinage sont évaluées à près de 400 millions d'euros. Lourdes est la seconde ville hôtelière, après Paris, alors qu'elle n'a que 16 mille habitants.

2ème exemple : Lisieux devenue pour les professionnels du tourisme, un produit d'appel qui proposent par exemple, une Route des Sanctuaires en VTT et randonnée pédestre, ou encore un produit qu'ils appellent "groupé" comme un forfait "pèlerinage plus découverte du terroir".

2 millions d'euros ont été récoltés grâce aux offrandes et à la vente des livres et médailles.



  • 89 sites religieux et de pèlerinages reçoivent plus de 20 000 visiteurs par an.




  • Les lieux religieux représentent 44 % du total du tourisme culturel (dont 52 % de lieux de pèlerinage).


50 % des touristes étrangers en France sont de religion catholique (8 millions d'italiens, 3 millions d'espagnols, près d'un million et demi de personnes originaires d'Europe de l'Est.
12 sites en France dépassent le million de visiteurs dont Paray le Monial.


EN GUISE DE CONCLUSION
Il faut rappeler que le tourisme religieux est la forme de tourisme la plus ancienne.

Si comme le prédisait Malraux, le "XXI ème siècle sera religieux ou ne sera pas". Si c'est le cas, le tourisme et la religion devront se côtoyer et sûrement les touristes demanderont plus de religion et les pèlerins de plus en plus de tourisme.
L'architecte a un rôle primordial à jouer dans le développement de ce marché "spécifique" car il est le seul professionnel formé à la pratique de la synthèse pouvant concilier le spirituel avec le matériel.
Notre groupe de travail doit cerner et redéfinir la "spécificité "des outils du tourisme religieux qui devrait satisfaire toutes les formes de tourisme car à côté du tourisme à vocation religieuse apparaît un tourisme de curiosité religieuse, dévoilant le monde religieux au point de vue culturel et historique. Le visiteur ne possédant plus guère de culture religieuse est attiré par les sites qui lui font éprouver un sentiment d'élévation : cathédrales et leur trésor, abbayes, temples et sanctuaires, basiliques et synagogues, mosquées, expositions, tous ces lieux associent le culturel et le cultuel.
Il est difficile de gérer sur un site religieux le flux des visiteurs, leurs comportements, leurs attentes différentes voir contradictoires : silence et recueillement, savoir, loisir, il faut segmenter l'offre en répartissant le flux dans le temps et l'espace et segmenter le marché, certains sites restants exclusivement religieux ou culturel, d'autres mixtes.
Le tourisme religieux, est, intimement lié avec les sites et on peut le ranger dans la catégorie du tourisme à thème et de là fait partie du développement qualitatif du tourisme tout court.
Le tourisme religieux répond à un certain nombre de caractéristiques soustendues par un système de valeur fortement marquées et il est avant tout construit d'abord par les acteurs eux-mêmes. Comme les objectifs à atteindre sont clairement définis, il peut être assimilé à un tourisme durable car il tient compte des spécificités des territoires, permet aux acteurs de participer et d'exprimer leurs idées et leur foi, et socialement est ouvert à tous croyant non croyant, fortuné ou pauvre. Il y a sûrement matière à proposer aux professionnels du tourisme et aux usagers croyant ou non croyant une charte de tourisme religieux.
"Et si le touriste se transformait en pèlerin et vice-versa le pèlerin en touriste ?".
BIBLIOGRAPHIES


  • Cahier Espace 30 – Mars 1993 - Tourisme Religieux – Editions touristiques européennes

  • Les cahiers de l'AFIT (Agence Française de l'Ingénierie Touristique) – Ouvrage édité par l'AFIT – 2001

  • Haltes - Revue de la Pastorale du Tourisme et des Loisirs – n° 82 Décembre 1993 – Actes du colloque Tourisme, Loisir : enjeux pour l'homme

  • A quoi servent les Saints en 2002 ? – Article du magasine Ca m'intéresse de J.P. Vrignaud

  • Développement Durable (un nouvel esprit de la pérennité) – Revue d'A – avril 2000

  • Le rôle de l'architecte dans le développement durable – Contribution du CIAF 2002.



Z. KNYSZEWSKI, Perpignan, le 27 Août 2003

Réunion de Travail Paray le Monial – Les Aspects du Tourisme Religieux en France

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