Thèse soutenue publiquement par Sang-Ha S. le 10 Juillet 2006 Le jury de soutenance était présidé par Gilles bernard, Professeur à l’Université Paris 8 version word intégrale, surlignée et coloriée l’ «auteur»








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Citons le texte : Histoire de l’information 76

En 1937, Claude Shannon, jeune étudiant en ingénierie électrique à l’institut de technologie de Massachusetts (MIT), démontre dans sa thèse de maîtrise – Analyse symbolique des circuits de commutation et de relais (A Symbolic Analysis of Switching and Relay Circuits) – comment l’arithmétique utilisée pour encoder des opérations logiques en mathématique peut aussi être utilisée pour décrire le comportement de circuits électriques munis de relais. Cette découverte suggère pour la première fois la manière dont les systèmes complexes de signaux électriques (les machines numériques) pourraient être fabriqués afin de reproduire les opérations logiques de la pensée humaine.
En 1938-40, Richard Buckminster Fuller, ingénieur autodidacte, travaille comme conseiller scientifique et technologique pour le magazine Fortune. Il…
76 Histoire de l’information, dans Verb Matter, 2004
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est chargé de rédiger des articles et de préparer des graphiques sur la dynamique des processus industriels et économiques tels que la production d’énergie, l’expansion du savoir, ainsi que la distribution et le partage des ressources mondiales.
En 1940, Norbert Wiener, professeur de mathématiques au MIT, étudie avec un jeune ingénieur, Julian H. Bigelow, la possibilité de développer des télémètres automatiques destinés aux canons antiaériens. En travaillant à la mise au point de servomécanismes – dispositif pouvant anticiper correctement la trajectoire d’un avion en tenant compte des éléments des trajectoires passées – Wiener et Bigelow sont surpris par le comportement apparemment intelligent de ces machines qui utilisent l’expérience – les résultats des évènements passés et présents – pour déterminer des évènement futurs en temps réel. Ils découvrent que le fait de contrôler une action dans un but déterminé requiert un input d’information qui forme « une boucle fermée permettant l’évaluation des effets de ses propres actions et l’adaptation de sa conduite à venir basée sur les performances passées » c’est-à-dire une boucle de feedback dans laquelle l’information sur les performances passées est utilisée pour déterminer l’action en cours, qui est ensuite, à son tour, réintroduite comme information de base pour les actions suivantes.

Mais Wiener et Bigelow sont aussi intrigués par un défaut de performance récurrent, une sorte de maladie de la machine. En effet, si l’on introduit trop de feedback dans le servomécanisme, le système entre alors rapidement dans une série d’oscillations incontrôlables. Arturo Rosenblueth, neurophysiologiste enseignant à l’institut médical à Harvard, révèle à Wiener que l’on rencontre chez l’être humain une maladie similaire, appelée tremblement intensionnel : certaines lésions du cervelet rendent le cerveau incapable de déterminer correctement les réponses musculaires basées sur l’input visuel, c’est-à-dire que les mouvements d’un patient qui tente d’approcher un verre d’eau de ses lèvres subissent une telle amplification que le contenu du verre peut bien finir par se répandre sur le sol. Ainsi, la
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même boucle de feedback que l’on trouve dans le guidage du canon antiaérien est aussi caractéristique du système nerveux humain, lorsque celui-ci ordonne aux muscles de faire un mouvement dont les effets sont ensuite détectés par les sens puis renvoyés vers le cerveau. Cette relation entre les processus de contrôle chez les humains et dans les machines entraîne immédiatement Wiener, Bigelow et Rosenblueth à généraliser leur découverte en terme d’organisme humain, et à mettre en place des équipes interdisciplinaires pour étudier les organismes vivants du point de vue des ingénieurs en servomécanismes et, inversement, à considérer les processus des machines à l’a une de l’expérience des physiologistes.



En 1942, les travaux de Wiener, Bigelow et Rosenblueth sont portés à la connaissance d’autres spécialistes au cours d’une réunion privée organisée à New York par la Josiah Macy Foundation. Par mi les participants se trouve de neurophysiologiste Warren LMcCulloch, directeur de l’institut de de neuropahie à l’Université de l’Illinois, qui a été en contact avec Wiener et Bigelow à propos de la nature mathématique des réseaux nerveux du cerveau humain. Le succès de ce séminaire quant à la mise en rapport de divers domaines de recherche incite la fondation à organiser une série complète de dix conférences pour étendre ce domaine d’activité à de nouvelles disciplines telles que la sociologie, les sciences politiques, la psychiatrie, l’anthropologie et l’économie.
En 1943, le modèle de contrôle des processus des machines et du système nerveux humain de Wiener, Bigelow et Rosenblueth est publié pour la première fois. Parallèlement, Warren McCulloch et le logicien Walter Pitts publient le premier document décrivant le cerveau humain sous la forme d’un réseau neuronal. Il s’agit, selon eux, d’un système semblable à un circuit comportant des « interrupteurs » binaires (les nerfs) et des « circuits » (les connexions) au travers desquels sont envoyés les instructions et le feedback (les transmission synaptiques). Les auteurs démontrent que de tels réseaux neuronaux sont capables de s’adapter et de se réorganiser eux-mêmes, de
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telle manière que lorsqu’une connexion dans une partie du cerveau est endommagée, ses fonctions passent automatiquement à une autre partie du cerveau.
En 1944, Wiener, Bigelow, McCulloch, Pitts et d’autres constituent la société téléologique.

Il s’agit d’une association de scientifiques en ingénierie, informatique et neurophysiologie qui a pour but l’exploration de la relation entre «  l’ingénierie des dispositifs de contrôle » et » les aspects de communication et de contrôle du système nerveux ».
En 1945, Débuts de l’ENIAC, Calculateur et intégrateur électronique numérique (Electronic Numerical IntegratorAnd Calculator) , la première version de l’instrument qui permettra d’approcher pour la première fois la complexité organisée. Extraordinairement plus rapide que les calculateurs mécaniques- Il peut effectuer une addition en 1/5000e de seconde-, l’ENIAC fonctionne sur la base de configurations spécifiques de circuits qui doivent être contrôlé manuellement à l’aide d’un clavier .L’un de ses créateurs, le mathématicien John Von Neumann, envisage la possibilité d’une machine à tous usages qui pourrait être programmée pour effectuer différentes taches, en se basant sur des instructions stockées en mémoire, il s’agirait de l’extension d’une machine uniquement conçue pour calculer des trajectoires d’obus à une machine « universelle » pouvant assumer des taches plus proches des processus de la pensée humaine.
En 1946, après l’étude des projections géométriques améliorées de la surface de la terre sur des cartes à deux dimensions, Buckminster F-là est la première d’une série de dix conférences organisées par la fondation Josiah Macy, sous la présidence de Warren McCulloch. Ces rencontres s’imposent rapidement comme l’un des premiers ponts jetées entre la recherche émergente en biologie, en neurobiologie et en mathématiques, la recherche technologique sur les ordinateurs numériques et l’ingénierie de la
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communication, ainsi que les sciences sociales et du comportement telles que la sociologie, les sciences politiques, l’anthropologie et l’économie.
En 1948, le premier ouvrage de Norbert Wiener donne un nom- cybernétique – à cette nouvelle étude interdisciplinaire sur la communication et sur les processus de contrôle dans les systèmes mécaniques et biologiques. Wiener invente le terme basé sur le mot grec kubernetes- signifiant timonier ou pilote, et dont le mot gouverneur est aussi dérivé – pour exprimer l’idée fondamentale des processus de contrôle comme étant «  l’art de gérer et de diriger des systèmes hautement complexes ».

En même temps, un article de Claude Shannon- Théorie mathématique de la communication (A Mathematical Theory of Communication) définit formellement pour la première fois l’idée d’information, et établit en outre les principes mathématiques de la manière dont celle-ci est communiquée,en reliant son encodage et sa transmission aux principes du transfert d’énergie en physique, ainsi qu’aux opérations logiques en mathématique.

Parallèlement au travail de Wiener, la recherche de Shannon inaugure et pose les fondements mathématiques de la nouvelle discipline de la théorie de l’information.
En 1948, Buckminster Fuller, alors professeur invité au Black Mountain Collège, développe sa recherche sur les structures géométriques énergétiques avec des étudiants et des collègues tels que le compositeur John Cage, l’artiste Josef Albers et la danseur Merce Cunnigham .Inspiré par ses conférences, un étudiant, Kennth Snelson, fabrique une sculpture faite d’éléments de contreplaqué et d’étais de nylon dont la distribution de contrainte de tension continue entre les éléments suspendus en compression mène à la découverte de l’ « intégrité de tension multipolaire ». Dans celle-ci, en effet, les organisations matérielles ne sont plus considérées comme statiques et compressives – comme c’est la cas dans l’analyse structurelle traditionnelle – mais comme des réseaux organisées et
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maintenus en tension par le flux d’énergie entre des éléments qui ne se touchent jamais – tels des structures moléculaires ou des systèmes planétaires- L’incursion fondamentale de Fulle dans la nature des systèmes physiques préfigure le développement de structures matérielles « intelligentes », sans poids, organisées par un flux dynamique d’énergie et d’information.
En 1951, À Princeton, un étudiant en mathématiques, Marvin Minsky, effectue la première simulation par ordinateur d’un réseau neuronal de transmissions synaptiques dans le cerveau humain, le SNARC – Ordinateur de renforcement stochastique neuro-analogique ( Stochastic – Neural-Analog Renforcement Computer)-, dont la tache consiste à apprendre à traverser un labyrinthe. Il est conçu comme un réseau câblé de manière aléatoire au travers duquel sont envoyés et reçus des signaux contrôlant la progression de la machine au travers du labyrinthe .En renforçant certains signaux basés sur les capacités de l’ordinateur , Marvin Minsky améliore graduellement sont taux de succès. Il a ainsi crée le premier exemple de « machine à apprendre ».
En 1951, L’ordinateur Whir/Wind, fabriqué au MIT, est le premier à utiliser un système à mémoire magnétique superpuissant inventé par un jeune ingénieur électronicien du laboratoire des servomécanismes, Jay W. Forester.
En 1953, L’encodage de l’information a montré que cela constituant l’un des mécanismes fondamentaux de la vie sur la Terre elle-même : les biologistes James Waston et Francis Crick – Ce dernier physicien à l’origine- décryptent le code génétique de la structure en double hélice de l’ADN, fournissant ainsi un lien fondamental entre les processus des organisations matérielles à l’échelle moléculaire et ceux des ordinateurs.
En 1954, Le biologiste Ludwig von Bertalanffy, étendant les principe de la
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cybernétique à un théorie générale des systèmes qui pourrait s’appliquer aux systèmes sociaux et économiques, organise sur une base pluridisciplinaire une société de recherche du système général ( Society for General Systems Reserarch). Participent à cette société scientifique parmi d’autres spécialistes, des mathématiciens, des biophysiciens, des sociologues et des économistes. En considérant les systèmes – tels que le corps humain – en termes d’organisation et d’interaction entre les éléments qui se connectent pour former un tout- plutôt qu’en réduisant les systèmes à a somme des propriétés de leurs parties individuelles -, il énonce que » de nouvelles propriétés peuvent apparaître et être acquises par les systèmes, ce qui entraîne une évolution continue » et que «  les mêmes concepts et principes d’organisation sous-tendent les différentes disciplines- physique, biologie, technologie, sociologie,etc. -, ce qui fournit une base pour leur unification.
En 1956, L’ingénieur électronicien Jay W. Forester- maintenant professeur à la Sloan School of Management au MIT- fonde le groupe du système dynamique afin d’étudier les processus industriels tels que les systèmes cybernétiques gouvernés par de multiples boucles de feedback. Claude Shannon et deux de ses étudiants, Marvin Minsky et John McCarthy, organisent une conférence à L’Université à Dartmouth pour discuter de la possibilité de concevoir des logiciels capables de simuler les processus de la cognition humaine : c’est donc l’inauguration du domaine de l’intelligence artificielle basée sur la fabrication d’ordinateurs pouvant reproduire les structures de traitement de l’information du cerveau humain.
En 1959, Marvin Minsky et John McCarthy fondent le projet de l’Intelligence artificielle au MIT pour mettre en marche les premières tentatives d’étude de la simulation des processus de la pensée humaine grâce au traitement par ordinateur. Deux ans plus tard, le projet se transforme et devient le laboratoire de intelligence artificielle.
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En 1969-65, la première application directe de la Cybernétique à l’architecture est due à Cedric Price et une productrice de pièces de théâtre, Joan Littewood, qui proposent d’organiser le Fun Palace. Il s’agit d’un complexe de loisirs et de propositions d’auto enseignement à géométrie variable. La conception de l’ensemble permet de le modifier en fonction de l’utilisation du moment. Il y’ une surface de sol programmée et une armature verticale supportant des espaces occupés par un auditorium et une scène de théâtre, construits avec des murs et des sols déplaçables. Une grue situé »e au-dessus de l’ensemble permet de transporter et d’assembler les parties afin de former de nouveaux espaces et de désarticuler les anciens. Le projet est supervisé par un comité de cybernéticiens animé par Gordon Pask, professeur à l’Université Brunel, Buckminster Fuller en est l’un des membres.
En 1961, une communication de Leonard Kleinrock, le flux d’information dans les grands réseaux de communication (Information Flow in Large Communication Nets), permet de théoriser une nouvelle méthode plus efficace pour la transmission de messages entre des points différents dans un réseau, nommé le packet-switchinf. Le système est basé sur la division des messages en petits « parquets » de données, envoyés au travers de connexions qui ne sont maintenues que durant la transmission elle-même, plutôt que de maintenir une connexion continue entre deux points du réseau afin que ceux-ci communiquent. Chaque paquet peut prendre une voie différente pour se rendre de l’expéditeur au destinataire selon que les lignes sont bloquées ou redeviennent disponibles, puis il est réuni aux autres à son lieu de destination, et d’autres termes, le flux l‘information s’auto organise plutôt qu’il ne suit une organisation hiérarchisée.

En1962, John Licklider devient directeur du bureau de technique du processus de l’information de l’ARPA- Département des projets de recherche avancée – ( Advanced Research Projects Agency), nouvel
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organisme crée pour financer la recherche en informatique, ainsi que les technologies de l’information qui peuvent mener à des découvertes majeures en évitant les procédures de recherche standard du gouvernement .Son but est de redéfinir la manière dont les humains interagissent avec les ordinateurs, en recherchant des formes de démonstration interactive ( les systèmes en vigueur sont basés sur des inputs et des outputs numériques imprimés), et en concevant des machines capables d’interagir au même moment avec de multiples utilisateurs.
En 1964, L’ingénieur Paul Baran, chercheur au département de Recherche et Développement de la Rand Corporation publie une étude intitulée – de la Communication distribuée – (On Distributed Communication).
Il s’agit d’un travail sur commande et le contrôle en temps de guerre – tout particulièrement sur la manière de fabriquer un réseau souple et fiable basé sur des composants non fiables et qui serait capable de s’organiser lui-même en cas d’attache nucléaire -.Au lieu des structures centralisés et hiérarchisées, Baran explique les principes d’un réseau distribuée basé sur de multiples itinéraires entre deux points- C’est-à-dire une structure remarquablement similaire aux réseaux neuronaux décrits par McCulloch et Pitts ainsi qu’aux « réseaux de communication » décrits par Kleinrock-. De même que dans ce dernier cas, le système est basé sur la poche échangé : L’information parvenue dans le système est automatiquement re-routée si une voie est coupée, et la redondance des connexions assure que les messages sont malgré tout effectivement transmis même après qu’un nombre significatif de connexions ont été détruites.
En 1964, Yay W. Forrester étend l’application de la cybernétique aux système urbains avec son ouvrage, qui tente de simuler et de prédire le comportement des villes en les considérant comme des systèmes complexes de croissance et de décadence dans le temps, avec de multiples variables et de multiples boucles de feedback qui déterminent la viabilité
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et la durabilité du système.
En 1966, Robert W. Taylor, troisième directeur de bureau de technique du processus de l’information au ARPA, propose de fabriquer le premier réseau permettant de connecter entre eux les ordinateurs de recherche existant dans différents lieux des Etats-Unis. Larry Roberts, du MIT, est embauché pour concevoir ce réseau.
En 1967, le pavillon américain de l’exposition universelle de Montréal est un dôme géodésique de 75 mètres de diamètre, conçu conjointement par Buckminster Fuller et Shoji Sadao. Le dôme est conçu comme un très grand système de contrôle environnemental, dans lequel le réglage permanent de l’ouverture et de la fermeture d’éléments triangulaires formant des ombres sur la surface du dôme est assuré par un programme d’ordinateur basé sur la position du soleil et la préservation du maximum de transparence visuelle. C’est ainsi que le dôme devient un réseau distribué de capteurs climatiques aussi bien que de forces structurels, une sorte de peau adaptable, »intelligence », servant d’intermédiaire entre, l’intérieur et l’extérieur. C’est aussi un énorme succès : onze millions de personnes ont visité le dôme pendant les six mois qu’à duré l’exposition.
En 1967, le professeur et architecte Nicholas P. Negroponte fonde l’Architecture Machine Group au Mit ; Il imagine un bâtiment hautement interactif qui pourrait fonctionne comme consultant de sa propre re-conception, entraînant ses propriétaires dans un dialogue permanent sur des thèmes tels que la ventilation, l’éclairage ou les écoulement.
En 1968, Inspiré par les idées de Buckminster Fuller sur la compréhension de la Terre et de ses processus en tant que systèmes globaux – réseaux complexes ; dynamiques d’interaction et de
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croissance -, Steward Brand fonde le Whole Earth Catalog, une encyclopédie de matériaux destinés à l’auto enseignement que l’on peut acquérir par correspondance.

En 1969, ARPANET- Réseau du Département de projets de recherche avancée (Advanced Research Projects Agency Network)-, le premier réseau d’information numérique, relie quatre universités :celle de Californie à Los Angles (UCLA), celle de Standford à proximité de San Francisco, celle de Californie à Santa Barbara et celle de l’Utah. Son architecture , conçue par Larry Roberts, est exactement le type de réseau théorisé par Kleinrock et Baran, réseau distribué basé sur la poche échangée, première réalisation d’un tel système dans la pratique.
En 1970, le groupe interdisciplinaire EAT – Expériences en Art et en technologie (Experiments in Art and Technology) - consacré à l’exploration de la relation entre art et science, reçoit la commande de la conception d’un environnement pour le pavillon Pepsi à l’Expo d’Osaka en 1970. Le choix est fait d’un dome inspiré de l’origami (art du papier plié au Japon).Similaire aux structures géodésiques de Fulelr. En collaboration avec Thomas Mee, Physicien des nuages, et Yasuschi Mitsuta, météorologue, l’artiste Fujiko Nakaya crée le premier bâtiment de brouillard mondial : deux mille cinq cent vingt buses (avec une pression d’eau de 500 psi (livre force par pouce carré) neuf pompes entourant le pavillon d’un nuage d’eau pure allant jusqu’à 1,80 mètre D’épaisseur et 46 Mètres de diamètre.
En 1971, ARPANET passe des quatre noeuds d’origine à quinze nœuds, et il relie pour la première fois les cotes américaines est et ouest.

Jay W. Forester publie la troisième version augmentée de ses idées sur les dynamiques de systèmes, le monde dynamique, qui étudie les limites de la croissance mondiale et explore les voies du bénéfice équilibré à
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court terme par rapport à la durabilité à long terme dans les sociétés humaines.
En 1972, Buckminster Fuller améliore sa première version du jeu du monde, un jeu d’ordinateur énorme dont le but est d’optimiser les conditions de vie mondiales, avec un logiciel basé sur des données ayant en vue la distribution des ressources naturelles, de l’énergie, de la population, ainsi que des systèmes de transport et de communication. Proposé à l’origine pour le pavillon américain de l’Expo 67, le programme est basé sur une carte du monde interactive ou les théories sur le partage des ressources et sur le développement peuvent être testées et leurs effets évalués. En d’autres termes, il s’agit d’une démonstration de dynamiques mondiales. Les premiers programmes de base pour la transmission et la gestion des messages de texte électroniques entre usagers – email – sont écrits pour le système ARPANET , il s’agit du SNGMSG et du REAMAIL ( par Ray Tomlinson de Bolt, Beranek et N Newman ) et du RD ( par Larru Roberts de l’ARPA). Les concepteurs du réseau sont surpris de constater que le fait d’envoyer et de recevoir des messages de courrier électronique devient rapidement l’usage le plus important du réseau, phénomène qui prédit l’utilisation qui sera faite d’Internet vingt ans plus tard.
En 1973, Robert Kahn et Vincent Cerf commencent à développer une structuration de l’architecture en réseaux, Inter réseaux d’architecture, de niveau intermédiaire, qui doit permettre l’existence de réseaux multiples et indépendants (de diverses conceptions ou basés sur des technologies différentes) devant être reliés les uns aux autres. Le TCP (protocole de contrôle de transmission ), est le premier pas qui permet à ARPANET ainsi qu’aux autres réseaux conçus pour des usages spécifiques d’être reliés entre eux dans un réseau flexible, ouvert et largement répandu , c’est-à-dire un Internet.
EN 1980, Le Ministère de la Défense Américain adopte le standard TCP/IP
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(protocole de contrôle de transmission / tprotocol interne) destiné à distribuer les bases technologiques sur ARPANET. En trois ans, l’accroissement continu du nombre d’utilisateurs entraîne l’éclatement du réseau en MILNET, pour l’usage militaire, et ARPANET, pour la recherche.
En 1984, Pour régler la dramatique croissance des utilisateurs d’ARPANET et des réseaux similaires, le système du nom de domaine remplace le système d’adresses de courrier électronique numérique,et propose un ensemble de sept catégories d’adresses : edu, gov,com, org, net, et.int.

Le futurologue Kevin Kelly reprend la publication des Whole Earth Catalgs et les rebaptise Whole Earth Review .Parallèlement, Kely,Steward Btand ( le fondateur du catalogue) et Larry brilliant fondent ensemble la première communauté virtuelle d’utilisateurs publics d’ordinateurs en-ligne, le WELL ( Whole Earth eLectronic Link).
En 1985, Nicholas P. Negroponte et Jerome Weiser fondent ensemble le MIT Media Lab.Les chimistes organiciens Richard Smalley et Harold Kroto analysent la structure des « grappes » constituées par les tiges vaporisant le carbone en utilisant un spectromètre de masse. Ils sont surpris de trouver un nombre inhabituellement important de grappes contenant exactement soixante atomes de carbone. Ceci est tout à fait étrange parce que tous les types connus de structures de carbone- matrices plates (graphite), cristaux en trois dimensions (diamant), et masses non structurées (charbon) - sont extensibles à l’infini, et rien ne semble pouvoir expliquer pourquoi elles devraient s’arrêter à soixante atomes. La solution réside dans la géométrie des dômes géodésiques comme celui qu’ils avaient vus dix-huit ans plus tot à l’exposition de Montréal. Ils réalisent alors que ces grappes doivent être des cages sphériques d’atomes de carbone, avec une structure exactement identique à celle d’une sphère géodésique minimum ayant soixante points de connexion (ce qui est aussi la forme d’un ballon de football).Ils découvrent alors le buckminsterfullerène (C60) – ainsi nommé en l’honneur de leur inspirateur-, la première d’une classe complètement nouvelle de structures
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de carbone fermées, en forme de cage, appelées fullerènes. En développant les possibilités de ces nouvelles structures, on parvient rapidement à un nouveau domaine, la nanotechnologie. Celle-ci permet de fabriquer des réseaux d’information à l’échelle moléculaire par la transmission chimique (plutôt qu’électronique) de messages au travers de tubes de carbones macroscopiques fabriqués par les fullerènes. L’émergence de la nanotechnologie ouvre un nouveau champ de recherche pour la conception de réseaux, les organisations matérielles »intelligentes » au niveau moléculaire.
En 1986, la Tour des Vents de l’architecte Toyo Ito, construire à Yokohama, au Japon,est la première tentative pour convertir l’environnement en information : elle enveloppe, en effet, une tour de ventilation préexistante à l’aide d’un réseau de 21 mètres de hauteur fait de plaques d’aluminium perforé, de miroirs, d’anneaux de néon et de lampes,qui enregistre l’information de l’environnement modifie son apparence en fonction des variations des flux d’air et de sons. C’est une sorte de boucle de feedback architecturale qui absorbe l’information sonore et physique et la retransmet sous forme d’information visuelle.
En 1990, Tim Berners-lee, chercheur en informatique au CERN (Centre européen pour la recherche nucléaire) de Genève, met en place un système d’hypertexte afin de fournir un accès efficace à l’information pour les membres de la communauté internationale de la physique de haute énergie. Le réseau d’information a déjà reçu 300 000 Visiteurs.
En 1992, le CERN déploie officiellement le Worl Wide Web, en toile. Le réseau passe à 1 136 000 visiteurs

En 1993, Mosaic , le premier logiciel de navigation sur le web qui permet de rechercher et d’avoir facilement accès aux contenus d’Internet, met pour la première fois Internet à la portée du grand public. L’année est aussi
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marquée par la sortie du premier numéro de Wired, le premier magazine consacré aux implications culturelles des technologies numériques de l’information. Kevin Kelly en est l’éditeur –fondateur.

En 1995, le MIT Media Lab entame le projet de consortium industriel Things That Think. Ce projet a pour but d’intégrer l’informatique dans les objets communs qui nous entourent et qui ne sont ni des ordinateurs ni des dispositifs de télécommunication, ceci, afin de créer des environnements matériels réactifs et intelligents. On demande à Nell Gershenfled, professeur de physique au Media Lab, de le diriger.

Kevin Kelly publie son ouvrage Out of Control sur Internet. Entre autres thèmes, il décrit une écologie des machines émergentes :des environnements futures dans lesquels tous les dispositifs sont des organismes capables de réagir aux stimuli et de communiquer avec d’autres machines ainsi qu’avec les humains.

L’ingénieur Mutsuro Sasaki, consultant habituel en matière de structures et collaborateur de Toyo Ito, reçoit un fax avec un croquis surprenant qui ressemble à une algue flottant entre deux eaux. C’est la façade de la médiathèque de Sendai qui est proposée au concours : des tubes en spirale qui permettent aux forces structurelles de se déplacer verticalement au travers des plaques de plancher, parallèlement au flux d’informations qui se déplace au travers des réseaux informatiques, constituant le programme du bâtiment.
En 1997, Un ordinateur conçu par IBM, Deep Blue, bat Garry Kasparov, champion du monde d’échecs, par 3, 5 à 2,5, dans un match en six manches. Les échecs sont considérés comme étant le meilleur test quant aux progrès de l’intelligence informatique depuis les débuts de la technologie numérique .Conçu à l’origine par John Von Neumann et ses collaborateurs comme une extension du cerveau humain, cet ordinateur a inauguré une ère dans laquelle l’intelligence informatique sera de plus en plus capable d’entrer en compétition directe avec celle des hommes.
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En 1998, En tant que membre d’une équipe en compétition pour la conception de l’Expo 2011 sur le lac de Neuchatel, en Suisse, qui est basées sur le thème du design immatériel, Diller et Scofidio commencent à travailler sur une idée radicale : il s’agit d’un pavillon media construit autour de « rien », c'est-à-dire qu’il est fabriqué avec les éléments du lac sur lequel il doit se tenir : L’air et l’eau .L’idée entraîne immédiatement leur recherche dans deux directions : L’organisation matérielle de la structure du pavillon, d’une part, et de l’autre la conception du nuage d’air et d’eau qui constituera son « architecture » visible. Grâce à l’aide des ingénieurs Passera et Pedretti, la structure du pavillon se développe comme un système de tenségrité suspendu. Pour concevoir e nuage de brouillard, Diller et Scofidio entament une collaboration avec FujikoNakaya (en tant que consultant) et Thomas Mee Industries (en tant que fournisseurs d’équipements), l’équipe responsable du nuage de brouillard du pavillon d’Osaka à l’exposition de 1970.
En 1999, Labo l’intelligence artificiel du MIT construit le chambre intelligent, le premier environnement interactif hautement intégré.

En 2000, Insérer les ORVEST, ordinateurs Vestimentaires anticipés par Mec.

En 2001, le consortium de recherche autour de Things that Think réunit cinquante entreprises sponsors.
Ces lignes présentent l’idée de base de Verb Matters (Michael Kudo, Jaime Salazar) : le développement des machines à apprendre et des réseaux, d’information est le développement, par l’animal humain, d’une nouvelle nature parallèle à la nature dont il est originaire. Internet est à cette »nature » créée par l’homme ce que la biosphère est à la nature originelle. Ainsi, l’écologie n’est pas un retour au naturel mais un stade technologique différent. Cette idée est clairement exprimée dans le travail d’architectes…
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tels que Toyo Ito mais elle explique aussi pourquoi les implications de la technologie de l’information ont été le mieux comprises par des penseurs ‘alternatifs » tels que Kevin Kelly ou Buckminster Fuller. Peu de gens, et encore moins d’architectes, connaissent version de l’histoire de la deuxième moitié du vingtième siècle.

Cet inventaire n’est pas simplement un rappel historique de cette évolution mais montre l’interdépendance des technologies et des domaines qui y conduisent systématiquement.
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«Le goût chinois» à Trianon. — III. Les étoffes, les broderies et les fleurs de Chine. — IV. Les laques. — V. Les porcelaines

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«rues commerçantes». La recherche peut se faire par adresse, par thème et par recherche cartographique

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«Remarquable» par le jury du Red Dot, qui a particulièrement apprécié l’originalité et la réalisation originale de certains détails....








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