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Mais revenons aux élections régionales néerlandaises. L’autre gagnant, c’est comme d’habitude. Depuis le NON au referendum dont il a été l’un des grands artisans et donc l’un des grands vainqueurs, ce parti ne cesse de conforter sa place d’autre terme de l’alternative. Il a transformé l’essai aux élections municipales, puis aux élections législatives de l’an dernier en quasi-triplant le nombre de ses représentants au Parlement, passant de 9 à 25 sièges (sur les 150 à pourvoir). Cette fois, il disposait de 29 sièges, et en obtient … 83, soit un gain de 186 %. Cette performance lui permet d’envoyer 12 sénateurs à la première chambre.
Mais quel est donc ce parti ? Emmené par un leader charismatique, Jan Marijnissen, issu de l’extrême-gauche maoïste, organisé à la base et implanté d’abord dans le sud-est du pays, Nimègue en particulier, le SP (socialistische partij / parti socialiste, qui n’a rien à voir avec le PvdA, Partij van de Arbeid / parti du travail, ou travailliste et affilié à l’internationale socialiste comme le PS français) commence son travail de terrain en 1972. Les années qui suivent sont faites de hauts et de bas, sans que rien ne semble contrarier le jeu bien rodé des grands mouvements dominants issus d’un système social très structuré. Les choses commencent à changer il ya une bonne dizaine d’années avec les effets de l’inéluctable mondialisation qui fractionne la société, fracture les solidarités, morcelle le mouvement social et attise les égoïsmes. C’est sur ce terreau que le SP développe sa stratégie de conquête du pouvoir local, facilitée par un système unique, quelle que soit l’élection, de représentation proportionnelle intégrale. Il fait élire des conseillers municipaux, puis des conseillers provinciaux, des sénateurs et des députés qui se distinguent par leur rigueur, leur honnêteté, leur disponibilité, leur travail et leur compétence. Pour prendre un exemple, ceux qui siègent à Strasbourg à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe voyagent seuls, en train, prennent les transports en commun, sont présents du début à la fin de la session, ne s’enrichissent manifestement pas. Cela mérite d’être noté.
Tout cela finit par payer électoralement, et depuis une petite dizaine d’années, le SP engrange succès sur succès en restant sur des positions qui n’ont rien à voir avec la collaboration de classe : défense des services publics, défense du système de santé et des retraites, retour du pouvoir au citoyen, riposte à la hausse des loyers, opposition à la privatisation, défense des sans-abris, etc.
A la suite des élections de novembre dernier qui ont vu le SP, fort de ses plus de 50 000 adhérents, accéder à la 4ème place politique nationale et invité au tour de table préparatoire à la mise en place d’un nouveau gouvernement, il préfère rester dans l’opposition et ne pas apporter sa caution à un «Balkenende 4» qui montre déjà ses limites. Car marier la gauche et la droite, ça ne fonctionne ni très souvent ni très longtemps.
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10 mars 2007

Nicolas S., le copieur.
Seuls les ignorants ou les hypocrites peuvent se laisser abuser par la proposition du candidat de la droite extrême-dure de créer ce qu’il appelle un «ministère de l’immigration et de l’identité nationale».
Rien que dans l’intitulé, il s’agit du copié-collé du «ministère de l’intégration et de l’immigration» dont la tristement célèbre Maria Cornelia Frederika Verdonk, dite Rita, membre du VVD (parti populaire pour la liberté et la démocratie) de droite extrême-dure, a été la titulaire du 28 mai 2003 au 22 février 2007. Durant ces 45 mois, cette femme, ancienne directrice de prison et ancienne cheffe des services secrets s’est distinguée à sa (mauvaise) manière en multipliant obstacles et vexations aux allées et venues des étrangers indésirables aux Pays-Bas, parvenant à inverser les flux migratoires. Son heure de gloire négative est intervenue lors de l’incendie d’un centre de rétention administrative à côté de l’aéroport de Schiphol causant la mort d’une douzaine d’internés. A l’époque, cela n’avait appelé aucun commentaire de sa part que le ton de morgue méprisante qu’elle affectionne quand elle parle à quelqu’un. Si on fait le bilan provisoire de sa vie politique, elle est parvenue à dresser une partie de la population contre l’autre, générant des conflits, attisés il est vrai par l’aile la plus réactionnaire et la plus minoritaire de groupuscules fondamentalistes, dans une société où la tolérance était la règle, jusqu’à son arrivée aussi discrète que celle d’un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Le fait de mentionner son appartenance au VVD n’est pas fortuite puisqu’elle y a semé un certain désordre, amenant ce parti à devoir quitter la coalition au pouvoir du fait des luttes d’ambition qu’elle y a menées. Madame Verdonk a maintenant un fils qu’il faut qualifier de «spirituel» bien que, compte tenu du personnage ce qualificatif soit un peu usurpé. Il s’agit de Geert Wilders, chef de file actuel du Partij voor de Vrijheid (PvV), parti de la liberté, après avoir passé de longues années au VVD, où il servait entre autres de porte-plume à, je vous le donne en mille, … bingo, Frits Bolkestein ? Wilders se distingue maintenant à la Seconde Chambre par ses attaques xénophobes, surfant sur la résonnance des thèses nationalistes portées par Verdonk.
Il n’est pas inutile d’analyser les «propositions» de Monsieur N. Sarkozy à la lumière de ce qui se fait ailleurs. S’il a lancé ce Scud un peu maladroit quelques jours après avoir souhaité que le candidat de l’extrême-droite ait les parrainages pour se présenter n’est absolument pas innocent et procède du dévoilement d’une psychologie rigide, répressive et autoritaire. Et ce n’est pas la présence à ses côtés de Madame S. Veil que l’on a connue mieux inspirée qui peut espérer donner le change et «rassurer» sur ces prétentions humanistes. D’autant que s’il était le candidat de la vérité et de la transparence comme il ne cesse de nous le répéter jusqu’à la nausée, il n’aurait pas manqué de préciser d’où il tenait ses fameuses idées. Après tout, il n’y a pas de mal à fréquenter des gens qui vous ressemblent et qui propagent les «idées» des think tanks qui vont chercher leur inspiration dans les courants les plus réactionnaires de la société. Ce qui est moins intéressant, c’est quand on veut faire semblant d’avoir la bonne idée tout seul, comme un grand.
Pour le reste, on se contentera de rappeler que ce n’est pas en se mettant au niveau du grossier, du vulgaire, du violent, de la brute ou du barbare que l’on parvient à convaincre de l’indéniable supériorité de l’humanisme, quelle que soit son inspiration, sur la sauvagerie quelle que soit sa forme. Partisan de la répression comme ses amis du VVD et du PvV néerlandais, et maintenant allié objectif du candidat d’une extrême-droite française dont on ne dira jamais assez qu’elle ne rêve que d’une chose, c’est d’abolir les élections qui lui auront permis d’accéder au pouvoir, Monsieur N. Sarkozy montre qu’il n’a en fait pas confiance dans les idéaux républicains qui ont permis, après tout pourquoi ne pas le dire, à sa famille de trouver dans notre pays des conditions de vie qui lui permis de s’épanouir, même si c’est pour me nuire par la suite. Autrement dit, il a eu bien de la chance qu’il y a une cinquantaine d’années la plupart des gens ne lui ressemblaient pas, cela lui a permis d’être réellement accueilli dans la communauté nationale.

Scène de la vie quotidienne wissembourgeoise, la suite

Ce commentaire a été posté par SRG le 10 mars 2007 à 19h40. J’ai pris l’initiative, avec l’accord de son auteur, de le mettre en «droit de suite», c’était la moindre des choses. Antoine.

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Cher ami Pumpernickel, amis lecteurs, 
Alors pour une coïncidence, quelle coïncidence ?!! 

Ce matin-là fut le matin des «4 x 4 luxueux sans macarons explicites de handicap». Au parking du tribunal à Wissembourg en trônait un beau de 4 x 4, un nippon et rutilant, sur une place réservée aux personnes handicapées. Là non plus, pas de macarons …, guère plus de douleurs aux genoux ..., encore moins de police. D'échafaudage au clocher, par contre... 

Ces places réservées aux personnes handicapées, il faut le reconnaître, conviennent parfaitement aux véhicules de nos Nemrod des villes car, renseignement pris, un 4 x 4 d'1 m 88 de largeur d'épaules a bien besoin d'une place adaptée pour manœuvrer la direction et ouvrir la portière.

CQFD 
Remarque Pumpernickel, le 4 x 4 garé sur la place réservée aux personnes handicapées au parking du tribunal à Wissembourg, face aux toilettes publiques, est peut-être le même que celui qui t'a valu le «dérapage verbal» du «Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure». A une autre heure. Simplement. 
Mais tu vois, ami, ça commence à «me courir» de voir nos «pandores» discutailler à quatre au même moment rue principale, les bras dans le dos et les pattes écartées virilement, et de savoir que la dimension d'un véhicule tout-terrain donne certains passe-droits de parking.
C'est pas tout : je pense qu'il faut faire savoir très officiellement à « Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure « qu'il a des devoirs. C'est bien pour ça qu'il est là.
De plus illustres en parlaient déjà avant en ces termes : 
«ASSEMBLEE NATIONALE REPUBLIQUE FRANCAISE LIBERTE EGALITE FRATERNITE François LOOS, Député du Bas-Rhin, Conseiller Régional, N. RÉf. FL/SH 
Wissembourg, le 27 Mai 1999
QUESTION ECRITE
François LOOS, député du Bas-Rhin, attire l'attention du ministre de l'intérieur sur l'absence de civisme de certains automobilistes qui ne respectent pas les places de stationnement réservées aux personnes handicapées, grands invalides civils ou invalides de guerre. Il semble, en effet, que la sanction liée à ce non-respect - une amende de 2ème classe - ne soit pas suffisamment dissuasive. Il aimerait donc connaître les mesures qu'il compte prendre, d'une part, dans le domaine législatif ou réglementaire pour aggraver les sanctions encourues et, d'autre part, les instructions qu'il compte donner aux services de police pour sanctionner plus systématiquement les abus.»
J'imagine Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure en train de découvrir ces quelques lignes qui furent imprimées sur du papier. Un peu comme le «torche-c...» qui semble l'agacer.
Bon ?
Reprenons, Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure, où en est l'application des lois à Wissembourg ?

Je vous enjoins vivement, Monsieur le chef de poste de la police municipale, classe supérieure, à lire les décrets, lois et circulaires à disposition de tout un chacun. Dans d'obscurs autres «torche-c…» pensez-vous ? Non, dans la rubrique «Voirie - Accessibilité aux personnes handicapées.
Si ce n’est pas possible sur papier, connectez-vous sur un site en «gouv.fr». Problème : on ne peut pas s'essuyer avec le web.
Avec mes félicitations.
Désolé pour la longueur et le côté scato mais, ça, c'est l'autre qui a commencé.
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13 mars 2007, 10h20

Bonne surprise ce mardi 13 mars à 10h20, rue nationale. Qui respecte les (non-) sens uniques, et traverse la ville dans le sens est - ouest, aura peut-être la (bonne) surprise de rencontrer un cycliste d'un âge respectable remontant le sens interdit, venant de la mairie, une enveloppe à la main, pour s'engouffrer vivement rue des Charpentiers et rejoindre au plus vite les services techniques municipaux. L'homme en question, dont il faut taire le nom car on n'est pas comme eux et que la délation ne fait qu'envenimer le climat, se reconnaîtra et il sera sans doute prudent lors de l'une de ces prochaines interventions.

Sur le fond, ça dérange qui que des vélos roulent à contre-sens dans une rue calibrée pour deux sens de circulation ? Et si notre homme est pressé, il a bien raison de couper au plus vite, apportant sa caution à l'argumentation développée depuis des dizaines d'années pour que la place des vélos soit enfin reconnue et protégée à Wissembourg.

En tout cas, s'il voulait être discret et passer inaperçu, c'est raté, et c'est tant mieux ?
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Tous au conseil municipal du 27 mars 2007 à 18h00, à la maison commune (qui nous appartient ?).
Séance marathon en perspective aves pas moins de 23 points au programme, dont l’examen du budget primitif qui est l’acte majeur d’une démocratie. Que chacun fasse donc le maximum pour honorer le conseil de sa présence, ce sera une bonne façon de montrer à ceux qui sont censés prendre des décisions en notre nom, pour notre bien et dans l’intérêt général que nous ne les oublions pas (en particulier dans un an lorsqu’il s’agira de congédier l’équipe actuelle pour la remplacer celles et ceux qui vont faire souffler sur Wissembourg l’air du renouveau et de la modernité…).
Notons que l’approbation du compte rendu du précédent conseil n’est pas prévue, cela devient une fâcheuse habitude qui mériterait d’être relevée par l’opposition.
Point 1 : la note de synthèse annonce la venue de Madame Mallet, architecte urbaniste, qui développera ce point lors de la séance. Ça devient une habitude que d’inviter des extérieurs pour faire mousser les «projets» de qui nous supportons. Serait-ce qu’il aurait du mal à le faire lui-même ? On ne se lasse pourtant pas de ses interminables prises de parole sur le thème invariable de «une phrase, une heure», car pendant qu’il monopolise le temps, il empêche les autres de s’exprimer, et finit par complètement les anéantir. Moi-même, … On va sûrement en apprendre de belles durant ce moment historique à grand renfort de «Power Point» et de fortes réflexions que je vous promets de noter. Mais le mieux serait tout de même que vous veniez vous-même, le spectacle est gratuit, entrée dans la limites des places disponibles, et pas besoin de réserver.
Point 2 : le budget primitif, une petite vingtaine de millions d’euros pour une petite ville de 8170 habitants (page 2 du document remis aux conseillers municipaux) répartis également entre fonctionnement et investissement.
Le survol rapide de ce document fait apparaître quelques indices qui traduisent quelques habitudes qu’il faudrait expliquer.
Chapitre 617 : les «études et recherches» bondissent de 41 000 à 55 000 euros, soit 34% d’augmentation. Il faudrait qu’ils nous disent ce qu’ils étudient pour ce prix-là et surtout ce qu’ils envisagent de trouver.
Chapitre 6226 : même chose pour les «honoraires» qui passent de 143 000 à 185 000 euros (près de 30% d’augmentation).
Chapitre 6232 : + 6,5% pour «fêtes et cérémonies». S’agit-il de préparer dignement le réélection attendue de l’équipe qui ne saurait perdre ?
Chapitre 6236 : on récidive avec + 11% pour «catalogues et imprimés». Mais au fait, qu’est-ce qui se cache derrière cet intitulé ?
Chapitre 6247 : + 16% pour «voyages et déplacements» dont on se demande qui ils concernent.
Chapitre 6531 : c’est le préféré de Pumpernickel car il concerne les indemnités des élus qui s’arrogent une petite augmentation de 2,3%, soit plus que l’inflation qu’ils prétendent avoir prise pour base (1,6%), mais on est habitué. Ce seront tout de même 133 000 euros qui seront généreusement distribués aux 10 fortunés bénéficiaires de la manne municipale, soit 13 300 par tête, mais on sait qu’ils ne sont pas logés à la même enseigne.
Chapitre 6533 : + 77% ( ?, oui, vous avez bien lu, + 77%) pour «cotisations retraite élus», passant de 13 000 à 23 000 euros. Comme tout le monde peut le constater, les sacrifices s’appliquent à tout le monde, y compris aux régimes spéciaux dont les amis politiques du maire de Wissembourg réclament le démantèlement ? Remarquez, pour eux, pas de problème, puisque c’est le budget collectif qui paie. Il serait intéressant de constater qu’ils soient interpellés sur cette question, ainsi que sur les contradictions qui semblent dicter leur ligne de conduite, y compris collective.
Chapitre 6534 : en revanche, les «cotisations sociales part patronale élus» n’augmentent que ( ?) de 17%, une misère en quelque sorte. Quand on vous dit que l’on est écrasé par les charges, on ne peut que le constater.
Chapitre 657362 : il concerne le CCAS. C’est là que l’on mesure la dimension sociale de l’équipe municipale puisqu’il règle les cas difficiles de ceux qui sont confrontés aux affres de la vie, perte d’emploi, familles disloquées, insertion sociale. Ceux-là se contenteront de moins de 4% d’augmentation. Ce qui revient à dire que l’on dépense moitié moins pour aider les recalés du bonheur néolibéral de M’sieur l’Maire que l’on verse à 10 personnes forcément extraordinaires qui se dévouent au quotidien et sans compter pour l’intérêt général. Ce serait grotesque si ce n’était tragique.
Chapitre 656 : il donne la possibilité aux groupes représentés au conseil municipal de disposer d’un budget de fonctionnement. Mais à Wissembourg, «Sa Très Gracieuse Personne» a décidé de faire des économies, il est donc à zéro. C’est le signe que l’on donne à la démocratie tous les moyens de s’exprimer. Encore bravo.
Les recettes sont aussi intéressantes à regarder de près en ce qu’elles remettent certaines assertions à leur vraie place.
Ainsi, au chapitre 7311, «contribution directes», on passe de 4 791 000 euros à 5 032 000 euros, soit une augmentation de d’un peu plus de 5%. Ces 5 032 000 euros sont tirés directement de la poche des contribuables qui peuvent alors constater que l’augmentation n’est pas de 1,10% comme on l’indique imprudemment au point 4 de l’ordre du jour (fixation des taux et des contributions directes), mais bien de 5%. En effet, comme Pumpernickel l’a déjà écrit, les bases d’imposition sont «revalorisées» par les services du Trésor qui appliquent une augmentation correspondant à l’inflation. En décidant de passer de 13,88% à 14,03 de la taxe d’habitation, les services de la municipalité ne font qu’appliquer une augmentation à une augmentation, en se réfugiant derrière un maladroit «sachant que l’inflation pour 2006 est de l’ordre de 1,6%», en gras sur la note de synthèse. Comme Pumpernickel n’est pas cruel, il ne rappellera pas que selon les assemblées dans lesquelles il siège, le taux d’inflation varie selon le maire de 1,6 à 2,6%. Voilà qui lui donne toutes les références pour postuler sans tarder au prix Nobel d’économie.
Ceux qui n’auraient pas été convaincus sont invités à se rendre au chapitre 7411, celui de la «dotation forfaitaire» qui passe de 1 880 000 euros à 1 904 000 euros, soit 1,3% d’augmentation, signe que l’Etat sait, lui, ce que c’est que de s’en tenir à l’inflation.
Chapitre 745 : la «dotation spéciale instituteurs» passe elle de 2 500 euros à zéro. Il n’y a pas de petite économie.
Dans les dépenses dites d’investissement, on pioche au hasard qui fait bien les choses car il n’existe pas. 35 000 euros pour une «étude» cent fois remise sur la traversée d’Altenstadt. C’est tellement énorme que l’on croit à un gag. Et encore 300 000 euros pour remplacer le train-train touristique qui donne tout de même une image dynamique de la ville : tout le monde assis à se balader dans une ville où les distances se mesurent en minutes. Mais qui le sait, sûrement pas ceux qui sont en permanence assis dans leur voiture à encombrer les rues et empuantir l’air respiré par leurs concitoyens.
Et encore 300 000 euros pour les parcours historiques de Maître Rizotti dont on se demande encore sur quelles bases ils ont été établis. Sans commentaire ?
On vend le patrimoine dans le chapitre des cessions d’actifs : un peu plus d’un millions d’euros pour le Palais Stanislas et l’ancienne douane et quelques divers. Et quand on aura tout vendu, il restera quoi pour les suivants ?
Bonne nouvelle, 100 000 euros en provenance d’Alsabail et du fameux prêt gratuit consenti aux entreprises Bruker Eurofullfill. Enfin, gratuit, peut-être pas pour tout le monde puisque la municipalité avait emprunté pour avancer cet argent et qu’elle paie 16 500 euros au Crédit Agricole à 4,45% (voir tableau annexe, éléments du bilan et de la dette, page 18 du document remis aux conseillers municipaux). Et qui paie ?
On va s’arrêter là parce que la barque est près de chavirer, et on attend avec gourmandise les «explications» de mardi soir, en espérant que des voix se feront entendre pour porter une vraie contradiction, pointant les contradictions et les choix antisociaux d’un curieux équipage. Et peut-on rappeler que 15 000 euros vont encore être »utilisés» pour faire une «étude» sur les parcours cyclables sur le territoire de la commune ? Que va-t-on encore inventer à ce sujet ? Qui va-t-on consulter pour résoudre cette si difficile question ? Les commentaires sont maintenant superflus.
Point 3 : des autorisations de programme et de crédits de paiement vont être mis en place pour les fameux travaux à l’école Wentzel, au Relais culturel, l’allée des ex-Peupliers (et là, on n’est pas près d’en voir le bout puisque c’est la moitié de la seconde phase qui est programmée ?) et les accès au Collège. Sur ce dernier point, et suite probablement aux mises au point parues dans Pumpernickel ces dernières années, le maire précise tout de même en conseil municipal que l’origine des travaux, à savoir la reconstruction du collège, ne vient pas de la commune mais du Conseil général. Il y a un progrès indéniable.
Point 4 : la fixation des taux d’imposition reprend les mêmes antiennes que les années passées, c'est-à-dire que leur augmentation ne dépasse pas les variations de l’inflation. C’est partiellement vrai puisque les bases ont déjà été majorées, mais comme ce point a déjà été abordé, point n’est besoin d’y revenir. On paiera plus, et puis c’est tout, le reste n’étant que piètre littérature.
Point 5 : l’intercommunalité commence à coûter un peu cher. Environ 700 000 euros seront consacrés à abonder les comptes des diverses structures censées nous simplifier la vie, alors qu’elles sont, au moins pour la communauté des communes (président, nombreux vice-présidents, personnel administratif, siège somptuaire pour fournir des bureaux à des gens qui en ont déjà), des doublons voire des «triplons» dont la prolifération a été dénoncée par la Cour des Comptes, présidée par l’ancien chef de file du RPR, dont peu suspect de sympathie à l’égard de Pumpernickel. Mais il paraît que l’efficacité est à ce prix.
Points 6 & 7 : les demandes de subventions ainsi que leur attribution relèvent de la justice et de la cohésion sociales. Cela n’appelle aucun commentaire particulier.
Point 8 : le budget primitif «eau» ramène une fois de plus à la tarification qui est peu incitative au principe de sobriété qui devrait commander toutes les décisions prises par une collectivité agissant de manière responsable. Rien n’est envisagé pour diminuer la consommation globale qui fait baisser de manière dramatique le niveau de la nappe phréatique, occasionnant des dommages dont des bâtiments multiséculaires font les frais. Tout cela n’a pas l’air de beaucoup émouvoir ces «responsables» qui ne semblent préoccupés que par la satisfaction d’une demande toujours croissante qu’ils encouragent sans montrer qu’ils s’interrogent sur les conséquences de leurs décisions. Passons.
Point 9 : mêmes remarques.
Point 10 : le moins que l’on puisse remarquer, c’est le caractère succinct de la note que l’on vous livre brute de décoffrage.
Recettes et dépenses totales de fonctionnement :     980 000,00 €

Recettes et dépenses totales d’investissement :       591 924,08 €

On ne saurait être plus clair.
Point 11, 12 & 13 : relèvent de la gestion administrative ordinaire.
Point 14 : affaires scolaires, évolution. On a échappé à «questions scolaires» mais la façon dont les choses sont présentées a de quoi interroger quiconque a pu converser avec des parents d’élèves.

Tout est dans le «en accord avec les enseignants et les parents d’élèves» qui revient de façon lancinante dans la note remise aux conseillers municipaux (page 10). Ces décisions de transfert d’élèves d’une école à l’autre ont été prises de manière individuelle par la mairie qui en a fait part lors des conseils d’école. Il n’a pas été question de discuter de décisions déjà prises qui vont mettre la ville sens dessus dessous du fait d’une politique des transports complètement dépassée, attirant des flux de circulation dans des cul-de-sac et rejetant les enfants les plus jeunes à l’extérieur de la ville mais on a l’habitude on a déjà vu avec l’énorme bévue de l’implantation du nouveau lycée qui génère en période scolaire des embouteillages que plus personne n’ose contester et qui avaient été annoncés dès 1989. Comme on ne change surtout pas une équipe qui perd, on prend les mêmes et on recommence. Reprenons donc à notre compte cette supplique de Guillaume d’Orange : «Mon Dieu, ayez pitié de mon pauvre peuple ? «. j’avoue avoir eu du mal à comprendre ce qui est écrit sur la note (page 10) et j’attends avec l’impatience que vous devinez «l’explication» qui va être donnée par le titulaire de la légion d’honneur au titre des services rendus à l’éducation nationale, spécialiste de l’utilisation du subjonctif.

Notons que 28 élèves par classe, ça n’a pas l’air d’émouvoir grand monde, sauf peut-être les enseignants qui savent, eux, ce que c’est que de s’occuper d’enfants auxquels il faut faire comprendre l’intérêt et la supériorité de règles organisées de vie en société humaine, de préférence à celles à celles qui sont issues du modèle économique de mise en concurrence des individus préconisées par les amis politiques de l’encore municipalité wissembourgeoise.
Point 15 : 5% de dépassement de facture sur le lot peinture du chantier de la commanderie rue de l’ordre teutonique, c’est pas mal, plus de 17% de dépassement de facture sur le toit de la même commanderie, c’est encore mieux en ce que cela témoigne de l’esprit de prévision qui souffle sur ceux qui gèrent l’entretien et la réfection des encore bâtiments publics.
Point 16 : cette fois, c’est près de 9% de dépassement pour les aires de jeu. Mais que fait l’adjoint chargé du dossier ?
Point 17 & 18 : les élus doivent être assurés lors des importantes et irremplaçables missions qu’ils accomplissent dans l’intérêt général et au service de la collectivité, que dis-je, de la communauté wissembourgeoise. Il revient par conséquent à leurs administrés de payer les primes qui leur permettront d’aller et de venir sans qu’il en coûte quoi que ce soit si pour notre malheur, et leur, un accident survenait. Bonne nouvelle, non contents de cracher au bassinet pour leur financer une retraite (voir budget), nous allons payer un peu plus pour leur éviter de régler la franchise pour une aile froissée ou rétroviseur écorné. Bon.
Point 19 : relève de la gestion administrative ordinaire.
Point 20 : il est toujours amusant de lire que la commune va mettre du personnel à la disposition de la communauté des communes. Cela fait de l’argent qui circule, allant d’une poche à l’autre sans que rien ne change puisque les mêmes gens accompliront les mêmes tâches. Mais les apparences sont sauves, et ceux qui font profession, à Paris ou lors de réunions électorales, de dénigrer tous ces fonctionnaires qui forcément des sangsues qui épuisent les forces de la nation, ont la satisfaction d’avoir fait écrire une note de service qui sera visée par quelque directeur général qui y apposera son paraphe avant de la transmettre à son subalterne, et ainsi de suite tout le long de la chaîne hiérarchique avant que cela n’arrive dans l’autre collectivité territoriale où la missive d’importance suivra le chemin inverse jusqu’au firmament d’un pouvoir dérisoire. Comme tout cela est intéressant ? Pendant ce temps-là, les 34 licenciés de l’Imprimerie de Wissembourg se débattent fac à une adversité qui leur est imposée, dans un black-out médiatique total. Bravo les confrères ?
Point 21 : relève de la gestion administrative ordinaire.
Point 22 : on se régale à l’avance des monumentales saillies du président de séance.
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13 mai 2007

Reprise

Presqu’un mois sans vous donner d’autres nouvelles de Wissembourg que celles du dernier numéro de Pumpernickel, ce n’est ni très gentil, ni très respectueux vis-à-vis de tous eux, une bonne centaine par jour, qui viennent faire un tour sur le blog. On va donc s’y remettre avec un peu de régularité en essayant de vous tenir au courant de ce qui se passe en ville.
Comme partout en France, Wissembourg s’est rendue, avec une certaine délectation, aux assauts de celui qui veut prendre la France depuis si longtemps, cet ami des milliardaires et des scientologues [on se rappelle avec quelle émotion Monsieur Nicolas S. avait accueilli Monsieur Tom C., adepte éminent de cette secte fondée par Ron Hubbard], ex-premier flic de France, et interdit de séjour dans certains quartiers de certaines villes [c’est l’un des traits majeurs du nouveau président de la république : il ne peut pas aller à La Courneuve sans déplacer avec lui quelques escadrons de gendarmes mobiles, ce qui donne de sa personne une image bien peu favorable, en termes démocratiques s’entend]. Ici, les électeurs émerveillés par sa syntaxe [Eh bien, moi, j’vous dis que…, vous aurez remarqué que la plupart de ses saillies commence comme ça, ce qui est tout de même très classieux] et la pertinence de ses analyses [on pense en particulier à ses réflexions sur la prédestination génétique des suicidaires qui nous renvoie aux heures les plus dramatiques de l’histoire contemporaine] lui ont adressé, surtout au second tour, avec 70% des suffrages, leurs encouragements les plus vifs à continuer à proférer anathèmes et sottises pour la plus grande satisfaction des national-frontistes. Remarquons tout de même qu’au premier tour, Nicolas S. recueillait le tiers des voix, soit autant que le total François B. Ségolène R.. On est loin des scores de républiques sud-américaines ou des ci-devant régimes soi-disant populaires que recueillait celui dont tout le monde a oublié le nom, on parle évidemment de Monsieur François G., défenseur autoproclamé des bouilleurs de cru, inamovible élu «gaulliste», qui s’offrait le luxe, en pleine vague rose, de se faire réélire au premier tour. A l’époque, à la grande époque, compte-tenu de tout ce qui avait été fait pour chacun, et qui était rappelé par une lettre personnelle, l’élection n’était qu’une formalité. Cette fois, c’est un peu différent, et l’ex-Chiraquie a un peu de mal à décoller des 1 500 voix … que le maire actuel de Wissembourg avait obtenues lors des dernières élections municipales de 2001. En face, le potentiel est évidemment important, pour peu que la bonne personne sache faire l’acte de candidature qui changera tout. Car, ne nous y trompons pas, la fatalité n’est pas de mise, et la permanence à la mairie d’un personnage dont les capacités à se projeter vers l’avenir sont plus que réduites comme le montrent ces 18 années d’immobilisme n’est absolument pas inscrite. Son débarquement lors de la prochaine échéance est au contraire tout à fait envisageable, d’autant que le bilan de ces gens est tout sauf intéressant.
Pour en revenir aux jours d’élection, c’est probablement la perspective d’une victoire facile pour laquelle il n’a eu besoin de rien faire, comme d’habitude [puisque la seule fois où monsieur a fait campagne, ça aura été pour perdre, en 1993, lors du scrutin législatif], qui a incité notre homme à faire sauter ses inhibitions pour endosser cette attitude de mépris et de provocation à l’égard d’adversaires qu’il n’envisage que comme des ennemis. La scène s’est déroulée par deux fois sur le marché hebdomadaire, les 28 avril et 5 mai. La première fois, fâché de voir que les supporters de Madame Ségolène R. battaient le pavé, son éminence est sortie de son palais pour arpenter le marché. Las, son ramage se rapportant à son plumage, il s’est trouvé fort désœuvré car personne n’était chaud pour s’intéresser à sa navrante conversation. Il s’en prit donc à celui dont il a tenté d’organiser la ruine financière, en commentant la façon qu’avait icelui de ranger son vélo (rose) sur la place de République. Avec ce mot toujours surprenant : «c’est intelligent de garer son vélo comme ça, Monsieur Michon ?», et de prendre à témoin chalands et commerçants qui ne savaient plus où se mettre. Cela lui a valu la lettre qui suit, à laquelle, fidèle à son comportement, il a répondu la semaine suivante en apostrophant, et de quelle manière, ceux qu’il ne se résigne pas à voir habiter ce qu’il prend pour »sa ville».
Wissembourg, le 28 avril 2007.
Monsieur,
Votre dernière initiative consistant à m’apostropher pour me faire une remarque désobligeante et déplacée montre à quel point de nervosité vous en êtes arrivé à mon égard. L’activité éditoriale dont je fais preuve depuis 12 ans n’est évidemment pas étrangère à ce comportement qui n’est pas à votre avantage.
Vous avez le droit de me détester et d’afficher publiquement un ressentiment que ma seule présence au marché hebdomadaire paraît vous inspirer.
Cela dit, puis-je vous rappeler que, quelle que soit la situation des uns et des autres, qui plus est lorsque l’on est investi d’une charge élective, certaines règles s’imposent, dictées d’abord par la bonne éducation. Ainsi convient-il de bannir la provocation, l’interpellation publique, la vocifération de « raisons « ou l’utilisation abusive d’une position sociale avantageuse. Si vous avez des réflexions à faire sur ma façon de me conduire, vous serez bien inspiré de vous en tenir à ces règles qui vous ont été apprises autant qu’à moi.
Bien que sachant d’expérience que je n’aurai de votre part aucun autre type de réponse que le durcissement de votre attitude à mon encontre, je ne vous en prie pas moins d’agréer les salutations d’un administré excédé de devoir constater l’ostracisme dont vous savez faire preuve au quotidien.
Mais pourquoi tant de haine ? feignait de se demander faussement ingénument le pas encore élu nouveau président de la République. On est tenté de se poser ici la même question, même si on en connaît des éléments de réponse qu’il faut malheureusement pour la collectivité aller chercher ailleurs que dans le combat politique. Oui, malheureusement, car c’est toute la ville qui paie pour l’aveuglement de celui qui croit qu’il peut tout faire, tout dire, tout commander, au prétexte qu’il n’a aucune obligation, autre que morale, de tenir compte de ceux qui n’ont pas voté pour lui. Mais le sait-il ? On en restera là, chacun étant assez grand pour conclure.
Cette dernière semaine aura été évidemment marquée par quelques «événements» que l’on aimerait nous faire passer pour importants.
Le premier, c’est évidemment l’école buissonnière organisée par le «président élu» qui a emmené son jeune fils, Louis, en croisière sur le frêle esquif de son pote Bolloré, dont tout le monde a appris qu’il n’avait jamais, et on le redit, jamais, signé de contrats avec la puissance publique. Puisqu’on nous le dit, et que ce sont «les plus hautes autorités de l’état» qui insistent, à quoi bon mettre une telle parole en doute. Les mêmes ont d’ailleurs dit que Monsieur Bolloré était un homme intègre qui gagnait honnêtement sa vie. Et ce ne seront pas les populations africaines qui diront le contraire puisqu’elles assistent, impuissantes, à la destruction de leur patrimoine naturel par les sociétés contrôlées par Monsieur Bolloré, homme intègre qui gagne honnêtement sa vie. Quant au reste, Monsieur Louis a-t-il eu un mot signé de papa et maman pour excuser son absence en classe, surtout de papa qui sait être intraitable, au moins des mots, lorsqu’il s’agit de fustiger l’absentéisme scolaire. Mais comme le disait l’un des supporters du «président élu», «je ne vois pas ce qu’il y a de scandaleux là-dedans, après tout il a bien le droit. « Et la même personne d’être obligée de conclure que si elle s’était trouvée à la place «président élu», elle aurait fait pareil sinon pire. En fait il suffit de savoir décliner la morale selon leur pragmatisme. Toutes ces «raisons» iront droit au cœur de cette personne que je connais bien et qui ne travaille que 20 heures par semaine pour un peu plus de 500 euros, et qui voudrait travailler plus pour … gagner un peu plus comme dirait le «président élu», mais à qui on refuse ce travail pourtant nécessaire et utile. Cette personne regarde effarée le «président élu» se pavaner dans les boîtes de nuit à la mode ou sur des yachts de luxe, dépensant en quelques jours plus qu’elle ne gagnera toute sa vie durant. Ça, c’est la morale façon «ami des milliardaires et des scientologues».
Un autre non-événement, ça aura été la précipitation avec laquelle les professeurs de morale social-démocrate se seront précipités pour aller à la gamelle. On pense en particulier à Monsieur Claude A., «l’homme le plus diplômé de France» comme l’a dit Monsieur Lionel J., et à Monsieur Hubert V., ex grand pote de Tonton et ancien ministre des affaires étrangères. Comme il est touchant de les entendre nous dire qu’ils réfléchissent à entrer au gouvernement, et qu’ils vont se mettre à servir la soupe à celui dont ils disaient penser le plus grand mal il y a moins de quelques semaines. Voilà des gens auprès desquels on se sent en confiance, et auxquels on achèterait leur voiture de seconde main les yeux fermés tant leur discours est puisé aux sources de la plus rigoureuse des éthiques. Dans l’énumération, on oublie volontairement Madame Nicole N., ex-dirigeante d’une centrale syndicale qui prônait l’autogestion, ou Madame Anne L. qui servit Tonton avant de prendre mes manettes d’Areva, fleuron du complexe militaro-industriel nucléaire. Pas de problème, on est bien gouvernés.
Avant de vous quitter, laissez-moi déposer quelques photos. Il s’agit de ce qui reste de l’Imprimerie de Wissembourg, livrée aux machines des démolisseurs qui réduisent à néant, en quelques jours, plus de 170 ans de savoir-faire industriel et technique. Ce doit être la contribution locale à la réhabilitation de la «valeur travail» comme ils aiment tous à nous le répéter. En attendant, les salariés attendent, ballottés entre les promesses des uns et les exigences des autres, dans une improvisation intégrale, et ce ne sont pas les articles rassurants de la PLR qui y changeront quelque chose. A côté, les riverains sont mis devant le fait accompli par un promoteur immobilier qui agglomère le crédit mutuel et … le conseil général du Bas-Rhin dans l’une de ces constructions financières dont il est désormais impossible de démêler le tien du mien. Des habitations sans doute de bonne facture «vendues à un bon prix» qui seront tout sauf des logements sociaux prendront la place qui aurait dû être occupée par un ensemble au service de tous, remettant au centre de la ville ce que la municipalité s’évertue à mettre dehors.
Mais on est habitué. Demandez à celui qui est maintenant adjoint au maire chargé des permis de construire et préposé à l’entretien du patrimoine ce qui s’est passé au lendemain de la Pentecôte 1992. S’il a encore un peu de mémoire, il vous répondra que celui auquel il a fait allégeance 3 ans plus tard s’est assis sur les plusieurs centaines de signatures demandant à sursoir à la décision et qu’il a fait détruire l’un des bâtiments de la caserne Abel-Douay. A la place, on a construit un ensemble dont le moins que l’on puisse dire est qu’il ne correspond pas vraiment à ce qui avait été annoncé dans le programme Eurorex, c'est-à-dire la qualité maximale pour des logements à loyers modérés. Puisqu’il paraît que tout peut être discuté, disputons sur les deux termes de la proposition.
Pour en revenir à la destruction de l’imprimerie, personne ne regrettera des bâtiments qui n’étaient évidemment pas du meilleur effet à proximité du centre historique. Mais pour mettre quoi à la place ? Et là, malgré les avis de l’architecte des bâtiments de France dont le siège a été fait par les missi dominici de la commune, comme en atteste le dossier du permis de construire, tous les criantes sont à l’ordre du jour. Car si l’architecte des bâtiments de France a le goût de vous imposer de ne pas mettre de capteurs solaires sur votre toit «parce qu’il ne trouve pas ça beau», il peut tout autant vous imposer des constructions dont il aura décrété lui-même qu’elles sont «belles». Tous ceux qui ont eu affaire aux services concernés ont expérimenté que les raisons données au refus ou à l’accord d’un projet se situent aux confins de l’objectif et du subjectif.
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17 mai 2007

Pentecôte, Sarko et toutes ces sortes de choses

Ainsi ça y est, la France, effarée, a assisté à l’intronisation du président des plus des 60 ans, ceux dont le vote a été décisif, car c’est celui qui a fait la différence entre les 19 millions de l’un et les 17 millions de l’autre.

Effarée à plus d’un titre en voyant le débarquement de la tribu du président [on peut l’écrire puisque les commentateurs ont utilisé le terme], avec les fils de Monsieur, les filles de Madame et leur enfant commun. Ce petit monde prenait possession des lieux comme ils l’ont fait lors du bref passage de Monsieur à Bercy, quand il a fallu refaire les appartements, acheter du mobilier, réorganiser le personnel. Cette fois, la mise en scène a commencé sur le tapis rouge avec, la classe intégrale, l’un des enfants prenant la pose devant les photographes les mains dans les poches. On sent que parents, éducateurs et enseignants auront dorénavant toute facilité à expliquer qu’il ne s’agit pas là d’un geste peu respectueux de l’interlocuteur puisque l’exemple vient maintenant de haut.
On n’était pas au bout de nos peines avec la convocation de Guy Môcquet. Fils d’un député communiste du 17ème arrondissement de Paris, il a été fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941 à Châteaubriant. Il est l’un des 50 Otages qui étaient «bons à être exécutés» selon la formule des «autorités françaises» de l’époque, qui ont donné une liste pour «éviter de faire fusiller 50 bons Français». Il est vrai qu’il est plus facile à un homme de droite d’aller chercher un héros parmi les gens de gauche que l’inverse. Mais comme l’heure n’est pas à la polémique, on rappellera que le premier fusillé pour faits de Résistance dans la département de la Sarthe est un militant de l’Action française, ce qui n’est pas le moindre des paradoxes.

Fusillé par les Allemands le 22 octobre 1941 à Châteaubriant et non pas la milice comme l’a bien imprudemment déclaré ce matin 17 mai au micro de France Inter dont elle était l’invitée Madame Nathalie Kosciusko-Morizet, députée de l’Essonne, «spécialiste UMPiste de l’environnement». On espère seulement que la fille de l’ancien maire de Sèvres maîtrise mieux cette question que celle de l’histoire de son pays avec laquelle elle prend plus que des libertés. Elle devait sans doute confondre Guy Môcquet avec Jean Zay, autre grande figure de la Gauche et du Front populaire, abattu le 20 juin 1944 au détour d’une route par les nervis de Joseph Darnand. On s’étonne d’ailleurs que le président auquel elle s’apprête à cirer les pompes n’en ait pas encore appelé aux mânes de Léo Lagrange, comme ça la confusion serait complète. Il ne suffit pas en effet d’aller se recueillir à la cascade du bois de Boulogne pour s’auto-attribuer des brevets d’humanisme.
Quant à la comédie de l’accueil à Berlin de celui qui joue à l’homme pressé et au séducteur adepte du tutoiement, comme si cela était nécessaire et allait aplanir les différents entre les deux pays, ou gommer les approches réciproques du dialogue démocratique, c’est à peu près n’importe quoi. Il suffit d’expliquer aux Allemands comment nous élisons nos conseillers municipaux, ils écarquillent des yeux incrédules devant ce simulacre de représentation démocratique et ne s’étonnent plus alors que la société française soit bloquée.
Un petit mot maintenant sur tous ces gens importants qui vont à la gamelle. De Max Gallo à Bernard Kouchner, en passant par Hubert Védrine et Nicole Notat, ils se précipitent pour aller roucher l’os qu’on leur a laissé au fond de l’écuelle. Ils vont sans doute nous chanter la chanson de la nécessité de faire évoluer l’UMP de l’intérieur, ainsi que de leur souci d’être efficace. On connaît un peu localement. Rappelez-vous le ralliement de Dominique Schweinberg, ancien de la liste socialiste, qui est maintenant membre de la majorité silencieuse autour «Pierre». Quelqu’un peut-il dire qu’il a fait évoluer quoi que ce soit vers où que ce soit ? Même remarque pour l’une des cibles favorites de Pumpernickel, l’adjoint actuel aux permis de construire qui expliquait qu’il avait décidé d’être utile et de ne plus se réfugier dans l’impasse de l’opposition, forcément systématique. Quelqu’un peut-il quelle a été son action réelle dans la défense du patrimoine architectural de Wissembourg ? Le coup fera long feu comme d’habitude, mais une fois les élections passées et une majorité encore introuvable envoyée à l’Assemblée nationale. Ensuite, tous les «–sans» n’auront plus qu’à compter leurs abattis, car la chasse est ouverte. Seule manière d’échapper à la curée, c’est d’investir dans tous les interstices de contre-pouvoirs qui nous restent : associations de soutiens aux sans-papiers, investissement de la contre-culture politique, préparation rapide et efficace des échéances municipales, re-syndicalisation, tout est bon pour ne pas laisser croire à ces gens, amis des possédants, que nous n’avons pas envie de leur ressembler, pas plus à eux qu’à leurs yachts dont tout le monde s’accorde à les trouver dégoulinants de suffisance et de mauvais goût.
Allez, on termine avec la grande fêêêête de Wissembourg, ces jours de Pentecôte dont l’évocation nous renvoie forcément à l’Esprit qui descend sur nous pour nous ramener à des sentiments plus fraternels à l’égard de ceux qui restent nos semblables malgré les apparences. Le mentor communicateur de ville-wissembourg.eu, comme ils appellent leur site Internet, a fait encore une fois très très fort. Ne discutons pas la forme du prospectus, euh pardon, de la plaquette distribuée pour annoncer les réjouissances. Notons simplement qu’elle comporte en médaillon deux attractions qui sont absentes du programme. Il s’agit du feu d’artifice (pourtant grande attraction tout à fait traditionnelle et offerte d’abord aux Wissembourgeois) et de l’animation dans la cour du palais Stanislas, de l’ex-palais devrait-on dire puisqu’il vient d’être «vendu» pour la somme étonnante d’un demi-million d’euros au Conseil général du Bas-Rhin qui va en faire sa «maison du département». Cette plaquette a été conçue par ce grand professionnel dont il n’est pas question de discuter des mérites car chacun sait que cela déplaît fortement à celui qui l’a embauché pour des sommes dont le montant, semble-t-il partiel, a été détaillé dans les précédentes éditions de Pumpernickel. Tout comme le mot du maire qui semble reprendre mot pour mot la «traduction» qui avait été faite de ce qui avait été publié sous son nom dans une publication gratuite commerciale allemande. Chacun en tirera les conclusions qui lui semblent les plus appropriées. Et pour s’en convaincre, comme de l’originalité des propos qui sont tenus, voici côte à côte «le mot du maire» de la plaquette 2007 et la traduction qui avait été faite de celle de l’an dernier :
Version 2006 :
Vivre les fêtes de Pentecôte et rendre la tradition vivante.
En associant les fêtes de Pentecôte avec la ville de Wissembourg, vous vous placez dans une tradition centenaire. Les racines de cette tradition conduisent jusqu’au 18ème siècle. Elles se sont développées incessamment. Aujourd’hui, elles nourrissent cet arbre de vie, qui rassemble chaque année dans ses ombres des Wissembourgeois originaux, proches ou acceptés et leurs amis proches ou lointains. Chacun se rend à Wissembourg pour les fêtes de Pentecôte avec le même but : vivre la fête et rendre la tradition vivante.

Les fêtes de Pentecôte ont déjà été caractérisées par des évolutions et celles-ci ont une influence sur leur déroulement d’année en année, tout en n’alimentant qu’une seule orientation : la rencontre heureuse entre des êtres humains, qui ont la même passion en commun, c’est-à-dire des êtres humains, qui aiment rencontrer d’autres êtres humains. Cette rencontre entame plusieurs chemins de croix. Pour de nombreuses personnes, cela voudra dire des courses de chevaux, pour d’autres, des soirées dansantes avec la participation de groupes de Rock ou de groupes de costumes régionaux, tout comme des feux d’artifice et l’éclairage de quartiers de la ville, un marché de produits de la campagne, des expositions et bien entendu également l’indétournable et traditionnelle fête de mai. Chacun aura l’occasion de fêter la tradition, le folklore et l’amitié. La ville de Wissembourg a minutieusement préparé les fêtes de Pentecôte 2006 pour vous. Votre présence au cœur de la ville récompensera la tradition vivante grâce à la volonté des organisateurs. Chacun trouvera ici son bonheur. C’est là le souhait de tous les organisateurs que je vous donne en leur nom.
Version 2007 :
Les fêtes de la Pentecôte contribuent au rayonnement de Wissembourg. Attendues d’années en années, elles répondent à cette part de rêve de nos contemporains qui les projettent dans un passé heureux tout en les enracinant dans la dimension contemporaine de la fraternité et surtout des retrouvailles en famille et entre amis.
Unir le passé au présent dans un élan de joie, fêter la joie de vivre ensemble est un réel défi auquel la municipalité est attachée ?Une nouvelle fois, la Ville de Wissembourg et toutes les forces vives qui veillent à créer un bel esprit de fête ne manqueront pas de mobiliser toutes leurs énergies pour que votre temps de présence à l’intérieur de nos remparts comme aux différents points fixes où la fête se décline sur tous les registres vous soit profitable.
Les courses hippiques, les illuminations de quartiers, le marché du terroir, la présence de manèges et ses stands exerceront leurs attraits sur ceux qui feront honneur aux festivités de Pentecôte 2007.
Dès à présent, je souhaite à toutes celles et ceux qui manifesteront leur amitié à Wissembourg la bienvenue dans notre cité pour de belles heures de détente ?
Les organisateurs de ce rendez-vous devenu traditionnel se réjouissent de partager avec vous des instants particulièrement riches en rencontres.
Vous êtes attendus à Wissembourg ? Dans cette perspective, je vous dis : à bientôt

Au travers de son site Internet, Wissembourg vous accueille… En parcourant ses pages, vous y découvrirez certains aspects de sa vie, des rouages administratifs et des éléments pratiques utiles aux administrés. Loin d’être figé, ce site Web sera évolutif ; il s’actualisera au fur et à mesure des événements qui font la trame de la vie de cette ville, Porte de France, dont l’âme si particulière enchante celle du visiteur. Les différentes rubriques se suffisent à elles-mêmes ; votre curiosité vous stimulera dans la découverte de pans entiers de l’univers wissembourgeois. Souhaitant donner à cet outil de communication sa pleine dimension, nous attendons également vos suggestions et vos remarques. Nous serons en mesure d’y tenir compte dans la mesure du possible pour renforcer toute l’information de Wissembourg et sa vie au quotidien. Au nom des conseillers municipaux, je vous souhaite une excellente visite virtuelle de Wissembourg en attendant qu’elle se concrétise sur place. Vous y êtes les bienvenus ?

Pierre Bertrand, maire de Wissembourg, 1er vice-président du Conseil général du Bas-Rhin
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17 mai 2007

Monsieur Reiss dans ma boîte à lettres

La campagne électorale s’annonce prometteuse ? Vous avez sans doute aussi eu dans votre boîte à lettre l’impérissable «lettre de Frédéric Reiss» intitulée «Droit au but». On ignore ce qu’il veut nous dire par là, mais en parcourant le 4-pages proprement indigeste imprimé sur papier glacé, on se dit que la place ne doit pas être tout à fait inhospitalière, du moins si l’on s’en tient à l’énergie qui est mise pour que son titulaire actuel s’y accroche avec autant de détermination.
Comme on n’est pas cruel, on ne s’étendra ni sur la petite quarantaine de «Frédéric Reiss» ni sur ces inévitables photos prises avec ceux que ce monsieur pense importants et auxquels il aimerait bien ressembler. Il est vrai que sa situation est en fait peu favorable, socialement parlant. Suppléant de l’autre, «élu» d’une lointaine circonscription, membre d’une assemblée de 577 membres et d’un groupe de 365 opineurs du bonnet, il aura eu beaucoup de mal à être connu y compris parmi ceux qu’il est censé représenter. Il aura fallu toute l’opiniâtreté de ses amis locaux pour que nous mettions enfin un visage sur celui qui n’est resté qu’un inconnu toutes ces années.
Pour ma part, c’est lors du débat national autour du texte Giscard dit de traité constitutionnel européen que j’ai fait sa connaissance. C’était à l’église protestante de Woerth où il pérorait avec un compère allemand sur les bienfaits présumés du texte soumis à referendum. Ayant à tout hasard amené avec moi quelques notes sur «le volet social» de cette imposture, j’ai pu non pas lui poser une question mais apporter un démenti définitif et argumenté à l’une de ses affirmations aussi péremptoires qu’approximatives. Monsieur a mal pris les choses et a entrepris de répondre, mobilisant le micro tandis qu’il feuilletait l’argumentaire du député de base qui lui avait été fourni par son parti. On attend de sa part toujours autre chose que des banalités.
Pour en revenir à ce qui a été déposé dans les boîtes à lettres, et s’il fallait décerner une médaille, ce serait la page 4 pour le mauvais goût et la démagogie qu’elle véhicule. D’autres parleront de «populisme», mais comme il s’agit du courant fasciste inspiré par Juan Peron, et malgré le niveau on peut croire le député candidat à sa succession attaché aux principes démocratiques, démagogie suffira. A quoi servent ces vers de mirlitons en alsacien pour flatter chacun des cantons de la circonscription ? S’agit-il de faire en sorte que chaque habitant se sente cité par cette sommité locale dont la notoriété a bien du mal à dépasser les limites de la forêt de Haguenau ou celles de la crête des Vosges du Nord ? En tout cas, quel respect manifeste-t-on à l’égard des électeurs en leur infligeant pareille lecture ? Cela donne du personnage une image préjudiciable à la fonction élective qu’il occupe et dont il sollicite le renouvellement.
Arrêtons-nous enfin sur le programme des «rencontres» qu’il nous propose. Espérant rattraper le temps qu’il n’a pas passé avec nous ces 5 dernières années, il va faire le tour de la circonscription en moins d’un mois, avec des arrêts d’une heure à tout casser dans les communes, au volant de son minibus, dont on espère qu’il fonctionne à l’agrocarburant (et non pas bio carburant, car cela sous-entend que les plantes qui servent à sa fabrication sont issues de l’agriculture biologique, ce qui est tout sauf la vérité), ce qui serait bien le minimum. Tout ce déballage dans la précipitation sonne évidemment faux, ne recoupe aucune réalité et donne de la fonction de député celle d’une sorte de saltimbanque pressé, touche-à-tout de la chose publique. On est loin de la campagne de 1993 lorsque Monsieur Loos battait le maire de Wissembourg et donnait l’impression d’être accessible à l’argumentation. Ensuite, les choses ont changé, et ceux qui pu lui faire confiance à l’époque ont toutes les raisons de s’estimer trahis, mais c’est une autre histoire qui ne sera jamais disputée, Monsieur Loos ayant choisi de poursuivre ailleurs sa carrière de politicien professionnel.
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18 mai 2007

Tiens bon Ingrid ?

Il paraît que le président de la République , ami des milliardaires et des scientologues, s’inquiète beaucoup de la situation d’Ingrid Bétancourt, dont Pumpernickel teint le compte dramatique des jours de détention depuis quelques mois. C’est du moins ce qu’il veut faire entendre et comprendre en recevant sa famille aujourd’hui. Acceptons-en l’augure, et souhaitons qu’entre tous ces «dossiers» tous plus prioritaires les uns que les autres l’hyperactif trouve quelques instants, entre deux joggings médiatiques, pour envoyer un «message fort» à ceux qui retiennent quelques milliers d’otages, des vrais, pas des usagers des transports en commun pour lesquels il va faire adopter un texte de réquisition des employés dans le cadre du «service minimum».

Si c’était vrai, il est probable que toute la Sarkozie se serait mobilisée pour engager la bataille de l’opinion publique contre les criminels. On en aurait eu l’illustration à Wissembourg, où «monsieur le maire» (qui ne fait pas outrageusement campagne pour soutenir ceux qui l’ont fait élire) n’aurait pas manqué de «se mobiliser» pour soutenir «l’une de nos compatriotes» en situation difficile. On attend encore qu’il prenne la moindre décision. Qui peut être surpris de cet immobilisme et de l’attentisme qui gouverne chacune de ses «décisions» ? En fait personne, et le pire, c’est qu’il ne se soit même pas rendu compte, avec les années, et malgré tout l’argent dépensé à user des «conseillers en communication» qui nous coûtent si cher, que c’est en prenant ce type d’initiative qu’il aurait coupé l’herbe sous le pied d’une opposition irréductible qui ne s’exprime pour l’instant que tous les deux mois dans un périodique qu’il exècre, avant qu’un véritable second terme à l’alternative ne prenne corps et l’emporte dans l’oubli, là d'où il n’aurait jamais dû s’extraire.

En attendant, quelle tête fera-t-il lorsqu’une issue bonne ou mauvaise sera trouvée à la situation d’Ingrid et de ses compagnons d’infortune. Et que dire de ces «journalistes» d’occasion, hommes liges d’une féodalité surannée, qui ne trouvent localement jamais une ligne pour poser ce problème et engager le débat, comme c’est leur devoir. Pour sa part, et même si cette action modeste n’a que peu de conséquences parce que ceux qui pourraient lui donner du relief refusent de s’y associer, Pumpernickel continuera à afficher sur son mur le compte des jours de captivité d’Ingrid, en espérant que la raison et l’intelligence finiront par triompher. Et lorsqu’Ingrid sera enfin libérée des geôles de ses ravisseurs, ceux qui auront manifesté leur solidarité avec elle, même s’il s’agit des ouvriers de la onzième heure, pourront fêter ça rue Saint-Jean.

Tiens bon, Ingrid ?
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20 mai 2007

Provocation ordinaire et brame électoral

Nous sommes le samedi 19 mai 2007, sur la place de la République (tout un symbole ?) à Wissembourg. Là, se tient comme tous les samedi le marché qui permet à chacun de faire ses provisions, qui chez le détaillant historique (Monsieur Goetmann), qui chez le bio-agriculteur (Daniel Starck), qui son miel ou ses pains au stand de la famille Heil. N’oublions personne et citons Monsieur Dumont et son étal de savonnerie, ou Claire-Lise pour les volailles, Grammes pour le fromage, les Hecky pour les fruits, pommes en particulier et Azur Primeurs pour les fruits et légumes et les produits de conserve orientaux, et mes excuses pour ceux qui n’auraient pas été cités. Tout le monde
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Avec la pénurie de carburant, nous perdons chaque jour le tiers de notre chiffre d'affaires, soit 100 million

Nous étions plus de 100 ? iconNous nous sommes longtemps questionnées sur le thème à aborder pour...








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