Anthropologie préhistorique








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À l’heure actuelle, on est convaincu que ce n’est pas le cas, on pense plutôt à un objet fonctionnel qui servait peut-être à redresser les pointes de sagaie.
Ce sont des populations de chasseurs de rennes et de chevaux (animaux grégaires, qui vivent en grands troupeaux). Ils choisissent leur gibier, la chasse n'est pas opportuniste.




L'habitat

L’organisation de l’espace autours de l’habitat se perfectionne. Contrairement à une idée reçue, les Hommes de Cro-Magnon ne vivaient pas dans les grottes mais seulement où il y avait de la lumière, donc à l'entrée (abris-sous-roche, surtout dans le Périgord) ou dans des abris de plein air (poteaux qui soutiennent un revêtement en peau de rennes), souvent au bord des rivières.
Il y a un autre domaine géologique où l’on peut trouver des abris-sous-roche : au pied des coulés de basalte (régions volcaniques, en Haute-Loire par exemple)
L'art

L'art préhistorique se développe énormément au paléolithique supérieur. On le divise en trois domaines :

 L’art mobilier, sur de petits objets, utilitaires ou non (harpons, statuettes…).

 L’art pariétal, sur les parois dans la profondeur des grottes, grâce à une lumière artificielle
(torche).

 L’art rupestre , sur des blocs rocheux à l’extérieur des grottes, on en retrouve peu en raison
des intempéries qui les ont détruit

En Europe, les plus anciennes traces d’expressions symboliques et artistiques sont datées de l’Aurignacien (environ -35 000, -30 000 ans). On peut se demander si avant, il n’y a pas eu des expressions artistiques sur des matériaux qui ne se sont pas conservés (bois, végétaux, plumes, ou encore sur la peau).

L'Art pariétal

Jusqu’en 1995, on avait une idée très archaïque de cet Art, avec quelques trais figuratifs sur un support en pierre pour représenter des animaux ou encore des représentations sexuelles (vulves notamment). André Leroi-Gourhan estimait qu'il y avait eu évolution de l'Art, du plus archaïque (pré-figuratif Aurignacien) au plus évolué (Magdalénien)

Mais depuis quelques années, on commence à se rendre compte que les Aurignaciens étaient capable de pratiquer un art beaucoup plus élaboré (statuettes en ivoire de mammouth) qui attestent d’un travail incontestable de la matière.

Le grands changement dans notre perception est arrivé avec la découverte de la grotte Chauvet en
Ardèche en 1995 où l'on a retrouvé plus de 300 représentations animales datées de l'Aurignacien et
du Gravettien. On y a découvert un art beaucoup plus aboutit que ce que l'on connaissait jusque là,
un art où l'on voit une maitrise du mouvement, des formes, du rendu, de la profondeur et de la
perspective.

Quand on a découvert cette grotte orné on a pensé qu’elle était magdalénienne mais les datations au carbone 14 ont révélées sa provenance aurignacienne (- 30 000 ans). C'est la plus ancienne grotte ornée en Europe. Il y a eu ces dernières années une amélioration considérable des méthodes de datation. Par exemple, les datations au radiocarbone permettent de dater des microparticules en faisant des prélèvement sur les dessins. On peut maintenant dater sans détruire. On a daté les peintures mais aussi les mouchages de torches (traces laissées sur les parois pour éteindre les torches) et le charbon de bois tombé au sol.
On s’est aperçu que certaines de ces grottes avaient été occupées pas des cultures successives sur plusieurs milliers d'années. L’essentiel des grottes ornés demeurent quand même de culture magdalénienne.


Pour la première fois dans cette grotte, on a trouvé des figurations d'animaux familiers, craints ou chassés, comme des lions des cavernes, représentés avec une grande précision anatomique, à tel point qu’on peut voir que ce sont des mâles. On a donc découvert que les lions n’avaient pas de crinière.

On trouve aussi des représentations de rhinocéros laineux, de bisons, de panthères, de hiboux, de
chevaux, de mains, positives (mains induites de colorant plaqué contre la paroi) ou négatives, de
parties sexuelles de la femme (dans la grotte Chauvet, avec les jambes, les cuisses, et le pubis,
associé à une tête de bison), Certaines représentations sont gravées avec un burin, d'autres sont
raclées. Le relief des parois est parfois utilisé pour donner la forme, le volume de l’animal.

Ces grottes ne sont pas des lieux d’habitat mais de cérémonie et de rassemblement, on n’y retrouve pas les objets de la vie ordinaire.
L'art mobilier

On appelle objets de parures tous les objets perforés en vue de les accrocher. On trouve des
réutilisation, des objets perforés plusieurs fois, ce qui montre que ces objets ont eu une longues vie.
Comme nous l'avons vu, les premières parures sont apparues et vont se multipliées avec l’Homme moderne. On les découvre principalement dans les sépultures. Les parures les plus anciennement connues sont celle de la grotte de Grimaldi en Ligurgie (Italie), où l'on a retrouvé des crânes d'enfants couverts de parures.
Ces parures vont se développer sur des matières premières comme de petites pierres ou des coquillages (ammonites, bigorneaux, bivalves, escargot ou gastéropodes). Les premières ne présentent pas de sculptures ou de gravures. Ces éléments vont être percés pour fermer des colliers et des pendentifs.
Il est intéressant d'étudier les coquilles des parures car elles permettent d’analyser leurs
itinéraire. On trouve par exemple en Haute-Loire des parures qui viennent de Méditerranée et du
bassin parisien. Ces coquillages donnent une indication sur les flux de circulation des matières
premières.
On trouve beaucoup de parures en dents de mammifères. Presque toutes les espèces chassées sont représentées dans les parures (ours, renard, cerf, renne…). Toute la faune de l’époque a été utilisée. Les dents les plus recherchées sont les craches de cervidés, qui sont des dents très rares, les animaux n’en ayant que deux. On en trouve aussi des reproductions en ivoire.
Et on imagine aussi qu’ils ont utilisé des matières périssables comme les plumes, les fleurs ou les plantes.



Le Gravettien (- 27 000 à - 19 000 BP)
C'est une culture d'Europe entre -27 et 19 000 ans(BP). Elle a longtemps été appelée « Périgordien supérieur ».

Il a été découvert en Dordogne sur le gisement de la grotte de la Gravette : Il est associé à un outillage sur lame typique appelé pointe de la gravette : ces pointes de flèches sont faites sur une petite lame avec une retouche abrupte sur un côté.

Les pointes de la Font-Robert sont aussi caractéristiques de cette période On trouve aussi des outils en os et des objets d’art.
L'habitat

On en a retrouvé un certain nombre, dont un regroupement de cabanes dans la région de
Roanne, le site la Vigne-Brun au Saut-Du-Perron (Loire), avec une fosse circulaire délimitée par de
gros blocs de pierres de la région et placé dans le porche de la grotte, sous forme de cabane, d’abri
sous roche.

Les hommes ne sont pas encore totalement sédentarisés.
On trouve des cabanes en os de mammouths fréquemment en Europe orientale et en Russie, notamment à Meijirich (Ukraine) mais il a fallu les squelettes de tout un troupeau pour faire de telles cabanes.

L'Art
L’art mobilier (petits objets mobiles) se développe partout en Europe et est caractéristique de
cette culture, notamment les petite statuettes parmi les plus anciennes connues (petits animaux ou
corps de femmes typiques de l’Europe centrale et orientale), découverte sur le site de Dolní
Vestonice en République Tchèque. Elles sont datées de -25 000 ans BP, ce qui pose problème, car
la cuisson de l'argile va se perdre et ne réapparaîtra qu'au néolithique avec la céramique.
On a trouvé un petit Mammouth en terre cuite en Moravie (République Tchèque) mais beaucoup de ces statuettes sont féminines, ce sont les vénus paléolithiques ou stéatopyges. Elles sont en ivoire ou en pierre, mesurent de 10 à 23 cm, et sont parfois de forme assez stéréotypée, avec une importance accordée au bassin, fesses, seins, sexe, (stéatopyges) par opposition aux peu de représentation de la tête, de la partie inférieure du corps, et des bras. Tout ceci répond à une convention stylistique identique de l’Europe occidentale à la Sibérie : André Leroi-Gourhan a montré en 1967, que l’ensemble de la statuette tient dans un losange à grand axe vertical et les seins, l’abdomen et les fesses hypertrophiées dans un cercle
Ces statuettes avaient surement un rôle symbolique très importants, et rentraient peut-être dans des rituels de la fécondité ?

On compte cinq grands groupes géographiques liés à ces vénus :
 gravettienne pyrénéenne et d’aquitaine

 gravettienne italienne

 gravettienne rheno-danubienne
 gravettienne russe



 gravettienne sibérienne
Ces sites et ces éléments culturels témoignent donc d’une certaine uniformité entre les régions, et ce sur des distances impressionnantes.

Trois exemples :

 La vénus de Lespugue : importance attribuée aux fesses, aux seins, le rendu assez

schématique des pieds, de la tête.

 La vénus de Brassempouy : On a que sa tête, c’est la première figuration que l’on ait d'une
femme de cro-magnon. Elle a une parure ou une coiffe sur la tête.

 La Vénus de Willendorf : trouvée en Autriche, mesurant 10,6cm : dextérité de l’artiste.
Importance du sexe encore une fois.
On trouve peu d’objets d’art gravettien. Sur le site de Cougnac (Lot) on a trouvé la peinture d’un bouquetin faîte au gravettien. L’artiste a utilisé les formations de calcites sur la paroi. Il utilise le support pour rendre le volume de l’animal qu’il représente.

On a découvert une sculpture aux Eyzies de Tayac, en forme de saumon, sculpté dans la paroi, donnant une gravure en relief très réaliste.

Les mains de la grotte de Gargas dans l'Ariège (plus de 300). On en trouve tout une

multitude peintes (positives ou négatives), réalisées à l’aide de colorants soufflés sur la paroi autours de la main. Elles ont beaucoup intrigué les préhistoriens car à certaines d'entre elles, il manque des phalanges, où du moins la longueur d’un doigt est anormale. On a pensé d’abord à une main mutilée, puis à une pathologie, à la maladie de Reno, et tout simplement à la possibilité que ce doigt ait pu être replié sur lui-même. Les mains sont peintes en noir ou en rouge, et sont celles d’enfants comme d’adultes.

Le Paléolithique supérieur voit aussi l’émergence de la parure. On a trouvé plus de 3000 perles en ivoire de mammouth dans une tombe à Sungir en Russie. Ce qui montre qu’il y avait déjà une hiérarchie. Le statut social de cet homme est évidemment haut placé.

Les sépultures

La sépulture se généralise (tous les corps sont trouvés en sépulture). Cependant même si tous ces homme sont parés, ils ne le sont pas autant que l’homme de Sungir. On en a retrouvé des gastéropode perforés, des canines de renard (gibier très fréquent en Eurasie).

On a aussi retrouvé trois individus inhumés en même temps, mais globalement, on a retrouvé peu de sépultures, les conservations sont aléatoires en raison de la nature des sols. On se pose des questions quant à la position fœtale et à une orientation des corps.



Le Solutréen (-20 000 à -16 000 ans BP)

Contrairement au deux précédentes, cette culture est très centralisée en Europe occidentale, notamment en France et en Espagne. Ils sont datés entre -20 000 et -16 000 ans(BP), et ont été découvert au 19f.
Cette période est celle du maximum glaciaire du Würm, ce qui implique qu’il y ait très peu d’eau dans les océans : Les côtes européennes n'ont pas du tout la même forme qu’aujourd’hui et la calotte glaciaire recouvre tous le nord du continent.
Ils sont définis en 1866 sur le site de la Roche de Solutré, en Saône et Loire, où l’on a également mis en évidence une évolution au sein du solutréen. Ils avaient été découverts pour la première fois en Dordogne. Les antiquaires ont pillé les sites solutréens

L'industrie

Ils sont très facilement reconnaissable car ils ont une industrie lithique bien particulière, dite en
« feuille de laurier » (Solutréen moyen) puis en « Feuille de Saule » (solutréen supérieur). Elles

prouvent que nous sommes à l’apogée de la taille de la pierre, car il faut une grande technique pour la taille et de très bons matériaux, qu'ils allaient chercher sur de longues distances.
Ces lames étant très fragiles, on ne peut envisager que ce soient des objets utilitaires, ce sont des objets de prestige. Certaines sont de véritable œuvre d’art, faites en cristal de roche.
Ces pointes foliacées (comme des feuilles) sont obtenues avec des retouches par pression et non plus par percussion. et grâce à un traitement thermique du silex (pour la tailler de manière plus précise et faciliter les retouches par pression). Le feu devient une énergie de transformation.
Au solutréen final, apparaissent des pointes à cran avec un pédoncule latérale. On se demande si ce n’est pas le témoignage du début de l’utilisation de l’arc malgré que l'on en trouve aucune représentation au Paléolithique. On ne sait pas quand on a commencé à l’utiliser.
Les solutréens sont les maîtres de la taille au paléolithique supérieur en Occident.
On leur attribut aussi une industrie osseuse, avec l’apparition d’un objet qui amène de grands
changements dans leur mode de vie, l’aiguille à chas (Trouvée au Fourneau du diable) donc la
couture.
L'Art

L'art solutréen est relativement rare : sculpture, peinture à l'ocre rouge mais surtout sur blocs. C'est
un art de plein air, sculpté en ronde bosse ou avec des volumes (exemple du site du fourneau du
diable).
Le site le plus important qu'a livré le solutréen est l'abri sous roche de Laugerie-Haute en Dordogne. Il a livré une coupe stratigraphique complète, avec tous les niveaux du solutréen, au contraire de Solutré, où l'on ne trouve que du Solutréen moyen.
On trouve beaucoup d’art pariétal dans les grottes de l’Ardèche, notamment dans la grotte de la vache, où l’on trouve des représentations de bovidés peu réalistes, avec la découverts de charbons de bois au pied de la paroi sous la peinture, ce qui révèle l'utilisation de torches. C’est à 90% des représentations de grands mammifères.

On trouve aussi des ammonites perforées (parures) à la roche de Solutré.




On constate une concentration des sites solutréens dans le sud-est de la France. Il y en a beaucoup en Ardèche (grotte d’Ebbou) et dans le Nord du Gard.
La grotte Cosquer (Bouches du Rhône) est très célèbre. Elle est sous l’eau et rappelle ainsi les fluctuations des niveaux marins. L’entrée de la grotte est à -36 m. Il y a des figuration de chevaux et de pingouins. C’est une période froide, il y a donc des pingouins et des phoques, même dans le midi de la France.
La légende de Solutré

Au XIXème, pour expliquer les couches énormes de restes de chevaux trouvés au pied de la
roche, on a imaginé que ces Hommes chassaient les chevaux en les rabattant en haut de la roche
pour finir par les précipités dans le vide. Mais dans ce cas, les os seraient brisés, ce qui n'est pas le
cas.



Le Magdalénien (-16 000 à -10 000 ans)

C'est la dernière grande culture du paléolithique supérieur, Les grands changements climatiques, avec un fort réchauffement, s'amorcent.
Ils sont par excellence les représentants du paléolithique supérieur en Europe occidentale, et considérés comme d’habiles chasseurs et de grands artistes (plus de 75% des des œuvres pariétales et mobilières sont attribuées à cette culture). L'Art y est très diversifié.
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