Thèse soutenue publiquement par Sang-Ha S. le 10 Juillet 2006 Le jury de soutenance était présidé par Gilles bernard, Professeur à l’Université Paris 8 version word intégrale, surlignée et coloriée l’ «auteur»








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titreThèse soutenue publiquement par Sang-Ha S. le 10 Juillet 2006 Le jury de soutenance était présidé par Gilles bernard, Professeur à l’Université Paris 8 version word intégrale, surlignée et coloriée l’ «auteur»
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Réalité virtuelle et espace (<-t)52 architectural

(Actualisation /Différentiation /Transformation)
Réalité virtuelle : Cette contradiction dans les termes est voulue et vise à signifier combien est proche le moment où l’homme sera à même de fabriquer de la réalité totalement convaincante. Des réalités virtuelles partielles nous sont déjà familières depuis quelque temps, comme le cinéma, les jeux vidéo, ou les modes de présentation symbolique des ordinateurs. Il s’agit aujourd’hui de supprimer les écrans, de « passer à travers le miroir », et d’ajouter aux stimuli visuels et auditifs des sollicitations du sens tactile, voire olfactif. Des visiocasques pourvus de mini écrans en relief et de son stéréo permettent de s’immerger entièrement dans un monde crée ou reproduit par l’ordinateur. Des gants bien particuliers (voire des combinaisons entières), équipés de capteurs, donnent à notre main (ou à tout notre corps) la possibilité de manipuler les objets de ces mondes virtuels.

(Howard RHEINGOL*) LIONEL LUMBROSO

«  Il aura fallu attendre l’émergence du «  Virtuel » pour que la troisième dimension apparaisse sous deux formes concurrentes, « La réalité virtuelle » et « La virtualité incarnée » en même temps que leur potentielle hybridation. L’approche hyper médiatique recherche une intégration harmonique entre les données horizontales et verticales, leur transversalité. Les neurosciences, la pragmatique et la topologie sont alors au rendez-vous pour définir une des approches possibles d’une complexité générique et assumée comme telle. » (<-t)53 Patrick CURRAN

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52 L’espace

53 Patrick CURRAN, » Dess(e)in) », 1995, P.31,32

* Howard RHEINGGOLD, » La réalité virtuelle », 1993,
PAGE 193

[PLAGIÉ, Blaise GALLAND]

Le concept de réalité virtuelle est en soi paradoxal, une réalité ne peut pas être non réalité. Cette contradiction dans le vocable nous ramène à une interrogation propre aux êtres humains de toutes les cultures du monde :

Celle de savoir ce qu’est le réel, ce qu’est la réalité, par rapport au rêve et à l’imaginaire.
Philip K. Dick (<-t) 54 a dit : «  la réalité est ce qui ne disparaît pas lorsqu’on cesse d’y croire » et : »Si je savais ce qu’est une hallucination, je saurais ce qu’est la réalité »/ La réalité est d’abord et avant tout un espace de notre pensée, puisque Dick fait appel pour la définir aux notions de sens et de perception qui font intervenir notre jugement subjectif.

La réalité est différente pour chacun de nous, et une multitude de réalités cœxistent.
Le terme même de réalité virtuelle atteste l’existence d’une extension du fantasmatique, une contorsion bizarre consistant non à sauver le vrai (lequel est dénigré inévitablement et condamné) mais à affirmer la volonté, le désir, de remplacer la matérialité du corps : C’est un réel mais pas tout à fait réel, ni un « réel actuel », ni un « réel réalité » mais un réel virtuel. Un réel apparent plutôt qu’un «  actuel réel ». Le réel n’est pas dépossédé de sa situation de réalité convertible en un ordre différent que représente la dématérialisation. La transformation du réel en réel virtuel a autant de valeur que le changement conceptuel. Affectant les technologies.

Ou une simulation du réel ? Cette question nous conduit à nous référer à l’actualisation du virtuel selon G. DELEUZE « l’actualisation du virtuel se fait toujours par différence, divergence ou différenciation. L’actualisation ne rompt pas moins avec la ressemblance comme processus qu’avec l’identité comme principe. Jamais les termes actuels ne ressemblent à la virtualité qu’ils actualisent : Les qualités et les espèces ne ressemblent pas aux

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54 Philip K. Dick, les androïdes rêvent ils de moutons électriques ?
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rapports différentiels qu’elles incarnent, les parties ne ressemblent pas aux singularités qu’elles incarnent. L’actualisation, la différenciation, en ce sens, est toujours une véritable création ». La réalité virtuelle n’est pas simplement la simulation d’un réel comme simple copie. La réalité virtuelle est l’accident de la réalité même. Elle consiste en une réalité ‘plus que réelle’ est l’accident de la réalité même. Elle consiste en une réalité ‘plus que réelle’ parce qu’elle n’a pas ses propre références dans le réel La réalité virtuelle peut rendre l’artificiel aussi réaliste, voir plus réaliste, que le réel. [N.N.] Dans la réalité, une réalité virtuelle crée une réalité augmentée. Si l’on considère la réalité virtuelle comme une simulation du simple réel, il y’a lieu de se poser quelques questions sur la réalité augmentée, parce que la simulation d’un virtuel peut être une réalité virtuelle tandis que la simulation d’un réel, n’est qu’une simulation.
[ PLAGIÉ secondaire ? Nicolas NEGROPONTE  L’homme numérique ]???

La simulation de vol, par exemple, l’application la plus ancienne et la plus sophistiquée de la réalité simulation, est probablement plus réaliste que le pilotage d’un avion réel. Mais pour obtenir une réalité virtuelle, il doit s’agir d’une transformation de l’événement susceptible de créer une réalité augmentée.

Simulation et virtuel représentent une dématérialisation, mais une simple dématérialisation ne représente pas toujours une virtualisation. Le virtuel n’est pas toujours une simulation mais plutôt un simulacre. La copie est une image naturellement ressemblante, le simulacre est une image dénuée de ressemblance. Le simulacre est construit sur une disparité, sur une différence, il intériorise une dissimilitude.

« Le simulacre est le symbole même, c’est-à-dire le signe en tant qu’il intériorise les constituantes dans la chose qu’il destitue du rang de modèle. L’art n’imite pas, mais d’abord il répète toutes les répétitions. L’imitation est une copie, mais l’art est simulacre, il renverse les copies en simulacres’…. Dieu fit l’homme à son image et ressemblance tout en gardant l’image55.

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55 Dieu créa l’homme à son image (Genèse 1.27)
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Nous sommes devenus des simulacres… Le simulacre est construit sur une disparité, sur une différence, il intériorise une dissimilitude » G. DELEUZE
Au début des années quatre-vingt-dix, lorsqu’on parlait de réalité virtuelle, on faisait référence à ces environnements informatiques multimédia et interactifs dans lesquels l’usager a le sentiment d’être immergé physiquement et corporellement. Ce sentiment est du en premier lieu à l’apparition de la troisième dimension en informatique. Jusqu’à présent, l’usager des environnements informatiques était limité à la quadrature de l’écran qui lui permettait une visualisation bidimensionnelle des informations.

L’idée à la base de la réalité virtuelle est une actualisation d’un virtuel pour donner la perception d’y être, en fournissant à l’œil les informations qu’il recevrait s’il s’y trouvait et, surtout, modifier l’environnement à l’instant même où le point de vue change la réalité spatiale et temporelle des perception humaines. Notre perception de la réalité spatiale dépend de mouvement angulaire. L’un des plus importants est la perspective de l’environnement, qui est particulièrement puissante sous sa forme binoculaire : elle fournit une restructuration spatiale dans l’actuel.
La simulation et le simulacre
Au sujet de la réalité virtuelle, on peut se poser quelques questions sur les deux notions : simulation et simulacre. Comme dit DELEUZE,  « le système du simulacre affirme la divergence et le décentrement (….). Aucune série ne jouit d’un privilège sur l’autre, aucune la ressemblance d’une copie ». Il est bien connu que le Timée de Platon marque le point d’orgue de notre tradition scientifique et sa…

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* G. Deleuze, « Logique du Sens », 1969
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prédilection pour les idées, au détriment des objets de l’expérience personnelle qui n’en étaient que les ombres : Platon est aussi connu pour sa piètre opinion des artistes, dont les œuvres n’étaient que la copie d’une copie. Les œuvres d’art, aujourd’hui, peuvent-elles être dites simulacres ?

Oui, quand elles ne se veulent plus les copies de quelque vérité, réalité ou beauté préexistante. Dans le monde d’une simulation avouée, seule l’œuvre d’art peut »mettre en œuvre » la vérité. Elle se définira comme simulacre, et non comme simulation, qui relève de l’imitation. G. DELEUZE dit encore : «Le simulacre est l’instance qui implique une différence …. Sans qu’on puisse…indiquer l’existence d’un original et d’une copie… c’est dans cette direction qu’il faut chercher les conditions de l’expérience réelle. » Ainsi, le simulacre (<-t)56 peut devenir plus réel que le réel , il peut remplacer le réel car, il n’ pas de propre référence comme origine. Pour Jean Baudrillard (t->)57 «  Disneyland est un modèle parfait de tous les ordres de simulacres. Disneyland est posé comme imaginaire afin de faire croire que le reste est réel, alors que tout Los Angeles et L’Amérique qui l’entoure ne sont déjà plus réel, mais de l’ordre de l’hyper réel et de la simulation »
[PLAGIÉ decondaire ? , Rafik DJOUMI] ???

Ces pensées sur la différence seraient ainsi une pensée sur la présence. Elles seraient pensées de la différence comme problème, comme événement, comme simulacre.

La simulation se veut l’expérience du réel à travers ce qui nous en est rapporté, le simulacre en étant la représentation figurée. Le simulacre, en tant que représentation du réel, s’est vu multiplié, systématisé par l’avènement industriel, contribuant à brouiller les repères entre l’image et ce qu’elle représente ou ce qu’elle simule. Comme dit Baudrillard, « il ne s’agit plus d’imitation, ni de redoublement, ni même de parodie, mais d’une substitution au réel des signes du réel, c’est-à-dire d’une opération de dissuasion de tout processus réel par son double opératoire, machine
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56 Le mot simulacre vient du latin simulacre

57 Simulacre et simulation, de Jean Baudrillard
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Signalétique métastable, programmatique, impeccable, qui offre tous les signes du réel et en court-circuite toutes les péripéties ».58

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[PLAGIÉ, Robin HUNZINGER, Les médias face à la réalité]

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article149

Aujourd’hui, la simulation s’oppose à la représentation. Comme le dit Jean Baudrillard la surreprésentation du monde par les médias fait de nous des voyeurs sans illusion… nous sommes dans l’extase de la communication, qui nous même sur la voie d’une involution. Le réel ne s’efface pas au profit de l’imaginaire : Il n’a plus d’imaginaire. La simulation n’en finit pas de tuer la représentation. Nous passons ainsi à une ère qui ne cherche plus à comprendre, mais reproduit indéfiniment le réel. Pour Baudrillard, du fait de la non réciprocité et de la rupture d’échange, les médias vivent au temps de l’incommunication et ne produisent de la communication que comme simulacres. Ainsi tous les référents sont liquidés et remplacés par des images suggérant un réel qui n’a ni origine ni réalité.

On est dans l’effet-virilio à ré-interroger comme un brillant luciférien.

A la fin du vingtième siècle, avec la révolution de l’informatique, nous assistons à la mise en place extrêmement rapide d’un nouveau monde transcendantal : le simulacre numérique du monde réel.

Les images numériques se donnent comme une technologie de simulation. La simulation est supposée produire des simulacres, et l’on admet communément que la simulation suppose un référent sur quoi le simulacre prend modèle, au point d’effacer la distinction entre modèle et copie.

L’invention du simulacre numérique, n’est pas une tendance inattendue. Il s’impose aujourd’hui comme le retour incessant de l’Irréalisme59.
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58 Jean Baudrillard, Simulacres et simulation, Galilée, 1981, Paris

59 Le réalisme
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L’actualisation, une création et une transformation
En tant qu’actualisation, le virtuel est une création et une transformation.

L’actualisation se présente comme le déroulement, selon DELEUZE, comme le déploiement des virtualités disséminées dans l’Etre.

Le virtuel représente une possibilité inattendue de l’actualisation. Par rapport au possible il est plutôt permanent. Le Virtuel ne peut exister en lui- même, il est toujours en rapport avec l’actuel. Ce processus fonde la mobilité du virtuel, car dans l’actualisation, il existe un parcours potentiel qui conduit le virtuel à la création. C’est aussi en rapport avec la double perception du temps.

Nouvel espace architectural

Quand on propose aux architectes la question des nouvelles technologies, les réponses sont de deux types : Il y’a ceux qui croient que l’ordinateur va changer la conception architecturale, et donc notre environnement construit, et ceux qui n’y voient qu’un outil permettant d’obtenir un dessin performant.
[PLAGIÉ, Jean BRANGÉ. …Architectures virtuelles, numériques, liquides, etc. ]

Depuis longtemps l’architecture est considérée comme offrant à l’être humain une deuxième peau, en environnement confortable. Mais, aujourd’hui, cette acception s’étend du physique au mental. Quand on parle de l’espace, tout d’abord, on peut considérer que les notions d’espace en mathématique et en physique sont distinctes de la notion d’espace architecture .Le lien qui existe actuellement entre un espace mathématique tridimensionnel et un espace architectural c’est qu’ils partagent la même métrique. C’est l’étape ultérieure du point, ligne, face qui se prolonge en espace, le point de dimension On, la ligne de dimension 1, la face de dimension 2 e l’espace de dimension 3. Ceci dit il ne faut pas croire qu’une …

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dimension soit toujours représentée par un axe, ainsi dans l’espace temps, les 3 premières dimensions sont d’une métrique qui nous est familière, alors que la quatrième est une dimension complexe : Elle représente le temps, et a comme particularité d’être mesurée avec des nombres dont le carré est négatif, ces nombres sont représentés par une double valeur, l’une dite « réelle » et l’autre dite « imaginaire ». Cette métrique se présente donc sous la forme d’un plan , constitué de l’ensemble des coules possibles (réel, imaginaire), et non plus d’un axe.
[PLAGIÉ, Char DAVIES] ???

http://www.immersence.com/publications/char/2002-CD-Multimedia-Wagn-VR.html
Il y a trente ans, dans la poétique de l’espace, BACHELARD a examiné le potentiel de la transformation psychosociale de l’environnement réel comme un désert, une plaine et un fond de la mer. « By changing space, by leaving th espace of one’s usual sensibilities, one enters into communication vith a space that is psychically innovanting. For we do not change our nature ».*
Une chambre imaginaire se construit autour de notre corps qui se croit bien caché quand nous nous réfugions dans un coin. Les ombres sont déjà des murs, un meuble est une barrière, une tenture est un toit. Enfin, il faut désigner l’espace de l’immobilité par l’espace de l’être. ’Je suis l’Espace où le suis’.

La supposition est assez typique des discours environnant la réalité virtuelle et le Cyberespace, avec une tendance à été représentés comme des espaces de désincarnation et donc comme un nouveau genre d’espace libre par les limites de copropriété, disponible pour l’exploration libre ou plus positivement comme un espace d’augmentation corporelle et de déplacement. Ce qui parait attirer particulièrement est l’idéal d’un monde qu’on peut partager avec les autres à travers un consensus où l’on peut entrer et d’où l’on peut partir à volonté, et sur lequel on peut exercer un contrôle mesuré, et cela apporte une certaine garantie de plaisir sans nécessaires à la discipline et l’exercice de l’architecture. Le cyberespace est
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* G..BACHELARD. « The Poetics of Space ».1969
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[PLAGIÉ, Jean BRANGÉ. …Architectures virtuelles, numériques, liquides, etc. ]

par exemple un espace dans lequel a lieu une téléconférence, la réunion distance de plusieurs personnes par le biais des moyens de communications modernes. Voix à distance, image à distance, écriture à distance, toucher à distance créent un sensation d’espace partagé, collectif et temporaire. Cet espace possède des éléments de matérialité et de réalité  par les fragments que constituent chacun des espaces réels dans lesquels sont situés les participants. L’interconnexion de ces fragments produit un nouvel espace qui peut à la limite comporter certains des attributs de ces composants en plus de ceux qui lui sont spécifiques. Nous voulons que la réalité virtuelle se présente à nous comme notre environnement naturel. La réalité virtuelle joue le rôle de moyen de représentation en interaction avec l’environnement évoqué. Mais cette interaction n’est pas une fin en soi. A travers elle s’opère nécessairement une interaction effective avec le monde réel. Lorsque, nous voulons donner à la réalité virtuelle les allures de notre monde naturel, nous avons recours à la représentation iconique.
[PLAGIÉ, Claude CADOZ. Les réalité virtuelles]

Pour la réalité virtuelle, la modélisation est une étape fondamentale de la représentation. Elle prolonge les transmissions spatiales et temporelles, tout en opérant une coupure définitive. Elle substitue aux objets initiaux d’autres objets, construits à partir d’une autre substance, qui établissent la correspondance à travers un processus complexe d’analyse et de vérification par l’expérience, impliquant l’homme.

L’interaction avec le substitut, puisqu’il ne s’agit là encore que de modèles non interactifs, est de l’ordre de la perception active, visuelle, acoustique…

Quant au lien entre l’interaction avec représentation et une modification de la réalité, il est évident qu’il est encore plus indirect que dans les cas précédents. En effet, la modélisation est un moyen de passer du phénomène réalisé, perçu ou mesuré, à une entité plus fondamentale, plus unifiée, plus universelle : sa cause, son origine, sa raison profonde.

Dans la modélisation, lorsque l’on parvient à représenter un phénomène de manière satisfaisante, on acquiert une forme de connaissance nouvelle.

D’une manière générale, toute forme de représentation qui permet d’aboutir…
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aux mêmes phénomènes avec une plus grande économie de moyens relève de la connaissance. Il n’y a d’ailleurs pas de connaissance absolue, de manière de modéliser la réalité qui serait la meilleure, l’ultime, définitive.

La réalité virtuelle, dans ce cas, existe sous une autre forme, en dehors de la relation avec la représentation : c’est le réinvestissement, dans les actions et les expériences ultérieurs, sous une forme ou une autre, des connaissances acquises.

Les objets créés sont cependant des objets possibles. En revanche, en utilisant les propriétés des modèles, mais sans souci de la conformité intégrale à une réalité existante, on crée une nouvelle forme de représentation, celle de l’imaginaire, celle en particulier qui concerne et définit la création artistique. Celle-ci n’est autre que la représentation d’entités de la réalité desquelles nous serions convaincus en les comparant à quelque chose de connu ou d’expérimenté antérieurement, mais d’une démarche, on pourrait poser, dans ce cas, la question de la réalité virtuelle, qui est des plus indirecte…et il faut peut –être la situer simplement au niveau de la joie engendrée par les œuvres (réussies), joie qui, en général incite à réaliser.
L’espace architectural est l’actuel invisible, et l’architecture est construite grâce à l’organisation de l’information. La surface de l’instrumental est un espace qui se trouve suspendu entre le silence et le virtuel.

Une dématérialisation électronique de nos corps étendus et flous, est inscrite sur l’horizon de l’événement.

L’architecture doit inévitablement faire irruption dans ce mélange sismique. Elle doit se diriger vers d’autres directions moins prévisibles. Les nouvelles entités spatiales exigeront de multiples routes d’évasion. Une seule porte pour entrer et sortir ne suffira plus.

Autrefois, l’architecture a amassé des formes en variant les fermetures.

Geler la mobilité des relations intermédiaires en entreposant une énergie qui peut circuler dans l’immédiat. On a entrepris de capturer quelques
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événements spatio-temporels dans une structure architecturale, un diagramme anthropomorphique, une enveloppe de cellules, récursives limitant notre conception du cosmos, et notre place dans celui-ci.

Qu’est-ce que le concept de la réalité virtuelle et du Cyberespace offre à l’architecture ? Au moins deux choses : l’idée d’une dématérialisation du corps, ou la notion transcendantale du dessin, le dessin a dépouillé le corps de sa matière, et l’idée d’une simulation, reproduction, ou augmentation des sens et de la matérialité. Quel rôle les ordinateurs jouent-ils dans l’architecture ? Ils fonctionnent à l’origine comme des lieux de simulation et de calcul, comme des réseaux d’information et d’échange. Est-ce qu’il y’a quelque chose de différent dans l’inflexion architecturale de l’ordinateur ? Est-ce que la technologie de l’ordinateur implique une modalité particulière de simulation visuelle ? L’espace d’organisation Cybernétique du dessin reste en principe comparable à celui des plans dans leurs formes les plus conventionnelles ? Est-ce que la technologie de l’ordinateur est différente à cause de la mobilisation, l’animation d’espace qu’il apport ? Est6 ce qu’il est capable d’effectuer des calculs multiples (structurels, financiers concernant les mathématiques, la logistique) ? Ces usages et modalités particulières permettent la communication en dépassant le recours au dessin. Les deux espaces de simulation de l’ordinateur et de reconceptualisation de la virtualité menacent toujours de créer des bouleversements majeurs si leurs conséquences et leurs implications ne sont pas considérées avec soin.
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