The delinquent figure in the early songs of Renaud








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Les Misérables,
pp. 1189-1190

128“Il suffit qu’il soit là, avec son rayonnement de bonheur, avec sa puissance d’enthousiasme et de joie, avec son battement de mains qui ressemble à un battement d’ailes, pour que cette cale étroite, fétide, obscure, sordide, malsaine, hideuse, abominable, se nomme le Paradis” Ibid.,
p. 593

129At the end of each of his adventures, Lucky Luke rides off into the sunset singing “I’m a poor lonesome cowboy..." Renaud’s franglais also produces a deliberate and humorous mistranslation of the expression se fendre la gueule, which means “to split one’s sides laughing."

130See for example Jean Monod, Les Barjots, Julliard, Paris, 1968; Philippe Robert and Pierre Lascoumes, Les Bandes d’adolescents: Une Théorie de la ségrégation, Les Editions Ouvrières, Paris, 1974

131Jacques Seebacher, “Le Tombeau de Gavroche ou Magnitudo Parvuli,” in Anne Ubersfeld and Guy Rosa (eds), Lire “Les Misérables, Libraire José Corti, Paris, 1985, p. 196

132Jerrold E. Seigel, Bohemian Paris: Culture, Politics and the Boudaries of Bourgeois Life 1830-1930, Viking, New York, p. 218

133This was illustrated by the nicknames of the two most celebrated realist singers, “la môme Pervenche” (Fréhel’s first stage name) and “la môme Piaf." Chirpy and resilient, but also vulnerable and diminutive in size, the moineau or piaf in particular embodied both the freedom and suffering of life in the zone.

134Michel de Certeau, La Prise de parole, Desclée de Brouwer, Paris, 1968

135According to Renaud, he wrote Laisse béton “en une demi-heure sur une table de resto” (“in half an hour at a table in a restaurant”). Quoted by Jacques Bertin, Chantes toujours, tu m’intéresses, Editions du Seuil, Paris, 1982, p. 130

136“La France non-profonde, enorgueillie d’être mise en scène et en paroles dans une chanson, fredonne dans l’extase. Celle des profondeurs découvre médusée que le béton peut être autre chose qu’un agglomérat de cailloux, de gravier et de sable” Sanchez and Séchan, Renaud: L’Album, p. 18

137Erwan, Renaud, p. 9

138“Laid, douteux, voire inquiétant” An uncommon word in 1977, craignoss or craignos is further described by Colin, Mével and Leclère as “un mot très branché des années 80, malaisé à dater et à définir précisément” (“a very trendy word of the 1980s, difficult to date or define precisely”), Dictionnaire de l’argot, p. 173

139“La fantaisie souveraine que proclame l’argot puisque, au-delà de sa vocation au secret, de ses innombrables racines, de la nécessité où il est de combler des secteurs négligés ou méprisés par le vocabulaire académique, il se nourrit surtout d’une superbe et savoureuse volupté de conter” Alphonse Boudard, Preface to Colin, Mével and Leclère, Dictionnaire de l’argot,
pp. ix-x

140“La Porte d’Orléans... La Porte d’O, l’équivalent linguistique du Belleville de jadis, avec son débordement sur la nationale 20, la Vache-Noire! Tous ces quartiers douteux, goûteux du jargon largonji des anges mauvais... Un garçon témoin redéboule, il remet tout à coup la pendule à l’heure, d’un tour de cadran. Renaud est un chanteur territorial. Il n’invente pas la matière de sa langue, il la vole... C’est là qu’il crée l’étonnement, par ce vieux mouvement d’appropriation beaucoup plus difficile qu’il n’y paraît sous l’illusoire évidence. C’est là qu’il faut être vraiment, mais vraiment très fort! En plus du talent, je veux dire. Pour que ce soit juste au quart de poil d’émotion près. En plus de tout il faut la langue comme personne. Comme un couteau!... L’invention vient après. L’art et la manière, le jus personnel. La tendresse, et la haine aussi...” Duneton, preface to Renaud, Le Temps des noyaux, pp. 8-9

141Argot is usually attributed with one or more of the following functions: to maintain secrecy; to provide terms for objects or concepts peculiar to a given profession; to foster group cohesion; to allow its speakers to express themselves in a subversive or playful way. The last function certainly seems the most important in Renaud’s songs.

142“Ils nous font chier avec l’argot. On prend la langue qu’on peut, on la tortille comme on peut, elle jouit ou ne jouit pas. Voltaire me fait jouir, Bruant aussi. C’est la pageot qui compte, pas le dictionnaire” Quoted by Jacques Cellard, Anthologie de la littérature argotique des origines à nos jours, Editions Mazarine, Paris, 1985, pp. 7-8

143“Hélas pour les tireurs, descendants des ‘tire-laine,’ la France s’est mise à étudier ses cités. Des chanteurs comme Lavillliers, Higelin, Renaud, des dessinateurs comme Margerin, parmi d’autres, ont popularisé et poétisé ‘la zone,’ ses moeurs, sa langue. D’argot de malfaiteurs le verlan est devenu langue d’adolescents, reprise façon mode par les publicitaires, voire par des personnalités du monde du spectacle ou de la politique” Vivienne Mela, “Parler verlan: Règles et usages,” Langage et société, 45, September 1988, p. 47

144The term arabe, for example, became beur and then rebeu.

145“L’emploi d’un mot de verlan, si anodin soit-il, marque toujours son locuteur comme ‘marginal’ (dans le sens très large du terme) par rapport aux valeurs établies” Ibid., p. 70

146“Le discours du branché des années quatre-vingt . . . se situe en général entre des intonations à la Renaud, et des dialogues qui seraient signés Michel Blanc, première époque” Merle, Le Blues de l’argot, p. 77. Michel Blanc was prominent in the café-théâtre scene and went on to become a well-known comic actor. He also wrote and directed several films, including Viens chez moi, j’habite chez une copine (1981), for which Renaud wrote the theme song, and Marche à l’ombre (1984), which took its title from one of Renaud’s best-known songs.

147“La nouveauté c’est que la ‘langue de Renaud’ devient très vite la langue à tout le monde . . . de nos jours, par exemple dans la jeunesse, tout le monde parle, ou du moins comprend plus ou moins de la même manière . . . En ce sens on peut dire que Renaud est le premier authentique ‘chanteur populaire’ de toute la nation. C’est la raison – je ne crois pas me tromper beaucoup – de cet engouement spécial qui s’est emparé du public, lequel se trouve envahi d’une émotion, d’une joyeuse reconnaissance à l’égard du chanteur poète. C’est aussi la cause, en revers, des haines très sérieuses qu’il suscite; des mépris, des sarcasmes . . . Comment s’étonner que Renaud soit un chanteur énervant? Il répand aux quatres coins de l’Hexagone le langage des banlieues! Encore un fauteur de troubles. comme avant 14!...” Duneton, preface to Renaud, Le Temps des noyaux, pp. 11 and 14. “Chanteur énervant” or “irritating singer” is one of many nicknames which Renaud has invented for himself.

148Sonn, “Language, Crime and Class,” p. 370

149This line alludes to the opposite assertion made by the narrator of Daniel Balavoine’s 1978 song Le Chanteur: “J’suis chanteur, je chante pour mes copains"

150“Ceux qui parlent de révolution et de luttes des classes sans se référer explicitement à la vie quotidienne, sans comprendre ce qu’il y a de subversif dans l’amour et de positif dans le refus des contraintes, ceux-là ont dans la bouche un cadavre” Schnapp and Vidal-Naquet, Journal de la Commune étudiante, p. 618

151“Les jeunes Parisiens et banlieusards ainsi que des familles entières se bousculent chaque soir pour applaudir leur ‘idole.’ Avide d’observer ce que l’on commence déjà à appeler ‘le phénomène Renaud,’’ le ‘Tout-Paris’ défile à Bobino . . . La presse, elle, se montre d’une rare unanimité dans l’éloge . . . tous les journaux s’accordent pour célébrer le talent original de Renaud. Mais celui-ci s’interroge: ‘Est-ce que je suis aussi peu dangereux que ça pour que je n’effraie personne avec mes textes? Ou bien, dire du bien de moi, est-ce leur façon de me récupérer aux gens qui sont censés de pas m’aimer?’ On peut, en effet, légitimement se poser la question” Erwan, Renaud, p. 40

152“Si j’écris des chansons, c’est que j’ai envie que les gens les entendent: au début, ils étaient cinq dans les chambres de bonne et, maintenant, ils sont des centaines de milliers. Pour que l’on connaisse mes chansons, il faut que j’me serve des moyens qui, de nos jours, sont mis à la disposition des artistes pour diffuser leur ‘oeuvre.’ Quitte à m’faire avoir... Les gens qui aiment bien mes chansons et qui m’reprochent d’être chez Polydor et de passer à la télé, il les connaîtraient pas si j’avais refusé ces moyens-là...” Quoted by Erwan, ibid., p. 57

153“Notre société est démocratique, spectaculaire et capitaliste . . . Je critique cette société, on m’autorise à le faire, ces critiques deviennent un produit de consommation. Ça entraîne un brassage d’argent, des intérêts économiques énormes et, au bout du compte, je ne suis devenu qu’un maillon de cette nébuleuse. Philosophiquement, je serais peut-être plus à l’aise si je chantais dans des sous-sols à l’abri des oreilles, des bravos et de l’argent. Une création artistique, même s’il s’agit d’une critique de la société, devient produit dès qu’elle est sur un support. C’est le système qui est très malin jusque dans ses contradictions. Bossuet disait: ‘On ne permet de dire qu’à celui qui ne peut rien.’ C’est sûrement mon cas...” “Renaud: ‘Je ne suis pas le valet de Tonton,’ ” p. 72

154Brunschwig, Calvet and Klein, Cent ans de chanson française, p. 175

155Coluche was an official candidate in the first round of what he humorously described as “les érections pestilentielles."

156“J’ai envie de dire d’abord que j’ai voté. Pourtant, pour un anar, voter c’est choisir son maître, faire le jeu du pouvoir et participer à cette mascarade de démocratie où l’on remplace un bouffon par un clown. Mais, même si mon bulletin de vote n’avait servi qu’à contribuer à la libération de Knobelspiess, je ne regretterais pas d’avoir voté à gauche. Dans Où c’est qu’j’ai mis mon flingue? j’avais appelé à l’abstention: j’la renie pas, mais j’dis que c’était une chanson d’humeur écrite sans humour. Sur un coup d’coeur” Quoted by Erwan, Renaud, p. 54. Roger Knobelspiess, described by Aymar du Chatenet and Bertrand Coq as the “truand chéri de la gauche caviar” (“darling hoodlum of the chardonnay-drinking Left”) and “recordman des grâces présidentielles” (“record holder of presidential pardons”), was sentenced in October 1981 to five years in prison for a series of armed robberies. He received a presidential pardon almost immediately, but resumed his criminal career the following year. See Aymar du Chatenet and Bertrand Coq, Mitterrand de a à z, Editions Albin Michel, Paris, 1995, pp. 206-208

157 For example, Peter Marshall writes of Bakunin, “While he was in theory a determined abstentionist from politics, in the particular circumstances of Italy and Spain at the time of the Paris Commune, he advised members of his Alliance to become deputies or help the socialist parties. He held that the most imperfect republic would always be preferable to the most enlightened monarchy”, Demanding the Impossible, p. 297

158“Le fusil de chasse et même la charge de plastic” Elisabeth Schemla, “Les Sacrifiés de Longwy,” Le Nouvel observateur, 739, 8-14 January 1979, p. 42

159“Une fête New Wave (groupe Hard Autonome) contre la hausse des prix, des loyers et autres impôts indirects” Reproduced by Jacqueline Rémy and Eric Schmoll in “Saint-Lazare: des autonomes en vitrine,” L’Express, 1437, 27 January 1979, p. 63

160“Née en 1976 en France, l’autonomie, c’était d’abord – c’est encore – un état d’esprit, un concept flou, le point de rencontre de malaises divers. Déçus par un gauchisme qu’ils qualifient maintenant de ‘rétro,’ des squatters, de jeunes chômeurs, des étudiants fauchés, des paumés, des révoltés sans révolte, se sont tour à tour revendiqués ‘autonomes.’ L’autonomie, c’était le refus du dogmatisme, de l’organisation hiérarchisée, et la justification du passage à l’acte. Reprenant à leur manière le slogan de ‘Vive la révolution,’ ce courant maoïste qui voulait ‘Tout, tout de suite,’ ils ont décidé de se servir, ‘en fonction de nos besoins, disent-ils, de cette société qui nous impose une violence quotidienne’ ” Ibid., p. 62

161Jean Daniel, among others, believed that the judiciary had acted unprofessionally in their determination to make an example of the accused. See his editorial, “Ce qui se passe dans la tête des juges,” Le Nouvel observateur, 758, 21-27 May 1979, p. 37

162In 1980 alone – the same year in which Renaud wrote Où c’est qu’j’ai mis mon flingue? – the Basque separatist movement Euskadi ta Askatasuna (ETA) carried out ninety-three political assassinations.

163Irène Allier, “Mesrine tout terrain,” Le Nouvel observateur, 769, 6-12 August 1979, p. 20

164Séchan, Le Roman de Renaud, p. 60

165“A sa manière, brutale, entière, d’une seule pièce, Pierre Goldman était le plus pur d’entre nous. Celui qui avait été jusqu’au bout de ses fantômes. Jusqu’au bout de ses fantasmes. Pour d’autres, c’était des thèmes littéraires. Pour lui, une écorchure. Pour d’autres encore, un thème de salon, pour lui une tragédie... Avant 68, nous parlions de la guérilla: il a fait partie du petit groupe qui y est parti. Dans notre désespoir d’entrer dans une révolution qui soit la nôtre, nous évoquions notre quête d’action sur le mode de la délinquance. Pierre a fait des agressions à main armée. Et nous, nous le regardions. De loin en loin, ne sachant pas alors qu’ils explorait pour nous l’horizon d’une génération qui craignait plus que tout de finir perdue” Quoted by Hamon and Rotman, Génération: 2, p. 657

166Hugo, Les Misérables, pp. 1240-1241

167Baader’s prestige was heightened when Sartre visited him in prison in December 1974. Although Sartre rejected anarchism as a workable social system, he supported the notion of violent revolt.

168“Un Gavroche de l’an 2000 savamment confectionné par le show business” Sanchez and Séchan, L’Album de Renaud, p. 106. Sanchez confesses to having been the author in question.

169Lefebvre, Writings on Cities, pp. 36-37

170Seigel, Bohemian Paris, p. 23

171Marshall, Demanding the Impossible, p. 434

172Maurice Agulhon, “Les Citadins et la politique,” in Duby (ed.), Histoire de la France urbaine,
Vol. 4, p. 587

173Le Temps des cerises, written by Clément in 1866 and put to music by Antoine Renard in 1868, was a love song which acquired revolutionary connotations after Clément dedicated it in 1885 to “Louise,” a nurse who had brought supplies to the barricades during the Commune.

174Renaud, Dès que le vent soufflera (1983)

175Hamon and Rotman, Génération: 1, p. 545

176“Souvent, je rencontre des journalistes qui disent que je suis le porte-parole des banlieues. Je l’ai peut-être été – sans le vouloir – il y a dix ans . . . maintenant, je me sens totalement déconnecté avec les jeunes des banlieues. Quand je vais en banlieue maintenant . . . j’ai peur. Maintenant, c’est le ghetto, c’est le Bronx . . . Longtemps j’ai cru aussi que les voyous étaient des héros, étaient tous des Robin des bois ou des Zorro. Et [maintenant], je crois qu’il y a la même proportion d’ordures chez les voyous que chez les flics. Ils ont peut-être plus d’excuses de devenir violents, haineux, de rejeter les autres” Personal interview

177Ibid.

178The “little yellow hand” was the logo of SOS-Racisme; inscribed on its palm was the phrase “touche pas à mon pote!” (“don’t touch my mate!”). The term “zomblou” is verlan for blouson (jacket).

179Lefebvre, Writings on Cities, p. 53
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