Anthropologie préhistorique








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Les magdaléniens se développent dans la dernière période glacière du Würm. Ils ont été définis à l'abri-sous-roche de la Madeleine à Eyzies-de-Tayac en Dordogne par l’Abbé Breuil en 1912, qui a par la suite essayé d’établir une chronologie de cette culture.

L'essentiel des sites se trouve en Dordogre (Périgord), comme celui, très connu, de l’abri de Villepin.

L'industrie

Les pointes de sagaie en os sont décorées (avant elles ne l’étaient pas), mais ce qui caractérise l'industrie osseuse magdalénienne est le harpon, à deux rang de barbelure qui témoigne des activités de chasse, et de pêche.
L'Art

Certains disent que les Magdaléniens représentent l’apogée de l’art Paléolithique, mais il ne faut pas hiérarchiser les cultures.
On leur attribut beaucoup de découvertes d’arts, surtout d’art mobilier, avec des gravures ou des sculptures sur des objets utilitaire, ou sur des représentations plus symboliques et religieux.
Apogée des parures de coquillages perforées, de dents de mammifères. On en trouve en canines
d’ours et de lion des cavernes qui sont très dangereux et donc sans doute récupérés sur des animaux
malades ou morts.
La grotte de Lascaux est considérée comme la grotte ornée la plus importante. On a pu
démontrer que cet art témoignait de rituels (il n’était pas purement décoratif ou ludique). Il y a un
ensemble de figurations qui ne sont pas juxtaposés par le fruit du hasard mais il y a une
composition. Pour pouvoir peindre des grottes ornées il faut s’éclairer. On a découvert les premières
lampes qui ont été creusées dans du gré rose. Ce sont des godets qui contenaient de la graisse et une
mèche.

L'habitat

Les habitats sont en abri-sous-roche ou de plein air.

Ils sont bien connu grâce aux fouilles et aux études des sites du bassin parisien (notamment Pincevent en Seine et Marne) par l’équipe Leroi-Gourhan. Ce site la permit la mise en évidence de la chasse exclusive du rêne (99% de la faune). Il sert à tout : à se nourrir, se vêtir, se loger…

Les habitats sont regroupés, mais de petite taille : ils ne pouvaient accueillir que des familles
nucléaires. Leur habitat est circulaire avec une cabane tenue par des poteaux et recouverte de peaux
de rênes, avec un foyer. L'étude de la répartition du sol nous permet de mieux comprendre la vie
culturelle et de développer un modèle socio-économique dans la culture magdalénienne, on a par
exemple pu mettre en évidence des zones d’apprentissage de la taille, où le débitage est malhabile.


Dans certains sites de plein air (en particulier bassin parisien) on trouve une abondance de restes de chevaux et de rennes. Dans certains autres sites on a des restes très important de silex taillés qui allait bien au-delà des besoins du groupe. Cela a pu servir à l’échange.
La population magdalénienne était semi-nomade mais limitée dans ses déplacements par le poids important de l’habitat. Ces cabanes temporaires étaient probablement des haltes de chasse, ce choix de l'abri de plein air étant simplement dû à l'absence de grottes.
En Europe orientale, on trouve des habitats réalisés en os de mammouths (empilement des

mandibules de l’animal), mais qui auraient nécessité le massacre d’un troupeau entier en raison de la quantité massive des os nécessaire.
Au Magdalénien, la chasse au Rennes n’est pas l’unique chasse, ils ont aussi chassés des oiseaux (Chouette Harfang).

Des os de rapaces (comme l’aigle) sont aussi utilisés et décorés, par exemple pour faire des flûtes.
C’est la première fois qu’on voit le témoignage des prémices de la musique. On trouve aussi des
sifflets fait avec des phalanges de Rennes. Cela témoigne de rituels intégrant des sons musicaux.
Les sépultures

On est en présence d’un grand nombre de sépultures. La plus célèbre est celle de SaintGermain-la-Rivière (Gironde). Les morts y sont placés en position fœtale et témoignent de rituels et de dépôts funéraires qui accompagnent le défunt, comme des parures et des restes d’animaux (crâne de bovidés, restes de cervidés, chevaux…).

À Arene Candide en Italie, un adolescent a été inhumé avec une couche d’ocre qui le recouvre intégralement en Italie.



L'Homme de Florès
La ligne Wallace

C’est une région ou on connaît une barrière bio-géographique importante, définie au 19e siècle par Alfred Russel Wallace : Cette ligne sépare deux mondes, l’ancien monde ou on trouve des animaux placentaire, et le continent australien ou on ne trouve que des animaux marsupiaux. Il y a une zone infranchissable, pour certaines espèces, ce qui a retardé le peuplement humain de l’Australie pendant un certain temps.
Dans une grotte de l'île de Florès, on a découvert en 2003 un Homme qu’on a appelé Homo floresiensis. Il est de petite taille, soit environ 1m, et daté de -38 000 à -18 000 ans.

Les discussions sont encore en cours : on a d'abord cru à une pathologie, mais maintenant de nombreuses études ont amenées un grand nombre de chercheurs à penser que l'on avait découvert là, une nouvelle espèce issue d'Homo erectus en Asie. L’humanité n’était pas donc probablement pas unique, encore au paléolithique supérieur.

Le nanisme insulaire

Les îles ont montré, tout au long de leur histoire, des peuplements bien particuliers, liés à leur insularité. Au quaternaire, à Malte, en Sicile, a Chypre, en Crête il y avait de tous petits hippopotames, ou mammouths. On a pu constater un phénomène de réduction des espèces en milieux insulaire.

Actuellement on estime qu’erectus aurait, selon les régions du monde, évolué vers au moins trois espèces différentes :

 neanderthalensis en Europe occidentale
 sapiens en Afrique

 floresiensis du coté de l’Indonésie

Conclusion

À partir de - 10 000 ans BP commence une période de réchauffement, dans laquelle nous sommes actuellement, nommée Holocène. Auparavant, c’était une grande période de glaciation, le Pléistocène. Ces deux périodes, Pléistocène et holocène, font partie de l’ère Quaternaire.
La faune change d’une phase à l’autre et l’Homme doit s’adapter.
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