Examen plus serré des «confessions»








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Prescott et ses prédictions sur l'apostasie



Prescott n'était pas plus aussi sûr sa doctrine, à cette rencontre, et il fit une série de références étranges mais importantes au sujet d'une tromperie par un faux Christ:
« Or, je le dis à ceux qui sont dans le ministère et qui enseignent Christ au peuple et qui, ce soir, ne peuvent distinguer la voix de Christ de la voix du diable. Il est temps que nous nous arrêtions et que nous apprenions à reconnaître la voix de Dieu... Mais vous demandez encore : 'Comment reconnaîtront ils  sa voix?' Je ne puis vous le dire...
« Vous et moi, en dépit de la lumière que nous avons pendant que nous oeuvrons, nous serons, avec certitude, égarés. Le fait est que nous changerons de dirigeant et nous ne le saurons pas, à moins d'avoir parmi nous le Saint Esprit... Nous nous armerons contre cette oeuvre, contre la puissance de Dieu » (Idem, p. 108).
Il semblait ne connaître aucun moyen clair de distinguer la vérité de l'erreur, si ce n'est par ce qu'il appelait I'Esprit. Ce qu'il ne fit pas ressortir clairement, c'est comment distinguer l'esprit de vérité et l'esprit de l'erreur.
« La promesse était que l'esprit de vérité viendrait, l'esprit de vérité, L'ESPRIT DE VÉRITÉ... Tout vent de doctrine soufflera, tout effort sera fait pour amener des principes... pour tromper si possible, pas d'une façon ouverte, mais sournoise, de sorte qu'avec notre propre sagesse, nous ne les reconnaissions pas. L'effort sera fait pour l'imposer comme la vérité, et pour le revêtir de l'apparence de la vérité , et nous faire faire des compromis avec l'erreur sans que nous le sachions. » (Idem, p. 459).
Parlant un jour de ceux qui, parmi nous, sont aveugles, il dit: « Qui sait si cela me désigne ou pas? » (p. 237). Finalement, il dit à la conférence que la question qui se posait à eux était soit l'enlèvement des élus, soit la séduction par les inventions de Satan.
« Je ne peux éloigner cette idée que cette heure est pour nous personnellement des plus critiques... Il me semble qu'en ce moment même, nous faisons des choix qui décideront si nous continuerons cette oeuvre par le grand cri et serons enlevés, ou si nous serons séduits par les stratagèmes de Satan et laissés dans les ténèbres. » (Idem, p. 386).
Ils ne furent pas enlevés, nous sommes sûrs de cela. Furent ils donc séduits par les subterfuges de Satan?
La décade qui suivit cette Conférence fut bien sombre. Le feu détruisit le quartier général de l'église de Battle Creek, comme un jugement de Dieu. Le panthéisme fit un ravage parmi les dirigeants les plus en vue. Et presque dix décades se sont écoulées sans que nous recevions la bénédiction miséricordieuse que le ciel essaya de nous donner en 1888.

Conclusion



La session de la Conférence Générale de 1893 marqua la fin toute proche de la période de 1888. Le Seigneur retira la pluie de l'arrière saison et le grand cri. Les frères d'alors reconnurent ces faits et l'histoire prouve leur véracité.
Un faux enthousiasme enticha la clôture de la Conférence de 1893. Et Jones s'égara.
Un mois plus tard, Ellen White lui écrivit d'Australie (le 9 avril), le mettant en garde contre des déclarations extrémistes sur la foi et les oeuvres. Elles ne furent pas faites pendant la session ou rapportées dans le Bulletin. Elle ne les avait pas lues, mais les entendit « en rêve ». En exilant Ellen White et Waggoner, l'opposition assura effectivement l'échec concluant le message de 1888, car les méthodes du dragon se révélèrent trop habiles et résolues pour que Jones s'en sorte, lui qui était isolé. (7)

Il avait fait de son mieux. Avec sérieux et humilité, il avait exhorté les frères à accepter la lumière, certain que Dieu accorderait l'expérience du grand cri pour sa gloire. Mais cela ne devait pas être, ou plutôt cela ne pouvait se faire à moins qu'ils ne se repentent véritablement pour 1888, ce qu'ils ne firent pas.
Nous lisons que Caleb et Josué furent aussi trop enthousiastes, en ce qui concerne la conquête des Cananéens, disant à Israël: « Le Seigneur est avec nous. Ne les craignez pas ». Et cela après que la révolte d'Israël rende impossible la présence du Seigneur au milieu d'eux, dans ce programme (Nombre 14: 9).
Juste avant que la session de 1893 se réunisse, Ellen White avait mis en garde le président de la Conférence Générale au sujet de cette affaire de Minneapolis :
« Si Satan peut impressionner les esprits et réveiller ce litige et la colère de ceux qui déclarent croire à la vérité  de sorte qu'ils se compromettent du mauvais côté, il a tracé ses plans pour les conduire dans un long voyage. » (Lettre 019,1892, soulignement ajouté).
Plus tard, elle reconnut que le long voyage avait commencé car les desseins de Dieu durent être modifiés :
« Il se peut que nous restions ici, dans ce monde, de longues années encore à cause de l'insubordination, tout comme les enfants d'Israël... Mais si maintenant tous pouvaient seulement y voir clair, se confesser et se repentir de leurs voies, car ils ont abandonné la vérité de Dieu pour suivre des manigances humaines, alors le Seigneur accorderait son pardon. » (Ms 184, 1901, p. 696).
Ceux qui déclarent avec confiance que la session de 1893 marqua « la plus grande victoire » du message de la justice de Christ ne parviennent pas à s'expliquer le détour de ces « longues années » qui se sont désormais étendues à un siècle. Etrange façon de délivrer le grand cri, quand il aurait dû avoir l'effet d'un feu de chaume, qui enflamme tout et très vite.
Le responsable de la confusion de 1893 se conduisit par la suite de façon bien mystérieuse. Ainsi G. B. Staer écrivit à A. C. Daniells comme suit:
« Vous savez certainement que le professeur Prescott, pour quelque raison inexplicable, n'a jamais été un meneur sûr. En Angleterre, il était en désaccord avec Waggoner sur de nombreux points et face au faux prophétisme d'Anna Philipps, il témoigna d'un manque de discernement... Il écrivit au sujet du panthéisme et l'enseigna avant le Dr Kellogg et d'une manière aussi décidée. Ce ne sont pas les empreintes d'un meneur sûr. Il ne se trompe pas si souvent et de manière si constante. » (Lettre 29/8/1919).
A la session de la Conférence Générale de 1950, le président nouvellement élu utilisa la même doctrine qu'enseigna Prescott en 1893. Il persuada la grande assemblée de San Francisco qu'elle pourrait recevoir l'effusion finale du Saint Esprit de la seconde pluie, en affirmant qu'elle l'avait et en la revendiquant. Aucune repentance pour le rejet du début de la seconde pluie n'était requise, aucune leçon à retenir de notre histoire, aucune compréhension de ce « message si précieux » envoyé par le Seigneur n'étaient nécessaires (voir RH, GC Report, 17/7/1950, p. 113 117, prédication du Sabbat 15 juillet).
A très peu d'exceptions près, l'assemblée dans son intégralité suivait aveuglément, pareille à des moutons, un berger qui répétait la même doctrine enseignée par Prescott en 1893. A nouveau, il n'y eut aucune réception de la pluie de l'arrière saison. C'était, il y a trente-sept ans, à la même époque que cet écrit. La plupart des dirigeants de 1950 se sont endormis, comme cela a été le cas de nos dirigeants de 1893. Nous sommes incités à demander : 1950 a t il marqué un progrès significatif par rapport à 1893? Il serait charitable de noter que très vraisemblablement, il y avait peu de nos dirigeants de 1950 qui savaient ce qui s'était passé en 1893. Il nous faut tout craindre de l'avenir, si nous oublions la manière dont Dieu nous a conduits dans le passé!
Après la session de 1893, Ellen White fut interpellée comme jamais auparavant disant « Nos dirigeants changeront et nous ne le saurons pas ». Le fardeau semblait être dans la réalisation du travail que l'ennemi ferait désormais à l'intérieur de l'église. Les nouveaux « Canright » feraient désormais un travail « interne ».
« Le fanatisme reparaîtra même dans notre milieu. Des séductions, de nature à égarer, si possible, les élus eux-mêmes, se produiront. Si l'on pouvait remarquer des inconséquences notoires et des mensonges évidents dans de telles manifestations, les avertissements sortant de la bouche du Grand Instructeur seraient superflus... Seul, le Saint Esprit est capable de susciter un sain enthousiasme. » (2SM, p. 16 17).
Le cours suivi par la session de 1893 révèle qu'il est possible à quelqu'un de prêcher sur le Saint Esprit sans le comprendre ou le reconnaître, et même en lui résistant
Il serait bon que nous priions tous: « Est ce moi, Seigneur? »
Notes:
1. Pour trouver des preuves concernant un vote pris à la session de la Conférence Générale de 1888 pour rejeter le message apporté par Jones et Waggoner, voir le chapitre 14.
2. C'est là la preuve que sa théologie au sujet de la relation entre la foi et les oeuvres était correcte. Il n'a jamais émis aucune idée pour dénigrer les oeuvres pour autant qu'on puisse en juger par ses sermons imprimés.
3. L'encyclopédie BRITANNICA 1968, vol. 9, p. 169, The Christian's Secret of Happy Life de 1888, par Flemming H. Rovell, p. 80, 81, 87. Beaucoup de nos présentations courantes de la justice par la foi dérivent des concepts de Smith et son livre a été fréquemment recommandé à notre jeunesse comme étant utile et sain. Largement publié jusqu'à ce jour, il est en fait une contre-façon de l'ouvrage « Le meilleur chemin » et du message de 1888.
4. Voir William Prescott « Seventh-day Adventist Educator ». Une dissertation de doctorat par Gilbert Murray Valentine, Andrews University 1982, p. 81, 82, 143 : « Il semble que sa réaction naturelle aux discussions théologiques (1888) fut de maintenir une position d'équilibre dans la neutralité bien qu'il ait ressenti une forte attirance pour se tenir aux côtés d'Uriah Smith et de G. I. Butler pour lesquels il éprouvait un sentiment de loyauté et d'obligation… Il était aussi plutôt trouble et avait des préjugés contre le style provoquant et quelque peu grossier de Jones et avait été parmi ceux qui avaient empêché Jones de prêcher à l'église du tabernacle et de restreindre son enseignement au Collège concernant ce qui avait été enseigné précédemment par la Dénomination.
5. Notons que Waggoner avait aussi, dès le début de son intérêt pour la justification par la foi, compris clairement le concept de la culpabilité et de la repentance collective du corps. Voir sa lettre à M. C. Wilcox du 16/5/1916, où il fait référence à la perspicacité de son expérience dès 1882.
6. Comparez le GCB de 1893, p. 279, 459 avec Fundamentals of Education, p. 220, 230.

7. Voir les remarques d'Ellen White sur l'effet que l'opposition continuelle de Butler et de Smith fit peser un poids sur Jones que le Seigneur n'avait jamais eu l'intention de le voir supporter. (Lettre H27, 1894).
Chapitre 10
POURQUOI JONES ET WAGGONER SE SONT ILS ÉGARÉS?

L'un des grands mystères de l'histoire adventiste du Septième Jour est l'échec ultérieur d'A. T. Jones et de Waggoner. L'explication habituelle d'un tel échec est que les tendances fondamentales dans ce sens existaient dans la personne dès le début de sa relation avec l'Église. Telle est la pensée exprimée par l'apôtre Jean: « Ils sont sortis du milieu de nous, mais ils n'étaient pas des nôtres; car s'ils eussent été des nôtres, ils seraient demeurés avec nous, mais cela est arrivé afin qu'il soit manifeste qu'il fût manifeste que tous ne sont pas des nôtres » (1 Jean 2: 19).
Ce principe semble s'être appliqué dans le cas de D. M. Canright. Longtemps avant de nous quitter, au point de vue spirituel, « il n'était pas des nôtres ». Il réprimait ses doutes cachés de temps en temps par des confessions lâches, mais ces doutes ne furent jamais extirpés. Cette histoire curieuse est contée dans Testimonies vol. 5, pp. 516 520, 571 573, 621 628.
Une question sérieuse subsiste aujourd'hui concernant Jones et Waggoner. Étaient ils d'authentiques chrétiens, même à Minneapolis? Comment auraient ils pu être dans la vérité à ce moment là et ensuite s'égarer? The Fruitage Spirituals Gifts exprime l'idée populaire qu'ils étaient radicaux, extrémistes, dans l'erreur, même à Minneapolis, attendant seulement une occasion pour sortir de la voie.
« (A l'époque de la réunion de Minneapolis) certains étaient fortement enclins à prendre des positions radicales comme si c'était un signe de force d'être extrémiste. Madame White... elle-même semblait avoir le sentiment que ces deux hommes qui étaient si éminents, à ce moment là, pourraient plus tard être emportés par leurs idées extrémistes. » (p. 232).
Cependant, un jugement inspiré déclare qu'ils étaient droits et fidèles lors de la réunion de Minneapolis:
« Le Seigneur, dans sa grande miséricorde, envoya un message très précieux à son peuple par les pasteurs Waggoner et Jones... Dieu donna à ses messagers juste ce dont le peuple avait besoin. » (TM, p. 91, 95).
« Dieu offre à l'esprit d'hommes divinement désignés de précieux joyaux de vérité appropriés pour notre époque. » (Ms 8a, 1888, Olson, p. 279).
« Dieu avait envoyé ces jeunes hommes pour apporter un message spécial. » (Ms 524,1892).
Comment pourrait on écrire ces mots au sujet d'hommes qui étaient « radicaux » ou « extrémistes »? Le fait que Jones et Waggoner finalement se trompèrent ne signifie pas « qu'ils n'étaient pas des nôtres ». Mais leurs échecs ultérieurs sont interprétés imprudemment pour lancer une calomnie subtile et implicite sur le message qu'ils apportèrent en 1888, comme si ce message les avait égarés. Voici la raison principale pour laquelle certains disent qu'ils ont peur d'étudier ce message. Ainsi, jusqu'à ce jour, l'opposition à Minneapolis est subtilement justifiée et le message céleste et les messagers sont habilement dénigrés. Telle est l'idée dangereuse qu'Ellen White disait devoir se développer parmi nous s'ils devaient plus tard s'égarer.

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