Questions reponses a propos des cours d'esh et d'economie approfondie








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 stratégie financière à moyen terme de M. Thatcher 
Selon une lecture, c'est une politique de réduction parallèle des déficits budgétaires et de l'inflation. Or Thatcher ne voulait pas que ces déficits soient financés par la croissance de la masse monétaire, donc il fallait trouver un déficit public compatible avec le niveau d'inflation défini par le gouvernement.
Je ne suis pas sûr d'avoir bien compris.
L'auteur (Patrick Minford) évoque ensuite les conséquences de cette politique budgétaire. Elle serait une réussite si l'on observe les chiffres de l'inflation dans les années 80. Et du point de vu strictement budgétaire, la seule "erreur" serait une contraction excessive de la masse monétaire qui aurait finalement été favorable à la désinflation.
Est-ce que l'on peut dire que cette politique désinflationiste a été efficace si l'on ne regarde pas les effets sur la croissance et l'emploi?

Il faudrait voir exactement le texte.
M. Thatcher mène conjointement une politique visant l'équilibre budgétaire en réduisant dépenses et recettes (logique libérale) et une politique monétaire recherchant une réduction du rythme de croissance de la masse monétaire. L'objectif attendu est de relancer la croissance en réduisant le poids de l'État dans l'économie et de maitriser l'inflation (dans ce contexte la monetisation du déficit est considérée comme une cause majeure d'inflation).
Cette politique a permis une désinflation significative accompagnée au début des années 80 par une très forte récession. Elle a également été facilitée par les ressources de l'exploitation du pétrole de la mer du Nord.
Je n’ai pas très bien compris la différence entre politiques désinflationnistes et politiques déflationnistes ?
Dans quels contextes les utiliser ?


Les politiques desinflationnistes sont mises en place dans les PDEM à partir de 1979. Elles ont pour objectif de réduire le taux d'inflation après les vagues inflationnistes des années 70.
Les politiques déflationnistes visent à rétablir des équilibres économiques et financiers en exerçant une pression sur la demande : Grande Bretagne des années 20 pour rétablir la parité or de la livre, Allemagne, France dans les années 30. Leurs trois piliers sont la hausse des taux d'intérêt, la recherche de l'équilibre budgétaire et une pression sur les salaires. On peut considérer que les politiques européennes depuis le printemps 2010 s'inscrivent dans cette logique.

J'ai du mal à comprendre les conséquences en terme de politiques économiques de l'analyse de Malinvaud.
J'ai trouvé ce fragment de texte : "Un accroissement des dépenses publiques est bénéfique uniquement lorsque l'économie est en situation de chômage keynésien. Une baisse proportionnelle des prix et des salaires et, plus encore, une baisse des prix à salaires constants sont deux mesures bénéfiques lorsque le chômage est de type keynésien. Par contre, de telles mesures sont contre productives lorsque le chômage est de type classique. Une hausse du niveau des salaires, à prix constants, est également bénéfique en situation de chômage keynésien, du moins si elle ne stimule pas trop l'offre de travail, alors qu'elle est néfaste en situation de chômage classique."
Je ne comprends pas en quoi une baisse des prix et des salaires est efficace en situation de chômage keynésien. Deuxième question: en situation d'inflation contenue, si il n'y a que la hausse généralisée du niveau des prix qui puisse débloquer la situation, avec l'hypothèse de rigidité des prix, aucune solution ne semble envisageable sauf peut-être à long terme. Ca me semble un peu étrange.


Concernant la politique de lutte contre le chômage découlant de l'analyse de Malinvaud elle doit être différenciée selon le type de chômage.
Le chômage keynésien suppose une action sur la demande. De ce point de vue, la baisse des prix me paraît devoir être supérieure à celle des salaires pour permettre une hausse du pouvoir d'achat. Je partage donc ton étonnement.
Si le chômage est classique la hausse du salaire réel aura un impact négatif sur la rentabilité des entreprises donc sur le chômage.
Le cas de l'inflation contenue est secondaire dans l'analyse de Malinvaud parce que empiriquement il ne répond pas à la situation des PDEM. Sa résolution apparaît effectivement très difficile.
 Il y a un point que je n'arrive pas à comprendre.

On a écrit que la Nouvelle Zélande s'était fixé comme objectif dans les années 90 de maintenir l'inflation à 0%. Cependant, ce taux ne serait pas bénéfique.

J'avoue ne pas comprendre. Un taux fixé à 0% permet une stabilité des prix, une confiance des investisseurs, la capacité d'envisager le long terme. Pourquoi ces éléments ne seraient-ils pas favorables au pays ? 
Les arguments que tu évoques sont ceux qui étaient mis en avant par les partisans d'une cible d'inflation à 0 %.
Les critiques à cet objectif sont doubles : d'une part cela peut conduire à une politique restrictive pour tenir l'objectif et donc avoir un coût en termes de croissance ; d'autre part les ajustements de prix relatifs liés aux différences de productivité devront passer par des baisses des valeurs nominales. Si elles ne sont pas acceptées cela peut générer des chocs négatifs.
C'est pourquoi aujourd'hui l'objectif dominant est celui d'une inflation positive et modérée (autour de 2 %).

J’ai du mal à comprendre dans le chapitre sur l’inflation, dans le paragraphe sur la déflation par la dette d’Irving Fischer, pourquoi dites vous que quand le taux d’intérêt nominal baisse le taux d’intérêt réel augmente ?

j’ai du mal à comprendre ces deux taux d’intérêt. Sur internet le taux d’intérêt réel = taux d’intérêt nominal - inflation donc logiquement le taux d’intérêt réel devrait baisser si le taux nominal baisse surtout en période de faible inflation…

pouvez vous m’éclairer ?

Il est logique que tu ne comprennes pas, cela n'a pas de sens.
Dans le modèle de Fisher c'est la baisse des prix qui entraine la hausse du taux d'intérêt réel et donc du poids de la dette.
Soit j'ai dit une grosse bêtise, soit il y a eu une erreur à la prise de notes. Il faudra l'arbitrage vidéo.


J'ai une question concernant la réponse aux crises financières défendue par Hayek. 
J'ai écrit que la baisse du taux d'intérêt monétaire provoquait un gonflement de l'investissement sans gonflement équivalent de l'épargne.
Il y a ainsi surproduction puis crise qui rétablit les équilibres. Est-ce bien cela? 
De plus, j'ai dans ma prise de note le terme "liquidationnisme", est ce que Hayek défendait des thèses liquidationnistes?


1- Oui
2- Je ne sais pas exactement qu'elle était la position d'Hayek par rapport aux thèses liquidationnistes. Le coeur de sa pensée est d'éviter les conditions qui mènent aux crises donc d'éviter la création de monnaie excessive en empêchant la libre initiative des autorités monétaires dans ce domaine. C'est pour cela, entre autres, qu'il prône la concurrence entre plusieurs monnaies plutôt que le monopole de création laissé à l'Etat.


Je ne comprend pas comment le mécanisme de titrisation a permis aux banques de contourner les réglementations telles que le ratio Cook ou le ration Mc Donough (Bréal p 575)


C'est relativement simple : les crédits titrisés, pouvant être vendus sur des marchés sont considérés comme des engagements moins risqués pour les banques donc moins pesant en termes de ratios réglementaires.
Je ne comprends pas bien comment Hicks, grâce à son schéma IS-LM, fait pour montrer qu'une économie pouvait être en équilibre sans avoir le plein emploi. Pourriez vous m'expliquer ? 

La définition de l'équilibre dans IS - LM c'est un couple de valeur taux d'intérêt - revenu permettant l'équilibre simultané sur le marché des biens et sur celui de la monnaie.
Par contre, et c'est un des aspects keynésiens du modèle, le revenu d'équilibre n'assure pas nécessairement une demande suffisante pour garantir le plein emploi.
J’ai lu que les conditions d’acceptabilité d’une offre d’emploi pour les travailleurs allemands avaient été largement durcies avec les lois Hartz. J’ai donc une petite question concernant la pertinence de la courbe de Beveridge dans une économie où les travailleurs sont presque « forcés » d’accepter un emploi pour lequel ils n’ont pas toujours été formés. Est-ce que l’on peut vraiment dire que l’Allemagne, avec son taux de chômage du coup relativement faible, se rapproche d’un niveau de plein-emploi ? Est-ce finalement la courbe de Beveridge, dans ce cas-là, illustre vraiment la qualité de l’appariement en Allemagne ?

La courbe de Beveridge mesure une efficacité quantitative de l'appariement en rapportant le taux de chômage au taux d'emplois vacants.
La qualité de l'appariement est un autre angle d'analyse : certains considèrent effectivement que contraindre un chômeur à reprendre un emploi peut entraîner un impact négatif sur la croissance potentielle s'il est surqualifié.

Cet impact n'apparait pas forcément visible en Allemagne à l'heure actuelle par contre l'effet des lois Hartz joue sur la montée de la pauvreté.
Pouvez-vous me ré-expliquer la "pratique discriminatoire des changes multiples" ainsi que la "stratégie de remontée de filière".

La pratique des changes multiples (aujourd'hui interdite par le FMI) consiste à pratiquer différents taux de change et, en particulier, d'imposer un taux de change surévalué aux importateurs afin de dégager des excédents commerciaux. Cela suppose un contrôle strict des opérations de change et des mouvements de capitaux.
Un des premiers pays à la mettre en oeuvre est l'Allemagne à partir de 1932, mais la France l'a également pratiqué à la fin de la 4eme république.
La remontée de filières décrit la stratégie de développement des NPIA : l'industrialisation débute par les industries légères, puis se développent les industries plus lourdes (habillement puis tissu puis fibre chimiques et machines puis chimie lourde par exemple). Elle s'appuie sur des politiques commerciales : protection du secteur que l'on souhaite développer et libéralisation en amont, lorsque le secteur est compétitif on l'ouvre au commerce international (avec développement d'exportations) et on protège le secteur en amont.
dans le dossier d'alter éco sur la dette on trouve cette phrase : "La dette publique sert de collatéral aux banques pour se refinancer auprès de la BCE". Je ne comprends pas très bien le terme collatéral. 

Collatéral est le terme technique pour designer les titres apportés en garantie par les banques lorsqu'elles empruntent auprès de la banque centrale (voir le cours sur les outils de la politique monétaire).


je ne comprend pas pourquoi l’inflation surgit au moment de la crise fordiste ?


Il faut distinguer deux choses :
Le constat de l'accélération de l'inflation dans la 2eme moitié des années 60 et les explications de ce processus.
Pour certains la crise de la régulation fordiste, principalement le ralentissement des gains de productivité qui se traduit, toutes choses égales par ailleurs, par une hausse des coûts, est un des facteurs de l'inflation.
D'autres lectures sont possibles (par exemple les thèses monétaristes).


Je n'ai pas bien compris un point du cours, celui qui concerne la dévaluation de la livre dans le système de Bretton Woods en 1967 et je ne comprends pas bien quelles conséquences celle-ci a eues.

La dévaluation de la livre de 1967 est significative d'au moins deux choses :
La poursuite de l'affaiblissement de la monnaie britannique et la montée de la spéculation dans le cadre de Bretton Woods (les "gnomes de Zürich dénoncés par le premier ministre Harold Wilson).
Plus qu'un événement ayant des conséquences, c'est un signe avant coureur des difficultés du système de Bretton Woods.

Je n’ai pas très bien compris la théorie de la bureaucratie de Niskanen, en quoi la bureaucratie autonome entraîne-t-elle une hausse des dépenses publiques?

La théorie de Niskanen souligne que les responsables des organisations bureaucratiques agissent en fonction de leur intérêt qui est de maximiser leur influence et leur pouvoir, ce qui passe par un accroissement des budgets qu'ils contrôlent. On a donc une pression à la hausse des dépenses publiques.

Dans le Bréal, p 492, est expliqué comment est abondé le capital de la banque centrale Européenne.
Rien de bien compliqué a première vue, pourtant une chose m’a interpellé. En effet le manuel indique
que la banque d’Angleterre contribue à auteur de 14,5% au capital de la BCE. Alors que l’Angleterre n’est
pas dans la zone euro…


Question un peu pointue qui permet de préciser certains aspects de l'architecture institutionnelle européenne :
Tous les États membres participent au capital de la Banque Centrale Européen, institution européenne de plein droit. La répartition des parts de capital se fait au prorata des PIB dans l'Union Européenne.
La BCE et l'ensemble des banques centrales des pays membres forment le Système Européen de Banque Centrale (SEBC).
A l'intérieur de ce cadre existe l'Eurosystème regroupant la BCE et les banques centrales des États ayant adopté l'euro. Dans ce cadre la BCE exerce les fonctions d'émission de monnaie et de gestion de la politique monétaire.

Je n’ai pas trop compris la logique de Stigler d’émettre des droits de propriétés « les plus étendus possibles » car finalement si on applique cette théorie cela ramène aux mêmes problèmes que ceux de la gestion des biens communs? et aussi,  dans la situation que vous évoquiez en cours (une entreprise vs un particulier) une telle différence de moyens que le conflit serait toujours réglé en faveur de l’acteur le plus puissant des deux, donc je souhaitais savoir s’il y avait dans la théorie de Stigler une différenciation de la distribution des droits de propriété qui permette d’équilibrer les ‘’pouvoirs’’ des deux acteurs?

Je n'ai sans doute pas été assez précis.
Stigler propose de créer des droits de propriété sur le plus grand nombre d'éléments susceptibles d'être concernés par des externalités possible.
C'est le principe du marché des droits à polluer : les entreprises sont propriétaires des permis d'émission qui leur sont attribué ce qui revient à construire un droit de propriété sur l'air (plus précisément la qualité de celui-ci).
Sur la question du pouvoir réciproque dans la négociation il n'y a pas réellement de réponse : un libéral considérera que la relation marchande se construit par définition sur un pied d'égalité, ce qui peut être discuté (cf. réflexions sur le contrat dans le domaine du travail).

Je voulais vous demander, pourquoi J.Carter qui est plutôt keynésien a t-il élu Paul Volcker à la tête de la Réserve Fédérale alors qu'il est monétariste ? 

C'est une bonne question qui n'a pas de réponse indiscutable.
Le président de la Fed est désigné par le Président des Etats Unis mais doit être confirmé par un vote du Sénat américain.
Le choix de Paul Volcker est généralement analysé de la part de Jimmy Carter comme une volonté de marquer une priorité à la lutte contre l'inflation dans un contexte (été 1979) où le chômage américain est redescendu autour de 6 %. a l'époque Paul Volcker est vu comme un banquier central (Président de la Fed de New York) rigoureux mais pas forcément monétariste au sens strict. Politiquement il est proche des Démocrates (il deviendra d'ailleurs conseiller d'Obama en 2008 et a largement inspiré les textes contrôlant l'action des banques à partir de 2008)).
Par contre Carter n'a sans doute pas anticipé la force avec laquelle il allait mettre en œuvre une politique de contrôle de la croissance de la masse monétaire.
Je ne te demande pas si c'est plus clair parce qu'effectivement il y a des incertitudes dans cette décision.


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